Le viol-suite

**Une affaire de viol collectif aux USA nourrit la polémique dans l’Internet mondial

Les jeunes violeurs auraient photographié, filmé et posté presque en direct certains moments de la soirée sur les réseaux Twitter, Instagram, Facebook et YouTube…

Le viol

*vidéo: Michael Nodianos confession

Le fait divers présumé a eu lieu au mois d’août 2012 à Steubenville, 18 000 habitants : une adolescente ivre et inconsciente aurait été violée par plusieurs de ses camarades lors d’une soirée célébrant la fin de l’été.

Ce ne serait pas la première agression de ce genre aux Etats-Unis mais le cas de Steubenville est particulier : les agresseurs auraient fait circuler photos et commentaires sur les réseaux sociaux.

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Il y a quelques semaines, le New York Times a révélé l’affaire en publiant une longue enquête dans ses colonnes mais c’est le groupe de hackers Anonymous qui a créé la polémique en décembre dernier en prenant fait et cause pour la victime.

Le « viol » d’une « fille morte » sur Twitter

Lorsqu’elle rentre chez elle au petit matin, l’adolescente désorientée ne se rappelle de rien et c’est une rumeur grandissante sur Internet et dans la ville qui va alerter les parents de la jeune fille, qui sera amenée le lendemain à l’hôpital.

La veille, des témoins de l’agression supposée auraient photographié, filmé et posté presque en direct certains moments de la soirée sur les réseaux Twitter, Instagram, Facebook et YouTube, en évoquant le « viol » d’une « fille morte ».

Ces éléments, dont certains ont été collectés par les parents de la victime, vont être rapidement effacés par leurs auteurs, compliquant le travail d’investigation de la police.

Celle-ci finit par arrêter deux adolescents de 16 ans, une semaine plus tard, les stars de l’équipe de football locale, qu’elle inculpe de viol et de kidnapping – ils auraient « transporté » la victime inconsciente dans différentes soirées la nuit de l’agression.

Malgré l’appel à témoins des autorités, seulement deux adolescents présents ce soir-là acceptent de témoigner contre leurs camarades ; le juge des mineurs et la procureure du comté de la ville ont décidé de se retirer de la procédure à cause du conflit d’intérêts qui les lie à l’équipe de football.

Quant aux parents des accusés, ils continuent de clamer l’innocence de leurs enfants. Ceux de la jeune fille sont actuellement protégés par la police après avoir reçu des menaces de mort.

L’enquête web d’une blogueuse de la région

L’affaire de Steubenville bouscule le cheminement d’une enquête criminelle classique : dans cette affaire, la plupart des éléments ont été rendu publics avant même que la police ait pu les collecter et les vérifier, laissant le soin à la population et à beaucoup d’internautes de prendre parti et de nourrir la polémique.

A l’instar d’Alexandra Goddard, une blogueuse de la région, spécialisée dans les affaires criminelles, qui dès la fin août est allée mener sa propre enquête : sur Internet, elle a fait des captures d’écran des commentaires et des photos des témoins de l’agression présumée (avant que ces derniers les effacent) puis les a diffusées.

En accusant les jeunes athlètes de football de se croire au-dessus des lois et en dénonçant la culture du football roi, elle s’est attirée le soutien d’une partie de la population et les foudres d’une autre, dont les parents des accusés – qui l’ont poursuivi en diffamation avant de devoir retirer leur plainte – et les membres de l’équipe de football.

Parmi eux, le coach, un natif de Steubenville, a lui aussi pris parti en décidant de faire jouer cette saison tous les joueurs de l’équipe y compris des témoins de l’agression supposée sous prétexte qu’ils n’auraient « rien fait de mal » – ce dernier affirme n’avoir jamais eu connaissance des photos car il n’utilise pas Internet.

L’administration du lycée n’a quant à elle pas réagi, laissant la gestion et l’appréciation de cette affaire au seul coach de l’équipe.

Les méthodes d’Anonymous en question

L’affaire a pris un tournant quasi politique fin décembre quand Anonymous a accusé la ville de vouloir étouffer l’affaire pour protéger son équipe, dont il a d’ailleurs piraté le site internet, RollRedRoll.com.

Vendredi, le collectif en rendu publique une vidéo, postée le soir-même, qui montre un ancien lycéen de Steubenville plaisanter avec ses camarades sur le viol d’une jeune fille « inconsciente ». La vidéo, saisie par la police dès le début de l’enquête, a fait l’effet d’une bombe sur la Toile.

Si certains journalistes ont déjà dénoncé les méthodes non orthodoxes d’Anonymous, de nombreux médias, même étrangers, ont exprimé leur effroi devant le contenu de la vidéo et commencé à évoquer l’affaire.

La petite ville de Steubenville et son équipe de football sont, elles, définitivement sorties de l’anonymat. *Rue89-05.01.2013.

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*photo: Steubenville, Ohio, is a place where “everybody knows everybody,” a judge said. Work at steel mills and coal mines was once plentiful there. But a lack of jobs has more residents leaving.

*On m’a volé mon innocence, volée ma vie. Déchirée et brisée, j’ai hurlé à la mort, comme un animal. Je me suis sentie brûler quand on me touchait; pleurant de rage parce que ça ne s’arrêtait pas. J’ai voulu disparaître. J’étais là sans être là.   Mais je n’étais pas morte. Submergée par mon histoire à en devenir folle, peur que ce monstre tapi au fond de moi ne me terrasse définitivement.  Salie, dégoûtée de moi même, je me suis oubliée, mise en danger pour mieux vérifier que je pouvais contrôler les choses, je me suis abandonné. Comment être soi et se sentir vivante, découvrir la femme que j’aurai dû être, mon identité s’est construite avec cette histoire. J’en fais toujours des cauchemars…  Ce fardeau je vais devoir le porter toute seule à vie car peu de gens comprennent…  Moi aussi j’aurais préféré que ça n’arrive jamais… Je ne sais même pas ce qui est le pire. Ce qu’on m’a fait subir ou les

*Ma mère a été agressé à 8 ans par un inconnu , j’ai été violée par un inconnu a 16ans, une année plus tard ce fut le tour de ma soeur a avoir ete violée par inconnu. Puis j’ai été agressé par deux fois dans la rue en deux mois l’année dernière par deux personnes différentes, j’ai replongé dans une spirale que je pensais avoir éradiqué . Ma soeur y’a quatre jours s’est fais drogué au GHB par inconnu. Ma rage grandit chaque jour au vue des peines, des correctionnalisation d’affaires  » d’attouchement sexuels  » , des dommages intérêts, des rouages lents de la justice ou la victime se sent coupable et en porte à faux . Ma rage grandis quand je vous lis j’ai beaucoup de peine pour cette société.*Chloë-Les voix du silence-.francetv.fr

**violée en plein jour sur une plage bondée 

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Deux étudiants d’Alabama ont été arrêtés pour avoir violé une jeune femme de 19 ans en plein jour, sur une plage bondée de Floride. L’agression a eu lieu pendant le célèbre Spring Break, prétexte à de gigantesques fêtes.

Selon le shérif du comté de Bay où l’attaque a eu lieu en mars dernier, la victime a été agressée par trois hommes. Le troisième agresseur est activement recherché, tout comme une quatrième personne dont le rôle n’a pas été déterminé.Le viol a été filmé avec un téléphone portable. La jeune femme était couchée sur un transat quand elle a été encerclée. L’attaque n’a pas été signalée aux autorités malgré la présence de centaines de témoins. Les enquêteurs ont découvert l’existence de cette vidéo alors qu’ils enquêtaient sur une fusillade.
La jeune femme a déclaré qu’elle n’avait pas porté plainte parce qu’elle ne se souvenait pas assez des détails de son agression. Elle pense avoir été droguée.*7sur7-13/04/15 

**Agressions sexuelles sur 21 patientes par un anesthésiste de Toronto

Un anesthésiste de Toronto a été reconnu coupable mardi-19.11.2013- d’agressions sexuelles sur 21 patientes au cours d’opérations chirurgicales.

Selon le témoignage des victimes, le Dr George Doodnaught, qui a été taxé « d’opportuniste sexuel » par la Cour, les a embrassées, touchées et violées alors qu’elles étaient sous l’emprise de sédatifs, rapporte le National Post.
Les faits se sont déroulés dans un hôpital de Toronto, au Canada, au cours d’interventions chirurgicales pratiquées entre 2006 et 2010. Toutes étaient conscientes au moment des faits mais incapables d’opposer une quelconque résistance en raison des produits anesthésiants administrés par le Dr Doodnaught.
La défense avait plaidé l’impossibilité pour le Dr d’organiser de tels méfaits en des laps de temps aussi courts. L’argument a été rejeté par la Cour qui a estimé qu’en 26 ans de service au sein du North York General Hospital, l’anesthésiste savait à quel moment il lui était possible de commettre de telles agressions sans être vu. « Il contrôlait leur niveau d’anesthésie et savait qu’elles étaient incapables de résister. Il s’est appuyé sur les effets amnésiques des médicaments pour se protéger d’éventuelles plaintes », a estimé le  juge McCombs.
Le second argument avancé par la défense selon lequel les victimes auraient été victimes d’hallucinations a également été rejeté, en vertu du fait qu’un si grand nombre de plaignantes, qui ne se connaissent pas, peuvent difficilement avoir inventé la même chose.*7sur7–20/11/13

**Viol d’une joueuse de tennis en Grèce

Deux joueurs de tennis français, âgés de 20 et 21 ans, sont incarcérés en Grèce depuis dix jours. Ils sont accusés, tout comme un Allemand, un Roumain et un autre Français, de complicité de viol, tentative de viol et de viol sur une joueuse américaine de 25 ans. Les faits se seraient produits lors d’une fête de clôture d’un tournoi à Marathon, près d’Athènes, organisée dans un hôtel de la ville.Les faits se seraient déroulés lors d’une soirée brésilienne organisée dans un hôtel, en clôture d’une tournoi de tennis à Athènes. Une joueuse de tennis américaine, âgée de 25 ans, aurait eu une relation consentie avec un joueur français dans un local de l’établissement avant que la situation ne dégénère. Dans un contexte très alcoolisé, et en présence de ce tennisman, la jeune femme aurait ensuite été violée par un second joueur, un employé de l’hôtel, tous les deux de nationalité française, et un coach allemand. Ce dernier aurait filmé la scène..Tous les quatre, ainsi qu’un employé roumain de l’hôtel, présent au moment des faits, ont été mis en examen pour viol, tentative de viol et complicité de viol sur la joueuse américaine.Les deux tennismen français, qui parlent de relation consentante, et les trois autres hommes ont été écroués dans des prisons grecques. Ils risquent jusqu’à dix ans de prison.*LeParisien.fr-15.10.2013

*Kenya : le viol collectif banalisé

Les violeurs « condamnés » à couper l’herbe autour des locaux de la police

Des hommes accusés de viol collectif ont tout simplement écopé de travail d’intérêt général. En guise de peine, les coupables ont été contraints de couper l’herbe autour des locaux de la police. Un jugement qui scandalise la population kényane qui compte par milliers les victimes d’abus sexuel.

Une décision de la police scandalise les Kényans. Trois hommes accusés de viol collectif ont été appelés seulement à couper l’herbe des locaux de la police en guise de punition. Dans un pays où le nombre de victimes de viols ne cesse d’augmenter, cette décision est considérée comme une honte et une banalisation des agressions sexuelles.  D’après le quotidien Daily Nation, la victime est une jeune adolescente de 16 ans, attaquée, battue puis violée par six hommes, alors qu’elle revenait des funérailles de son grand-père. L’acte de barbarie s’est déroulé dans l’ouest du pays. Après l’avoir violée, les malfaiteurs ont jeté la victime dans une fosse septique.Suite aux violences dont elle a été victime, l’adolescente est aujourd’hui paralysée du fait de sa colonne vertébrale altérée. Elle se déplace en fauteuil roulant. Malgré le tollé suscité par cette agression, la police s’est contentée d’enregistrer la plainte contre trois des cinq violeurs. Ce qui a provoqué l’indignation des députés, qui condamnent l’agression et les défaillances de la police. C’est d’ailleurs les villageois eux-mêmes qui ont imposé l’enquête. Par leurs soins, ils ont conduit les trois suspects à la police.« Les trois (…) ont seulement reçu l’ordre de couper l’herbe autour des locaux de la police et ont été remis en liberté peu de temps après », s’est exaspérée la mère de la victime. « C’est choquant et incroyable. Nous voulons aller au fond de l’affaire », s’est indigné à son tour le président du comité de la sécurité nationale du parlement kényan, Asman Kimama. Quant à l’adolescente de 16 ans, elle demande réparation et justice. « Je  veux que justice soit faite. Je veux que mes agresseurs soient arrêtés et punis », a confié la jeune fille au quotidien kényan Daily Nation.La population villageoise par le biais du quotidien kényan, a lancé une campagne pour lever des fonds et permettre à la jeune fille de recevoir les soins médicaux dont elle a besoin. Les appels aux poursuites contre les violeurs continuent, et la police est attendue pour revoir la condamnation.*afrik.com-12.11.2013

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Viol collectif d’une touriste suisse en Inde

Six Indiens jugés pour le viol collectif d’une touriste suisse, qui circulait à bicyclette en Inde en mars 2013, ont été condamnés samedi -20.07.2013, à la prison à vie par un tribunal du centre du pays.
« Tous les accusés ont été condamnés et nous sommes satisfaits du verdict », a dit le procureur, Rajendra Tiwari, après l’énoncé du jugement devant un tribunal spécial, ont rapporté l’agence PTI et des médias locaux.
Les six accusés avaient été arrêtés peu après les faits en mars dernier dans l’Etat du Madhya Pradesh dans le centre du pays.
La victime, âgée de 39 ans, avait déclaré à la police avoir été violée par quatre hommes tandis que deux autres étaient présents lors de l’agression dans une zone boisée reculée dans le district de Datia où elle faisait du camping avec son mari. Ce dernier, âgé de 30 ans, avait été ligoté par les agresseurs qui avaient également dérobé plusieurs des effets personnels des victimes, selon la police.
Suivant le témoignage de la victime, quatre des agresseurs ont été accusés de viol en réunion, les deux autres d’agressions et vols. Tous les six ont cependant été condamnés à la prison à vie.
Cinq des accusés étaient des agriculteurs âgés d’une vingtaine d’années, le sixième n’était âgé que de 19 ans au moment de l’agression, a précisé la police.
Le viol de cette touriste suisse avait eu lieu trois mois à peine après celui d’une étudiante indienne de 23 ans, décédée des suites de cette agression dans un autobus à New Delhi. Cette affaire avait soulevé une vague de protestations dans le pays, accusant les autorités et la justice de négliger les violences infligées aux femmes.
Après cette agression, le système judiciaire en Inde a fait l’objet d’une surveillance accrue pour tenter d’enrayer les violences dont sont victimes les femmes. Toutes les vingt minutes, une femme est violée en Inde, selon le Bureau national des enregistrement des crimes en Inde, mais le chiffre réel serait bien plus important en raison de la stigmatisation sociale à l’encontre des victimes de ce type d’agressions.
Après des mois de manifestations massives suivant le décès de la jeune Indienne après le viol collectif à New Delhi, le parlement indien a fini par renforcer les lois punissant les crimes sexuels, incluant un doublement de la peine de prison minium pour viol en réunion à 20 ans de détention.
Une série de viols impliquant des étrangers a été rapportée ces derniers mois en Inde. Selon la police, une enquête a notamment été ouverte en juin sur le viol collectif présumé d’une touriste américaine par un groupe de camionneurs ainsi que sur celui d’un travailleur humanitaire irlandais dans la ville de Calcutta (est).*AFP-20.07.2013.

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Tunisie : 2 viols commis par deux cambrioleurs dans une maison à Kairouan

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“Les deux viols qui ont été commis par deux énergumènes dont les casiers judiciaires sont bien garnis, ont eu lieu lors d’un cambriolage fait, mardi soir-26.03.2013 dans une maison à Kairouan.  Profitant de l’absence de l’époux, les deux malfaiteurs ont violé les deux résidentes de la maison, une mère de famille de 30 ans et sa sœur âgée de seulement 20 ans en visite chez-elle. Le viol a été commis au vu et au su du fils de l’épouse.  D’après Shems FM, les deux violeurs étaient sous l’effet de l’alcool.  Une source sécuritaire a confirmé que les deux énergumènes avaient bénéficié de la grâce présidentielle, le premier aurait été gracié le 14 janvier 2013 alors que le second violeur avait été gracié le 20 mars dernier. Je pense que même les animaux n’opèrent pas de cette manière. Il est vrai que la Société tunisienne est malade!” **Tunivision.Net-27.03.2013.

**Une mineure de 16 ans violée par six jeunes à Annaba

Une mineure âgée de 16 ans, a été violée, selon elle, par six jeunes, avons-nous appris de sources proches de la gendarmerie.

Selon la version de la victime, elle a été conduite il y a trois jours par son ami, accompagné de ses copains, dans un véhicule de marque Renault Clio. Elle habite le domicile parental à la commune d’El Bouni (Annaba) et son ami l’a amenée jusqu’à la commune de Benazouz avant de se diriger, à bord du même véhicule, vers la commune de Bouati Mahmoud (Guelma). La victime a réussi à prendre attache avec le groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Guelma via le numéro vert 1055.

Dans son appel, elle avisera la gendarmerie qu’elle a été enlevée de Annaba et qu’elle a été victime d’un viol collectif. Aussitôt les services de sécurité alertés, une patrouille de la brigade de la Gendarmerie nationale de Bouati Mahmoud a été dépêchée sur les lieux. Agissant sur les  indications fournies par la mineure, les gendarmes ont réussi à interpeller deux mis en cause et libérer la victime près d’une station-service sise à la même commune. Les quatre autres acolytes demeurent activement recherchés. La brigade de Gendarmerie nationale de Bouati Mahmoud a ouvert une enquête. *El Watan-24.09.2013

**Enlèvement et viol de deux jeunes filles à Tizi Ouzou

Cinq personnes ont été arrêtées par la police dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement de deux jeunes filles à Tizi Ouzou, a indiqué ce mercredi 28 mai une source officielle. Ces arrestations ont été opérées la semaine passée par la brigade criminelle de la police judiciaire de Tizi Ouzou, et les deux filles avaient été enlevées dans les localités de Mâatkas et Ouaguenoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou, selon un communiqué de la police.

Dans la première affaire, trois suspects ont été identifiés puis arrêtés suite à une plainte déposée par la victime, une jeune fille de 21 ans habitant la région de Mâatkas. Après vérification médicale, l’auteur principal et ses deux complices dans cette affaire « d’enlèvement, séquestration et abus sexuel » ont été arrêtés et présentés devant le parquet qui a placé le premier sous mandat de dépôt et les deux autres sous contrôle judiciaire, pour association de malfaiteurs et attentat à la pudeur.

Concernant la seconde affaire, deux autres personnes ont été arrêtées et présentées devant le parquet, suite à un dépôt de plainte par une adolescente de 19 ans, originaire de Ouaguenoun. Poursuivis pour association de malfaiteurs, enlèvement et coups et blessures volontaires, l’auteur principal a été placé sous mandat de dépôt tandis que son complice est placé sous contrôle judiciaire.*tsa-28 mai 2014

*Quatre filles enlevées à Tlemcen et deux d’entre elles ont été violées

Selon des informations du groupement de la gendarmerie de Tlemcen, les filles avaient sollicité le conducteur d’un véhicule de marque Renault 25 pour les conduire de Sebdou vers Tlemcen à une fête de mariage.

En cours de route, le chauffeur a changé d’itinéraire pour les conduire, malgré elles, vers une habitation abandonnée située dans la commune de Beni Mester. Alertés par un citoyen sur le numéro 1055, les gendarmes se sont rendus sur les lieux et, après de longues recherches, ont découvert la masure où étaient séquestrées les filles.

Sur place, deux individus en état d’ébriété ont été arrêtés tandis que six autres complices avaient pris la fuite. Les victimes ont révélé aux enquêteurs qu’elles avaient été enlevées puis séquestrées et rouées de coups avant que deux d’entre elles ne soient violées à tour de rôle par les ravisseurs.

Cependant, des questions se posent : comment quatre jeunes filles ont pu embarquer avec un inconnu dans un véhicule particulier pour parcourir une distance de plus de 30 km, un itinéraire longé par des forêts, des ravins et de virages dangereux? Les victimes étaient-elles du même village que le kidnappeur d’où l’excès de confiance? La brigade de gendarmerie de Beni Mester continue l’enquête.*Chahredine Berriah/ El Watan-18 mai 2015

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*Témoignages:

Je venais de battre le record de France, j’étais dans les vestiaires, c’était mon coach

C’était il y a 12 ans, j’avais 21 ans et j’étais un peu perdue. Ma maman  était très malade, atteinte d’une tumeur au cerveau, elle décédera 1 an  plus tard. Ma famille souffrait, j’avais déjà quitté la maison pour mes  études et c’était difficile de ne pas être à leurs côtés.
  Je venais de rencontrer mon petit copain mais il devait s’absenter la  semaine pour son travail et je me sentais très seule. J’avais  l’impression que mes copines de la fac ne me comprenaient pas, je  cherchais à côtoyer des adultes.
  C’est comme cela que j’ai connu celui qui allait me violer quelques mois  plus tard. Il faisait partie de mon groupe « d’amis plus âgés »…avec le  recul je dirais que la plupart de ces gens étaient malsains, et moi  certainement trop naïve.
  Un soir, après avoir passé le début de la soirée dans un restaurant où  nous avions nos habitudes, le groupe décide d’aller danser en boîte de  nuit. Nous faisons 2 voitures, je monte avec 2 « amis », dont l’un d’eux,  mon violeur, dit qu’il doit passer chez lui pour se changer avant de  sortir.
  Finalement, ils décident de rester dans l’appartement, nous discutons un  bon moment, j’ai tellement confiance que rien ne m’alerte jusqu’au  moment où l’autre personne dit qu’il va s’absenter pour aller à  l’épicerie de nuit. Il ne reviendra pas.
Au bout de 5 minutes je dis que je vais partir. Et là je me retrouve  rapidement coincée contre le mur où je prends un coup de tête. Mon nez  explose et je perds connaissance. Mon violeur me traîne par les pieds  jusqu’au milieu de la pièce, je suis « groggy », incapable de résister,  mais je commence quand même à crier, à appeler au secours.
  Je prend alors de grandes claques dans la figure, des coups de pieds et  de poings pour me faire taire. La nuit va être très longue, tout mon  esprit est tendu vers le seul but de me sortir de là vivante. Il faut  que je réfléchisse vite, que je prenne les bonnes décisions.
  Encore sonnée par les coups, je tente de négocier, ce qui accroît la  fureur de mon agresseur qui me frappe à nouveau et me mord le sexe, met  ses doigts à l’intérieur de moi. Je tente de me relever, il projette ma  tête contre le montant de la mezzanine. Il m’enlève mes lunettes et les  jette dans un coin de la pièce, je suis terrorisée car je ne vois plus  rien.
  Je lui parle de sa fille, qui a le même âge que moi, je lui dis qu’il ne  peut pas trahir ma confiance, que c’est trop grave, qu’il peut encore  me laisser partir…
Alors qu’il semble fléchir un peu, je prétexte l’envie d’aller aux  toilettes, qui sont situées près de la porte de l’appartement. Je repère  mon manteau, prête à m’enfuir dans la rue nue sous ce manteau. J’ai la  main sur le verrou quand il m’attrape par l’épaule et me traîne dans  l’appartement, me frappe à nouveau.
  Je suis épuisée, je n’ai plus d’idées, et surtout j’ai peur de mourir sous les coups.
Je le supplie alors d’au moins utiliser un préservatif, ce qu’il ne fera pas.
Je m’absente de cette pièce, il ne reste que mon enveloppe, je ne suis  plus là, je n’existe plus, je ne sens pas son souffle, je n’entend pas  sa voix, il ne m’arrive rien, je suis en mille morceaux.
Et pourtant chaque petit bout de moi crie que je dois m’en sortir vivante.
Il se retire.
Je lui dis très calmement de me rendre mes lunettes et mes vêtements qu’il a éparpillés un peu partout.
Il dit qu’il va me raccompagner.
Je ne refuse pas de peur que cela le mette en colère et qu’il me frappe à nouveau.
Nous sortons dans la rue, c’est le petit matin, cette nuit a été longue,  je croise mon reflet dans une vitrine, mon visage est tuméfié et  ensanglanté. Les gens partent travailler. Personne ne s’arrête, comme  personne n’a entendu mes cris cette nuit.
  J’arrive en bas de chez moi, fais semblant de monter le temps que mon  agresseur parte, et je redescends pour appeler une amie depuis une cabine  téléphonique. Je ne parviens pas à lui expliquer les longues heures de  la nuit, elle doit partir travailler.
  Je parcours le centre ville sous la pluie et sonne chez une amie, elle  n’est pas là, une deuxième, pas là non plus. La troisième porte s’ouvre,  je ne peux pas parler mais mon amie chauffe de l’eau pour le thé et me  dis de me mettre sous sa couette.
  Je prononce le mot, elle me dit que je dois porter plainte, je refuse et nous partons à la fac.
Mais je ne suis pas à ma place et mon corps me fait mal.
Nous partons à l’hôpital.
Le nez cassé.
La mâchoire fracturée.
Des ecchymoses partout.
Je suis en bouillie.
Ca me met en colère ces fractures, ces traces, ces marques, il n’avait  pas le droit de laisser des empreintes que je peux voir, que les autres  peuvent voir, des empreintes qui disent que j’ai été violée.
C’est ce qui me décide à porter plainte.
La police.
La nuit.
Nous sommes trop « petites » mon amie et moi, c’est trop dur, nous avons peur.
L’hôpital pour l’examen gynécologique.
A nouveau la police.
A nouveau l’hôpital, un autre hôpital, pour des prises de sang parce  qu’il n’a pas mis de préservatif. On me dit que je vais avoir un  traitement préventif pour le VIH, et on me donne aussi des cachets pour  dormir.
  Il est arrêté le lendemain grâce à mes indications.
J’ai porté plainte en me portant partie civile, j’ai pris un avocat,  subi tout un tas d’examens, fais face à des gens plus ou moins  compréhensifs, mais j’ai eu la chance de croiser quelques personnes plus  que professionnelles, humaines.
  Il est allé en prison.
On a reconnu que j’étais une victime.
J’ai été soutenue par mes amis proches; j’ai menti à ma famille pour les  protéger, eux qui vivaient déjà un drame; j’ai abandonné mes études,  incapable d’affronter les autres, persuadée que j’étais trop bête; j’ai  hurlé à la mort, comme un animal, j’ai voulu disparaître, je me suis  sentie brûler quand on me touchait; j’ai développé des TOCs, éteindre  les lumières, me laver les mains, vérifier, tout vérifier, tout le  temps, pleurant de rage parce que ça ne s’arrêtait pas et que j’y  passais mes journées.
  J’ai voulu disparaître.
J’ai voulu disparaître.
Ou alors qu’on ne me regarde plus.
Alors j’ai mangé.
Beaucoup.
En me disant que cela allait me protéger.
Ma maman est morte.
Notre famille a implosé.
Tout est allé de travers.
J’étais là sans être là, je me suis oubliée, mise en danger pour mieux  vérifier que je pouvais contrôler les choses, je me suis abandonnée,  plus de dentiste, plus de gynéco, des problèmes de vue et de peau, des  troubles du comportement.
  Mais je n’étais pas morte.
Alors un jour, des années après (années durant lesquelles j’avais tout  de même repris mes études et obtenu mon diplôme, trouvé du travail, eu  des petites histoires de coeur, des bonheurs, de nouveaux amis, repris  la danse, déménagé…), je suis allée consulter un psychologue.
  Il était temps pour moi de parler.
Ca n’était pas facile, et j’avais très peur. Peur de ne plus pouvoir  m’arrêter de parler, d’être submergée par les mots de mon histoire à en  devenir folle, peur que le monstre tapi au fond de moi, et que je  faisais taire depuis si longtemps, ne me terrasse définitivement.
  C’est le contraire qui s’est passé, j’ai peu à peu déroulé le fil, le  psychologue m’a aidée à comprendre, cela m’a encouragée à me fixer des  objectifs: m’occuper de moi, aller chez le dentiste, chez le gynéco,  consulter une nutritionniste…et puis faire connaissance avec moi-même!  Retrouver la jeune femme que j’aurais dû devenir depuis longtemps.
  Je me suis dit bonjour!
J’ai retrouvé la vue.
Retrouvé mes colères, ma capacité à m’indigner, à m’engager, à dire ce que je pense.
Retrouvé la fragilité, ma douceur, ma sensibilité aussi.
Compris que cela n’était pas dangereux d’être soi et de se sentir vivante.
La plus longue nuit de ma vie est derrière moi, mais mon identité s’est  aussi construite avec cette histoire que vous venez de lire.
Nous sommes dans la vie, allez les filles!

Marie

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J’ai été violée à 16 ans et ai gardé ce poids pendant des années, sans  même m’avouer à moi-même ce qu’il s’était passé. Il y a deux ans, soit 8  ans plus tard, j’ai voulu porter plainte mais je ne connaissais pas le  nom de mon agresseur. La police s’attendait à ce que je recontacte  moi-même mon ancienne meilleure amie qui avait été témoin de mon  agression et que je n’ai pas revue depuis, mais c’était trop dur pour  moi, et la police a classé l’affaire. Le pire c’est que je suis  persuadée que mon agresseur n’a même pas réalisé qu’il me violait,  pourtant je criais NON!!! et j’essayais tant bien que mal de le  repousser mais lui continuait. J’en fais toujours des cauchemars… Et  puis, ce fardeau je vais devoir le porter toute seule à vie car même le  peu de gens à qui j’en ai parlé ne comprennent pas, je peux lire le  doute dans leurs yeux… même dans les yeux de ma mère… Moi aussi  j’aurais préféré que ça ne m’arrive jamais…

Diane

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C’était à 16 ans, mon petit copain me forçait à avoir des relations  sexuelles, ça a duré trois ans jusqu’à que je comprenne que c’était pas  normal .J’ai dû prendre en compte mes douleurs physiques à partir du  moment où c’était plus tenable… Un jour j’espère tout ira mieux.

B.

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Pendant des années, j’ai été traitée comme une moins que rien, aucune  considération ni pendant mes grossesses ni quand j’étais malade, et après  plus de 15 ans de vie commune, j’ai commencé à parler de divorce et tout  décupler en menaces de suicide, de menace de laisser sans rien, bref le  cauchemar,  il a commencer à exiger plus de rapports  considérant cela comme normal étant donné que j’étais sa femme, et un  jour malade comme pas possible je me suis refusée àlui et çà été pire  qu’un cauchemar car le cauchemar était là depuis le mariage, il me prend  sans considération, fait sa petite affaire malgré ma résistance, mes  pleurs et mes supplications, se retourne, s’ndort et me laisse dans mon  désarroi, je me suis sentie salie, et encore aujourd’hui malgré notre  séparation j’ai le droit aux insultes,il me salit auprès de tout le  monde, finalement le fait de faire partie de la vie de quelqu’un équivaut  presque à se condamner à vie à ses quatre volonté en toute impunité, il  devrait y avoir une loi qui l’interdit mais qui soit applicable aussi, car  interdire ne signifie rien quand elle n’est pas applicable.

C.

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J’ai jamais vraiment été studieux et toujours assez rebelle…  À mes 13  ans, mes parents, pour me remettre dans le droit chemin, ont donc pris  l’initiative de me mettre en internat dans le fin fond des Ardennes.
  Là-bas, par une belle journée de printemps, j’ai décidé avec 2 de mes  camarades de classe de sécher une heure d’étude…  Dans une pièce vide,  à l’abri des surveillants, nous nous sommes cachés et là, mon cauchemar  a commencé.  Les deux élèves qui m’accompagnaient, m’ont mis à terre,  il y en a un qui me tenait pendant que l’autre essayait de faire rentrer  sa saloperie dans ma bouche!!!  Ça a été interminable…  Le problème,  c’est qu’après ça, ils ont commencé à s’en vanter dans l’école, jusqu’au  jour où le directeur a été mis au courant.  On pourrait penser que  l’histoire se termine bien là?!? Et ben non!!!  Nous avons été tout les  trois à la direction.  Après leur avoir passé un savon, Ils ont reçu une  punition, écrire à tout les temps la phrase: « respecter ses camarades  de classe » jusqu’à ce que l’année scolaire se termine.  Quant à moi,  j’ai eu aussi droit à tout un tas de remarques et à la sanction d’écrire  à mon tour: « ne provoquer pas ses camarades de classe ».  Jusqu’à la fin  de l’année, dans ma chambre comme un con, j’ai exécuté mon châtiment et  comme un gros pigeon lorsque j’ai rendu la punition au responsable, non  seulement, il l’a directement jetée dans la poubelle mais en plus de ça  j’avais été le seul à l’avoir faite.
  Aujourd’hui, 14 ans plus tard, je suis un garçon homosexuel qui  culpabilise toujours…  On ne peut pas dire que je sois  psychologiquement normal…  Et ma vie sexuel est un véritable  calvaire!!!
Le viol n’est pas uniquement une histoire de femmes, il peut être aussi  celui d’un enfant, un adolescent et aujourd’hui celui d’un homme…

Jonathan

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Le souvenir du viol dont j’ai été victime m’est revenu il y a un an,  alors que je faisais la vaisselle chez moi. Cette pensée, soudain, comme  un voile qui se déchire : « Mais… il m’a violée !! » Et puis la  perplexité : d’où me « sortait » cette histoire incongrue ? Est-ce que  j’inventais ce souvenir ? Mais au fil des semaines, tout est remonté, le  lieu, les circonstances, les paroles échangées. Je n’inventais pas. Il  s’agissait bien de souvenirs distincts que j’avais refoulés parce que je  ne pouvais pas accepter que cela me soit arrivé, parce qu’à ce  moment-là de ma vie je n’étais pas capable de faire face à un viol. Je  n’ai donc pas fait ce que j’aurais du faire : aller voir un médecin,  porter plainte, faire sortir cet homme de ma vie. Au lieu de ça, j’ai  tout ravalé (je suis d’ailleurs devenue boulimique pour mieux étouffer  et tasser au fond de moi ce souvenir), je n’en ai parlé à personne et  j’ai même « oublié ». Il a fallu une thérapie pour que le souvenir arrive à  remonter pour me claquer à la figure. Ironie du sort : si le souvenir  est très net, je ne parviens pas à être certaine de la date (printemps  ou automne 2001 ?), en tout cas, trop tard pour porter plainte…
  C’est arrivé chez moi. C’était un dimanche matin. Mon petit ami avait  dormi chez moi et quand je me suis lentement réveillée, il me regardait.  Après les salutations d’usage, il me fit comprendre qu’il avait envie  de faire l’amour. Je lui ai dit que je n’avais pas envie, que je voulais  me réveiller lentement, en douceur, profiter du moment, me rendormir  peut-être. Il s’est rapproché, m’a embrassée tout en collant son corps  contre le mien et en commençant à caresser ma poitrine. Je lui ai répété  que je n’avais pas envie de faire l’amour. Il a continué. Je l’ai  repoussé, pas très fort (je ne pensais pas que c’était nécessaire,  j’avais déjà clairement dit non deux fois) et me suis détournée. Il  s’est à nouveau complètement collé à moi. Nous étions nus tous les deux  et je sentais son sexe en érection contre mes fesses. Je lui ai demandé  d’arrêter, dit que je n’avais pas envie de faire l’amour. Je le lui ai  dit en me retournant et il s’est glissé sur moi. Il m’a écrasée du poids  de son corps et il a saisi mes bras pour les plaquer sur le matelas, le  long de mon corps. Je me suis tortillée pour qu’il arrête mais il  continuait. A force de gigoter, il a réussi à écarter mes jambes avec les  siennes et très vite il m’a pénétrée.
  J’étais pétrifiée. Je crois que je refusais déjà de croire ce qui se  passait. C’était juste impossible. J’avais dit non plusieurs fois, je  l’avais repoussé, je m’étais débattue et il ne m’avait pas entendue. Ou  il s’en foutait, obnubilé par son désir à lui. Je ne pouvais rien faire,  plaquée contre le matelas, les bras maintenus le long du corps. J’ai  refusé qu’il m’embrasse, détourné la tête et je crois que c’est à ce  moment-là que je suis « partie ailleurs ». Puisqu’il n’y avait aucun moyen  d’échapper à cela, je ne lui ai laissé avoir qu’un corps, inerte,  indifférent à ses assauts et je me suis réfugiée dans ma tête et j’ai  voyagé mentalement. Je me souviens avoir survolé des champs. Je ne  saurais pas dire combien de temps cela a duré.
  Quand il en eut fini, il a roulé près de moi. Je suis restée sur le dos,  à fixer le plafond. J’ai fini par siffler un « J’espère que ça valait le  coup » très ironique. Je voulais qu’il comprenne qu’il avait été seul  dans cet acte, que cela s’était fait sans moi, malgré moi, qu’il avait  été le seul à y prendre du plaisir. Il a répondu « Bof… pas  tellement… j’ai eu l’impression de faire l’amour à un bout de bois. »  Je suis restée étonnamment très froide. Peut-être face à quelqu’un de  moins froid, de moins manipulateur, j’aurais pu me laisser aller à plus  d’émotions mais je ne voulais pas qu’il puisse penser une seconde qu’il  avait gagné quelque chose. Effectivement, il n’avait eu qu’un bout de  bois, qu’un corps désincarné, déserté. J’ai répondu « Ah non, je ne suis  pas d’accord. Tu ne viens pas de faire l’amour à un bout de bois, tu  viens de violer un bout de bois. » Il est tombé des nues. Il a contesté  le terme. Je lui ai rappelé qu’un viol était un rapport sexuel sans  consentement. Il a fini par admettre et s’excuser. A quoi bon ces  excuses insincères ?
  Je suis sortie du lit, suis allée me doucher. Je me souviens être restée  longtemps, l’eau était brûlante et j’étais assise, les bras autour des  genoux. Je ne savais pas quoi faire, comment réagir. Je crois que des  émotions contradictoires se bousculaient en moi. J’oscillais entre  m’effondrer et l’affronter. Je me souviens, je n’ai pas versé une larme.  J’aurais voulu mais j’étais sèche, vide.
  Quand je suis sortie de la salle de bains, il était encore là. Je crois  que j’avais espéré qu’il serait parti entre temps. J’aurais préféré ne  pas avoir à l’affronter à nouveau. Il s’excusait encore. Je lui ai  demandé de partir. Il est parti.
  J’ai tourné dans mon appartement. Je ne savais pas quoi faire, quoi  ressentir. Alors je n’ai rien fait. J’ai juste continué à vivre. Mais  j’ai mal vécu. Le plus difficile à accepter, je crois, c’est que je n’ai  pas fait sortir de ma vie cet homme à coups de balai. A l’époque,  j’étais effondrée après la mort de mon père, 5 ans après celle de ma  mère, et je n’étais simplement pas assez solide pour tout affronter. Je  n’étais déjà pas capable d’affronter seule la mort de mon père. Alors  j’ai laissé cet homme bafouiller d’autres excuses, des promesses de  « plus jamais » et de « je t’aime tant ». J’ai « laissé passer », en somme.  Aujourd’hui encore, même si je comprends que j’ai fait, à l’époque, avec  les moyens que j’avais alors que j’étais déjà fragilisée, je ne me le  pardonne toujours pas.
  Cet homme est donc resté dans ma vie, ou plutôt il a continué à me  détruire, de plein d’autres façons différentes. Nous avons emménagé  ensemble l’été suivant (comment me le pardonner…) et les années  passées avec lui ont achevé de détruire l’estime que je pouvais avoir de  moi. C’est un pervers narcissique, très intelligent, charmant, cultivé  et manipulateur qui jouait sans cesse et pour les moindres petites  choses du quotidien sur le sentiment de culpabilité. Il alternait  magistralement bien les moments où il m’humiliait affreusement et les  grandes déclarations d’amour. Les scènes étaient quotidiennes et très  violentes verbalement et psychologiquement. Jamais il n’a levé la main  sur moi, je pense que c’est uniquement parce que ça suppose plus de  « courage » qu’il n’en a et parce qu’il savait que ça ne se serait produit  qu’une seule fois et que j’aurais porté plainte immédiatement. Cette  violence est allée crescendo.
  A bout, j’ai voulu mourir, un jour. J’ai écrit une lettre à ma soeur et  envoyé un SMS ambigu à cet homme qui a très bien compris entre les  lignes et m’a répondu « Tu ne veux pas plutôt attendre demain ? Je crois  qu’il y a un bon film qui passe ce soir. » Ou comment rappeler qu’on ne  vous entend pas, qu’on choisit de ne pas vous entendre, que vous ne  valez rien.
  Ce SMS a provoqué un réflexe de survie : je ne voulais pas mourir, je  voulais seulement vivre autrement. J’ai décidé de le quitter. Cela a  pris des mois mais j’ai réussi et ce fût une renaissance. Il a fallu des  années pour m’extirper de son emprise. Je ne suis pas complètement  reconstruite encore bien que je l’aie quitté il y a 7 ans et demi. J’ai  eu des amis depuis mais depuis que ce souvenir est remonté, je ne peux  plus me projeter entre les bras d’un homme, je ne peux plus imaginer  faire suffisamment confiance à un homme. Un jour sûrement, j’y travaille  avec ma thérapeute.
  Quand le souvenir est remonté, c’est comme si toutes les émotions que  j’avais refusées de vivre 10 ans plus tôt et qui s’étaient figées  prenaient vie maintenant. J’ai donc vécu les conséquences émotionnelles  de ce viol avec un décalage de 10 ans. Il m’a été très difficile  d’accepter la colère. C’est très déstabilisant, quand on est plutôt  pacifique, de découvrir en soi, au plus profond de soi, toute cette  colère animale. Il a été parfois difficile de la maîtriser. Aujourd’hui  encore, je pense que je n’ai pas laissé toute cette colère sortir. Petit  à petit…
  Aujourd’hui, je n’ai pas honte de ce qui est arrivé. Je n’ai rien  provoqué, c’est lui qui a choisi de ne pas tenir compte de mon refus  clair. Je regrette vivement que le délai de prescription pour le viol  soit de 10 ans. C’est déjà bien mais on sait que des personnes peuvent  refouler ces souvenirs-là pendant des décennies. Je pense qu’il serait  bon que la loi change pour donner aux victimes la possibilité d’être  entendues et reconnues par la justice qui pourrait ainsi rappeler aux  violeurs que, non, on ne dispose pas du corps d’une femme comme bon vous  semble, en fonction de son seul désir, qu’un rapport sexuel, ça se  partage. Je pense vraiment que si j’avais pu porter plainte, cela  m’aurait beaucoup aidée.
  J’ai écrit très longuement, vous voudrez bien m’en excuser. Ca n’a pas  été facile mais ça m’a fait beaucoup de bien. Merci de rendre possible  cet espace où l’on peut témoigner et merci aussi pour votre lutte à  laquelle je me joins et que je propage autour de moi autant que  possible.

Magalie

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J’avais 7 ans, et mon cousin d’à peine 14 ans m’a attouché sexuellement  pendant un an. Je ne comprenais rien de ce qui se passait, j’imaginais  que c’était normal mais je n’étais pas rassurée. Et surtout, je  culpabilisais parce qu’en touchant mes parties intimes, il provoquait  une réaction corporelle normale; une sorte d’excitation mais non  contrôlée et involontaire. Et j’ai longtemps culpabilisé jusqu’à ce que  je vois un reportage de femmes violées qui avaient « ressenties du  plaisir » mais parce que ce sont des zones érogènes, elles n’avaient  osées rien dire à cause de cela et imaginaient que c’était leur faute,  comme moi.
  Pendant 3 ans, j’ai occulté ce fait de ma mémoire et il est ressurgi en  cauchemars vers mes 10 ans. C’est là, que j’ai décidé d’en parler à ma  mère mais elle n’a pas réagi, n’a rien dit « secret de famille ». J’étais  seule, bien seule face à ça. Alors j’ai essayé de me reconstruire malgré  tout, je me suis toujours battue pour m’en sortir. Mes relations  sexuelles avec mon petit ami ont longtemps été un cauchemar pour moi; je  culpabilisais du plaisir que je pouvais ressentir.
  J’ai aussi de gros soucis familiaux et une rupture avec ma mère, je lui  ai dis finalement pourquoi j’avais la haine contre elle … Et je crois  aujourd’hui que mes parents s’en veulent, car ils n’ont pas su me  protéger et m’écouter quand j’en avais besoin. Et le pire, c’est que ce  gros porc continue à mener sa vie tranquillement et que sans aucune  honte, il me critique dans la famille. Il est trop tard pour moi pour  porter plainte .. Enfin je crois. Ca fait 11 ans maintenant, et aucune  preuve .. Les attouchements sont  » des crimes invisibles  » mais qui ont  les mêmes conséquences graves.

Anaïs

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C’est très certainement hors contexte.
J’ai subi des attouchements lors d’un camp cet été. Pendant plusieurs  jours. J’ai explosé après ces quelques jours subis et ai outé l’un des  agresseurs devant une petite centaine de personnes. Je ne l’aurais pas  fait si je n’ai pas des amies qui luttent contre les violences sexistes  et qui pour une maleureusement trop grande partie d’entre elles puisent  leur courage et leur engagement dans leur vécu. J’ai été obligé de  m’excuser le lendemain devant tout le groupe avec lequel j’étais parti  en camp.
Je me suis fait débarquer quelques jours plus tard après les agressions à  quelques centaines de km de chez moi sans une grande partie de mes  affaires, après les derniers transports en commun et derniers trains  sous les quolibets et les diverses remarques insultantes d’une assemblée  exclusivement masculine. Mes vêtements étaient boueux. J’ai fini dans  un commissariat où j’ai juste demandé où dormir car mon père que j’avais  fini par joindre d’une cabine, m’avait conseillé « de passer au dessus,  [c'était] mieux pour le travail ». J’ai passé une nuit blanche remplie  d’angoisse.
J’ai difficilement regagné la métropole où j’habite alors que je faisais  des crises d’angoisse qui devenaient délirantes. J’ai été hospitalisé 2  fois en 1 mois (en psychatrie puis intoxication médicamenteuse  volontaire). Je suis depuis vide, sans énergie, suicidaire, sans estime  de moi et sans confiance en moi. Je lutte pour continuer mon boulot et  garder un semblant de vie sociale (mais j’ai énormément de mal surtout  avec certains amis avec lesquels je me sens pas toujours à l’aise)
Lire ces témoignages et rédiger le mien me fait pleurer et me tords l’estomac.
Je pense que les personnes attentives auront noté que je ne suis pas une femme.

Anonyme

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A vous,
Vous qui n’avez pas compris
La différence entre non et oui.
Vous qui avez insisté
Vous qui avez usé de mots
Comme d’une lame de couteau.
Vous qui avez insisté
Vous qui n’avez aucune notion
De ce que signifie non.
Vous qui avez insisté
Vous qui n’avez aucun respect
De ce qu’est la féminité.
Vous qui avez insisté
Vous qui savez user de tours
Mais surement pas ce qu’est l’amour.
Vous qui avez insisté
Vous qui pensez qu’à vos envies
Sans même vous soucier d’autrui.
Vous qui avez insisté
Vous qui avez la bassesse
D’abuser de la faiblesse

Vous qui avez insisté
Pour faire de moi votre jouet

Vous qui avez insisté
Le temps d’une soirée, abusé

Vous qui avez insisté
Pour faire de moi votre poupée

J’aimerais rétablir la vérité,
Et, par le « vous », marquer le respect,
Et la distance à respecter,
Ce qui vous a cruellement manqué,
Le temps d’une certaine soirée…

M.

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Ceci pour encourager les victimes de viol à aller porter plainte… J’ai  eu de la chance. Il était tard, je rentrais chez moi, à pieds, comme je  l’avais toujours fait. Il m’a suivie jusqu’en bas de mon immeuble, m’a  passé un bras autour du cou en me demandant si je n’aimerais pas voir sa  queue. Quand je l’ai repoussé, il s’est jeté sur moi, m’étranglant à  moitié et m’a fait tombé dans la pente descendant au garage du bâtiment.  Dans ma chute j’ai d’abord été projetée contre une rembarde d’escalier  en fer plutôt solide. Combien de temps nous avons lutté ? Je n’en sais  rien : je me souviens de son poids sur moi, de sa main passant entre mes  cuisses, de ma difficulté à retrouver mon souffle, du choc, surtout,  qui empêche tout cri. J’ai eu de la chance : tout cela n’est restée  qu’une tentative de viol avec coups et blessure. J’ai eu de la chance  parce que, le surlendemain, ma mère est venue pour m’accompagner au  commissariat, après avoir passé une journée à ravaler ce qui m’était  arrivé et à trembler quand quelqu’un marchait derrière moi. J’ai eu de  la chance parce que les policiers qui m’ont accueillie et écoutée  étaient respectueux, n’ont jamais questionné mon sérieux ni ne m’ont  demandée ce que je pouvait bien faire seule dans la ville à 1h du matin.  J’ai eu de la chance parce que le criminel a été arrêté, jugé et  condamné. J’ai eu de la chance parce que l’expérience du procès a été  libératrice : ce n’était plus seulement moi, c’était la société entière  qui avait été offensée et agressée. Je n’étais plus seule.

Aude

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Un été, j’avais 15 ans. Mon premier amour m’avait quittée, j’étais  anéantie. Il a voulu me revoir, j’étais trop heureuse pour réaliser  qu’il revenait vers moi pour « finir le travail », on fait l’amour pour la  première fois. C’est le bonheur puis je réalise qu’il ne veut pas me  revoir… J’ai des idées noires, je ne suis plus qu’une ombre, je me  sens stupide, naïve (le pire est à venir), utilisée pour qu’il puisse  dire à ses copains « je suis un homme ». Un ami essaie de me faire sortir,  je vois de nouvelles têtes, mais ayant du mal à m’intégrer je m’ennuie.  Pendant une soirée, on décide de rejoindre des amies à une soirée chez  des jeunes plus âgés. Un gars connu pour avoir une mauvaise réputation  me parle, fait attention à moi, je me sens à nouveau bien. Mon ami me  dit de me méfier, mais je ne veux pas l’écouter. On décide de partir, le  garçon de la soirée, trouve mon numéro par l’intermédiaire d’une  copine, il m’appelle beaucoup sur le chemin du retour, mais étant en  scooter je ne réponds pas, mon ami me conseille de ne pas le  recontacter, mais je l’ignore, le nouveau garçon me disait exactement ce  que j’avais besoin d’entendre. Je retourne à l’une de leurs soirées, on  se rapproche pendant un film, puis me dit qu’il est fatigué et a besoin  d’être au calme dans une des chambres, mais qu’il aimerait pouvoir me  parler encore un peu. Naïvement je le suis à l’étage. Une fois dans la  chambre, il n’a plus l’air fatigué du tout, je me souviens de son corps  qui se colle au mien plaqué contre un meuble, de ses mains qui me  touchent, de sa respiration rapide, il me pousse sur le lit avec un  petit rire, j’ai encore en tête la sensation de son sexe dur qu’il  appuie contre le mien, il essaie de m’embrasser et de me déshabiller, je  m’entends encore lui dire inlassablement « Non, non, non… » alors qu’il  frotte son uniforme de l’armée contre moi, je me sens impuissante et  faible face à cet homme de 8 ans mon aîné. Ce soir-là il avait beaucoup  bu, un facteur chance pour moi, j’ai réussi à m’en sortir pendant qu’il  baissait son pantalon, je sors en vitesse de la chambre et me rhabille  dans le couloir, je descends rapidement, attrape mon casque de scooter  et veux partir sans dire au revoir à personne. Il me rattrape et  s’excuse vite fait. Il recommence à me dire ces paroles qui me font  plaisir. Sur le moment je pensais lui avoir pardonné, mais sur le chemin  du retour une question résonne dans ma tête « Était-ce un viol ? Une  tentative ? ». Je me sens nulle et retourne le voir. Je suis restée  plusieurs mois avec cet homme. Je suis incapable de me souvenir du  nombre de fois qu’il a abusé de moi lorsqu’il me poussait à boire ou  fumer du shit. Dans un état second, j’étais incapable de dire « non », je  me laissais faire comme une poupée. A cette période je ne considérais  pas cela comme des viols. J’ai rencontré quelqu’un d’autre, ça m’a  poussé à le quitter, j’ai mis des mois à m’en débarrasser, il me  harcelait pour me revoir, m’a fait des menaces de mort car je l’aurais  trompé (il le faisait en permanence). Quand je pensais m’en être  débarrassée, je le recroisais dans la rue, puis il recommençait à me  harceler. Mes amis savent que je suis sortie avec ce garçon mais ne  savent rien des côtés sinistres de cette histoire. Mes parents n’ont  jamais su que je voyais cet homme et je préfère encore qu’ils ne le  sachent pas car j’ai honte, honte d’avoir été aussi naïve, honte de  m’être laissée faire, honte d’avoir continué à le voir, j’ai même honte  de n’avoir rien dit sur le moment, aujourd’hui j’estime qu’il est trop  tard.

Ju

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Ma famille n’est pas au courant de tout ce qui m’est arrivé, j’ai subi  des attouchements par 3 personnes, la première c’était mon père, j’avais  5 ans, je me souviens qu’il se frottait nu derrière moi, cela ne me  choquait pas beaucoup mais je me souviens que un jour je lui ai dit de ne  pas le faire, mais mes souvenirs sont vagues, ma mère l’a su quand j’ai  eue 14 ans après avoir subi d’autre attouchements, elle m’a dit que  c’était dû a l’alcool car normal, il aurai jamais pu faire ça, pour le  deuxième, j’avais 9 ans et ça s’est fini quand je suis venu vivre en  France à mes 13 ans, c’était mon oncle par alliance, lui aussi a eu des  excuses mais de la part de ma grand-mère qui a voulu protéger le mariage  de sa fille (ma tante), ma grand-mère m’a dit, si c’était pas ma mère  qui me montait contre eux et que aussi ça pouvait être la drogue ou  l’alcool, pour le 3eme c’était mon beau-père (le père de mes 2 soeurs),  j’avais 17 ans, je devenais une femme, mon corps changé, il chantait  toujours cette chanson (je suis amoureux d’elle mais de sa mère aussi,  que faire?) par contre devant ma mère il m’insultée et disait que j’étais  pas très jolie, mais dès que ma mère partait, il venait se coller à moi  et me disait que si il avait mon age, il m’aurait déjà dépucelée, un soir  je dormais ma mère n’était pas à la maison, je me suis réveillée en sursaut  car je sentais une main me caresser le sexe, en me retournant c’était  lui, le lendemain j’ai fugué pendant 1 semaine, et en revenant il s’est  excusé, je l’ai dit à ma mère, elle a eu du mal à me croire mais a pris  la décision de se séparer de lui, mais un jour elle m’a renvoyé àla  figure qu’elle trouvais bizarre que je subisse 3 attouchements par  différentes personnes et si c’était moi sans me rendre compte  j’allumais (elle l’a pas dit comme ça mais c’est comme ça je l’ai  ressenti), tout ça pour vous dire que jusqu’à ce que j’ai un enfant mes rapport  avec les hommes été très durs et j’avais aucune confiance. Et que si on  s’approchait trop près de moi je réagissais agressivement, je ne  supportais pas qu’on dépasse mon espace.
  La seule personne qui sait toute mon histoire c’est mon conjoint et vous qui me lirez.
Faut se battre car toute mes copines ont subi au moins une fois des  violences et j’ai aussi des hommes amis qui petits ont subi également des  attouchements.

Anonyme

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J’avais 16 ans, c’était donc il y a un an. Et c’était mon petit ami,  depuis près d’un an. Il n’avait jamais été vraiment brutal, en  apparence. Mon seul tort était de ne plus l’aimer et de vouloir le  quitter. Il m’a proposé de partir en vacances avec lui, ce que j’ai  accepté, pensant que c’était l’occasion de lui faire comprendre une  bonne fois pour toute que je ne voulais plus le voir. Au cours de ce  séjour, il a commencé à me frapper. Devant tout le monde et sans raison.  Mais les autres semblaient trouver ça normal, car c’était moi la salope  qui voulait le quitter. Et puis il a fait pire, ce pour quoi je  témoigne. J’ai eu mal physiquement, mais à l’intérieur, c’était bien  plus fort. Et encore aujourd’hui, je refuse d’en parler à ma mère. Elle  se doute de quelque chose, mais chaque fois qu’elle tente de savoir,  qu’elle aborde le sujet, je me mets à pleurer. Jamais je n’aurais le  courage de mettre des mots sur ce qui s’est passé. Quand je n’y pense  pas, ça va à peu près bien, mais dès que j’y repense, mon monde  s’écroule parce que je reviens un an en arrière et que je retombe en  plein cauchemar. Morale de l’histoire, l’irréparable n’est pas toujours  commis par un inconnu dans une sombre ruelle. Et briser le silence  semble souvent impossible. On a toujours l’illusion qu’on pourra vivre  en oubliant.

S.

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J’avais l’âge de 11-12 ans pour mon viol et c’était le petit ami de ma  soeur, il a profité de ma faiblesse, de ma peur, avec des menaces. il a  recommencé plusieurs fois avec des attouchements jusqu’à l’âge de 16  ans. Avec toute cette peur qui était en moi j’ai toujours gardé cela au  fond de moi jusqu’au jour où il a recommencé sur ma petit soeur, c’est  alors que cette peur s’est changé en rage de ne pas avoir agi avant,  de pas avoir parlé, mais les menaces me hantaient, c’est vrai, quand on est  jeune, la peur est plus forte que tout, elles m’ont enterrée vivante!!!  Jusqu’au jour où j’ai appris qu’il avait posé ses griffes sur ma petite  soeur, nous avons porté plainte, très longue procédure, de 2005 au 1er passage  en 2010 devant un juge corrompu, il est RELAXE. Le substitut fait appel,  dernier passage en cour d’appel en 2011, la relaxe une seconde fois avec  témoins visuels à l’appui. Bref nous ne sommes pas reconnues victimes, on  doit se reconstruire sans l’aide de personne et lui vit tranquillement  et continue sa vie comme si rien ne s’était passé.

Petite puce

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La vie est une tartine de merde et on en mange un bout tous les jours  disait mamie, moi j’ai subi 3 viols différents et je me suis tue, morte  de honte m’infligeant de la culpabilité et du dégout pour moi, un jour  j’ai craqué et on m’a mise en psychiatrie !! on me déclara malade  psychique, personne ne voulant s’attarder à écouter ce que j’avais à  dire !!! puis être malade psychique devint une evidence, on m’avait fait  un lavage de cerveau, pire j’obéissais en gommant ma vie au profit de  la maladie psychique. Oui j’acceptais tous et pourtant ma souffrance et  ma résignation me poussait à faire plusieurs TS….des TS qui voulait  dire : » j’ai quelque chose à dire » malheureusement la réponse été de me  gaver de médicaments !!! je voudrais tuer les hommes qui ont abusé de  moi pourtant je ne m’en prend qu’à moi !!! je voudrais tuer ces hommes  qui m’ont rendue frigide et qui ont bouleversé ma vie pour toujours !!!  quand j’ai osé parler !!! tout est sorti dans n’importe quel ordre et  les gens y compris le personnel soignant m’ont jugée !!! j’ai entendu des  personnes me dire que c’était de ma faute car j’étais souriante et  avenante !!! que j’étais aussi trop jolie et trop gentille, bref personne  ne m’a vraiment crue !!!! et le sentiment de culpabilité m’a étreint  plus fort encore !!!! des gens ont ri en m’écoutant persuadés  de ma folie !!!! ils étaient où ces gens quand j’ai été violée ???? pour me  juger de la sorte ???? qui m’a aidée ???? certes on me soigne mais pas  pour les bonnes raisons, on me protége de moi, on ne veut surtout pas  que je refasse une TS, mais on ne s’occupe pas de comprendre pourquoi  !!!! alors j’ai envie de hurler ceci : » NON AU SILENCE  » après 3 viols  et des coups à répétition, 3 viols et des mauvais traitements au point  de vouloir se détruire, au point de n’avoir plus d’estime pour soi !!!!!  JE VEUX QUE L’ON M’ENTENDE !!!! et je me battrai jusqu’au bout, parce  que je sais que je ne suis pas la seule malheureusement !!!! et je  pense que les garçons, oui, nos garçons devraient à l’école apprendre le  respect des femmes avant la sexualité !!!! parce que être jolie et  gentille n’est pas UN CRIME !!!!

*source: contreleviol.fr -2011

*une ado de 14 ans piégée sur internet et violée

Un homme de 40 ans a été mis en examen, lundi à Versailles (Yvelines), avant d’être écroué. La justice lui reproche d’avoir, samedi soir à Bois d’Arcy, violé une adolescente de 14 ans, rencontrée via un site de chat. Lors d’une discussion sur internet, cet homme originaire de Seine-Saint-Denis s’était fait passer pour un jeune de 17 ans. Samedi, il était convenu d’un rendez-vous. L’homme a invité la victime à faire un tour en voiture. Une fois dans le véhicule, il a abusé d’elle avant d’être surpris en flagrant délit par une patrouille de police.
Devant les enquêteurs de la sûreté départementale, le suspect inconnu des services de police, a expliqué qu’il pensait qu’elle avait 15 ans, l’âge de la majorité sexuelle. La jeune fille a confié aux policiers qu’elle s’était sentie obligée d’obtempérer alors qu’elle ne souhaitait pas avoir des relations avec lui.*LeParisien.fr-05.11.2013

*A Bayeux, une adolescente de 17 ans violée par son père et son éducateur

Deux hommes de 51 et 66 ans comparaissent à partir de mercredi devant les Assises du Calvados pour une affaire de viols sur personne vulnérable. La victime est une adolescente âgée de 17 ans au moment des faits.Le premier accusé est un éducateur de Bayeux. Il nie les faits. Le second n’est autre que le père de la victime. Il a, lui, avoué. Les deux hommes risquent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu vendredi 22 novembre.*tendanceouest.com/caen/ 10.11.2013

**Violée par son oncle encagoulé

Depuis vendredi, et jusqu’à ce lundi soir, les jurés de la cour d’assises de l’Oise jugent un homme de 55 ans pour des faits de viols.Les faits ont été commis le 28 juillet 2011 à Rantigny, près de Creil (Oise). Une femme se trouve dans la chambre de son habitation. Il est 5 h 15, son mari vient de partir travailler et ses enfants dorment dans des pièces voisines. Soudain, un homme encagoulé, ganté et vêtu de noir, fait irruption dans la chambre. Il est muni d’une lampe torche. Il ferme la porte violemment. La femme hurle, ses bébés se réveillent, mais l’intrus ne prend pas la fuite. Il met une main sur la bouche de sa victime pour la faire taire, il sort un couteau et la menace : « Tu dis quoi que ce soit à la police ou à ton mari, je te tue, toi et tes enfants ». L’homme encagoulé la viole puis prend la fuite.La victime a reconnu son agresseur comme étant son oncle. Interrogé par les enquêteurs puis le juge d’instruction, le suspect, marié et père de famille, a toujours nié les faits. Mais des éléments l’accablent. Son ADN a été retrouvé sur la culotte de la victime et les perquisitions effectuées dans les vestiaires de l’usine qui l’emploie ont été fructueuses : dans son casier, une cagoule, une lampe torche, des gants en latex, et les clés de la maison de la victime ont été retrouvés.Le suspect, pour se défendre, crie au complot familial. L’enquête a permis de découvrir que des membres de sa famille ont pu être victimes d’autres agressions sexuelles.*courrier-picard.fr-18/11/2013

**La prof a été agressée et violée par son ancien élève

C’est bien un de ses anciens élèves qui a sauvagement agressé et violé une ex-enseignante de 61 ans à son domicile le 27 octobre dernier à Annonay dans le nord Ardèche. Le garçon de 18 ans, incarcéré au Pontet depuis dimanche soir, a avoué : il voulait faire mal à son ancienne professeur.Ce jeune, très violent, est mis en examen pour vol et viol mais devant la gravité des faits, le juge d’instruction pourrait ajouter les qualifications d’acte de torture, voire de tentative d’assassinat.Son interpellation vendredi dernier a été difficile.*francebleu.fr-Lundi 04 novembre 2013

*Agression sexuelle sur deux apprenties par le garagiste

Elles avaient 17 ans au moment des faits, il y a deux ans. La première victime a subi des attouchements pendant trois mois avant de changer de patron, l’autre est restée 15 jours. Toutes deux attendaient la fin du procès pour commencer une aide psychologique.En deux ans de thérapie, l’ancien patron a évolué : d’une bêtise avouée, il reconnait avoir fait du mal à ses deux ex-apprenties. Pendant trois mois pour la première, entre décembre 2010 et mars 2011 et pendant 15 jours pour la seconde, en mars dernier. C’est elle qui a porté plainte la première. Ce qui a permis à la première victime de sortir du silence.Le quinquagénaire, d’un mètre 90, profitait des absences de ses employés et sa femme (qui travaille avec lui) pour toucher les filles. Les caresses sont pressantes, les attouchements sur tout le corps et les parties intimes en essayant de les embrasser.Pour la première victime, cheveux châtains mi-longs, vêtue d’un pantalon blanc et d’une veste sombre, il est quasiment impossible de répondre aux questions du président de la cour. Au moment des faits, elle était dans une situation de vulnérabilité à cause de problèmes familiaux. Son avocate lui vient en secours, en lisant une lettre que la jeune fille lui a écrite :  » J’ai manqué de courage. Si j’avais été courageuse, [l'autre victime] n’aurait rien subi. »Un sentiment extrême de culpabilité que le président et la procureure de la République tentent d’apaiser : « Vous avez le courage d’être là, dans la honte. Vous êtes des victimes et vous avez le statut de victimes. Et c’est assez rare que le suspect reconnaisse ses torts dès le début.« Les jeunes femmes hochent la tête avec une moue montrant leur manque de convictions. Elles qui ont attendu la fin du procès pour se faire suivre psychologiquement.Le président tentent tout de même de les convaincre : « Il faut maintenant vous faire aider psychologiquement : ça facilite les choses.« L’ex-patron a suivi une thérapie pendant deux ans et est décrit comme narcissique. « Un homme qui a besoin de voir le monde à travers lui les autres sont considérés comme des fléaux, des objets. »Depuis sa garde à vue et sa mise en examen, l’inspection du travail lui a interdit de reprendre des apprentis.Il écope de deux ans de prison avec sursis et doit verser des dommages et intérêts à hauteur de 6 600 euros pour la première victime et 4 600 euros pour l’autre. Il est par ailleurs dorénavant inscrit sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles, le FIJAIS.*francebleu.fr-Vendredi 25 octobre 2013

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Une réponse à “Le viol-suite”

  1. 7 01 2013
    Gustave (05:07:29) :

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