La banquise arctique fond vite

**La perte de banquise en Arctique à l’origine du froid de ce début de printemps-2013

La fonte des glaces en Arctique serait à l’origine des événements météorologiques extrêmes de cet hiver. Pour les climatologues, les tempêtes de neige que l’Europe et l’Amérique du Nord rencontrent actuellement sont les conséquences directes de la dramatique perte de la banquise en Arctique.

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Chaque année, durant l’hiver, la mer se transforme en banquise en Arctique. Chaque année, en été, cette banquise fond. Mais d’après le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), le volume de cette eau de mer se transformant en glace devient de plus en plus petit et cette année particulièrement. « On constate 80% de glace en moins par rapport à il y a 30 ans. C’est une perte dramatique imputable au réchauffement climatique », explique Jennifer Francis, professeur à l’Institut Rutgers.

Selon ce professeur et un nombre croissant d’autres chercheurs, la fonte extrême de la glace en Arctique modifie la température de l’océan et de l’atmosphère, avec pour conséquence une modification de la position du Courant-jet – un flux d’air rapide situé à haute altitude qui dirige et gouverne les systèmes orageux atmosphériques dans l’hémisphère nord.

« En se modifiant, le Courant-jet engendre des événements météorologiques extrêmes. Sans la banquise, l’air froid de l’Arctique est alors capable de plonger beaucoup plus au sud, à une position quasi-record cette année, ce qui explique les conditions hivernales que nous rencontrons actuellement alors que le printemps est supposé avoir débuté ».

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Une théorie partagée par Vladimir Petoukhov, professeur à l’Institut Potsdam en Allemagne: « La glace est exceptionnellement faible cette année dans certaines parties de l’Arctique, comme dans les mers du Labrador et du Groenland. Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles des anticyclones sont en développement ».

Les températures froides et les grandes quantités de neige qui ont animé le mois de mars 2013 dans l’hémisphère nord sont à l’opposé de mars 2012, lorsque de nombreux pays ont connu les plus chaudes températures jamais enregistrées à cette période. Or, l’année dernière, l’Arctique affichait une importante banquise.

L’hypothèse selon laquelle le régime des vents se modifie du fait que des pans entiers de l’océan arctique ne sont pas gelés – contrairement aux normes habituelles – pourrait expliquer les conditions extrêmes rencontrées, c’est-à-dire les températures chaudes de 2012 et particulièrement froides de cette année, expliquent les scientifiques.

Une étude récente de l’Oceanic and Atmospheric American Administration (NOAA) a également constaté que le réchauffement de l’Arctique influence tout l’hémisphère nord. « Il y a lieu de s’attendre à des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que de fortes chutes de neige, des vagues de chaleur et des inondations en Amérique du Nord et en Europe », ont précisé les chercheurs.*7s7-26.03.2013.

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**Une vague de froid inhabituelle frappe l’Europe et s’étend jusqu’aux Etats-Unis

Une vague de froid inhabituelle en cette fin de mars-2013 frappe une grande partie de l’Europe et s’étend jusqu’aux Etats-Unis, avec des températures anormalement basses et une neige abondante.
En Pologne, le froid a tué vingt-cinq personnes depuis le début du mois. Au cours des derniers jours, les températures sont descendues dans le nord-est jusqu’à -15°C pendant la journée et jusqu’à -24°C la nuit, provoquant la mort de cinq personnes depuis le 21 mars, jour censé annoncer le printemps.

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Le sud de la Roumanie était recouvert d’une couche de neige d’une quinzaine de cm et balayé par de fortes rafales de vent. Les écoles étaient fermées mardi dans trois départements ainsi qu’à Bucarest, tandis que le trafic était perturbé sur une dizaine de routes.
En Serbie, la vague de froid et d’abondantes chutes de neige ont provoqué des perturbations dans le nord du pays. Des colonnes de camions de plusieurs kilomètres de long étaient bloquées, côté serbe, à l’entrée de la Hongrie qui a interdit la circulation aux poids-lourds de plus de 7,5 tonnes.
En Croatie, après de nouvelles chutes de neige lundi, des dizaines d’accidents de la circulation ont eu lieu sur des routes verglacées, notamment dans le centre du pays, a rapporté la télévision nationale.
Plusieurs lignes de ferry étaient interrompues mardi dans la région de Split, dans le centre de la côte Adriatique croate, à cause de fortes rafales de vent.
En République tchèque, le vent a emporté le toit d’un supermarché à Sternberk (est). A Zdar-nad-Sazavou (centre), les paroissiens locaux ont annulé en raison du froid un spectacle de la Passion du Christ dans un amphithéâtre ouvert, prévu mardi soir.

A Vienne, les températures sont descendues en dessous de zéro. Pour la capitale autrichienne, c’est la première fois depuis 1958 que l’on enregistre une « journée de gel » après le 20 mars.
Plus à l’ouest, en Belgique la neige a fait son retour dimanche matin, obligeant les services d’épandage à ressortir leurs engins des remises, et des records de froid pour la saison ont été battus. Avec une température maximale de 2 degrés enregistrée samedi à Bruxelles, ce 23 mars a été le plus froid depuis 1873. Dimanche, la classique cycliste flamande Gand-Wevelgem a été raccourcie de 45 kilomètres en raison des conditions climatiques difficiles. Un temps trop froid pour la saison devrait persister jusqu’au lundi de Pâques, selon les services météorologiques.

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En Irlande du Nord, des milliers de têtes de bétail étaient prisonnières mardi de la neige tombée en abondance ces derniers jours et un hélicoptère de la Royal Air Force a été appelé à la rescousse pour leur larguer du fourrage.
Jusqu’à 10.000 bêtes, selon les estimations, dont beaucoup de moutons, pourraient avoir été ensevelies sous le manteau neigeux qui atteint 5,5 m dans certaines parties de la province britannique semi-autonome.
En Écosse, très touchée également par la vague de froid, plus de 3.000 personnes ont encore passé la nuit sans électricité, notamment dans l’île d’Arran.
Les intempéries qui sévissent sur le pays depuis le début du printemps ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes. Une fillette de trois ans, emportée par une bourrasque alors qu’elle était assise dans sa poussette, a été écrasée par un camion qui passait à proximité.
Outre-Atlantique, une vaste tempête de neige frappant les Etats-Unis de Saint-Louis, dans le Missouri (centre), à la capitale fédérale Washington, dans l’est, a cloué au sol des centaines d’avions.
Quatre jours après l’arrivée officielle du printemps, les habitants de nombreuses régions du pays se sont réveillés sous la neige, contraints de ressortir leurs pelles pour déblayer les trottoirs.*AFP-26.03.2013.

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**La grippe frappe deux fois cette année

L’épidémie de grippe est deux fois plus virulente que l’année dernière. Un Belge sur dix aura la grippe cette année.

Suite à la vague de froid, la grippe frappe plus durement cette année. Un Belge sur 10 devrait la contracter. C’est deux fois plus que l’année dernière. L’épidémie est loin d’être derrière nous puisqu’elle pourrait encore sévir durant 8 semaines. Cette durée est-elle aussi inhabituelle.

Trop tard pour le vaccin

 » Beaucoup de gens vont encore avoir la grippe », raconte le virologue Marc Van Ranst au Het Laatste Nieuws. Il est désormais trop tard pour se faire vacciner. « Le vaccin n’est efficace qu’après deux semaines », précise Van Ranst.

Vague de froid

Selon le docteur Wesley Van Dessel de l’institut scientifique de santé publique, la vague de froid serait responsable de la puissance de cette épidémie : « comme nous sommes plus proches les uns des autres, on se contamine aussi plus facilement ».

Les enfants sont les plus touchés

Si l’épidémie de 2013 est plus virulente, la grippe n’est pas pour autant plus dangereuse que les autres années. Pour Van Dessel, « on n’a relevé aucune hausse de la mortalité ». Selon les chiffres de l’institut scientifique de santé publique, on constate que ce sont les enfants qui sont le plus touchés par la grippe. L’année dernière, l’épidémie de grippe ne s’est déclarée qu’en février.*levif.be-vendredi 01 février 2013

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**La banquise arctique fond vite

Banquise arctique 10 aout 2010

La rétraction estivale de la banquise arctique sera de nouveau spectaculaire cette année. Elle va passer sous la barre des quatre millions de km2 pour la quatrième année consécutive – 2007 à 2010 – alors qu’elle n’était jamais descendue sous cette limite au moins depuis 1978, date à laquelle son observation quotidienne par satellites est possible.L’image ci-contre montre l’état de la banquise le 10 aout 2010. On distingue clairement la glace épaisse et vieille de plus de deux années à l’ouest, le long de l’archipel canadien et au nord du Groënland. Ailleurs, s’il subsiste des zones de glace épaisse, la banquise se disloque.(Le trou noir au centre est du à l’absence de vision des satellites sur cette zone et non à l’absence de glace).En 2007, une première rétraction hors norme avait suscité des débats chez les spécialistes de cette région. Certains estimaient qu’il s’agissait d’une année exceptionnelle, en particulier en raison de vents très forts qui avaient poussé la glace vers l’Atlantique et accentué sa fonte. D’autres, comme l’océanographe Jean-Claude Gascard responsable du programme d’observation de l’Arctique Damoclès, pensaient qu’il s’agissait là d’un point de non retour. Le débat se justifiait aussi en raison des simulations numériques qui ne prévoyaient une telle rétraction estivale que d’ici à dix ou vingt ans. Les trois années qui ont suivi ont donné raison à Jean-Claude Gascard : malgré de bonnes reconstitutions hivernales, la banquise n’a pas retrouvé son état antérieur à 2007.

 

Des graphiques (cliquer pour agrandir) permettent de visualiser cette évolution pluriannuelle. D’abord, voici à gauche ci dessous celui de l’anomalie de Seaice.anomaly.arcticsurface de glace, jour pour jour, relativement à la moyenne calculée sur les trente dernières années. On distingue l’évolution lente Seaice.area.arcticmais nette à partir  de 1997, puis la rupture de 2007 et la succession de rétractions estivales  sans précédent ensuite. A droite, le graphique montre la surface de mer englacée. Les 4,096 millions de km2 sont mesurés à la date du 10 aout. Comme la banquise va continuer à se rétracter durant quelques semaines encore, la barre des 4 millions sera franchie dans les jours qui viennent. L’ensemble de ces informations sont disponibles sur le site de Cryosphere Today. On peut trouver des informations complémentaires ici sur le site du National snow and ice data center.

Cette évolution est considérée comme importante car elle fait partie des rétroactions positives qui accélèrent le changement climatique. Comme l’expliquait ici Jean-Claude Gascard l’eau absorbe près de 80% de l’énergie solaire alors que la glace en réfléchit plus de 80%.

Il est intéressant de noter que l’évolution de la banquise antarctique n’a pas du tout suivi le même chemin. Seaice.anomaly.antarctic Comme le montre le graphique ci-dessous à droite que l’on peut comparer à celui au dessus à gauche. Certains internautes ont cru qu’il fallait interpréter cela comme une sorte de compensation d’un pôle à l’autre de la glace de mer, perdue au nord et retrouvée au sud. En réalité, il n’y a pas de corrélation temporelle assez précise pour justifier un tel raisonnement, mais surtout il est dénué de toute réalité physique.

Une explication à cette évolution qui peut sembler surprenante vient d’être publiée dans les PNAS, la revue de l’Académie des sciences américaine. Un article Jiping Liu et Judith Curry, du Georgia institute of Technology ( ici en pdf) montre que l’accélération du cycle hydrologique en Antarctique sous l’effet du réchauffement augmente la quantité de pluie et surtout de neige depuis 1950, diminue la salinité des eaux de surface et diminue la température de l’eau sous la glace de mer. Du coup, il y a moins d’eau chaude disponible pour faire fondre cette glace par dessous.

Par ailleurs, Libération publie ce matin un article sur la situation climatique. Le voici  en pdf, et ci-dessous:

Le climat planétaire se réchauffe et produit des événements extrêmes comme la canicule russe et une mousson dévastatrice en Asie (Pakistan, Inde, Chine), démontrant une nouvelle fois, et de manière dramatique, la vulnérabilité des sociétés humaines devant les colères de dame Nature. A croire que le ciel participe au complot dénoncé par Claude Allègre.

Les signes de la poursuite du réchauffement engagé depuis un demi-siècle sont nombreux. La température moyenne de la planète montre, selon les relevés et analyses de l’équipe de James Hansen au Goddard Institute for Space Studies (Nasa), que les six premiers mois de l’année 2010 détiennent le record de chaleur depuis cent trente ans. La hausse du niveau marin global, mesuré par satellite depuis 1992 avec une précision diabolique, se poursuit inexorablement. En cause ? La dilatation des eaux de surface du fait de leur réchauffement et la fonte des glaciers continentaux (montagnes et calottes polaires). La banquise arctique va, pour la quatrième année consécutive, passer sous la barre des 4 millions de km2 d’ici quelques jours. Alors qu’elle n’était jamais descendue sous cette limite entre 1978 et 2006, la période où nous disposons d’observations quotidiennes par satellites. Or, insiste Bernard Legras, chercheur au Laboratoire de météorologie dynamique, «nous ne sommes qu’au tout début du changement climatique provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre. Il va s’amplifier de manière considérable».

Catastrophes en série : La faute au réchauffement ? Prudent et pédagogue, Bernard Legras souligne qu’il est encore très difficile «d’attribuer tel ou tel événement, surtout extrême, au changement en cours. D’ici quinze ou vingt ans, cela deviendra évident». Seule la répétition accélérée des événements extrêmes signalera qu’ils trouvent l’origine de leur fréquence accrue dans le changement climatique. En revanche, les projections à plusieurs décennies montrent que les épisodes caniculaires seront plus fréquents, par exemple en Europe ou en Russie, au fur et à mesure que la température moyenne va croître. «La canicule russe de 2010 préfigure donc des événements similaires plus fréquents d’ici quelques décennies», explique-t-il. Pour la mousson asiatique, les désaccords entre modélisations ne permettent pas encore d’arriver à une conclusion. Si certaines simulent des moussons asiatiques plus fortes dans l’avenir, avec des épisodes très intenses plus fréquents, d’autres ne parviennent pas aux mêmes résultats. Mais, espère Bernard Legras, «les progrès des modèles à représenter les phénomènes de convection atmosphérique et la puissance accrue des ordinateurs devraient nous permettre de savoir, d’ici quelques années, quelles seront les évolutions des moussons futures».

La canicule russe et l’intense mousson asiatique sont-elles liées ? «Oui, répond le météorologue Christophe Cassou, du CNRS. Le blocage anticyclonique sur la Russie, la phase la Niña dans le Pacifique tropical et les températures élevées dans l’océan Indien se conjuguent pour provoquer cette mousson intense et les fortes pluies sur la Chine en contraignant la circulation atmosphérique.» Pourtant, tout n’est pas compris dans cette année 2010, très «atypique». Ainsi, les températures de surface très élevées de l’Atlantique tropical, au large de l’Afrique de l’Ouest, auraient dû provoquer une saison cyclonique exceptionnelle et une mousson africaine elle aussi très forte. Pour l’instant, ces deux phénomènes ne sont pas observés.

Quelles leçons politiques tirer de ces épisodes climatiques ? La principale semble être que la vulnérabilité des sociétés aux aléas climatiques reste très élevée, voire s’accroît. L’économiste Stéphane Hallegatte, du Centre international de recherche sur l’environnement et le développement, souligne que la canicule russe et ses conséquences diverses – incendies, pollution urbaine, chute de la production de céréales, mortalité en hausse dans les villes touchées – sont certes des conséquences directes de la sécheresse et des températures élevées, mais proviennent surtout d’une combinaison de ces facteurs naturels avec l’incapacité des sociétés à les prévenir et à y faire face. «Les incendies des tourbières autour de Moscou sont également la conséquence de leur exploitation, comme les incendies de forêts sont à relier à leur mauvaise gestion.»

Au Pakistan, l’explosion démographique s’est traduite par une urbanisation anarchique dans les zones inondables et donc au désastre de millions de sinistrés. Mais, rappelle Hallegatte, «l’exemple de la gestion du cyclone Katrina à la Nouvelle-Orléans a montré que les Etats-Unis n’étaient pas capables de gérer l’évacuation de 500 000 personnes de manière correcte. Il sera difficile de diminuer la vulnérabilité aux aléas climatique créée par des évolutions démographiques et économiques non maîtrisées. Même un pays riche comme la France n’arrive pas à s’interdire la construction en zones dangereuses et inondables. Il va y avoir une aide internationale d’urgence au Pakistan, mais on est incapable de développer une politique de prévention réelle. Les catastrophes vont donc se succéder…»

La chute de la production de blé russe fait dire à l’agronome Bernard Seguin, de l’Institut national de recherche agronomique, que les analyses du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont peut être trop optimistes sur ce point. «Les prévisions d’augmentation des rendements agricoles en Russie sont fondées sur les températures moyennes et la teneur accrue en gaz carbonique. Mais elles ne tiennent pas compte de l’impact des années de sécheresse et de canicule.»

Stéphane Hallegatte rappelle que les épisodes de sécheresse en 2003 en Europe de l’Ouest, puis en 2007 en Australie ont joué un rôle important dans l’envolée des prix du blé et la crise alimentaire qu’elle a déclenchée. La question agricole met en lumière les connexions entre climat et géopolitique : «La hausse brutale du prix du blé sur les marchés internationaux à la suite de la décision du Kremlin d’interdire l’exportation montre que ce sont des populations parmi les plus pauvres et pas directement touchées par l’événement climatique qui risquent d’en payer le prix le plus élevé. Cette exportation du choc climatique à longue distance montre à quel point la dépendance au marché international dans laquelle les politiques actuelles plongent certains pays pauvres peut se révéler dangereuse pour eux-mêmes et pour la stabilité des relations internationales.»

Surtout, insiste l’économiste, il faut se garder d’une vision abstraite du marché des denrées agricoles. La plupart des pays pauvres ne peuvent réagir à une hausse brutale des prix en réduisant leur consommation – obéissant ainsi à la théorie libérale en vigueur – sauf à mettre en péril la santé ou la survie des populations. Alors que les négociations de la Convention climat de l’ONU se traînent, Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Giec, se demande : «Combien d’événements extrêmes de ce type faudra-t-il pour que les gouvernements comprennent que l’urgence est là ? Il y a un décalage entre la réalité climatique, la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre, et des dirigeants qui ont une vision très court-termiste de leurs responsabilités.» (Libération-12.08.2010.)

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*97% de la glace du Groenland a fondu

Un iceberg au large de la côte du Groenland, en juillet 2007.

L’été est déjà bien avancé au Groenland: selon les observations par satellite, 97% de ses glaces ont fondu au 12 juillet. Habituellement, ce sont environ 50% des glaces qui fondent pendant l’été, aux plus basses altitudes. Cette année, même les pics montagneux ont connu un dégel comme il ne s’en était pas produit depuis 1889. «Nous avons tous été surpris», explique Thomas Mote, climatologue à l’université américaine de Géorgie, cité par le New Scientist.

Surpris mais pas inquiets outre mesure, précisent les scientifiques: une fonte aussi importante semble se produire environ tous les 150 ans et il y a une dizaine d’années, environ 75% des glaces n’avaient pas résisté à l’été. Thomas Mote précise toutefois qu’il y aurait lieu de se faire du souci si une telle situation se représentait dans moins de dix ans, car cela mettrait en péril la stabilité de la couche de glace et pourrait provoquer la formation d’énormes icebergs comme celui qui s’est détaché du glacier Petermann courant juillet. Selon les climatologues, c’est la poche d’air chaud responsable de la canicule aux Etats-Unis qui serait la cause de cette fonte inhabituelle. (20Minutes-25.07.2012.)

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*Des images dévoilent le grand dégel de la calotte glaciaire du Groenland

 Les scientifiques ont soulevé des craintes de montée des eaux après avoir observé de nouvelles images de la calotte glaciaire du Groenland. Celle-ci a en effet fondu sur la surface la plus grande jamais enregistrée en 30 années d’observations par satellite. Ces résultats, décrits comme « sans précédent » par la NASA, ont laissé les scientifiques médusés. Normalement, seule environ la moitié de la calotte glaciaire fond pendant l’été. Un expert a d’abord pensé que les satellites avaient fait une erreur car les résultats lui semblaient impossibles. Son Nghiem, du Laboratoire Jet Propulsion de la NASA, à Pasadena, en Californie, analysait les données du satellite de l’Indian Space Research Organisation (ISRO) la semaine dernière lorsqu’il a remarqué que la majorité du Groenland semblait avoir subi une fonte en surface. « C’était tellement extraordinaire que j’ai douté: était-ce réel ou était-ce dû à une erreur des données? ». Il a donc vérifié ces images avec celles d’autres satellites, de la NASA et de l’US Air Force. Les scientifiques ont alors découvert que la fonte s’était propagée rapidement: la disparition de la calotte glaciaire étant passée d’environ 40% le 8 juillet à environ 97% quatre jours plus tard. La NASA a publié des cartes dévoilant cette évolution dramatique entre le 8 et le 12 juillet. Les zones en rose foncé montrent les zones touchées par cette fonte et observées par plusieurs satellites alors que celles en rose clair dévoilent la fonte repérée par un seul satellite. Le Groenland a connu une évolution météorologique inhabituelle depuis la fin du mois de mai. Cette fonte extrême coïncide avec la dernière arrivée d’air chaud après une succession de périodes aux températures élevées décrites par la NASA comme étant des « dômes de chaleur ». Thomas Mote, climatologue à l’Université de Géorgie, a déclaré: « Chaque hausse successive a été plus forte que la précédente ». Ce dôme de chaleur a commencé à se déplacer au-dessus du Groenland le 8 juillet et y est resté durant au moins trois jours. Le 16 juillet, il a commencé à se dissiper. Même la région entourant la station d’observation la plus haute du centre du Groenland, soit à 3.216 m d’altitude, a dévoilé des signes de fonte. Une telle fonte de la couche de glace ne s’est pas produite depuis 1889, selon les carottes de glace analysées par Kaitlin Keegan du Dartmouth College à Hanover, dans le New Hampshire. Loroa Koening, glaciologue et membre de l’équipe de recherche, a ajouté: « Une fonte de ce type se produit environ une fois tous les 150 ans en moyenne. Le dernier événement remonte à 1889, cette fonte est donc scientifiquement explicable, mais si nous continuons à observer de tels événements dans les années à venir, ça deviendra inquiétant ». (7s7–25.07.2012.)

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*Nuuk, capitale du Groenland, 15.000 habitants

**Plus d’infos et de photos sur:  les régions polaires

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2 réponses à “La banquise arctique fond vite”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:13:07) :

    Interesting…

  2. 28 09 2012
    super slim (23:15:23) :

    I believe avoiding packaged foods may be the first step in order to lose weight. They may taste good, but packaged foods have got very little vitamins and minerals, making you try to eat more only to have enough electricity to get through the day. If you are constantly taking in these foods, converting to whole grains and other complex carbohydrates will help you have more electricity while taking in less. Interesting blog post.

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