Le chardonneret, l’oiseau fétiche de l’Algérie

*Kamel, 45 ans, éleveur de chardonnerets :

 «C’est un mode de vie»

 «Je suis éleveur de chardonnerets depuis ma tendre enfance. C’est mon oncle qui m’a offert mon premier oiseau. Je n’ai jamais cessé d’aimer ce passériforme.

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Maintenant, j’ai une collection de plus de 15 variétés. Je possède deux chardonnerets originaires de Kadous, une branche qui est maintenant inexistante. C’est le chant qui détermine la supériorité d’un chardonneret sur un autre. Pour reconnaître un bon chardonneret, il suffit d’écouter son chant.  Celui-ci varie selon la région. A titre d’exemple, le chant d’un chardonneret de Annaba n’est pas le même que celui entendu à Alger. Moi je me régale chaque matin et avant le coucher du soleil. Je considère mes chardonnerets comme mes amis.

On dit que je suis solitaire. C’est presque vrai. Je préfère de loin rester avec mes oiseaux que de fréquenter des gens sans intérêt et source de problèmes. C’est un mode de vie. Par contre, ce que je ne cautionne pas, ce sont les activités maffieuses qui sont derrière la disparition du chardonneret algérien. Maintenant, les réseaux clandestins ramènent les oiseaux du Maroc. Mais pour les vrais connaisseurs, un chardonneret qui ne sait pas chanter, ça ne vaut pas la peine de le garder. Il est connu que ce sont les nôtres qui excellent en matière de chant. Les nouveaux éleveurs incitent les chardonnerets capturés au Maroc à copier le chant de Servati (forêt de Bouzaréah) et de Kadous. Mais l’expérience donne la plupart du temps des résultats négatifs. Ce que je peux conseiller aux futures générations, c’est d’élever les canaris. Il est certain que ces derniers ne risquent pas l’extinction.» (El Watan-08.08.2011.)

*Fort de son succès, le chardonneret est une espèce grandement menacée .Les braconniers vont à l’ouest du pays pour s’approvisionner. Le chardonneret a presque entièrement disparu. S’il est encore possible de le trouver en vente le vendredi et le dimanche à El Harrach du côté de Boumaâti, il reste difficile d’accès. 

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*Braconnier, vendeur ou amoureux de l’oiseau le disent tous : « Le chardonneret s’est presque éteint. Quelques vendeurs se risquent à l’exposer à Bab El Oued en fin de journée, sûrs de trouver acheteur. Mais ils ne sont pas légion et les quelques cages vides témoignent à elles seules de l’extinction de l’espèce. Aujourd’hui, le chardonneret a même disparu de la cage. » Ceux qui en possèdent en captivité peuvent s’en vanter car pour en acquérir c’est devenu difficile. Acquérir un chardonneret du Kaddous ou de Dély Ibrahim est impossible. Ceux qui se vendent aujourd’hui sur le marché viennent « du Maroc » ; en fait, de la frontière avec le Maroc. Et sa réputation n’égale pas celle du chardonneret de l’est du pays. Beaucoup de fléaux sont pointés du doigt dont l’urbanisation galopante, voire même les changements climatiques. Hocine, un amoureux du chardonneret, rappelle que l’un des plus beaux chanteurs était celui provenant de la forêt de Baïnem.

Aujourd’hui, à l’emplacement même où les chardonnerets étaient capturés à la glu, des tours AADL ont été élevées. Habitué des rues de Bab El Oued, où il se gare sans crainte, Hocine explique : « Les gens ont peur de vendre des chardonneret dans leur boutique. Ils mettent en devanture des canaris et des perruches, et les chardonnerets sont dans l’arrière-boutique recouverts, ou parfois ils se risquent à les mettre en boutique, mais surélevés sur des étagères. Même si la vente n’est pas interdite, ils préfèrent éviter les problèmes. Pour moi, les chardonnerets, c’est ma passion. Les jours où je ne bosse pas, je sors mon chardonneret avec moi à Bab El Oued. Il m’accompagne partout. Mon frère, lui, en a trois, et il est capable de savoir d’où vient le chardonneret à son chant. L’un des meilleurs est celui de la forêt de Baïnem. Il a un chant magnifique. C’est une vraie drogue le chardonneret quand on s’y intéresse. Mais aujourd’hui, ils ne savent pas le chasser. Avant, on les prenait à la glu et on relâchait les femelles. Aujourd’hui quand ils attrapent une femelle, ils la tuent pour être sûr de ne pas la retrouver dans leur filet. »

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L’information est confirmée par un vendeur situé à la place des Trois Horloges à Bab El Oued. « On ne trouve plus de chardonneret. C’est fini en Algérie, il faut le chercher du côté du Maroc, vers Maghnia. Sinon en Kabylie, et encore ! Car il faut être Kabyle pour pouvoir chasser là-bas. Et puis ceux qui les attrapent s’en foutent. Avant ils tuaient la femelle, maintenant ils la gardent et la vendent à ceux qui n’arrivent pas à les distinguer. Ils disent que c’est un mâle ‘face femelle’, car il arrive qu’il ait le plumage de la femelle, mais c’est rare. Pour eux, tout ce qui compte c’est faire de l’argent. Et puis, il faut voir dans quelles conditions ils les ramènent, ça fait mal au cœur. En une semaine, il peut en ramener environ mille du côté de Maghnia. S’il va chasser vers Alger, il en aura même pas une dizaine ». Les modes de capture laissent par ailleurs à désirer puisque peu de chardonnerets arrivent en vie à destination. Plus de 50% des oiseaux emmaillotés dans les filets meurent du stress lors du transport.

Mais cela n’empêche pas les braconniers à poursuivre leur chasse. Car, l’argent récolté de la chasse reste important. La demande est importante et le restera, puisque le chardonneret se reproduit difficilement en cage, sauf avec le canari. Le vif attrait qu’ont les Algériens pour l’oiseau n’a cessé d’être important. Dans certains quartiers, on sort son chardonneret comme on se promène avec un ami. La cage est soigneusement posée sur le capot de la voiture ou accrochée à un clou à l’entrée du café, le temps de la promenade matinale ou d’une discussion. Azzedine, qui a un temps vécu à Bab El Oued, se souvient de cet homme qui possédait un chardonneret qu’il avait en cage, mais dont la porte n’était jamais fermée. « Il suffisait qu’il le siffle pour qu’il sorte de la cage et se pose sur son épaule. C’était incroyable », précise-t-il. Lui-même en a possédé et est persuadé que cet oiseau n’est pas comme les autres. « Le chardonneret a des sentiments. Il sait si tu l’aimes ou si tu ne l’aimes pas. Il peut mourir de chagrin parce que tu ne t’occupes pas de lui. On a vu des chardonnerets refuser de se nourrir. Il est très sensible, attention ! », déclare-t-il. Une sensibilité que les braconniers n’ont pas, puisque de leur chasse où les techniques sont de plus en plus affûtées et dangereuses pour l’espèce ne tiennent pas compte du danger auquel l’espèce est exposée. C’est que le gain récolté est important. Le chardonneret n’est, en effet, pas uniquement prisé par la seule population algérienne. Tout le pourtour méditerranéen est amoureux du chardonneret. Plus particulièrement l’Espagne et la France où la demande est la plus importante.

Certains spécimens sont vendus quelques centaines d’euros. Le chardonneret albinos, tout blanc, coûte 500 à 1000 euros, selon les sources. Le ramage est important, mais le chant également. Certains s’adonnent au plaisir de leur apprendre des chants. Certains, comme le chardonneret de Souk Ahras, est particulièrement prisé, puisqu’on lui attribue une grande facilité à assimiler tous les répertoires. « Il existe différentes méthodes pour faire apprendre un chant au chardonneret ; il faut d’abord l’avoir jeune et on peut lui faire passer une cassette d’un chant qu’on veut lui enseigner. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on met le chardonneret dans une cage qu’on recouvre d’un carton qu’on a incisé à deux endroits. Puis, on place des écouteurs MP3 qu’on laisse fonctionner toute la nuit. Chaque éducateur a sa méthode. Grâce à son chant, un chardonneret peut être cédé autour de 50 000 DA. Rares sont ceux dont les scrupules leur font abandonner cette activité fort lucrative. J’en connais un qui les attrape. Il en avait attrapé une grosse quantité qu’il a mise dans un couffin et recouvert d’une toile. Il était content de sa ‘pêche’. Le lendemain, ils étaient tous morts, il ne sait pas pourquoi ; mais depuis, il n’en a plus jamais attrapé un seul », raconte Hocine. A défaut de miracle, des solutions sont appliquées à l’étranger permettant de sauver l’espèce. Réglementer la chasse ou créer les possibilités pour les accoupler en volière sont des pistes sur lesquelles des amoureux et spécialistes se sont pourtant déjà penchés. (El Watan-08.07.09.)

****réseaux de contrebande des chardonnerets

Un  commerce d’oiseaux très fructueux

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 La disparition annoncée du chardonneret algérien peut nous révéler de nouvelles mœurs d’une partie de la société, les jeunes entre autres. Des réseaux de contrebande ont vu le jour pour …

Cela peut sembler étonnant. Comment un oiseau ne dépassant pas les 20 cm peut-il être un révélateur d’un changement social ? Le chardonneret est, dans ce cas, un indicateur d’une conversion professionnelle. Des jeunes, qui autrefois faisaient des petits boulots ou étaient au chômage, ont investi le créneau de vente de ce volatile pour gagner leur vie. Mais à quel prix.  Un véritable crime contre la faune et la flore a eu lieu. Ne prenant pas en compte les aspects de reproduction du chardonneret, les chasseurs, les vendeurs, voire les acheteurs, ont malheureusement contribué à sa disparition des forêts algériennes.
La filière de vente de chardonnerets a été investie par des hommes d’affaires.
«De véritables réseaux de chasse, d’acheminement, de vente en gros et au détail, se sont constitués», nous indiquent des gérants d’animalerie. Autrefois, les peuplades de chardonnerets étaient denses. Des millions d’oiseaux de cette espèce de passériforme sillonnaient les massifs du pays. Désormais, il est possible de mesurer l’ampleur criminelle de ce commerce.

Le chômage a poussé des jeunes à vendre des chardonnerets

La chasse sauvage et intensive a réduit leur nombre à quelques centaines. Des poches subsistent encore dans les vallées de Souk Ahras, de Béjaïa et de Collo. «Mais d’une manière générale, on peut dire que l’espèce du chardonneret algérien est anéantie», regrette Nabil, propriétaire d’une animalerie au quartier les Sources à Alger. Les adeptes de randonnées témoignent. Ils indiquent qu’il est rare d’apercevoir cet oiseau mythique. «De temps à autre, on peut le voir en l’espace de quelques secondes, pas plus», affirme Adel, un électricien habitant la localité de Bouchaoui.
Cette disparition s’explique également par la perturbation du cycle de reproduction. Les chardonnerets nichent quatre fois par an. Les nouvelles techniques de chasse sont barbares. A titre d’exemple, le «croque-mort» consiste à planter dans le ventre d’une femelle un bout de ferraille, qui par la suite est cloué a proximité d’une rivière. Les chardonnerets mâles, trompés par le subterfuge, sont pris au piège.

Les éleveurs amateurs ne sont pas conscients de la manière utilisée. Ils pensent que les chardonnerets sont capturés grâce à la technique de la glu. Ce qui est loin d’être le cas. Une autre technique de chasse a terriblement nui au cycle de reproduction : le filet ornithologique. En l’accrochant des deux côtés d’une rivière, les jeunes chasseurs raflent tout. Mâles ou femelles, jeunes ou vieux chardonnerets, la prise pouvait compter pas moins de 20 oiseaux à la fois.
Une petite leçon d’historie s’impose pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Le chardonneret a de tout temps été un oiseau de compagnie. Les maîtres de maison en ont fait l’oiseau préféré, car détenteur d’un chant magistral et incomparable. «Les Nord-Africains ont, à travers les siècles, élevé le chardonneret. Cette pratique est en fait réellement ancrée dans la culture populaire des Maghrébins, plus particulièrement chez les Algériens», explique Moha, 39 ans, éleveur d’oiseaux.

«En Algérie, à partir des années 1980, un chômage endémique frappait une majorité de jeunes. Certains d’entre eux ont eu l’idée de vendre les chardonnerets, pour en faire un moyen de subsistance», analyse de son côté Kheireddine, éleveur professionnel. Quant à la chasse, «au début, elle concernait les mâles seulement. Plus tard, durant les années 1990, le prix du chardonneret a doublé, alors qu’il était vendu à quelques dinars durant la décennie précédente. Dire qu’il y 40 ans, le chardonneret était offert en guise de bonne amitié».
Le commerce d’oiseaux devenu juteux, «des réseaux ont été créés», révèle Nabil. «Les tenants de réseaux opéraient en toute saison. Les forêts algériennes sont devenues des lieux d’enrichissement. D’autres se sont spécialisés dans l’acheminement de ces oiseaux vers les centres urbains, comme Alger, Sétif, Constantine et Annaba. En ce qui concerne la capitale, c’est précisément La Casbah, El Harrach et Bab El Oued».
Pourtant, une loi interdisant la chasse du chardonneret existe. En Algérie, elle est timidement appliquée. Pourquoi ne pas veiller à l’application de cette loi, comme c’est le cas dans des pays européens ? La chasse du chardonneret est sévèrement réprimée, notamment en Suisse et en France. En Espagne, la chasse du chardonneret est programmée chaque cinq ans. Et ce n’est pas n’importe qui peut y prétendre. Un permis est obligatoire pour pouvoir en capturer.

Acheminement clandestin de chardonnerets marocains

Face à la forte demande, puisque le nombre d’éleveurs amateurs augmente d’année en année, les réseaux se sont rabattus sur les chardonnerets de nos voisins de l’Ouest. Au Maroc, on préfère les canaris. Le chardonneret n’est pas aimé avec ferveur comme en Algérie. Les forêts marocaines en comptent présentement des dizaines de milliers. La menace d’extinction n’est pas d’actualité. A l’instar de l’alcool et du cannabis écoulés sur le territoire national, «les réseaux de la filière ont tissé des liens avec leurs semblables du côté marocain», nous explique Nabil. Le lieu de rendez-vous est bien sûr la frontière.
La Gendarmerie nationale communique parfois des chiffres sur la capture de tel ou tel véhicule transportant des cages enfermant des chardonnerets. L’espèce marocaine risque-t-elle pour autant de disparaître ? Pas si sûr, les réseaux dans le royaume chérifien ont conscience de la forte demande de chardonnerets en Algérie.

Sur ce point, «ils ne comptent pas mettre en péril la variété locale», ajoute Mustapha, un autre connaisseur dans l’élevage de chardonnerets. Et c’est par amour pour ce passériforme qu’ils sont soucieux du maintien de l’espèce. Au lendemain de la première nichée, au mois de mai, les chasseurs marocains passent à l’action. Selon des spécialistes, «le chant des chardonnerets de la première naissance est meilleur». C’est à cette période que les filières de chasse au Maroc commencent leur sale besogne. Il suffit de faire un petit tour dans les animaleries pour constater l’introduction en masse du chardonneret marocain. «De quelle région est-il capturé ?» Ceci est généralement la première question posée par les éleveurs. «De Kénitra (ville marocaine située à 40 km au nord de Rabat)», nous répond Mourad, propriétaire d’un magasin de vente d’animaux à Dély Ibrahim.
Généralement, le coût des chardonnerets sur les marchés oscille entre 7000 et les 15 000 DA. Les «demi-vieux», mot d’argot utilisé pour désigner les chardonnerets ayant dépassé les 6 mois, se vendent entre 4000 et 5000 DA. Il y a quelques mois, le chardonneret du Maroc était vendu de 600 à 800 DA. Aujourd’hui, il n’est pas cédé en dessous de
1500 DA. «Je vends les plus jeunes à 1800 DA et les demi-vieux à 2500», propose Nabil, le vendeur basé aux Sources. Le prix pourrait augmenter, puisque les détaillants répercutent sur les oiseaux la hausse des prix des aliments.
Les coups de folie sont légion dans les marchés de vente. Des chardonnerets peuvent atteindre la bagatelle de 100 000 DA. Un éleveur de Aïn Naâdja, véritable passionné, a échangé sa Golf série 4 contre un chardonneret de Baïnem. Selon des connaisseurs, «c’est le meilleur chanteur de tout le continent !» (El Watan-08.08.2011.)

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*A l’ombre des bougainvilliers en fleurs.

A quelques semaines de Essama la période la plus torride de l’été oasien, l’entame du mois de juillet a été mise à profit par les plantes grimpantes et autres bougainvilliers plantés naguère dans le faubourg de Dhalaa pour illuminer, dans un festival de couleurs éclatantes : rouges, roses lis et lilas, les façades de ce qu’il est convenu d’appeler en matière d’histoire de l’urbanisme local, le premier damier… indigène de la ville de Biskra.Le pittoresque lotissement Ferhat du nom de son premier promoteur, jouxte le centre-ville et mérite à la fois, le détour et l’appellation «oasis bleue», qu’il doit à l’initiative d’un jeune entrepreneur, Adlène Menani pour ne pas le nommer, lequel l’entrepreneur, a réussi le tour de force, de rassembler amis et voisins, autour de l’objectif principal de l’association de quartier, qu’il préside et à qui il consacre un temps fou et beaucoup d’argent : «faire de notre «haouma» un endroit où, il fait bon vivre, comme à la belle époque» ! Nous a confié un résident de «Dhalaa». Pour ce faire, toutes les bonnes volontés sont constamment mobilisées afin, que les rues calmes de ce quartier habité en majorité, par des gens qui se connaissent depuis au moins, 2 générations restent propres, H24, sans attendre le passage… aléatoire des bennes du service municipal de nettoiement. Au début de ce grand défi à l’immobilisme, après avoir terminé le ravalement de la majorité des murs et façades des vieilles maisons de ce quartier construit, il y a plus d’un siècle, portes et fenêtres ont été d’un commun accord, peintes en bleu. Enfin, et c’est le plus important, chacun procéda devant chez soi, à la plantation de bougainvilliers, de ficus, de lierres, de jasmins et autres plantes, dont les verdoyantes ramures ont grimpé le long des façades les couvrant d’une verte, fraîche et odorante ramure. On a surtout, pris soin d’en protéger les tiges par des tuteurs grillagés. Le résultat après des mois et parfois des années de patience et de soins assidus, ne c’est pas fait attendre: le lotissement Ferhat, ou bien Dhalaa, qui entre temps a fait des émules et dont peut s’enorgueillir la reine des Ziban, tous les Biskris, en conviennent, est devenu le quartier fleuri et qui plus est, le plus vert et en cette époque de début de canicule, et par ailleurs, le plus frais, et ce, grâce à l’arrosage traditionnel à grandes eaux des trottoirs et des rues, le matin de bonne heure et enfin d’après-midi. Créant ainsi, un mini climat et rappelant aux anciens ce qu’était Biskra avant le triomphe ostentatoire du béton et la quasi disparition d’une valeur inestimable appelée communément l’urbanité. (Le Carrefour d’Algérie-08.07.09.)

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12 réponses à “Le chardonneret, l’oiseau fétiche de l’Algérie”

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