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plages et côtes d’Algérie.1

 «L’accès aux plages est gratuit »

376 plages autorisées à la baignade dans les 14 wilayas côtières de l’Algérie, (sur un total de 511 plages)

Ayant fait l’objet de nombreuses polémiques depuis des années, la concession des plages à l’échelle nationale est clairement définie par la loi. «L’accès aux plages est gratuit. Tout abus ou dépassement est considéré comme une infraction à la loi en vigueur», a souligné, jeudi dernier, Mohamed Benmeradi, ministre du Tourisme, lors de sa rencontre avec les opérateurs du secteur de l’hôtellerie au siège du ministère à Alger.
Par ailleurs, des instructions ont été données aux concessionnaires définis par les commissions chargées de la gestion des plages afin de délimiter les espaces de la devanture des hôtels, selon le périmètre des établissements qui longent les plages.
Les intervenants étaient unanimes à affirmer qu’aucun opérateur ne doit exiger des estivants de payer l’accès aux plages ou les obliger à louer des parasols ou à consommer contre leur volonté.
Autres préoccupations soulevées lors de la rencontre, les prix qui restent trop élevés et souvent inaccessibles au grand public. En réponse, les opérateurs ont souligné que les prix sont libres, «mais seul la loi du marché, de l’offre et de la demande, peut influer sur la baisse des prix», a-t-on précisé. Contre toute attente, un appel a été lancé de part et d’autre, à toutes les institutions concernées, pour s’assumer en tant que telle en matière de lutte contre les indus commerçants qui vendent n’importe quoi, exposant la santé des estivants aux intoxications alimentaires et autres risques relatifs à la sécurité des lieux et des estivants. Sur un autre chapitre, le ministre du Tourisme a affirmé que 365 plages, réparties à travers 123 communes balnéaires de 14 wilayas côtières, sont autorisées à la baignade. Soit une augmentation de 10% par rapport à l’année écoulée.
A ce sujet, un appel d’offres a été lancé à l’adresse de tous les opérateurs du tourisme spécialisés dans le domaine de l’hôtellerie afin de bénéficier de concessions relatives à l’accès aux plages au niveau local, conformément aux exigences des cahiers des charges, tout en précisant que «la priorité sera réservée aux professionnels du secteur afin d’élever le niveau et la qualité des prestations de services du tourisme au niveau national», selon les services concernés du ministère du Tourisme.
S’agissant du budget alloué à la gestion des plages pour cette saison, notamment l’assainissement, l’éclairage, le montant de la facture est estimée à 7 milliards de dinars pour l’année 2013, contre 5.4 milliards de dinars, soit une augmentation de 26% par rapport à l’année 2012.
Quant au volet de l’ hébergement et l’accueil des estivants, le ministère du Tourisme enregistre une capacité de 147.909 lits, toutes catégories confondues au niveau du littoral national contre un chiffre qui s’élève à plus de 141.500 lits, soit une augmentation de 26%, par rapport à l’année 2012.
Joint par téléphone, M. Karim Chérif, président de la Fédération nationale des hotelliers (FNH), a souligné que le secteur de l’hôtellerie est confronté d’abord au manque de formation des personnels dans le secteur, ainsi que le problème du foncier qui réponde aux besoins des investissements. «C’est vrai que nous commençons à avancer doucement en matière du tourisme, mais, tous les secteurs sont appelés à jouer un rôle afin de développer une véritable culture de tourisme dans le pays», selon M.Chérif Karim.*L’Expression-22.06.2013.

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*Oulhaça: Deux nouvelles plages pour l’été 2010

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**photo: Timallahine plage (Zouanif,Oulhaça) Ain Temouchent

Les plages de Sidi Yacoub et Zouânif, situées dans la commune de Oulhaça, seront bientôt autorisées à la baignade. Elles viennent de faire l’objet d’une proposition, initiée par la direction du Tourisme de Aïn Témouchent, pour être classées plages ouvertes à la baignade, et ce dès la saison estivale 2010. A cet effet, le nombre de plages autorisées à la baignade, dans cette commune, sera porté à 5, avec celles de Malousse, Rachgoun 2 et Ouardaniâ.

Géographiquement parlant, les plages Zouânif et Sidi Yacoub se trouvent coincées entre Rachgoun 2 et Malousse (15 km à l’ouest de Béni Saf). Toutes les commodités (accès, surveillance, sécurité, parking…) seront, ajoute-t-on, réunies pour permettre un bon séjour aux estivants. La plage Sidi Yacoub est longue d’environ 700 m, et un peu moins pour celle de Zouânif (500 m). Cependant, sur ce littoral long de 20 km, d’autres criques paradisiaques, perdues entre la beauté naturelle du paysage (montagneux ou/et forestier) et le calme de la région, continuent de faire rêver, du haut des falaises, tous ces visiteurs venant, chaque année, des quatre coins du pays et même d’ailleurs. Rappelons enfin que lors de la saison estivale 2009, ils étaient pas moins de 7 millions de personnes à avoir foulé le sable des 20 plages (bientôt 22) autorisées de la wilaya d’Aïn Témouchent. Ce chiffre ne cesse de s’accroîtrechaque année, et les responsables de ne ménager aucun effort pour offrir les meilleures conditions d’accueil. (Quotidien d’Oran-15.04.2010.)

*photo: Malous Plage (Oulhaça).

*le cap d’acra Vers Beni-saf, oulhaça, ghazaouet

*photo: Plage de Ouerdania

*L’île de Rachgoun-Oulhaça

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           plage  » ElMorjane »-Oran    

           Muscarda- Marsa Ben Mhidi

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 * Kristel, petit village de pêcheurs situé à quelques kilomètres d’Oran, veut sortir de l’isolement et de l’oubli… Des paysages délicats.. des scènes d’oiseaux migrateurs que révèle la zone montagneuse et les dépressions le long de la côte..lui confère un charme naturel certain..Malgré des handicaps liés à l’enclavement et au relief accidenté de son territoire, Kristel est avant tout une localité à vocation piscicole qui veut sortir de l’oubli. Avec des projets ambitieux et son architecture prématurément vieillie, Kristel est marqué par son destin de village à l’orée de la mer. Certes, de nouvelles habitations ont été édifiées par les « Kristelis » émigrés  pour loger leurs familles. Mais en vérité, Kristel, située en un point particulièrement stratégique en bordure des villes d’Oran et d’Arzew, est avant tout un nœud de communication maritime et terrestre. Les habitants de « Kerchet Ettel » voient la beauté du site rétrécir comme une peau de chagrin. En effet et vue de près, l’abandon à outrance de cette paisible localité a fini par provoquer des disparités parmi la population dont une majorité a préféré plier bagages. Pour des raisons évidentes liées à l’absence de politique sociale, des superficies importantes ne sont plus exploitées par les petits agriculteurs.. et sur une trentaine de fellahs qui exploitaient les jardins potagers, seuls 10 maraîchers ont pu s’accrocher à leurs modestes exploitations. 

            Kristel – près d’Oran

**Kristel attire de plus en plus les amoureux de la mer    

Mohamed et Houari, deux garçons du quartier de Gambetta, habitués à se rendre à Kristel chaque vendredi, décident de renoncer à ce plaisir jusqu’à l’automne prochain. Depuis des années, ils fréquentent ce lieu pour son calme, et des fois, ils profitent de leur passage pour acquérir du poisson frais. Au fil des ans, ils ont pu tisser un réseau de relations sur place. Avant-hier, sur la terrasse du café, tenu par Noureddine, qui donne sur le nouveau port pas encore réceptionné, ils constatent l’affluence inhabituelle vers Kristel. Déjà, les quais de ce port se sont transformés en un véritable parking : des dizaines et des dizaines de véhicules y étaient stationnés. Certains véhicules traînent des remorqueurs de bateaux de plaisance.

D’ailleurs, au large, les sillons blancs laissés par ces engins sont repérables. A propos de stationnement de voitures, Houari, comme tant d’autres, a eu toutes les peines du monde à trouver une place aux alentours du café pour garer sa voiture. Les deux gardiens des parkings qui avaient l’habitude de se chamailler pour attirer les automobilistes, ont repoussé du monde ce vendredi après-midi. L’unique route menant de Belgaïd vers Canastel, sinueuse, très étroite et défoncée par endroits, a été très encombrée, jusqu’au milieu de la soirée de ce vendredi.

A Kristel, trois endroits ont connu un encombrement sans précédent: les alentours du petit marché où coule la source d’eau, aux alentours du café central du village et aux alentours du mausolée de Sidi Moussa. Mais qu’est-ce qui attire les gens vers Kristel, s’interroge Mohamed ?

Probablement, en raison de sa proximité de la ville, estime-t-on. Si on excepte Canastel, c’est la plus proche plage à partir des nouveaux quartiers d’Oran-Est. On peut y accéder en moins de dix minutes. La route menant vers les autres plages, notamment celles se trouvant à l’ouest d’Oran, devient de plus en plus problématique. Rien que l’embouteillage devant la sortie principale du port d’Oran, devenu désormais habituel, nécessite une vingtaine de minutes d’attente et de patience. Donc, pour ceux qui cherchent à se soustraire momentanément à la cacophonie de la ville, c’est la destination la plus indiquée et la moins coûteuse en temps notamment.

Cependant, Kristel devient de plus en plus une destination pour personnes en excursion venues des autres wilayas du pays. De temps à autre, des bus et minibus obstruent, le temps d’une halte, la petite route menant vers Sidi Moussa pour « déverser » des visiteurs venus de l’intérieur du pays. Toujours à propos des remarques, Mohamed notera que les femmes se donnent de plus en plus de la visibilité sur l’espace public de ce village de pêcheurs et de petits fellahs. Comparativement aux autres saisons, tiendra-t-il à préciser, lui qui connaît l’endroit depuis des années. Certes, le mausolée de Sidi Moussa attire la gente féminine. Mais la règle générale, ce sont des femmes qui viennent accompagnées par un parent et qui quittent les lieux une fois la visite du saint accomplie. Nous assistons à une autre situation, nous indique-t-on. Les femmes n’hésitent plus à emprunter l’unique voie de ce village pour se balader et certaines, en couple ou en famille, s’attablent sur la terrasse du café de Noureddine pour prendre une glace ou un rafraîchissement. «Ne dit-on pas que le tourisme finit toujours par déteindre sur les mœurs de mise ?» lance Mohamed. Abondant dans ce sens, Houari remarquera qu’on est loin de « la permissivité »régnante dans certaines plages de la corniche oranaise où des jeunes filles se baladent en shorts courts mais il émet sa « crainte » qu’on y arrivera un jour.

Si la grande affluence constitue un désagrément pour nos deux visiteurs, elle enchante les commerçants. Pour acquérir du poisson frais, il faut désormais établir des liens soit avec un pêcheur ou au moins avec les mandataires installés dans des bicoques sur le vieux port. Par ailleurs, pour ceux qui répugnent à s’exhiber sur les plages, Kristel offre toujours l’opportunité de piquer dans l’eau sans se donner à voir ni se sentir sous le regard des autres. Elle demeure une destination pour ceux qui préfèrent les rochers au sable, le naturel au factice très en vogue sur certaines plages…Mohamed et Houari envisagent d’y revenir la nuit, durant le mois de carême, pour se baigner dans un endroit qu’ils connaissent bien. Décidemment Kristel leur colle à la peau …. (Quotidien d’Oran-16.07.2012.)

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*Kristel : le port de pêche opérationnel en juin

La mise en service du port de pêche de Kristel ne saurait dépasser le mois de juin prochain, a affirmé, jeudi dernier, une source proche de la direction des travaux publics d’Oran.

Les quais d’accostage sont fin prêts pour recevoir les soixante petits métiers et douze sardiniers prévus pour cette infrastructure portuaire réalisée par l’entreprise Algéro-Türk. Les travaux de dragage du bassin vont bon train alors que ceux du terre-plein et de la jetée ont été totalement achevés, confirme notre source en ajoutant qu’il ne reste plus que de petits travaux de finition pour remettre cet abri de pêche à leurs utilisateurs qui sont du reste nombreux à avoir investi leur argent pour l’achat d’embarcations et autres matériels nécessaires pour les métiers de la mer.

Une fois opérationnel, ce port, qui a coûté au Trésor public plus de deux milliards de dinars et considéré comme étant un projet structurant, donnera certainement le coup d’envoi d’une relative relance économique dans cette région qui « regorge » de jeunes chômeurs et de pêcheurs n’ayant pas les moyens ni l’espace leur permettant d’exercer leur métier. Par ailleurs, la route reliant Kristel à Canastel, dont les travaux connaissent un taux très avancé, aura elle aussi un impact socio-économique non négligeable dans cette région «agro-maritime». (El Watan-07.04.2012.)

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**Corniche oranaise

Concession des plages ou privatisation ?

Même l’ultime plaisir d’aller faire trempette dans une des belles plages de la Corniche oranaise devient un luxe pour le citoyen lambda obligé de passer sous les fourches caudines des concessionnaires.

Famille d’estivants cherche désespérément un petit mètre de sable libre pour s’asseoir !” Annonce farfelue peut-on penser, pourtant, c’est la réalité de ce début de saison estivale sur les plages de la Corniche oranaise. Chaque été, le problème de la concession des plages, débordant plus que de mesure, resurgit avec acuité et avec le même constat : un fait accompli de privatisation des plages et du domaine public et l’exclusion de milliers d’estivants aux revenus modestes. Cette  saison 2011, qui n’en est qu’à ses débuts, voit la situation prendre une ampleur agressive sur l’ensemble des plages les plus prisées de la corniche et donc les plus fréquentées comme Saint-Rock, les Dunes, Bousfer, l’Étoile, les Andalouses, Madagh. Alors que 19 plages ont été officiellement cédées en concession, des prises de bec entre exploitants, ou entre ces derniers et des vacanciers, sont déjà signalées çà et là. L’état des lieux que nous avons trouvé est effarant : un alignement de solariums occupant les 3/4 de la superficie des plages. Les tables, les chaises et les parasols sont collés les uns aux autres ne laissant aucun centimètre d’intimité “aux clients” comme c’est le cas sur la plage des Andalouses juste avant d’accéder au complexe touristique. À cet endroit, l’occupation a été faite de telle façon que les familles ne pouvant s’offrir les services d’un concessionnaire n’ont qu’une partie incongrue de sable “gratuit”, pas plus large d’un mètre, juste au bord de l’eau devant les solariums. Et encore, si une famille ose planter à cet endroit son parasol, elle se fera immanquablement éjecter et remballer derrière le solarium sans aucune visibilité pour surveiller les enfants et sans accès à l’eau du fait des cordages entourant la concession. Car bien souvent les exploitants toujours plus avides de bénéfices ne s’embarrassent même plus de laisser une zone-tampon entre chaque parcelle. Le summum est atteint sur les plages l’Étoile 1 et 2 totalement accaparées par les concessionnaires qui n’ont laissé aucun m2 de libre. Seuls les deux extrémités sont accessibles et pour cause, la présence de rochers ne permettant même pas d’y étendre une serviette de plage. “À l’eau” !  Le beau principe de la gratuité des plages évoqué par les pouvoirs publics, les concessionnaires, non contents de fonctionner comme si les plages relevaient de leurs propriétés exclusives, pratiquent en plus des “tarifs très libres” : une table, un parasol et 4 chaises sont fixés à 500 DA et plus, pour chaque chaise supplémentaire, il en coûtera 70 DA, d’autres proposent  la  chaise à 200 DA ! Sur l’une des plages de Aïn El-Turck, nous avons rencontré trois jeunes concessionnaires, chômeurs durant l’année, ils n’ont, disent-ils, que cette activité pour se faire de l’argent. “Avec seulement le bac, je n’ai jamais trouvé de travail sauf pour faire le videur dans un cabaret, la nuit, je ne veux pas de ce type de boulot alors l’APC nous a cédé des concessions, elle nous aide en même temps et on verse 20 000 DA pour la saison…” Ces jeunes jureront, mordicus, respecter l’ensemble du cahier des charges, mettant en avant un argument de taille : “On n’accepte que les familles ici !” Un cahier des charges strict qui prévoit que seuls 30% de la superficie de la plage peuvent être donnés en concession par les APC, de laisser des passages et des zones d’accès libre, les parcelles ne devant pas dépasser les 10 m2. Face à ces dépassements constatés, entre rapport de force et complicité, administration et collectivités locales, sont totalement absentes. Nous avons sollicité par téléphone le directeur du tourisme pour un entretien qui ne nous sera jamais accordé, et aucun autre interlocuteur ne daignera nous recevoir. Un refus de communiquer qui en dit long sur l’incapacité de l’administration à réglementer l’activité des solariums et d’éviter de répondre aux questions qui pourraient s’avérer dérangeantes. Ainsi pour goûter au plaisir de la mer, nombres de familles oranaises subiront un racket bien organisé et juteux. (Liberté-10.07.2011.)

***Mostaganem

Concessions attendent désespérément professionnels !

Chaque jour, évoluant crescendo avec la courbe de l’affluence des estivants, une foule de jeunes s’adonne au jeu du gendarme et du voleur avec les agents et assimilés des corps de sécurité, à travers les plages et sites balnéaires attractifs pour les estivants. Souvent à la faveur de connivence et de complicité, on s’improvise gardien de parking ou prestataire d’un quelconque service, et on squatte les espaces. En matière de concession des bouts de plage, les années passent et se ressemblent. Pas le moindre concessionnaire ne s’est aventuré, à ce jour, à s’engager pour l’investissement sur le long terme, du moins sur 5 ans, tel qu’édicté par la loi relative à la régularisation de l’activité commerciale sur les plages. Un seul postulant est revenu cette saison, pour une deuxième année d’exploitation de l’espace qui lui a été concédé.
La date limite de dépôt des soumissions aux 17 concessions proposées cette saison a expiré au début du mois de mai dernier, alors qu’aucun prétendant ne s’est manifesté. Une offre infructueuse pour laquelle on décida de proroger l’appel d’offres durant une semaine supplémentaire, du 16 au 22 du même mois. à cette ultime échéance réglementaire, 11 concessions trouveront de timides preneurs, dont 3 APC.
Décidément, l’informel a désespérément investi les mentalités, et plus personne n’ose investir, sur le long terme, dans les créneaux rentables ! En dépit de la sensible révision à la baisse des mises à prix des concessions proposées, les postulants semblent avoir été de connivence pour bouder les soumissions. “Il est anormal que l’activité de solarium soit ainsi boudée”, estime la directrice du tourisme de la wilaya. à la lumière des quelques années d’expérience vécues, on a fini par comprendre la supercherie. Les malins opportunistes ont pris habitude de patienter afin de jouir finalement de leur action commune délibérée de bouder les enchères des concessions. Ils savent que si aucun prétendant ne se présente, les concessions délimitées seront exploitées, à l’initiative et au profit des APC. C’est depuis la saison 2006, que Mostaganem met à l’épreuve la politique de la concession, pour une durée de 5 ans de portions de plages, initiée par les pouvoirs publics. Une initiative réglementaire édictée par le ministère du Tourisme dans l’optique d’organiser et de discipliner l’activité commerciale au niveau des plages et des stations balnéaires, pendant et au-delà de la haute saison. Au titre de cette saison 2011, 99 espaces ont été ouverts à la concession à travers les différentes stations balnéaires pour assurer les prestations de service et l’exercice d’activités commerciales durant l’été.
Répondant à un premier avis d’appel d’offres, 34 postulants ont formulé leur demande d’accès aux 99 espaces commerciaux proposés à l’exploitation. Faisant fi des cahiers de charges, les concessionnaires se permettent d’étendre l’envergure spatiale de leur aire d’action à toute la plage, en y autorisant le camping sauvage et anarchique, ou de sous-louer à des tiers locataires des parts de leurs concessions. Au registre des carences relevées, le bilan fait état d’une anarchie particulière qui s’est traduite par l’exercice d’activités commerciales non autorisées, l’extension des aires de “compétence” des “parkingueurs” aux accès aux plages, l’usage de tickets de parking non oblitérés par les services des impôts, l’extension parfois démesurée des aires réservées aux solariums, les ordures et immondices jetés sur les plages et autres stations balnéaires proches de la ville de Mostaganem, les coupures fréquentes et intempestives de l’électricité au niveau de certaines plages et le déversement, par des égouts à ciel ouvert, des eaux usées. Cependant, en dépit de cette “batterie” de carences mettant en évidence la panne d’initiative de l’autorité communale, mais également le sinistre incivisme de l’estivant, l’engouement pour la côte mostaganémoise n’a en rien été affecté. Bien au contraire, les statistiques révèlent une augmentation de la population des estivants, dont le nombre a culminé, l’an dernier, au-delà des 10 millions de visiteurs ayant fréquenté les plages. (Liberté-10.07.2011.)

**Annaba

Vingt plages autorisées à la baignade et sans concession au privé

Drapeau vert sur les plages de la Coquette

Cette année exceptionnellement, les communes côtières de la wilaya d’Annaba n’ont accordé aucune concession des 20 plages autorisées à la baignade sur leur territoire à des particuliers. Les autorités locales ont, en effet, décidé que pour cette saison estivale l’accès à toutes les plages seront gratuites ; ceci au grand bonheur des estivants. Hormis, précise-t-on, une partie de la plage de Belvédères, qui a fait l’objet, il y a quelques années, d’une concession accordée au Bouna Beach, le complexe touristique qui y a été implanté et qui passe pour l’endroit le plus prisé et le mieux sécurisé de la région, comme en témoignent les jeunes touristes en vacances à Annaba, notamment des émigrés. Cette décision de démocratiser les espaces réservés aux baigneurs mériterait d’être accompagnée par des mesures plus énergiques cependant, car les estivants restent sans défense face au diktat imposé par des dizaines d’individus lesquels leur imposent des prix exorbitants pour les parasols, tentes, chaises et tables. Et gare à quiconque se hasarde à planter son parasol ou installer sa tente personnelle ! L’imprudent risque tout simplement d’être agressé comme cela a été le cas sur plusieurs plages de la ville. En sa qualité de premier magistrat, le docteur Nabil Bensaïd confirme les dispositions prises par l’APC d’Annaba. “Aucune autorisation n’a été accordée à quiconque pour l’exploitation des parasols ou autres équipements de plage. Et s’il existe des jeunes qui exploitent l’espace des plages pour imposer la location de leur équipement, cela relève de la mission des services de sécurité, notamment la gendarmerie en charge de la sécurité de la Corniche d’Annaba”, déclare-t-il. Et ce n’est pas le seul inconvénient malheureusement. Nombreux sont les estivants qui se disent surpris par le manque de propreté et d’hygiène prévalant sur les plages et, notamment par le squat systématique par des énergumènes autoproclamés gardiens de parking au niveau de pratiquement toutes les aires de stationnement de véhicules. Cette situation, qui a été relevée par des citoyens en vacances victimes de ces pratiques, perdure toujours en dépit de sévères mises en garde. Elle concerne aussi bien les plages d’Annaba que celles implantées dans les communes de Chetaïbi et de Séraïdi, fréquentées surtout par des estivants venant de l’arrière-pays notamment des wilayas de Constantine, Tébessa, Guelma, Oum El-Bouaghi, Khenchela et même des régions du Sud. Ainsi, la nécessité d’une restructuration et d’une réorganisation des plages autorisées à la baignade le long du littoral annabi s’impose si l’on souhaite permettre aux estivants nationaux et étrangers de bénéficier de commodités et de profiter des plaisirs de la mer. Depuis une semaine déjà, la Coquette vit au rythme méditerranéen. En effet, les féeriques plages d’Annaba, célèbres les unes pour leurs kiosques à glace et les autres pour leurs restaurants où l’on déguste poisson et boissons pieds dans l’eau, sont prises d’assaut notamment le week-end et les soirées. Ils sont des milliers d’Algériens et d’étrangers depuis quelques années à fréquenter cette splendide corniche durant la saison estivale et même durant le reste de l’année. Célèbre par son cours de la Révolution, ses kiosques à glaces, la ville millénaire l’est aussi et surtout par sa corniche “urbanisée”. Ici, la mer fait partie du décor urbain. Les plus importantes cités du nord de la ville sont à la fois dans la ville et entre ciel et mer sur la Corniche.  Saint-Cloud, comme Kouba ou encore la Caroube sont à la fois des cités d’habitations et des plages. Superbement illuminés, les boulevards du front de mer et les plages offrent un spectacle particulier pour les touristes qui en gardent un merveilleux souvenir de vacances. D’ailleurs, à Annaba, les veillées au bord de mer sont une vieille tradition. Chaque soir, ce sont des centaines de promeneurs à longer les promenades et boulevards du front de mer. Jeunes et moins jeunes, seul ou en groupe, tous prennent le chemin de la mer. Les uns pour une partie de pêche ou une promenade, d’autres pour déguster une blonde. Depuis des années, la tradition veut que, fuyant la chaleur des HLM, les familles annabies gagnent les plages, s’y installent pour dîner en profitant de la brise de la grande bleue. Les plages de Saint-Cloud, belvédère et Aïn Achir sont incontestablement celles qui attirent le plus de monde. (Liberté-10.07.2011.)

***Tigzirt ne connaît pas le rush tant attendu

 En dépit de ses belles plages et de ses nombreux sites archéologiques

 Tigzirt ou l’antique Lomnium est une charmante ville touristique et archéologique située à une quarantaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou, chef-lieu de wilaya. Connue et appréciée pour ses plages et ses ruines romaines, cette belle station balnéaire connaît pourtant, depuis le début du mois de juin, un afflux plutôt timide des estivants.

 Cette réalité, nous l’avons constatée lors de notre tournée à travers plusieurs hôtels et sites d’hébergement et de loisirs de cette ville côtière. Les premiers à se plaindre de l’absence d’engouement des estivants et du manque à gagner sont les propriétaires des établissements hôteliers. C’est le cas du Mizrana, l’hôtel le plus important et le plus sophistiqué de cette ville. Situé au cœur de la ville, il est doté d’une grande terrasse qui entoure harmonieusement une belle piscine, d’un restaurant gastronomique de très bonne qualité et surtout d’une capacité d’accueil appréciable de quarante chambres. Une virée dans cet établissement nous renseigne davantage sur l’ambiance qui prévaut à Tigzirt. Selon la préposée à la réception, l’afflux des touristes a été plutôt moyen tout au long du mois de juin. Le taux d’occupation, selon le propriétaire, a été presque insignifiant, à peine 20%. Durant le week-end, le taux d’occupation aura connu une légère augmentation mais il reste toujours faible par rapport aux attentes d’un établissement de haut standing complètement rénové ces dernières années après qu’il eut été privatisé car racheté par un professionnel privé auprès de l’Entreprise touristique de Kabylie (ETK). Ceci dit, de nombreuses réservations sont, pour la plupart, programmées à partir du 15 juillet et encore ! Dans ce cas précis, la saison estivale sera réduite à une courte durée de deux semaines avant l’arrivée du Ramadhan, signe de ralentissement total de l’activité touristique. Pour cette année, les prix affiché sont de 4 900 DA pour une chambre single, de 7 100 DA pour une double et de 9 000 DA pour une chambre triple ; la plage étant toute proche. À une centaine de mètres au bas de l’hôtel le Mizrana, se trouve l’auberge de jeunes de Tigzirt dont la tutelle n’est autre que le ministère de la Jeunesse et des Sports. Sa capacité d’accueil réelle est de soixante-deux lits mais elle connaît une certaine extension durant l’été pour atteindre les quatre-vingt-dix lits. “Nous avons affiché complet depuis plusieurs jours, et ce, jusqu’au 31 juillet prochain”, nous a déclaré un employé de cette auberge qui, en raison de prix plus ou moins abordables, accueille de nombreux groupes de jeunes venus du sud du pays, notamment de Ghardaïa, Biskra, El-Oued et Naâma. Certains groupes sont venus dans le cadre du Festival national du petit débrouillard organisé par la ligue de Tizi Ouzou des activités de plein air. Il est à signaler que cette auberge est dotée de plusieurs structures d’accompagnement telles qu’un restaurant, une cafétéria et un cybercafé. D’autres hôtels privés tels que Le Numid ou Les Trois-Frères qui présentent aussi de bonnes commodités d’hébergement et de restauration sont encore disponibles à Tigzirt mais l’afflux massif des touristes se fait encore désirer quand bien même les belles plages sont toujours aussi attirantes. Les plages autorisées et très fréquentées de Tigzirt sont au nombre de quatre : Tassalest, La Grande-Plage, Feraoun-Est et Feraoun-Ouest. Pour connaître de près l’ambiance qui prévaut dans ces sites, nous avons effectué une virée à Tassalest, une plage située à la sortie ouest de la ville. Plusieurs commerçants, des gargotiers et des restaurants pour la plupart ont pris position dans différents endroits du site. Il fait très chaud mais il y a peu d’estivants sur cette plage. Mokrane gère un commerce à proximité de la plage. “C’est très faible. Il y a peu de monde. Hormis le week-end, le reste de la semaine, l’afflux demeure très faible”, se plaint-il. Et d’enchaîner : “Je pense que le vrai démarrage de la saison estivale sera effectif à partir du 5 juillet prochain, une fois que les élèves et la plupart des citoyens seront en congé.” Mokrane se plaint, également, de la mauvaise préparation de la saison estivale. “Comme d’habitude, les autorités préparent mal la saison estivale, et le problème majeur qui est la pénurie d’eau persiste toujours”. À ce sujet, nous avons approché le chef de daïra afin de nous éclairer sur ce problème qui perdure depuis la nuit des temps. “Les travaux engagés pour solutionner définitivement le problème du manque d’eau à Tigzirt ne seront pas finalisés avant la fin de l’année, mais je peux vous assurer que ce sera la dernière année où Tigzirt connaîtra les pénuries d’eau”, nous a déclaré le chef de daïra tant il est vrai que les adductions d’eau du grand barrage de Taksebt ne tarderont pas à arroser toute la région côtière de la Kabylie, de Makouda jusqu’à Azeffoun.

La route Tigzirt-Dellys non encore ouverte
Le tronçon de la RN24, reliant Tigzirt à Dellys, sur une distance de 26 km n’est toujours pas ouvert. Et pourtant les différents responsables de la wilaya ont annoncé son ouverture pour la fin du mois de mai dernier. “Pour moi, elle est ouverte”, nous a déclaré le chef de daïra, alors que plusieurs citoyens et commerçants rencontrés nous ont rétorqué que cette route est toujours fermée et que, selon eux, cela paralyse en partie l’épanouissement de la ville. Selon le chef de daïra, “tous les moyens sont mis en œuvre pour sa réouverture, à savoir la déforestation tout au long de cette route nationale, le revêtement et la réalisation de trois postes d’observation ainsi que les travaux de rénovation du glissement de terrain situé au lieu-dit Treizième”. Toujours, selon le chef de daïra, les raisons de ces retards sont dues à la complexité des travaux engagés vu que la route a connu un abandon et une dégradation depuis une vingtaine d’années sans tenir compte de la difficulté à trouver des entreprises performantes. C’est dire que, selon les autorités locales, il n’y a aucun blocage dans cette opération souhaitée par toute la population de Tigzirt et de Dellys et l’ouverture officielle est imminente, du moins faut-il l’espérer. Sur le plan animation, il existe tout un programme de festivités estivales à l’exemple du Festival arabo-africain de danses folkloriques, qui a eu lieu du 5 au 9 juillet, le Festival de Lire en fête, qui débutera le 16 et ce jusqu’au 20 juillet, du Festival du Petit débrouillard ainsi que de nombreux galas artistiques. Par ailleurs, la société Tiwizi Production organisera, également le 14 juillet prochain, une manifestation culturelle, des ventes-dédicaces de livres, des projections de documentaires, et une conférence qui aura pour thème “le rapport à l’écriture dans la société orale”. Plusieurs autres actions culturelles ont déjà eu lieu au cinéma le Mizrana, à l’exemple de cette exposition organisée par l’Association des activités de jeunes d’Iflissen. Enfin, il est à signaler que d’autres programmes d’animation sont prévus durant tout le Ramadhan, un mois qui devient de plus en plus animé durant les nuits estivales, où des milliers de citoyens et de familles affluent chaque soir vers certains sites prisés de la ville, notamment du côté du nouveau port de pêche et de plaisance dont le cadre a été rénové et superbement embelli depuis l’année dernière. (Liberté-10.07.2011.)

 ***Gestion des plages à Béjaïa

“Les plages sont souvent squattées par des jeunes”

Ce ne sont pas moins de 45 plages que recèle la côte béjaouie (baptisée côte de Saphir) avec une centaine de kilomètres de long qui ont été ouvertes officiellement le 4 juin aux estivants.

Réparties entre les côtes est et ouest, 11 d’entre elles (plages) sont interdites, déclarées dangereuses pour la sécurité des baigneurs. En effet, il est procédé chaque année, par les services concernés (santé publique, environnement…) à des sorties sur les plages où des prélèvements ont lieu, suivis d’analyses. C’est dire toute l’importance accordée par les pouvoirs publics au versant sécuritaire et sanitaire de la gestion des plages. Intervient ensuite l’entretien de ces mêmes plages. En ce qui concerne cette opération, Hamid Aïssani, P/APC de la commune de Tichy, nous apprend que “le nettoiement des plages s’effectue au quotidien, avec une équipe de la commune disposant d’un engin (une pelle mécanique) et d’un camion. Quatre équipes d’ouvriers également composées, chacune de 7 éléments, prêtent main forte à ceux de la commune et ces 28 paires de bras, nous sont affectées par Blanche Algérie, un dispositif d’emploi de jeunes opérant sous l’égide de la DAS (direction de l’action sociale). L’opération commence très tôt le matin, c’est-à-dire dès 7h jusqu’à 9h au maximum pour que les baigneurs puissent accéder à une plage propre”. Et M. Hamid Aïssani de nous rappeler que “la gestion des plages, c’est aussi l’aspect réglementaire et, pour ce faire, une batterie d’arrêtés communaux est promulguée, les mêmes, chaque année, en général, sauf quand survient une situation spécifique à la saison… Sinon, il y a l’interdiction de circuler torse nu hors des plages, en ville, de dresser des tentes sur la plage, celle de n’utiliser pédalos et jet-ski, (scooters) qu’à 300 m du rivage…”
Le président de l’APC ne peut, pourtant, s’empêcher de déplorer certaines formes d’incivisme et une indiscipline débridée de la part de jeunes apparemment sûrs d’une certaine impunité acquise. “Nous sommes mis devant le fait accompli et ne disposons d’aucun moyen (ni prérogative) d’intervenir directement de façon coercitive, l’autorité chargée de veiller avec toute la rigueur requise au strict respect de la réglementation semble fermer les yeux. Il y a un laxisme patent, sinon comment est-ce que des jeunes, bravant l’interdiction notifiée à cet effet, s’obstinent-ils à planter des parasols sur des espaces entiers d’une plage, les transforment en espèces de mini-tentes en leur ajoutant des morceaux de tissu et autres rideaux puis les louent aux baigneurs, et ce, n’en déplaise à nos arrêtés ?! Autrement dit, les plages sont systématiquement squattées par des jeunes indisciplinés.” Et qu’en est-il de la concession, cet autre volet tout aussi important de la gestion des plages ? À ce propos, M. Taâzibt, directeur (par intérim) de la Direction du tourisme de la wilaya de Béjaïa nous apprend qu’“il faut d’abord savoir que la condition sine qua non pour pouvoir prétendre au statut de concessionnaire, donc autorisé pour une exploitation touristique d’une plage, en plus d’une stricte conformité à la loi 03/02 du 17 février 2003 régissant précisément ce type d’exploitation, l’exigence qu’une plage doit avoir un plan d’aménagement (une partie d’une plage seulement est concédée une fois ledit aménagement réalisé), celui-ci étant à la charge de l’État (réalisation de parkings, poste de secours etc.). Dans ce sens, précisément, la Direction du tourisme (de Béjaïa) vient de bénéficier d’une opération d’études d’aménagement de 12 plages.
Ainsi, il y a espoir que, d’ici la fin du quinquennal (2010/2014), les 45 plages dont dispose le littoral béjaoui seraient dotées d’un plan d’aménagement dûment élaboré. À ce moment-là, et à ce moment-là seulement, l’on pourra envisager les concessions”. La formule (concession), cependant, n’est pas pour autant reléguée au seul stade du principe non encore applicable. En effet, selon MM. Taâzibt et Hamid Aïssani, “les concessions sont accordées aux propriétaires d’établissements hôteliers pour l’exploitation des plages attenant à leurs infrastructures touristiques. À Tichy, par exemple, ce sont cinq établissements qui sont officiellement concessionnaires”. Le président de l’APC de Tichy précise qu’“il s’agit là de cas exceptionnels, des concessions de gré à gré imposées par le fait que ces plages qu’ils (les patrons d’hôtel) sont autorisés à exploiter sont contiguës à leur établissement. Mais ils ne représentent même pas le 1/10e des cinq plages que compte la bande littorale de Tichy, longue d’à peu près 6 km, et qui sont Les Hammadites, la plage du Stade, la plage Tichy-centre, la plage cité Bensaïd (dite Baccaro) et la plage Taghzouyth”. En tout cas, l’impression lancinante que laisse l’appréciation de l’ensemble des éléments de cette enquête sur la gestion des plages se résume à ceci : le “modèle” actuel (de la gestion des plages) semble s’apparenter davantage à la consécration d’une addition de “réflexes” et autres initiatives au demeurant routiniers, ce qui signifie l’absence patente d’une politique en la matière, réfléchie en profondeur et méthodologiquement élaborée. Cohérente, d’envergure et vecteur de développement durable dans la sphère touristique. La gestion des plages est un intitulé aux contours plutôt flous. Une somme d’expédients récurrents, une approche qui s’enlise dans des sables d’or, pourtant, mais… mouvants pour toute perspective de promotion de l’excellence. (Liberté-10.07.2011.)

***Boumerdès

Le diktat des faux concessionnaires

Plusieurs plages de la wilaya de Boumerdès ont été squattées par des pseudos concessionnaires qui continuent à imposer leur diktat sur les plages, et ce, malgré le cri d’alarme lancé par les élus de l’APW lors de la précédente session. Ces exploitants, qui ne possèdent aucun document administratif, font payer aux citoyens  “les droits d’installation” exorbitants sans pour autant s’acquitter du moindre centime au titre du droit d’exploitation. C’est le cas de ce “concessionnaire” qui a défié les autorités en installant des parasols et des tentes sur la plage du chef-lieu de wilaya face à la cité Cosider. Même situation observée sur les plages de Cap Djinet, Dellys, Thénia, Sidi-Daoud, Boudouaou où d’autres “faux” concessionnaires ont transformé des plages en une propriété privée. Bien qu’ils ne paient aucun sous à l’état, ces squatters n’hésitent pas à aligner leurs prix à ceux pratiqués par les autres concessionnaires légaux, et ce, en toute impunité.
La directrice de wilaya du tourisme, Mme Bacha, affirme avoir fait un rapport sur la situation. “Nous avons adressé des rapports sur l’ensemble des cas relevés au niveau des plages de la wilaya par nos inspecteurs”, nous a-t-elle indiqué, précisant qu’il n’est pas de son ressort de démanteler ces tentes et ces parasols. Les élus de l’APW avaient demandé récemment le démantèlement de ces sites comme ils ont dénoncé “la privatisation des plages” par des non professionnels. C’est l’exemple de la plage n°2 du Rocher-Noir où les citoyens n’arrivent même pas à installer leurs parasols. La plage a été partagée par deux concessionnaires dont un propose des prix allant de 1 200 à 1 500 DA pour un équipement de plage tout en imposant à ses clients une musique assourdissante. Une sorte de discothèque en plein air alors que la plage est un lieu pour se reposer, dira Sofiane, un habitué de l’endroit. Son ami Saïd, qui habite El-Harrach et qui fréquente cette plage depuis plus de 20 ans, est désarçonné par ce qu’il voit. “Même si j’arrive à trouver un endroit pour piquer mon parasol, je ne peux supporter ce tintamarre”, dira-t-il.
Mais la colère des estivants est aussi exacerbée par les prix offerts aux estivants à commencer par le prix du parking fixé entre 50 et 100 DA. En réalité, c’est le prix du droit d’accès et non de stationnement puisque l’entrée sur la plupart des plages de la wilaya est toujours refusée par les concessionnaires aux automobilistes. Ce qui est illégal aux yeux de la réglementation. Ainsi et malgré les efforts déployés par la Direction du tourisme en vue d’assurer un meilleur séjour aux estivants, il n’en demeure pas moins que beaucoup de travail reste à faire notamment dans la gestion des plages. (Liberté-10.07.2011.)

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L’été algérien

**D’Est en Ouest…les plages algériennes sont massivement investies

 L’on ne peut pas sacrifier la quiétude, la bienséance et le plaisir recherchés en ces lieux et leur substituer des ennuis en tous genres, au nom d’un populisme qui ne dit pas son nom.

Outre la canicule naturelle pour la saison, l’été algérien s’accompagne chaque année de ses propres nuisances auxquelles on a fini par s’habituer : les intoxications alimentaires, les incendies de forêt, l’envahissement des côtes, rendant certains endroits infréquentables, peu sûrs et fortement déconseillés aux familles ou aux femmes seules. Un tel décor fait de la plage le seul refuge viable et accessible pour le large public, c’est-à-dire le plus grand nombre, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir Ibiza, Antalya, Barcelone, ou autres….
Du coup, les plages algériennes sont massivement investies, d’Est en Ouest, par une population diverse et bigarrée. Cela ne va pas sans des désagréments plus ou moins gérables ni même sans quelques risques : embouteillages, problèmes de stationnement, insécurité…. Parce que d’accès facile et peu coûteux, la plage est aussi un lieu quelquefois sale, souvent peuplé de délinquants, de voleurs à la tire et même, à l’occasion, de malfrats et de drogués. Avec ou sans Plan Azur, avec ou sans Plan Delphine.
Certes, on ne doit pas faire de la plage, l’un des rares espaces accessibles à tous, un privilège pour nantis et autres maîtres du bazar national. Cela équivaudrait à l’octroi de logements sociaux à des milliardaires. Mais, en revanche, l’on ne peut pas sacrifier la quiétude, la bienséance et le plaisir recherchés en ces lieux et leur substituer des ennuis en tous genres, au nom d’un populisme qui ne dit pas son nom.
C’est le problème de la gestion des plages qui est ainsi posé. Faut-il en laisser la charge aux APC déjà impuissantes à s’acquitter convenablement de leurs missions ordinaires, au ministère du Tourisme toujours en mal de stratégie, ou la confier à des opérateurs privés ?
Pour l’heure, c’est la troisième alternative qui semble retenue, les deux premières étant disqualifiées de facto pour avoir montré leurs limites.
S’il est vrai que certains parmi ces opérateurs, alléchés par le gain et seulement le gain, ne font guère mieux, d’autres ont réussi à rendre fréquentables des plages qui ne l’étaient plus depuis des années.
La formule gagnerait toutefois à être améliorée et complétée par l’instauration de garde-fous, par le biais de contrats et d’un cahier des charges unifié définissant clairement les attributions, droits et obligations des intervenants.(Liberté-10.07.2011.)

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*dans les 14 wilayas côtières de l’Algérie, on compte 511 plages dont  357 sont autorisées cette année-2012- à la baignade.

Sur les 511 plages que comptent les 14 wilayas côtières du pays, 357 sont autorisées cette année à la baignade, apprend-on aujourd’hui samedi du commandement de la gendarmerie nationale. Cette dernière assure la sécurité sur 264 plages sur son territoire, soit un taux de couverture de 74 % du nombre global des plages autorisées.

En 2011, elles étaient 254 plages à être surveillées par ce même corps de sécurité. Ce qui représente en 2012 une augmentation de 10%. Cette disposition est effective à partir du 1 juin, date de l’ouverture officielle de la saison estivale. Pour mieux contrôler le flux des estivants, 154 postes de surveillance de la gendarmerie nationale sont ouverts et déployés sur l’ensemble des plages en territoire de compétence avec une mobilisation permanente des hommes verts de différentes unités pour la sécurisation des grands rassemblements et des plages afin de permettre aux familles de passer des vacances en toute sécurité. D’autant plus que la saison estivale pour la 3ème année consécutive coïncide avec le mois sacré du ramadhan. Ce qui drainera sans doute un flux important de citoyens vers les sites touristiques et générera des activités de loisirs nocturnes.

«Afin de réunir les conditions nécessaires pour le bon déroulement de la saison estivale, le Commandement de la Gendarmerie Nationale a mis en œuvre son plan « Delphine » dont l’objectifs est d’assurer la tranquillité, la quiétude des estivants, la sécurisation de l’environnement et des voies de communication. » explique le chargé de communication le lieutenant colonel Abdelhamid Kerroud. L’autre préoccupation de sécurité publique prise en charge est la violence routière. « Dans ce contexte, la Gendarmerie Nationale a conçu des plans de lutte contre ce phénomène, afin de diminuer le nombre d’accidents, notamment par la mise en place de dispositifs adaptés dans le temps et dans l’espace à travers l’ensemble des voies de communication » révèle la même source. En matière de Salubrité Publique, les unités de la Gendarmerie Nationale comptent également consacrer leur activité à la prévention et à la répression des infractions liées à l’hygiène publique. (El Watan-02.06.2012.)

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