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*14 harraga sauvés par les gardes-côtes d’Oran

14 harraga de différents âges, ont été sauvés d’un naufrage certain par les éléments des gardes-côtes d’Oran et présentés au tribunal a appris Algérie1 de sources judiciaires. Les 14 naufragés ont quitté la semaine dernière la côte Oranaise, à bord d’une vieille barque, et ont chaviré durant 48 heures à la suite d’une avarie du moteur.

Traversée vers l’autre rive: les subsahariens font flamber les prix

N’ayant aucune nouvelle de leur arrivée en côte Espagnole, les familles en panique, ont averti l’amirauté, qui a déclenché une sortie en mer qui a permis de retrouver les harraga à bord de la frêle embarcation dont le moteur est tombé en panne après deux heures seulement de fonctionnement. Notons enfin, que des proches de ces candidats à l’immigration ont confié que d’autres groupes qui avaient pris le large ces derniers jours, sont arrivés à bon port, après 48 heures de navigation.*algerie1.com– 08/06/2014 

Oran: 14 harraga sauvés par les gardes-côtes

La Harga ou la traversée vers l’autre rive à partir d’Oran Cap Falcon, de Bouzedjar ou de Cap Ouilis (Mostaganem), ne connait pas de relâche.

*Les candidats subsahariens font flamber les prix

Des sources au fait de ces traversées ont confié à notre journal que le tarif pour rejoindre la rive européenne a connu une augmentation importante, du fait d’une demande exponentielle qui dépasse l’offre, particulièrement en cette période de beau temps propice aux traversées sereines.

La présence des candidats subsahariens, de plus en plus nombreux, fait flamber les prix, ce qui a pour conséquence une longue liste d’attente où sont consignés les partants qui devront attendre leur tour sur plusieurs semaines.

Un réseau de passeurs, bien organisé et équipé assure la traversée jusqu’à l’autre rive. Pour ce faire, il existe deux formules. La première, pour une embarcation sur une simple chaloupe, oblige le candidat à l’immigration à payer entre 100.000 et 150.000 DA.

La « première classe » à 800.000 DA et 2.000 Euros

La seconde formule est nettement plus cher car plus confortable et avec l’assurance d’arriver à bon port à bord de chalutiers algériens ou espagnols. Cette formule, « première classe », est à 800.000 DA et 2.000 euros pour quatre personnes.

Les bénéficiaires sortent d’un port espagnol et il leur est remis des billets de train vers le territoire Français. Cette formule, selon nos sources est réservée aux subsahariens qui payent ainsi le prix fort pour une traversée de la mer et du port d’arrivée sans encombres.

Reste la voie ordinaire et habituelle, que les jeunes locaux adoptent volontairement en toute connaissance des risques encourus. En général, ils cotisent pour acquérir une chaloupe et deux moteurs, et se lancent dans l’aventure. Pour ces candidats, c’est une délivrance du calvaire de l’inactivité qu’ils vivent dans leur propre pays. Reste encore à déterminer la provenance de si fortes sommes d’argent.

Si les uns trouvent une assistance financière auprès du cercle familial et des amis, d’autres vendent toutes sortes de biens. Les plus démunis, quant à eux, acceptent de faire les dealers, le transport de la drogue ou sa distribution, alors qu’un troisième groupe s’adonne directement aux vols, à l’agression et même au crime.

Un visa à 400.000 DA

Les privilégiés sont ceux qui se procurent avec facilité le visa, en versant 400.000 DA selon les mêmes sources. Difficile de confirmer ou d’infirmer ces déclarations, qui sont un secret de polichinelle dans le milieu des harraga.

L’information passe de bouche à oreille et la plus part des jeunes des quartiers connaissent sur le bout des doigts les différentes formules qui sont autant de sésames pour fuir le chômage, la hogra (le mépris), la promiscuité bref les conditions de vie misérables.

Cependant, arrivés, pour les plus chanceux, en Europe, la déception est au rendez-vous et les candidats à une vie meilleure déchantent vite en se retrouvant dans des conditions bien pires que celles qui prévalaient dans leurs pays.*algerie1.com– 08/06/2014 

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*Plus de 2.000 immigrés dont une centaine de femmes, sauvés en Méditerranée, sont arrivés dans trois ports italiens

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Plus de 2.000 immigrés sont arrivés lundi dans trois ports italiens à la suite de la vaste opération internationale effectuée ces jours-ci en Méditerranée pour secourir 25 embarcations chargées de migrants et qui étaient partis de Libye.

Un grand contingent d’environ 1.300 immigrés sont arrivés en début de matinée dans le port de Taranto, dans les Pouilles, à bord du navire militaire Etna, selon les médias. 

Ces réfugiés, dont une centaine de femmes et une dizaine de bébés, ont été sauvés dimanche dans le cadre de l’opération de la marine militaire italienne appelée Mare Nostrum, lancée par Rome après deux naufrages tragiques en octobre dernier ayant fait plus de 400 morts. La majorité des réfugiés sont de nationalité syrienne et soudanaise. 

Un second contingent de 529 immigrés est arrivé dans la matinée dans la capitale sicilienne, Palerme. Ces réfugiés, dont 120 femmes – une dizaine enceintes – et 19 enfants, se trouvaient à bord du cargo panaméen City of Sidon qui les a recueillis au cours de diverses opérations de secours en Méditerranée. 

Àla suite de l’arrivée de milliers de réfugiés ces derniers jours dans les ports italiens, essentiellement en Sicile, les centres d’accueil, dont celui de Palerme, n’ont plus de place, de sorte que les structures religieuses se sont mobilisées pour abriter les nouveaux arrivés. 
Une fois les opérations d’identification achevées, les réfugiés seront transportés dans des paroisses et des locaux de la Caritas palermitaine. 

Un troisième groupe de 211 immigrés est arrivé dans le port sicilien de Pozzallo, près de Raguse, mais eux aussi seront par la suite transférés dans un autre endroit.
Les marines italienne, maltaise et américaine ont effectué une vaste opération de sauvetage de milliers de migrants ces derniers jours. 
Selon Rome, plus de 50.000 migrants ont débarqué depuis le début de l’année en Italie, autant que sur toute l’année passée. Ils ont été 2.200 à arriver à Malte, selon La Valette.  Gil Arias Fernandez, directeur adjoint de Frontex, l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’UE, a reconnu récemment que, depuis la région de Tripoli, « le mouvement va se poursuivre car plusieurs centaines de milliers de migrants sont arrivés dans le pays et veulent le quitter en raison de l’insécurité ».*7sur7–9/06/2014 

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*30 harraga rapatriés vers le port d’Oran à partir d’Alicante

Trente harraga algériens qui ont réussi à traverser la Méditerranée et rejoindre les côtes espagnoles, ont été rapatriés ce mardi vers le port d’Oran à partir d’Alicante, à l’issue de deux semaines de détention sur la péninsule ibérique.

Après leur traversée dans une embarcation de fortune, les trente immigrés clandestins, dont l’âge varie entre 20 et 50 ans, ont été arrêtés par les services de la police espagnole et détenus pour séjour illégal.

Après leur débarquement au port de la capitale de l’ouest, les concernés que la mal-vie a poussé à la harga, ont fait l’objet d’un mandat de dépôt, en attendant leur comparution devant un tribunal, et ce, en vertu d’une loi sanctionnant la harga, votée l’année dernière par l’Assemblée nationale.

3 Harraga rentrent au pays dans leur embarcation de harga

Par ailleurs, la ville d’Oran a enregistré un événement insolite dans la nuit de vendredi quand trois jeunes harraga ont traversé la mer, mais dans le sens inverse.

Ayant rallié les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune, les trois « aventuriers » qui voulaient fuir le mal-vivre de leur pays, ont trouvé une situation plus misérable en Espagne.

Après un séjour qui leur a permis de constater que les Espagnols n’étaient pas mieux lotis que les Algériens, nos trois valeureux Harraga n’ont pas trouvé mieux que de rentrer au pays à bord de leur embarcation de fortune.

Arrivés sains et saufs dans leurs foyers respectifs, les trois jeunes font depuis leur retour dans la sensibilisation contre la harga, notamment en racontant l’enfer économique qui règne sur la péninsule.*Par Mohamed Ibn Khaldoun |  *algerie1.com– 25/09/2012

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*16 harraga interceptés au large de de Mostaganem 

Seize candidats à l’émigration clandestine dont deux mineurs ont été interceptés, ce mercredi, au large de la wilaya de Mostaganem par les éléments du groupement territorial des gardes-côtes.

Selon les indications fournies par le même corps de sécurité, une embarcation monomoteur de 30 chevaux (CV), avait à son bord les « harraga » issus du quartier Diar El Hanna (Mostaganem, ville), a été interceptée à 40 km au nord du port de Mostaganem.

Selon la même source, ces candidats à l’émigration clandestine ont embarqué dans la soirée de mardi à partir du phare de « Cap Ivy » relevant de la commune de Benabdelmalek Ramadane, située à 27 km à l’Est du chef-lieu de wilaya.

Les personnes arrêtées seront présentées jeudi devant le procureur de la République près le tribunal de Mostaganem pour « tentative d’émigration clandestine ».*algerie1.com-16/10/2013 |

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*Ils voulaient rejoindre l’Espagne depuis le Maroc.

  plus de 90 harragas sont morts en deux semaines

Plus de 90 harragas d’Afrique subsaharienne sont morts au cours des deux dernières semaines en tentant de rejoindre l’Espagne depuis le Maroc, a indiqué hier une source de la sécurité marocaine. «D’après les témoignages de six survivants ayant réussi à rejoindre l’Espagne, 54 personnes sur une même embarcation sont mortes noyées la semaine dernière», affirme le président du Collectif des communautés subsahariennes au Maroc. Dix-neuf autres sont mortes au large de Tanger (nord), à 14 km de l’Espagne, au cours des deux dernières semaines, a-t-il ajouté. Un Sénégalais à Tanger se présentant seulement sous le nom de Osmane, a donné le même bilan de 54 pour les victimes du bateau qui a coulé la semaine dernière et 19 au large des côtes de Tanger. Une source des services de sécurité marocains a indiqué que le corps d’un migrant subsaharien avait été retrouvé hier mardi sur la côte à Nador, près de l’enclave espagnole de Melilla. Les corps d’un homme et de son fils avaient été retrouvés sur la même côte la semaine dernière. Le 26 octobre, dernier, pendant la fête de l’Aïd el-Adha, deux harragas africains sont morts et une cinquantaine d’autres ont été secourus alors qu’ils tentaient de gagner l’Espagne en bateau depuis le Maroc. La veille, 14 corps avaient été repêchés, selon les services d’urgence espagnols.* infosoir-07/11/2012

**dix morts dans le naufrage d’une embarcation de migrants, entre les côtes libyennes et l’île de Lampedusa Italie

Un bateau d'immigrants arrivent au port de l'île de Lampedusa, le 10 avril 2011 en Italie

Les garde-côtes italiens ont repêché dimanche les corps de sept immigrés morts dans le naufrage, à mi-chemin entre les côtes libyennes et l’île de Lampedusa, de leur embarcation qui faisait route vers l’Italie, portant à dix morts le bilan de la tragédie, a indiqué l’agence de presse Ansa.

Les cadavres récupérés sont ceux de trois hommes et quatre femmes.

Les garde-côtes avaient déjà repêché dans la nuit les corps de trois femmes et secouru 62 hommes et huit femmes, dont une enceinte, qui ont été transportés à bord d’une unité de la Marine italienne sur la petite île de Lampedusa, selon Ansa, qui n’a pas précisé la nationalité des victimes ni des rescapés.

Le naufrage est survenu à 35 milles de la Libye et 140 milles de Lampedusa (extrême sud de l’Italie).

Les autorités italiennes ont été alertées par un appel passé depuis un téléphone satellitaire. Les garde-côtes ont ensuite avisé les autorités maltaises et libyennes, et un avion maltais a localisé le bateau.

En septembre, un autre naufrage d’une embarcation d’immigrés avait fait des dizaines de morts, selon les témoignages des survivants, mais seuls six corps avaient pu être récupérés.

Lors des « printemps arabes », l’Italie a connu une recrudescence des débarquements d’immigrés sur ses côtes méridionales, notamment à Lampedusa, en Calabre et dans les Pouilles.

Huit mille immigrés illégaux ont débarqué entre janvier et septembre 2012 sur les côtes italiennes, a indiqué le gouvernement italien en septembre.*AFP-04.11.2012.

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20 harragas ont péri dans le naufrage d’une embarcation au large de l’île de Lesbos (Mytilène) en mer Egée

Le nombre de migrants qui ont péri lors du naufrage de leur embarcation au large de l’île de Lesbos (Mytilène) en mer Egée, a atteint 20 personnes tandis que sept sont portées disparues, selon un nouveau bilan publié par la police portuaire grecque. »L’accident a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi; seule une personne a été repêchée et a été hospitalisée…

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Dans un premier temps, samedi matin, la police portuaire avait fait état « de 16 cadavres retrouvés sur la plage Thermi de l’île » avant que les autorités ne découvrent quatre autres cadavres sur les mêmes lieux, a indiqué à l’AFP une responsable du bureau de presse de la police portuaire.
Le drame s’est produit à environ deux milles nautiques, au large de Lesbos dans la nuit de jeudi à vendredi 14.12.2012. Les autorités ont alors repêché le seul survivant du naufrage, un homme de 20 ans, qui a aussitôt été hospitalisé à Mytilène, chef-lieu de l’île, située dans le nord-est de la mer Egée.
Selon le témoignage du survivant, 28 personnes se trouvaient sur l’embarcation, dont des enfants.
Les victimes ont appareillé depuis les côtes occidentales turques, jeudi. Mais en raison du mauvais temps, leur barque a fait naufrage, selon la police portuaire. L’île de Lesbos, comme plusieurs îles à l’est de la mer Egée, sont très près des côtes occidentales turques d’où plusieurs migrants tentent de passer en Grèce à destination de l’Europe occidentale.Source: belga.be -15.12.2012.

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*La plus importante tentative d’immigration clandestine déjouée
L’Espagne intercepte 115 Harraga algériens à bord de 7 barques

Un total de 115 immigrés, tous de nationalité algérienne, a été intercepté jeudi soir en mer(16.09.2010.), dans la région de Murcie située au sud-est de l’Espagne, alors qu’ils étaient à bord de sept bateaux, par la société de sauvetage en mer et par la garde civile, a annoncé la préfecture de cette région.
Trente-sept clandestins d’Afrique subsaharienne, tous en bonne santé ont, également, été interceptés dans la nuit de jeudi à vendredi au large de Motril (sud), à bord d’une petite embarcation, par la société publique de sauvetage en mer, Salvamento maritimo, a annoncé la même source.
Le sud de l’Espagne a connu une vague d’arrivée par la mer de candidats à l’immigration clandestine, avec l’interception depuis jeudi d’un total de 152 personnes à bord de huit embarcations différentes. Plusieurs sources ont, notamment, indiqué que les Harraga algériens auraient embarqué des côtes des wilayas de Chlef et de Mostaganem, relativement proches des cotes de la région de  Murcie, dans le sud de l’Espagne.
Les 115 immigrés algériens se trouvaient en bonne santé, à l’exception d’un homme qui a dû être admis à l’hôpital, lit on dans le communiqué de la préfecture de Murcie.
Ceux-ci ont été transférés au centre d’internement pour étrangers de Sangonera, près de Carthagène (sud-est), en vue d’un renvoi vers leur pays d’origine, a-t-on ajouté.
L’Espagne est une des grandes portes d’entrée européenne pour l’immigration clandestine depuis l’Afrique même si la crise économique qui frappe le pays depuis 2008, a beaucoup limité les flux migratoires ces derniers mois. (El Khabaar-18.09.2010.)

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**Une embarcation des harraga a échoué au large de l’île espagnole de Tabarca (Alicante) :

 Dix disparus, deux secourus et deux cadavres repêchés

Au moins 10 harraga algériens ont disparu, depuis des jours, au large de Tabarca, une île située au sud-est d’Alicante (Espagne).L’embarcation de fortune à bord de laquelle ils avaient embarqué avec quatre autres personnes, depuis les côtes de l’Ouest algérien, a échoué mercredi dernier. Sans donner de détails sur le nombre total et les circonstances exactes du drame, le communiqué de Migreurop (ONG qui s’occupe de la défense des droits des migrants de par le monde) transmis à notre rédaction dans l’après-midi d’hier, indique qu’au bout de trois jours d’infructueuses recherches, les services de secours maritime de la gendarmerie espagnole ont décidé d’abandonner, vendredi soir, ces opérations de recherches.

Deux des dix harraga avaient été secourus mercredi par un chalutier au moment où ils tentaient d’atteindre Tabarca à la nage, alors que deux cadavres avaient pu être localisés par un hélicoptère et aussitôt repêchés au milieu de plusieurs objets en plastique flottants, fait ressortir le même document. L´abandon des recherches actives par la gendarmerie espagnole laisse supposer qu’il y a peu de chances de retrouver des survivants, puisque les deux hélicoptères et la vedette qui avaient balayé sans succès, vendredi, la zone du naufrage n’ont pas quitté leurs bases samedi matin, précise Migreurop. Pour mobiliser à nouveau leurs moyens aériens et maritimes de recherches, les gardes-côtes espagnols attendent désormais une éventuelle alerte provenant de l’un des nombreux chalutiers et navires marchands navigant dans cette zone de naufrage qui s’est considérablement élargie depuis jeudi en raison des forts courants marins de ces derniers jours.

Quelques mois auparavant, c’est-à-dire en mars dernier, 13 autres candidats algériens à l’immigration clandestine avaient disparu en mer ibérique. Et ce sont ces mêmes unités de secouristes qui étaient intervenues pour tenter de les sauver, leurs cadavres n’ayant jamais été retrouvés, ajoute Migreurop. Ces jeunes ont choisi les plages d’Oran, Aïn Témouchent et Tlemcen pour tenter la traversée vers les côtes espagnoles, c’est-à-dire la région d’Almeria. Depuis 2006, précise pour sa part Mounira Haddad, présidente de l’association AFAD, celle-ci est devenue la destination privilégiée des candidats à l´immigration clandestine à partir de la côte ouest algérienne. Cet été, ajoute-t-elle, les autorités espagnoles s´attendent à des flux migratoires encore plus importants à partir de toute la région nord du Maghreb, l’Algérie en particulier. Pour ces autorités, 2009 est une année record en termes d’arrivées de « harraga algériens ». En effet, 65% des personnes interceptées sur les côtes espagnoles avaient pris le départ depuis l’Algérie à destination des côtes du Levante pour la plupart d’entre eux.

Notons à ce propos que l’Andalousie et le Levante se sont convertis en principale porte d’entrée des immigrants illégaux en Espagne. Et c’est ainsi que cette dernière continue d’occuper la troisième position, avec 9% du total des entrées d’immigrants illégaux à l’échelle européenne, a relevé l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l’Union européenne (Frontex) dans un récent classement des pays de destination de l’immigration clandestine. La première place revient à la Grèce avec 70%, suivie de l’Italie avec 13%. A eux seuls, fait savoir l’agence, ces trois pays concentrent plus de 90% des entrées illégales aux frontières de l’Union européenne. (El Watan-16.08.2010.)
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*INTERCEPTÉS LA NUIT DE JEUDI À VENDREDI

27 harraga devant le procureur à Annaba.

Poursuivis pour tentative d’émigration clandestine, 27 candidats viennent de faire l’objet de citation directe par le procureur de la République près le tribunal de Annaba. Ces harraga faisaient partie de contingents appréhendés, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau de la plage Saint Cloud à partir de laquelle cette nouvelle vague de candidats s’est donnée rendez-vous pour tenter le voyage vers l’Eldorado. Ces jeunes risquant leurs vies en bravant la mer et ses dangers avaient tout préparé pour pouvoir rejoindre l’autre rive de la méditerranée. La présence des forces de l’ordre a mis en échec leur plan. Les candidats dont l’âge varie entre 19 et 32 ans, ont été appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à quitter les lieux à bord de trois embarcations à l’heure de la rupture du jeûne, aux environs de dix neuf heures trente. Issus des régions de Skikda, El-Tarf et Annaba, ces candidats viennent s’ajouter à la série d’autres vagues de clandestins dont le nombre est devenu impressionnant depuis la fin des rencontres footballistiques auxquelles ont pris part les Fennecs, à commencer par leur merveilleuse victoire face à l’Égypte. Un répit a été constaté durant toute cette période puis l’aventure que d’aucuns croyaient terminer, a repris de plus belle, à la faveur de la saison des grosses chaleurs auxquelles s’ajoute le mois du Ramadhan.  (Le Courrier d’Algérie-15.08.2010.) 

  ***Le village Stidia (Mostaganem) et le  Méridien de Greenwich

Si l’histoire de la coquette Stidia revient à la fabuleuse aventure d’une communauté d’Allemagne l’ayant bâtie à partir de 1846, et que l’abc de géographie veut que ce village soit lié au Méridien de Greenwich, le présent veut encore que la jeunesse de La Stidia ne jure que par l’immigration au nord. Bon gré mal gré les rondes des gardes communaux, des gendarmes de la localité ou des ratissages des éléments dits «saaîka», il y a toujours un voyage de haraga qui s’opère ou qui se trame. Ce n’est certes pas les années 70 et 80 pour constater l’immigration massive vers Marseille et Toulon et Montpellier, ni les visas des années 90 pour un one ticket généralement usé lors de la décennie noire pour réclamer l’asile politique ou le mariage avec les bourges de France, encore moins l’aventure de notre ami Baradia Zohir dit «Zouloulou» parti au pays des bâtisseurs de La Stidia, là bas en Allemagne. De nos temps, ce n’est plus l’aéroport ou le port qui voit la jeunesse Stidianne quitter ce joli village où il aurait fait beau y vivre, s’il y avait un meilleur cadre socio-économique. Depuis 1999, ce sont les barques, ces ‘’boat-people’’ qui ont la cote parmi les jeunes et moins jeunes. La Stidia n’avait jamais vécu depuis, un rush aussi manifeste vers les côtes ibériques. Apparemment, ce n’est tout de même pas la mer à boire pour une jeunesse habituée aux rivages de «Lilou», «La cuisine», «La plage», «La Kassa» et à la pêche artisanale par le biais des petites barques de 4,80m et à la Grande bleue. Les 200 kilomètres séparant les enfants de La Stidia des côtes dorées d’Alicante, égalent en langage maritime 12 heures de navigation par une mer calme et plate. Le temps qu’a duré la dernière traversée, menée par un groupe connu parmi la jeunesse du village, au premier jour de ce mois de Ramadan. Un groupe de jeunes qui avaient été déjà interceptés à quelques kilomètres au large, il y a un an. Cette fois-ci, ils sont arrivés à bon port. (Le Courrier d’Algérie-15.08.2010.)

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*Mort de 15 harraga lors d’une opération de sauvetage…En raison d’une mauvaise manœuvre des gardes-côtes italiens .

  L’épineux dossier des harraga algériens disparus sur la rive européenne a été remis, hier, au-devant de l’actualité après l’annonce faite par la presse italienne quant à une quinzaine d’immigrés clandestins, dont la nationalité n’a pas été divulguée, qui auraient été tués en juin 2008 en raison d’une mauvaise manœuvre d’une vedette des garde-côtes italiens. Cette information a été rapportée par le quotidien italien la Republica, repris par l’AFP. Ce carnage qui n’a jamais été porté à la connaissance du public a été dénoncé, selon la même source, par une lettre anonyme adressée par un marin de l’unité d’intervention de la marine italienne au parquet de Messine (Sicile-Sud) et à une télévision italienne. Une information appuyée par des photos qui font état de scènes suivantes : « Au moment où il tentait d’aider les candidats à l’immigration clandestine, le capitaine de la vedette a jeté une lourde échelle vers leur embarcation, sous son poids, l’embarcation se serait renversée, tuant plusieurs de ses occupants qui ne savaient pas nager et d’autres happés par les hélices de la vedette d’intervention. » La même source ajoute : « Le marin accuse le capitaine d’avoir été submergé par la panique et de s’être enfermé dans sa cabine. Même l’envoyé de la chaîne de télévision qui a réalisé l’enquête aurait eu la confirmation auprès des rescapés transférés vers un centre pour clandestins à Malte. » La première réaction est venue de Kamel Belabed, porte-parole des familles de harraga annabis portés disparus en mer. En effet, il déclare : « Nous espérons qu’une enquête sera diligentée très prochainement et que nos représentations diplomatiques s’intéresseront de très près à cette affaire en vue du rapatriement éventuel de nos concitoyens, s’il s’avère être des Algériens. » « Si en Europe, la justice finit toujours par faire surface et que personne ne peut cacher éternellement la vérité, chez nos voisins ce sont les prétextes de sûreté de l’Etat qui sont monnaie courante pour cacher la vérité et se soustraire à leurs responsabilités. Plus de 200 de nos enfants sont portés, pour l’heure, disparus en mer ; un bon nombre est probablement décédé dans des conditions similaires sans pour autant avoir une quelconque information sur leur sort. Ce qui aurait permis à leurs familles de faire, au moins, leur deuil. »

Selon Mounira Haddad, présidente de l’association AFAD, membre de l’organisation internationale Cimade qui milite pour la protection des droits des migrants et des réfugiés, « cette question de l’immigration clandestine devient un fourre-tout de la lutte contre le terrorisme pour les pays européens qui veulent juste jouir des richesses qu’ils pompent dans les pays du Sud sans avoir à accueillir les citoyens de ces pays, voilà le nouveau colonialisme. Pour étayer ce que je viens de vous développer, l’Europe va augmenter le budget pour la lutte contre l’immigration clandestine. En effet, la France a multiplié les actions en vue de freiner “cette hémorragie” ». Elle va proposer le 21 septembre aux pays européens pour renforcer les moyens de l’agence européenne Frontex, qui bénéficie déjà d’un budget de 71 millions d’euros, dont 60% pour les opérations maritimes, pour mieux lutter contre l’immigration clandestine. Cette question va être inscrite à l’ordre du jour de la réunion de Bruxelles qui verra la participation des ministres de l’Immigration et de l’Intérieur. « Le piétinement des droits fondamentaux des réfugiés et migrants par des pays très sensibles sur le respect des droits de l’homme est désormais une pratique courante quand il s’agit de non-Européens, on le voit sur différents dossiers où ces droits sont foulés aux pieds par ceux qui dénoncent leur non-application par d’autres », est-il ajouté. (El Watan-22.09.09.)

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*L’Italie refoule vers Tripoli 75 clandestins Les autorités italiennes ont refoulé dimanche vers les côtes libyennes 75 immigrés clandestins dont l’embarcation avait été interceptée à une quarantaine de kilomètres de la Sicile (sud), en vertu d’un accord controversé avec Tripoli, a annoncé l’agence Ansa, reprise par l’AFP.  Un millier de migrants ont au total été renvoyés en Libye par l’Italie depuis début mai, après que les autorités libyennes eurent accepté de reprendre les clandestins partis de leurs côtes, selon la même source. Le zodiac des 75 clandestins, dont 15 femmes et trois mineurs, avait été repéré samedi par une vedette de l’armée maltaise. Plusieurs vedettes des garde-côtes italiens les ont interceptés à 44 km au sud des côtes siciliennes et les ont fait monter à bord d’un patrouilleur de la police financière, qui est aussitôt parti en direction de la Libye. Un des immigrés, qui avait des côtes cassées, a été transporté dans un hôpital sicilien.(AFP+El Watan-30.08.09.)

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*Oran…(13.07.09. le Q.d’O.) … Dix-huit candidats à l’émigration clandestine, dont deux femmes, ont été interceptés dans la nuit de samedi à dimanche, au large d’Oran, a-t-on appris des gardes-côtes. Les migrants clandestins, âgés entre 19 et 30 ans, ont été localisés au nord des îles Habibas, à environ 24 milles marins du littoral oranais, a indiqué le groupement territorial des gardes-côtes d’Oran (GTGC), relevant de la Façade maritime Ouest (FMO). Les 18 harraga avaient, selon la même source, pris le départ à partir de la plage l’Etoile, sur la Corniche ouest, à bord d’une embarcation pneumatique où pouvaient embarquer à peine huit personnes. Les migrants illégaux ont été interceptés vers 1 heure et demie du matin par l’unité marine 350 des gardes-côtes relevant du GTGC d’Oran, a précisé la même source. Selon les premiers éléments d’information, ces migrants seraient tous originaires d’Oran. Ils ont déclaré avoir payé des sommes d’argent variant entre 50.000 et 100.000 DA pour prendre part à la traversée. Les mis en cause devront être présentés demain devant la justice pour répondre du chef d’accusation de tentative d’émigration clandestine.

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* Mostaganem…(11.07.09. Q.d’O.) Deux jeunes âgés de 20 ans, originaires de Mostaganem, ont été débarqués jeudi en rade et remis aux gardes-côtes après avoir passé 28 jours à bord d’un navire transportant du matériel appartenant à la compagnie danoise «Nordawa-Line». L’aventure a commencé le 10 juin dernier lorsque les deux jeunes hommes ont embarqué clandestinement à partir du port de Mostaganem à bord du navire de la compagnie danoise, assurant la ligne régulière Houston-Mostaganem et qui venait d’acheminer du matériel destiné aux sociétés pétrolières implantées dans le Sud algérien. Le navire en quittant les eaux territoriales algériennes a mis le cap sur la ville d’Alméria en Espagne pour décharger d’autres marchandises. Et c’est en haute mer que les deux jeunes harraga ont été découverts cachés dans les soutes du navire.Après avoir passé 3 jours au port d’Alméria, le bateau s’est dirigé vers le Liban puis fit escale en Tunisie. Et c’est sur sa route pour rejoindre Houston aux Etats-Unis que le bateau a mouillé ce jeudi dans les eaux mostaganémoises pour débarquer les deux jeunes hommes embarqués clandestinement 28 jours plutôt. Ils ont été remis en rade aux gardes-côtes relevant du port de Mostaganem.

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*19 harraga accostent en Espagne…. Après une traversée de plus de vingt heures dans deux embarcations de fortune, 19 jeunes harraga, partis de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès, ont réussi à poser pied sur l’autre rive de la Méditerranée, à Majorque, en Espagne… Ces voyageurs clandestins vers l’Eldorado avaient vraisemblablement bien préparé leur aventure, misant toutes leurs économies… Profitant de la clémence météorologique, les harraga ont choisi et le lieu et le moment. Selon notre source, l’endroit a été tenu secret et le départ a été fixé pour la nuit. Ils ont parcouru quelque 240 kilomètres en mer pour accoster dans les eaux territoriales espagnoles. Le départ a été effectué sans grande difficulté et sans incident. Les postulants ont rempli le cahier des charges exigé par le passeur. Des sommes variant entre 9 et 10 millions de centimes ont été versées. Ils sont originaires de Bordj- Menaïel et de Dellys et sont âgés entre 20 et 35 ans. Ils sont partis à bord de deux embarcations, l’une appelée « Le Boston», d’une puissance de 85 chevaux, et la deuxième « Mercurie », d’une puissance de 35 chevaux. Le passeur serait un navigateur qui maîtrise l’art de la navigation notamment le système GPS lequel indique avec précision la trajectoire de la direction et la durée de la traversée après avoir consulté le « Google Météo ». Là réside sans doute la réussite de la traversée outre la discrétion qui a prévalu dans la préparation de l’aventure. Les jeunes harraga ont levé les voiles dans la nuit de samedi et ont accosté en Espagne durant la nuit de dimanche et cela après avoir navigué pendant plus de vingt heures. Les embarcations utilisées pour ce voyage sont revenues à la somme de 1 115 000 de dinars. L’arrivée de ces 19 harraga dans la ville espagnole de Majorque a été annoncée par ces derniers à leurs parents. (Le Courrier d’Algérie-02.07.09.)

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*10 harragas disparus….  Une nouvelle vague de harraga a été interceptée, tôt dans la matinée d’hier, précisément aux environs de 5h30, au nord de Ras el-Hamra, à Annaba, par les gardescôtes du Groupement territorial de Annaba. Selon le chef de la station maritime principale, lors de l’interception de l’embarcation de fortune, 16 candidats dont quatre mineurs âgés de 14, 16 et 17 ans, furent interceptés tentant le tout pour le tout pour rejoindre l’autre rive de la Méditerranée tandis que le reste des ‘’voyageurs’’ clandestins a préféré se jeter à la mer pour échapper aux mains de la justice. Issus des régions de Annaba et Alger, les jeunes harraga, âgé entre 14 et 28 ans, ont été interceptés à environ 10 à 11 miles marins au nord de cette région côtière, précise la même source qui a ajouté que ces jeunes harraga ont tenté de passer à l’autre rive de la Méditerranée à partir de la plage de Jouanou, à Sidi Salem. Aucun détail ni précision n’ont pu être communiqués sur les ‘’fuyards’’ qui, parait-il, ont terminé leur petite balade à la nage. Après leur soumission à la visite médicale, ces nouveaux candidats à l’émigration clandestine furent présentés durant la même journée, devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba devant lequel ils auront à répondre de leurs actes. Le phénomène de l’émigration clandestine ne cesse, depuis quelques semaines de s’accroître dans cette région grâce aux conditions climatiques favorables qui incitent les jeunes à tout faire pour être du voyage allant jusqu’à débourser entre deux millions et demi et six millions de centimes pour être du voyage vers l’île de l’Eldorado. Il va sans dire que de plus en plus de jeunes, sexes et âges confondus, tentent le voyage vers l’île de la Sardaigne dans l’espoir d’un lendemain meilleur. Pour ce faire, ils ne reculent devant rien, bravant la mort qui les guette à tout moment et préférant tenter le tout pour le tout… (Le Courrier d’Algérie-02.07.09.)

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* 160 jeunes harraga interceptés en un mois ….

Le phénomène de l’émigration clandestine ne cesse de prendre des proportions inquiétantes. Nos jeunes quittent le pays. Autrement dit, l’impasse en est la cause. Ni la loi ni les promesses des responsables n’ont pu finalement endiguer ce phénomène. En effet, quatorze émigrants clandestins ont été secourus, avant-hier après-midi au large d’Oran, par une unité des gardes-côtes relevant de la façade maritime ouest, a-t-on appris de la station maritime d’Oran de ce corps. Les malheureux aventuriers ont été trouvés en péril, à bord d’un zodiac en panne de moteur, selon la même source.
Le guide qui les accompagnait, les avait abandonnés au large, sous prétexte d’aller chercher un autre moteur pour continuer la traversée, a-t-on ajouté. Le départ vers l’autre rive de la Méditerranée s’est effectué tôt ce matin à partir de la plage Sidi Djelloul (Beni Saf). Mais en plein traversée, le moteur tomba en panne et le guide sollicita, par téléphone, les services d’un ami qui s’est déplacé à bord d’une autre embarcation pour le ramener au sec, selon le récit d’un élément du groupe sauvé. Les 14 émigrants clandestins, âgés entre 17 et 40 ans, tous originaires d’Oran, ont été reconduits au port d’Oran.
Rappelons que, 104 candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés au cours de ce mois à Annaba.. Selon le chef de la station principale des gardes-côtes de la même wilaya, M.Abdelaziz Zaïdi, les deux premiers groupes, composés respectivement de 23 et de 31 jeunes, ont été présentés devant le procureur de la République. A cela s’ajoutent 23 autres candidats à l’émigration clandestine dont un mineur, lesquels ont été interceptés durant le mois dernier à deux miles marins de Ras El-Hamra, à Annaba-ville, a-t-on appris du chef de la station maritime principale des gardes-côtes de la wilaya. L’embarcation artisanale à bord de laquelle se trouvait ce groupe de candidats, était partie de la plage Seybouse aux environs de minuit avant son interception vers trois heures du matin par une patrouille relevant des unités des gardes-côtes de Annaba. Agés entre 16 et 33 ans, ces jeunes dont 16 sont issus de Annaba tandis que le reste est originaire d’Alger, de Constantine, d’El Tarf et de Batna, ont été présentés durant la même journée devant le procureur de la République près le tribunal de cette ville. Aussi, deux groupes constitués de 39 candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés, durant le mois de juin écoulé par les gardes-côtes de Annaba. Le drame continue. Un autre groupe de candidats à l’émigration clandestine, constitué de 18 jeunes dont l’âge varie de 17 à 29 ans, a été intercepté au large de Annaba, selon le commandement du groupement territorial des gardes-côtes. L’embarcation de fabrication artisanale, à bord de laquelle les harraga avaient pris place, a été interceptée par une patrouille de surveillance des gardes-côtes, au large de Ras El Hamra, un peu plus d’une heure après sa mise à l’eau, au lieu-dit Caroubier, a précisé la même source. Les 18 émigrants clandestins, originaires de Constantine, de Annaba et d’Alger ont été présentés devant le procureur de la République, a-t-on également indiqué au commandement territorial des gardes-côtes. (L’Expression-01.07.09.)

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*50 harraga interceptés au sud de la Sardaigne

2 groupes de prétendants à l’immigration clandestine composés de 50 jeunes, dont l’âge varie entre 17 et 44 ans ont été interceptés au sud de l’île de la Sardaigne en Italie, par les gardes-côtes respectifs de l’Italie et l’Algérie. Le 1er groupe se trouvant dans une embarcation de fortune et composé de 23 harraga dont 2 femmes âgées respectivement de 18 et 25 ans et d’un mineur de 17 ans, a été intercepté par les éléments des gardes-côtes italiens à 17h dimanche au soir, à quelque 3 km de l’île de Sardaigne dans le sud de l’Italie, soit à 80 milles des côtes algériennes. Remis aux gardes-côtes de Annaba, les 23 harraga ont été ramenés au port le même jour à 23h. Toujours dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, les éléments de la capitainerie des gardes-côtes de Annaba, et après une course poursuite, ont intercepté une autre embarcation de fortune avec à son bord 27 harraga, âgés entre 18 et 44 ans. Leur voyage a pris fin à quelque 60 milles au large des eaux territoriales algériennes soit près de 5 km de l’île de la Sardaigne. Ce groupe a été intercepté à 5h30 dans la soirée du dimanche. Ces deux embarcations ont pris le départ samedi à 23h depuis la plage de Sidi Salem. Cette traversée a failli réussir, n’étaient les informations parvenues aux gardes-côtes de Annaba faisant état du départ de deux embarcations à destination de l’autre rive de la Méditerranée. Ramenés au port de Annaba, les 50 harraga devront vivre avec le rêve d’un eldorado à peine frôlé du regard, qui a disparu avec les auditions auxquelles ils ont été soumis lors de leur arrivée à Annaba. Présentés hier devant le magistrat instructeur près le tribunal de Annaba, ils ont été sommés de citation directe pour une comparution ultérieure devant la juridiction habilitée.(L’Expression-16.06.09.) 

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*Phénomène des harraga…c’est la saignée….

C’est la ruée vers les côtes. La tentation à l’aventure avec des embarcations de fortune s’accentue. Les candidats à l’émigration clandestine sont de plus en plus nombreux à se manifester cet été. Durant les dernières 72 heures, 92 harraga ont été interceptés au niveau des côtes algériennes. Dimanche dernier, vingt-trois candidats à l’émigration clandestine, dont un mineur, ont été interceptés au large de Annaba, ont annoncé les gardes-côtes algériens à l’agence APS. Ces harraga, âgés entre 16 et 33 ans, originaires de plusieurs villes d’Algérie, étaient à bord d’une embarcation artisanale. Ils ont été interceptés aux environs de 3h00 par des gardes-côtes de Annaba. Vingt-quatre heures avant, trente-neuf candidats à l’émigration clandestine en Europe, dont deux mineurs, ont été arrêtés au large des côtes de Annaba et d’El Tarf, selon les éléments des garde-côtes. Le premier groupe, composé de 19 jeunes âgés entre 20 et 34 ans, a été intercepté au large de Annaba. Ils ont été aperçus aux environs de 3h30 alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée, à bord d’une embarcation artisanale, indiquent les mêmes sources. Le second groupe, qui comprend 20 clandestins dont deux mineurs âgés de 16 et 17 ans, a été arrêté au large d’El Kala dans le wilaya d’El Tarf, à l’extrême-est du pays, ajoute la même source. Ces harraga, arrêtés aux environs de 7h du matin, étaient à bord d’une embarcation de fortune se dirigeant vers les côtes italiennes. Vendredi dernier, 30 candidats à l’émigration clandestine, dont 2 femmes, ont été également interceptés dans la matinée, à 18 miles nautiques au sud-est au large d’Oran. Le 4 juin dernier, un groupe de 18 jeunes harraga, âgés de 17 à 29 ans, a été également intercepté dans la nuit à bord d’une embarcation artisanale par une patrouille de surveillance des gardes-côtes, au large de Ras El Hamra, vers 23 heures, au lieu-dit «Caroubier». Les 18 émigrants clandestins, dont 10 de Constantine, 4 de Annaba et 4 d’Alger, ont été présentés vendredi 5 juin devant le procureur de la République. En espace de dix jours, 110 candidats ont été interceptés en pleine aventure à la recherche de l’eldorado. Ces chiffres alarmants démontrent que le phénomène reprend de plus belle.
Le beau temps et la mer calme invitent les candidats à une traversée sous n’importe quelle forme. Alors que la saison estivale vient juste de commencer, les harraga affluent, en force, sur les côtes. Ils sont pour la plupart des jeunes âgés entre 25 et 40 ans qui bravent le risque de la mer avec le désir de retrouver l’espoir perdu. Laminés par le chômage et l’absence de loisirs, ces jeunes ne croient plus au discours politique. Sur ce problème, le colonel Zeghida, chef du département de la police judiciaire du commandement de la Gendarmerie nationale, a indiqué que 53% des harraga ont moins de 26 ans et que plus de 80% sont sans profession. Les dernières arrestations illustrent une nouvelle fois l’échec de la politique de prise en charge des jeunes. Pour mettre fin à cette saignée, le gouvernement a entrepris plusieurs mesures. Les crédits bancaires, le taux d’intérêt, le service militaire sont entre autres, les opportunités accordées par le gouvernement aux jeunes pour leur assurer un emploi. En plus des mesures de soutien à l’emploi, le gouvernement a mis en place un dispositif judiciaire tentant d’endiguer cette fuite. Désormais, les harraga risquent deux à six mois de prison et une amende allant de 20.000 à 60.000DA. Entre les griffes de la prison et les dents de la mer, les harraga ont désormais une autre alternative. Le ministère de la Justice a proposé une loi portant insertion du travail d’intérêt général, non rémunéré, comme peine de substitution à celle de l’emprisonnement. Or, ni les promesses de travail et encore moins les menaces d’emprisonnement ne sont à même de dissuader cette jeunesse. Entre oisiveté et dents de la mer, le choix est fait pour ces jeunes en perte de repères. Les éléments des gardes-côtes auront du pain sur la planche durant cet été. Il y a lieu de rappeler que de janvier à octobre 2008, les Forces navales algériennes ont intercepté, dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, 1533 émigrants clandestins. Durant l’année 2007, 1530 harraga ont été interceptés, dont 1485 Algériens. En 2006, pas moins de 1016 personnes ont été arrêtées contre 335 harraga et 29 corps repêchés en 2005. Ces statistiques indiquent clairement que ce phénomène enregistre une courbe ascendante.(L’Expression-16.06.09.)

**52 harraga interceptés au large d’Annaba…52 candidats à l’émigration clandestine (Harraga) dont 2 mineurs ont été intercepté Samedi à l’aube à bord de deux embarcations de fabrication artisanale à Annaba et El Tarf par les gardes – côtes de l’est du pays. Ces Harraga âgés entre 17 à 33 ans, sont originaires de Oum El Bouagui, Annaba, Constantine, Skikda, et Batna. Ils ont été arrêtés aux environs de 3 heures 30 du matin alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive Nord de la Méditerranée. Ils ont été par la suite présentés devant le  Procureur de la République de Annaba pour répondre du délit de “sortie illégale du territoire national”. Après enquête, il s’est avéré que ces jeunes en quête d’exil ont dû payer les passeurs de clandestins entre 3 et 8 millions de centimes pour s’embarquer clandestinement à destination de l’Europe. A signaler que 31 de ces Harraga ont eu de sérieux problèmes avec leur embarcation de fortune en haute mer et n’ont dû leur salut qu’à l’intervention salutaire des gardes-côtes Algériens qui les ont sauvé d’une mort certaine.(Echorouk-15.06.09.)

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 *Dix neuf jeunes harraga dont 10 originaires de Annaba, 5 de Khenchela, 3 de Guelma, et un de Jijel ont été surpris hier mercredi à 00h45 par les éléments de la gendarmerie nationale alors qu’ils naviguaient à 4 miles au nord de la plage de El CHATT de la wilaya d’El Tarf a-t-on appris auprès du commandement des gardes cotes de Annaba. Ils ont appareillé, selon le responsable de ce drnier, à partir de la plage de Sidi Salem, située à quelques encablures de la commune d’El Bouni (Annaba). Agés entre 17 et 47 ans dont un mineur, ces jeunes harragas ont été arrêtés, auditionnés et présentés devant le procureur près tribunal de Annaba. Le mineur quant à lui a été accompagné de son tuteur. Rappelons qu’en moins de 24h, les éléments des gardes cotes ont arrêtés en tout 37 immigrés clandestins. Ainsi, en dépit de l’entrée en vigueur depuis le 8 mars de la criminalisation de l’acte de l’immigration clandestine, les jeunes algériens continuent toujours à braver le risque de la mer pour fuir leur pays .(El Watan.20.05.09.) 

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 *59 harraga interceptés au large d’Oran et de Ghazaouet-  (19.05.09.- 45 émigrés, âgés de 21 à 32 ans, originaires des wilaya de Chlef, Mascara, Oran, Mostaganem et Aïn Temouchent, qui avaient tenté de rejoindre les côtes espagnoles par voie maritime, ont été sauvés d’une mort certaine, hier, par une unité des gardes-côtes qui croisait à près de 20 miles au large de Cap Falcon.  Ces derniers qui avaient pris place dans deux embarcations, aux environs de 4h 30 dans une plage de Bouzedjar dans la wilaya de Aïn Temouchent, ont été interceptés avant d’être débarqués au port d’Oran, pour être confiés à la police des frontières puis soumis à des examens médicaux, pour évaluer leur état de santé. Selon leurs témoignages, leurs embarcations qui avaient mis le cap en direction des côtes espagnoles, avaient dérivé avant de se retrouver emportées par les courants marins vers le large d’Aïn El-Turck. L’intervention des gardes-côtes a permis de les sauver, selon certaines sources. Par ailleurs, dans la même journée, 14 autres clandestins harraga ont été interceptés, par une unité des garde-côtes de la marine nationale à Ghazaouet. Ces derniers partis d’une plage de Bkhata située à quelques kilomètres du chef-lieu de la daïra de Ghazaouet, ont été repêchés sains et saufs. Originaires des environs de cette localité, ils sont âgés entre 18 et 37 ans.
Selon les statistiques du service des gardes-côtes, 23 tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées depuis le début de l’année 2009, et 232 harraga dont 27 étrangers et 5 femmes, ont été interpellés au niveau des eaux de la façade Ouest. Ces chiffres qui traduisent l’ampleur du phénomène qui continue de séduire de nombreux jeunes égarés, sont confortés par ceux du service de la police des frontières du port d’Oran, qui ont affirmé que durant la même période, ce sont 351 harraga qui ont été pris en charge dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine.  Parmi ces derniers, on dénombre 139 rapatriés d’Espagne au cours de 12 opérations de reconduite dans le pays d’origine et 212 confiés à ces services par les gardes-côtes ou les commandants de navires qui les ont récupérés alors qu’ils étaient en difficulté en pleine mer, note-t-on.(L’Echo d’Oran) 
   

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 * L’Italie criminalise l’émigration clandestine…(14.05.09.) Le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi a réussit à faire voter mercredi 13.05.09.  un projet de loi controversé instaurant un tour de vis dans la lutte contre l’immigration clandestine, qui devient désormais un délit passible d’une importante amende. 316 députés ont voté pour et 258 contre ce texte, alors que l’Italie est critiquée en Europe pour avoir refoulé à deux reprises ces derniers jours des embarcations chargées de clandestins vers la Libye, sans même offrir la possibilité aux candidats à l’entrée sur son territoire de déposer une demande d’asile politique. Le projet de loi prévoit ainsi que l’entrée ou le séjour illégaux sur le territoire italien deviennent un délit et soient passibles d’une amende de 5 000 à 10 000 euros. Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d’identification et d’expulsion passe de deux à six mois tandis que les personnes louant un logement aux clandestins ou les hébergeant risquent jusqu’à trois ans de prison. Les mesures de lutte contre l’immigration font partie d’un projet de loi plus vaste, sur la sécurité en général, prévoyant deux autres votes de confiance, sur la microcriminalité dans les villes et la lutte contre la mafia. Le document devra ensuite passer au Sénat qui doit le voter dans les mêmes termes pour qu’il entre en vigueur. Les autres mesures de cette loi controversée et à laquelle même certains élus de droite étaient opposés, raison pour laquelle le gouvernement a dû demander un vote de confiance, prévoient, entre autres, un «registre des sans-abri» qui seront fichés par le ministère de l’Intérieur. (Le Figaro) 

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* (12.05.09.) – Quarante-huit immigrants clandestins ont été secourus au large de la Sicile et plus de 500 autres qui se trouvaient dans les eaux internationales, ont été refoulés vers la Libye depuis jeudi, a indiqué lundi un communiqué de la police italienne. Les 48 immigrants ont été récupérés au large du sud de la Sicile par une vedette de la police financière alors qu’ils se trouvaient dans les eaux italiennes. Ils ont été conduits à Syracuse, selon la même source. De son côté, le ministre de l’Intérieur a annoncé dimanche soir que plus de 500 personnes avaient été refoulées vers les côtes libyennes depuis jeudi, mettant ainsi en pratique la nouvelle politique gouvernementale en matière de lutte contre l’immigration et qui consiste à refouler les immigrants vers la Libye lorsqu’ils se trouvent encore dans les eaux internationales. L’Italie a enregistré l’arrivée de 36.900 immigrants par la mer durant l’année 2008, un chiffre en hausse de 75% par rapport à 2007, selon le ministère italien de l’Intérieur .(Le Courrier d’Algérie)

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 *Les garde-côtes algériens ont intercepté vendredi 21 candidats à l’émigration clandestine (harraga) à Bouzedjar, non loin d’Oran, la grande métropole de l’ouest du pays, ont-ils indiqué samedi dans un communiqué.  Ces “harraga” algériens âgés de 20 à 34 ans ont été transférés à Oran pour y subir une visite médicale, ajoute le communiqué qui ne précise pas les  conditions de leur interception.
En avril, la mer avait rejeté dans cette région les corps de cinq  ressortissants de pays d’Afrique noire qui avaient échoué dans leur tentative  de traverser la Méditerranée, selon la gendarmerie.(10.05.09.- Echorouk

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 * Des clandestins bloqués entre Malte et l’Italie

Les garde-côtes italiens ont reçu mercredi dernier, un appel au secours urgent de la part de nouveaux clandestins qui se sont trouvés dans les eaux internationales entre les îles de Malte et de Lampedusa, a indiqué la presse italienne. Le devoir d’intervention humaine se pose pour sauver la vie des victimes dont le nombre est estimé cette fois ci à 140 entre femmes, hommes et enfants. Selon la presse italienne, le premier ministre maltais Lawrence Gonzi a appelé les autorités italiennes à la nécessité d’une intervention urgente et de prendre en charge les clandestins en matière de soins médicaux et hébergement aux centres de détention.Il a justifié le refus de Malte à ne pas accueillir les clandestins en indiquant que l’appel au secours est venu d’une région éloignée des côtes de son pays à 65 km.  Il est rappeler qu’un navire marchand qui a sauvé 154 immigrés clandestins, il y environ deux semaines, était bloqué au sud de l’île italienne de Lampedusa, dans la zone d’intervention maltaise, après le refus des gouvernements des deux pays d’accueillir les migrants.(Echorouk- 07.05.09.)

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* 12 émigrants clandestins parmi eux une fille, ont atteint les côtes de la ville espagnole Almeria…Echorouk a appris de sources sûres que 12 émigrants clandestins parmi eux une fille, ont atteint les côtes de la ville espagnole Almeria. Ces jeunes issus de différents quartiers d’Oran et dont l’âge oscille entre 25 et 30 ans, avaient embarqué le week-end dernier de la plage de Kristel. Les jeunes émigrants clandestins qui ont réussi à rejoindre la rive nord, avaient embarqué à bord d’un zodiaque profitant d’un temps clément, ajouté à l’expérience de l’organisateur de la traversée qui a des antécédents en la matière. Ce passeur a récolté de cette expédition 120 millions de centimes, soit 10 millions de centimes pour chacun des candidats. Aucun incident n’a été enregistré parmi les jeunes aventuriers qui ont été débarqués dans un bois isolé, avant de prendre la route vers Almeria.  Par ailleurs, l’aventure des 20 émigrants clandestins d’Oran qui étaient parvenus le mois dernier à rejoindre l’Espagne à partir d’Ain Turk, s’est achevée dans un centre de rétention. Ils devraient être renvoyés prochainement dans leur pays d’origine. Les vingt harraga en question avaient pour rappel choisi de tenter l’aventure en pleine période électorale qui accaparait les services de sécurité. Ce qui attire l’attention dans cette histoire c’est ce jeune handicapé qui a jeté son fauteuil roulant sur la plage pour partir en quête de l’Eldorado. Le rêve n’a pas duré longtemps puisque les autorités espagnoles les ont arrêtés quelques jours à peine après leur arrivée.(26.04.09.)

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 *Jeudi dernier, 92 migrants, supposés algériens, ont été interceptés par la garde civile espagnole sur la côte andalouse (sud), selon la sous-préfecture d’Almeria citée par l’AFP. Parmi ces migrants «81 sont des hommes, 6 femmes et 5 mineurs», a indiqué la sous-préfecture d’Almeria. «Ces migrants manifestement de nationalité algérienne, sous réserve de leur identification définitive, étaient sur cinq embarcations qui évoluaient à proximité de Cabo de Gata, dans la province d’Almeria. Arrêtés par la garde civile, ils ont été amenés au port de Garrucha d’où ils devaient être transférés dans un centre de rétention pour étrangers», selon la même source. En effet, l’identité des harraga pose toujours problème pour les pays de destination ainsi qu’au pays d’origine. Problème évoqué récemment par Ahmed Ouyahia qui avait regretté que certains des harraga, une fois ayant traversé la Méditerranée, détruisent leurs documents d’identité.
En mars dernier, la police turque a arrêté un groupe de 120 clandestins algériens qui tentait de franchir la frontière avec la Grèce. Ces ressortissants algériens ont été détenus pendant cinq jours dans une prison à Adana, au nord-ouest du pays. Adana est devenu un point de passage très fréquenté par les immigrants clandestins algériens qui tentent d’entrer en Europe. Des réseaux de trafic d’êtres humains demanderaient entre 900 et 1.200 euros à chaque Algérien pour les faire passer en Grèce par bateau. Et si les 92 émigrants qui ont été repérés par la garde civile espagnole ont été plus ou moins chanceux, d’autres périssent dans des conditions dramatiques. Certaines sources estiment qu’il existerait quelque 600 cadavres de harraga algériens en Espagne. Une information qui a été catégoriquement démentie par le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Djamel Ould Abbès, qui avait affirmé que seulement neuf cadavres ont été recensés dans des morgues de Murcie et d’Alicante (sud de l’Espagne), et qui ne sont pas tous les cadavres d’Algériens. Les candidats à l’émigration clandestine ou les «harraga» tentent de rejoindre l’autre rive de la Méditerranée, à bord d’embarcations de fortune, mais finissent souvent dans les filets des gardes-côtes, ou périssent en haute mer. Malgré la décision des autorités de sanctionner l’émigration clandestine en instaurant un délit de «sortie illégale du territoire national», les candidats à l’exil continuent de faire la fortune des passeurs, encouragés par les récits colportés de bouche à oreille de ceux qui ont réussi la traversée. Les amendements du code pénal prévoient une peine d’emprisonnement de 2 à 6 mois et une amende de 20.000 à 60.000 DA ou de l’une de ces deux peines seulement à l’encontre de tout Algérien ou étranger résidant qui quitte le territoire national d’une façon illicite. Pour rappel, les gardes-côtes algériens ont fait échouer en 2008 quatre cent dix-huit tentatives d’émigration clandestine vers l’Europe à partir des côtes de l’Ouest, selon un bilan officiel. Durant la même année, les gardes-côtes ont repêché quarante-huit corps de personnes noyées au large de ces côtes et enregistré la disparition en mer d’une dizaine de candidats à l’émigration clandestine vers l’Espagne particulièrement. Dernièrement, le ministère de la Solidarité nationale a mis en place une cellule d’urgence et a mis à la disposition des familles des harraga un numéro vert (15 27). Dans le même cadre, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger a appelé toutes les familles et les personnes concernées par le phénomène de l’émigration clandestine à contribuer à aider à retrouver leurs enfants, à les localiser et à les faire rapatrier ou éventuellement à en identifier les corps.(Q.d’o. du 25.04.09.)
 

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Les autorités italiennes et maltaises ont refusé hier de porter secours à 150 émigrants clandestins, dont des algériens, des tunisiens et des libyens après avoir été secourus par l’équipage d’un navire turc qui transitait par les eaux territoriales maltaises, dans la nuit du jeudi à vendredi. L’association des familles des harraga algériens mène actuellement des contacts intensifs pour connaître le nombre des algériens se trouvant à bord du bateau turc et leur état de santé car des rumeurs ont fait état de quelques décès. Des pourparlers entre l’équipage du navire turc et les autorités italiennes et maltaises ont eu lieu dans le but de débarquer les 150 naufragés qui sont en mauvais état de santé, dans un port de l’un des deux pays. Le refus a été catégorique sous prétexte que les harraga n’ont pas été repêchés dans les eaux territoriales italiennes, pour les autorités italiennes. Quant aux maltais, ils affirment que leur île n’était pas la destination de ces émigrants clandestins. Le président de l’association des familles de harraga, Kamel Belabed affirme suivre de près cette affaire en essayant de recueillir des témoignages et de prendre contact avec des associations européennes qui se préoccupent du sort des immigrants clandestins. L’attaché de presse au niveau du ministère de la solidarité nationale, de la famille a déclaré que le ministère était au courant des faits, sauf qu’à l’heure actuelle, le dit ministère n’a pris aucune initiative par manque d’informations et de détails sur le sujet.(Echorouk-19.04.09.) 

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*Les «harraga» au centre des préoccupations du barreau d’Oran …

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La salle du Musée El-Moudjahid a abrité, hier, une rencontre sur le phénomène de l’émigration clandestine («el-harga») qu’a organisée le barreau d’Oran. Il s’agissait de discuter des nouvelles mesures à l’encontre des «harraga» qui sont entrées en application suite à la révision du code pénal. Selon des avocats qui ont participé à cette rencontre, le candidat à la «harga» est passé de victime à acteur principal dans l’acte criminel, ce qui l’expose à une peine de prison ferme. Cette nouvelle loi a poussé les avocats du barreau à décider de désigner gratuitement un avocat pour plaider en faveur du «harrag» intercepté. A ce sujet, on a appris d’un avocat du tribunal de Gdyel que ses collègues et lui ont pris la défense de plus de 30 «harraga». De son côté, le représentant du service régional de la Police des frontières a présenté ces candidats au suicide en tant que victimes d’un grand réseau de trafic en vies humaines. L’interlocuteur a confirmé que quatre réseaux ont été démantelés dernièrement, précisant que des efforts sont déployés pour la création d’un service central pour rechercher les membres de ces réseaux. Ce service est constitué de neuf brigades activant dans les domaines de l’émigration clandestine, le faux et usage de faux et la collecte des données. La même source a dévoilé que ce genre de crime est classé en troisième position en matière de rentabilité, après le trafic d’armes et de stupéfiants.(L’Echo d’Oran -23.04.09.)

   
 
 

 

 

 

 

 

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3 réponses à “Harraga.échos-2”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:11:34) :

    That’s kind of… abrupt.

  2. 21 12 2012
    return man 2 (21:55:50) :

    Have you ever thought about writing an ebook or guest
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