Harraga-échos.1

 L'eldorado au péril de leur vie

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Migration : Les harraga sont de retour

Harraga-échos.1 UNEEEEEIllustration : Saâd

 

26 OCTOBRE 2018 

Depuis quelques mois, des centaines de vidéos de harraga algériens sont publiées sur les réseaux sociaux. Dans certaines, on voit même des femmes et des familles entières prendre le large pour rejoindre les côtes européennes. Certains réussissent, d’autres y laissent leur vie. Retour sur ce phénomène inquiétant.

«Bouteflika, j’ai même perdu mes cheveux sous ton règne. L’Algérie, je vous la lègue. Bouffez-la seuls si vous voulez», lance un harraga algérien à bord d’une barque dans laquelle on voit aussi plusieurs personnes qui disent se diriger vers les côtes espagnoles.

Depuis quelques jours, plusieurs vidéos de nouvelles vagues de harraga circulent sur les réseaux sociaux. Ces dernières se multiplient de jour en jour comme pour dire que le phénomène de la harga reprend en Algérie et prend de plus en plus d’ampleur. Mais un nouveau phénomène attire l’attention des gens qui visionnent ces vidéos. A bord de ces embarcations de fortune se trouvent aussi des jeunes femmes et mêmes des familles entières.

Même si le phénomène en lui-même reste du déjà-vu pour beaucoup d’Algériens, les chemins qu’empruntent les migrants algériens pour atteindre l’Europe changent ; certains sont même «innovants» selon les expériences échangées. Selon les différents témoignages, il y a ceux qui arrivent à atteindre la Grèce via la Turquie, un pays dont le visa n’est pas difficile à obtenir. Mais, une fois arrivé en Grèce, considérée comme la première destination des Algériens, les harraga tentent via les moyens légaux, comme par avion, de mettre le pied dans d’autres pays Européens, notamment la France et l’Italie.

«On a acheté des cartes de résidence ou des cartes d’identité des pays de notre destination avant d’embarquer», confie un harraga algérien qui a réussi à rejoindre, par cette méthode, le sol français. «Mais depuis quelques années, il est devenu presque impossible de réussir ce coup. Les autorités grecques, qui ont gagné en expérience, arrivent à détecter les fausses cartes des réelles. Ce chemin a été banni depuis par la plupart des migrants qui arrivent en sol grec», explique-t-il.

Italie

Depuis, les méthodes ont changé. Plusieurs migrants venant notamment d’Asie, du monde arabe et d’Afrique du Nord, empruntent d’autres chemins pour échapper au contrôle des autorités grecques : marcher pendant plusieurs mois, faire des centaines de kilomètres, soit le tour de l’Europe de l’Est, pour arriver en Italie ou en France. «Mon fils, parti il y a trois mois, m’a appelé il y a quelques jours pour me dire qu’il est enfin arrivé en Italie. Il tente actuellement d’entrer en France par bus, ce qui n’est pas facile à cause des contrôles routiers. Il va tout faire pour arriver à Nice dans le sud de France.

Je suis sans nouvelles de lui depuis trois jours. Je crains le pire. J’espère qu’il lui est rien arrivé», fulmine le père d’un harraga originaire de Tipasa, qui a accepté de parler sous le sceau de l’anonymat. Comme ce jeune coincé en Italie, beaucoup d’autres font le même chemin ou même plus. Et il y en a deux d’ailleurs, selon le témoignage d’un autre harrag qui, lui, est actuellement en situation irrégulière depuis deux ans en France.

«Il y a ceux qui partent de la Grèce vers l’Albanie, puis passent par le Kosovo pour aller vers la Serbie, puis tentent de rejoindre la Croatie qui est le seul chemin possible pour arriver en Italie. Et même là, il faut trouver le moyen de prendre le bateau qui vous mène à destination, ce qui n’est pas du tout facile. Il y a aussi ceux qui font la Grèce, la Macédoine, la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie puis la Slovénie pour finir en Croatie», explique-t-il.

Et d’ajouter : «Durant ces traversées, tout peut arriver. Vous pouvez laisser la vie comme dans certains pays où les gardes-frontières n’ont aucune pitié. Ils peuvent vous tuer. Les méthodes changent d’un pays à un autre. Certains vous laissent nu dans le froid, pour mourir à petit feu, notamment aux frontières. Ajouter à cela les moyens financiers qui manquent à la plupart des migrants, les agressions physiques, la famine et j’en passe. C’est une mission impossible que peu de gens réussissent malheureusement.»

Libye

D’autres, notamment depuis l’instabilité que traverse la Libye depuis les révolutions dites arabes, partent vers l’Italie en allant de Tunisie vers la Libye, puis tentent, en prenant des navires pour migrants, d’atteindre les côtes italiennes. Là aussi, le chemin n’est pas du tout facile. Il est considéré, par de nombreux observateurs, comme le plus dangereux.

Mais au-delà de ces voies devenues régulières, les anciennes restent encore fonctionnelles. Beaucoup partent aussi des côtes algériennes de l’Est comme de l’Ouest ; les premiers sont à destination de l’Italie et les deuxièmes de l’Espagne. Et là encore, les harraga algériens ne savent pas à quoi s’attendre. Contacté par téléphone, un marin algérien témoigne dans l’anonymat : «Il y a des gens qui prennent encore les navires commerciaux.

Quand on les trouve, si on n’est pas loin des côtes algériennes, le commandant de bord peut prendre la décision de revenir en Algérie et les livrer aux garde-côtes algériens. Sinon, on continue et on informe de la situation à notre arrivée dans les pays de destination, les garde-côtes  qui les récupèrent d’abord pour respecter la procédure. Ils peuvent décider de les garder dans certains cas, comme ils peuvent nous les livrer. Et là, on les nourrit, on prend soin d’eux jusqu’au retour aux côtes algériennes pour les livrer aux garde-côtes algériens.

Certains, qui n’ont pas causé de problèmes pendant le voyage, prennent six mois avec sursis, selon mes informations, d’autres risquent jusqu’à six mois de prison. C’est malheureux de les voir prendre le large et dans des situations tragiques, mais on n’y peut rien. J’ai toujours souhaité qu’ils tombent sur nous, car ils ne seront pas traités de la même manière s’ils sont pris par des garde-côtes étrangers…»

Détenus

C’est le cas justement de plusieurs harraga algériens dont le cas est connu actuellement sous le nom de «victimes de disparition forcée». Ils sont originaires notamment de l’est du pays (Aïn Beïda, Oum El Bouaghi, Skikda, Annaba etc.). Ces derniers, selon l’avocat de leurs familles, maître Kouceila Zerguine (voir l’interview) ont quitté les côtes algériennes à partir de Annaba en direction de la Sardaigne, en Italie.

Les jeunes qui choissent ce chemin passent obligatoirement par les eaux tunisiennes où ils peuvent être repérés par les garde-côtes installés sur l’île tunisienne La Galite qui appartient au gouvernorat de Bizerte. Ce phénomène enregistré, selon l’avocat, en 2007 et 2008, a recommencé depuis 2016.

Des familles sont restées plusieurs mois sans nouvelles de leurs enfants, avant de découvrir qu’«ils sont détenus par les autorités tunisiennes», affirme maître Zerguine. Leurs avocats «ont tenté de régler le problème auprès des autorités tunisiennes, en vain». «L’Etat tunisien refuse de laisser les familles voir leurs enfants. Il nie même leur existence. L’affaire est actuellement au niveau de l’ONU», explique l’avocat.

Cette histoire risque de faire couler beaucoup d’encre. Le phénomène de la harga est de retour en Algérie,  plus visible encore depuis quelques années. L’existence d’une loi restrictive incriminant l’acte de harga n’a pas, vraisemblablement, dissuadé ces milliers d’Algériens en quête d’une vie meilleure et goûter, enfin, à la liberté qu’ils pensent pouvoir trouver une fois en Europe. Un seul mot d’ordre pour ces milliers d’aventuriers : «On préfère être dévorés par les requins en plein mer que par les vers en Algérie…» *el watan / MEZIANE ABANE - vendredi 26 OCTOBRE 2018

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Kouceila Zerguine. Avocat spécialiste en droit de migration

Le phénomène de la ‘‘harga’’ est le signe d’un désespoir de tout un peuple, et de la rupture de ce dernier avec le pouvoir algérien dans sa globalité

– L’Algérie connaît, depuis quelques mois, une nouvelle vague de harraga. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des jeunes femmes et des familles entières dans des barques de fortune en direction de l’Europe. Certains considèrent ce phénomène comme nouveau en Algérie, où la harga était réservée aux hommes. L’est-il vraiment, selon vous ?

Au contraire. Le phénomène de la harga même pour les femmes et les familles a toujours existé, et ce, depuis son avènement dans les années 2000. Il n’y a rien de nouveau.

La seule différence qu’il y a aujourd’hui est qu’on arrive à constater l’ampleur du phénomène et à voir cette pénible réalité et en temps réel grâce à la démocratisation des moyens technologiques comme les smartphones et les réseaux sociaux, ce qui n’est pas repris par les médias conventionnels. Nous avons enregistré depuis l’explosion du phénomène de la harga en 2005 toutes les catégories sociales confondues : hommes, femmes, mineurs accompagnés et non accompagnés, voire même des nourrissons ayant effectué la traversée de la Méditerranée dans les bras de leurs parents.

Il y a aussi des personnes âgées, comme cela a été le cas en 2009 pour le «doyen» des harraga, âgé de 70 ans. En 2005, des familles entières ont quitté les côtes algériennes depuis Sidi Salem à Annaba vers l’Europe. Plusieurs embarcations de mineurs de moins de 16 ans avaient été enregistrées durant cette période aussi. En 2011, des médecins, des infirmiers et des policiers ont pris le large à partir des plages de Skikda. Donc, le phénomène migratoire n’a jamais cessé, même après son incrimination avec la loi 01-09 relative à l’émigration qualifiée d’«illégale». Il n’y a pas un jour où des harraga ne sont pas déférés devant les tribunaux.

Quand la presse nationale évoque le cas de cinq ou dix embarcations, cela veut dire qu’il faut multiplier ce chiffre par dix ou à vingt, puisque la réalité dépasse largement les chiffres repris par la presse. Cela dit, pour ce qui concerne les migrants et réfugiés subsahariens, la loi 08-11 relative à l’entrée et le séjour et le déplacement dans le territoire national a bel et bien montré ses limites.

– Pourquoi, selon vous, la loi 01-09 relative à l’incrimination de l’émigration n’a pas été aussi dissuasive pour convaincre les Algériens de ne plus recourir à la harga ?

Le phénomène s’amplifie. Ce ne sont pas les lois qui vont l’absorber. Au contraire. Il faut répondre à l’origine du problème qui dépend de plusieurs facteurs d’ordre politique, économique et culturel. Quand vous entendez un harrag dire : «Bouteflika, je vous lègue l’Algérie. Bouffez-là si vous voulez», cela s’explique politiquement.

Quand vous vivez dans un pays où les libertés individuelles et collectives ne sont pas consacrées, c’est un problème. Le peuple veut vivre. Il voit ce qui se passe ailleurs. La moitié des harraga sont fonctionnaires en Algérie. Le mode de vie en Algérie est derrière le malaise national. Economiquement, la plupart des harraga vivent bien ici.

Donc, les gens qui partent n’ont pas pour idée de s’enrichir ou de trouver du travail, ce n’est pas de la migration économique, mais ils le font dans le but de vivre dans un pays libre et où il peuvent jouir de la liberté qu’ils n’ont pas trouvé chez eux. Une femme veut aussi vivre seule sans que personne ne la dérange ou que la société ne la condamne. De plus, ce malaise national dont je parle s’inscrit aussi dans un contexte international qui est l’écart entre le Sud et le Nord.

Nous avons nos problèmes nationaux, mais également internationaux, notamment l’entrave au droit international de la liberté de circulation. Dans un rapport publié par une ONG internationale sur le système des visas, nous avons constaté que 3 personnes sur 5 ont déjà demandé un visa plus de trois fois et qu’il leur a été refusé sans raison valable à leurs yeux.

Cela veut dire qu’au départ elles ont choisi la voie conventionnelle, mais elles ont fini par opter pour des voies irrégulières après avoir vu leur demande de visa refusée par les différents consulats des pays du Nord. Même les harraga ont changé de stratégie depuis le renforcement des dispositifs sécuritaires en mer. Aujourd’hui, ils partent en groupe avec 20 embarcations par exemple. Ainsi, si la marine arrive à en retenir une partie, l’autre va réussir à continuer son voyage.

– Existe-t-il des chiffres pour mesurer réellement l’ampleur du phénomène en Algérie ?

Il ne peut pas y avoir de chiffres précis, car depuis le début de ce phénomène en Algérie, l’Etat n’a jamais installé d’instance ou de commission dédiée à ce sujet. Il devait y en avoir normalement. Le phénomène des harraga n’intéresse vraisemblablement pas les pouvoirs publics, qui dans leur discours officiel ne font référence qu’à la stabilité du pays, la prospérité et le bien-être des Algériens.

Or, ce phénomène est le signe d’un malaise national dans la société, d’un désespoir de tout un peuple et de la rupture de ce dernier avec le pouvoir algérien dans sa globalité. En Tunisie, même si ce n’est pas un modèle en la matière, l’Etat a installé une commission qui se charge du dossier des disparus entre l’Italie et la Tunisie. Mais ils n’ont jamais pris en compte les Tunisiens, eux-mêmes, qui sont victimes des disparitions forcées.

Car là-bas, il y a eu un changement dans le régime et non un changement de régime. Les mêmes responsables qui jadis géraient ce dossier sont encore au pouvoir. Le dossier des disparitions forcées des migrants et encore un sujet qui fâche. De plus, dans les chiffres officiels que communique l’Etat, ce dernier ne prend en compte que le nombre des personnes déférées devant la justice.

Il ne prend pas en compte les personnes disparues en mer dans des circonstances méconnues, le nombre des harraga victimes des disparitions forcées et on ne prend pas en compte aussi les harraga qui ne sont pas arrêtés dans leur parcours migratoire ou qui sont arrivés à leur destination. Donc, le phénomène migratoire n’a jamais cessé, et les lois qui ont été élaborées n’ont pu arrêter le phénomène. Il a toujours existé et il existera toujours.

– Vous allez prendre part, dans quelques jours, à la 8e édition du Forum mondial des migrants prévu du 1er au 3 novembre au Mexique. Quel est l’objectif de votre participation ? Le dossier des migrants algériens vers l’Europe sera-t-il évoqué ? Et qu’en est-il de celui migrants subsahariens qui passent par l’Algérie ?

Depuis ces dix dernières années, le travail selon une approche régionale voire même internationale est un choix qui s’impose dans la mesure où le phénomène migratoire est nourri entres autres par des facteurs externes dus principalement à la politique migratoire imposée par les payés du Nord. Notre participation vient comme la suite à une collaboration de plusieurs années entre les différentes ONG de défense des droits de migrants, voire même avec le mouvement «Mésaméricano» ou le mouvement des mères des migrants disparus en Amérique latine.

Si les lieux sont différents et lointains, il n’en est pas de même pour les conséquences. Notre objectif après avoir uni nos efforts est de faire entendre la voix de quelques milliers de parents de harraga qui restent jusqu’à aujourd’hui sans nouvelles de leurs enfants, et ce, depuis plus d’une décennie. Ce sont des parents épuisés par les années qui passent sans qu’ils puissent entrevoir une issue à un drame qui n’a que trop duré.

La rencontre avec le mouvement Mésaméricano, indépendamment de sa valeur symbolique, celle de l’union et la solidarité, est une opportunité pour s’entraider et échanger les bonnes expériences dans des process stratégiques que nous envisageons à entreprendre ensemble devant les instances internationales, et ceci afin de faire éclater la vérité et la justice sur le sort de quelques milliers de migrants disparus, ou victimes de disparition forcée dans les parcours migratoires.

– Vous parlez d’un nouveau concept dans ce dossier, qui est celui des migrants victimes de disparition forcée ? Pouvez-vous nous l’expliquer et nous dire où vous en êtes avec le dossier des migrants algériens détenus en Tunisie ?

Nous n’avons cessé, depuis 2007, de tirer la sonnette d’alarme sur le fait que dans le phénomène migratoire, il existe bien des violations graves des droits humains et imprescriptibles, telle que les disparitions forcées et le trafic des êtres humains. Plus de cent cas de harraga algériens ont été victimes de disparition forcée sur le territoire tunisien entre 2007 et 2008.

Ces derniers, lors de leur traversée de la Méditerranée en direction de la Sardaigne en Italie, ont traversé les eaux tunisiennes, où les gardes-côtes de la marine tunisienne les guettaient du côté de l’île tunisienne de La Galite (gouvernorat de Bizerte) et étaient considérés comme susceptibles d’être des terroristes.

Mais le problème qui subsiste est qu’au lieu de les déférer devant un tribunal, l’Etat tunisien les a mis dans les sous-sol du ministère de l’Intérieur tunisien et également dans des établissements pénitentiaires qui ne sont pas déclarés. Nous avons des témoignages vidéo de gens qui sont allés dans ces prisons où on leur a dit que leurs enfants y étaient. Les gardiens de prison ignorent que ces prisonniers sont détenus illégalement. Et les parents algériens n’ont jamais pu avoir le permis de visite pour revoir leurs enfants en prison.

Nous qualifions ces faits comme étant des disparitions forcées dans la mesure où les agents de l’Etat tunisien ont procédé à leur arrestation, d’où leur devenir demeure continuellement inconnu depuis. Au regard de la convention internationale contre les disparitions forcées, est considérée comme victime toute personne qui se trouve en dehors de la protection juridique, ce qui est assurément le cas pour les harraga algériens.

Toutes nos demandes d’ouverture d’enquêtes déposées auprès des instances judiciaires algériennes, voire même tunisiennes ont été classées sans suite entre 2009 et 2010. Nous avons alors déposé de nouveau des plaintes après la chute du Ben Ali, où on accuse, preuves à l’appui bien sûr, de hauts responsables tunisiens. Malheureusement, toutes ces plaintes se trouvent depuis 2015 au niveau du ministère de la Justice et aucune suite n’a été donnée depuis.

– Vous dites que vous avez déposé plusieurs plaintes contre l’Etat tunisien auprès de l’ONU. Où en êtes-vous dans cette affaire ?

Justement, ceci nous a contraint de porter le dossier devant les instances internationales, plus exactement des plaintes auprès du Groupe de travail contre les disparitions forcées ou involontaires de l’ONU (GTDFI). En date du 22/06/2017, ledit Groupe a considéré dans cette lettre adressée au gouvernement tunisien, après avoir examiné les plaintes, qu’il s’agit  effectivement de cas de disparitions forcées. Il a demandé par la même occasion à l’Etat tunisien d’ouvrir, sans plus tarder, des enquêtes appropriées pour élucider le sort des harraga et les lieux où ils se trouvent pour assurer leurs droits.

Cela a été fait en date du 09/06/2017, et en remettant également aux gouvernements algérien et italien, voire même l’agence Frontex et Interpol une copie. Dans sa correspondance datée du 06/06/2018, le Groupe de travail contre les disparitions forcées a même considéré la réponse du gouvernement tunisien d’insuffisante pour déterminer le sort des harraga. Il a réitéré par la même occasion que lesdits cas de harraga resteront sous son contrôle.

Si aucune évolution positive n’est enregistrée, nous comptons également déposer 110 autres plaintes l’année prochaine auprès du même Groupe de travail et porter l’affaire devant le comité des droits de l’homme de l’ONU. Par ailleurs, une rencontre avec les parlementaires européens a été tenue l’année passée et une autre est programmée pour la fin du mois novembre à Bruxelles, ceci pour discuter de l’évolution de ce dossier, ainsi que les démarches à entreprendre dans un proche avenir. **el watan / MEZIANE ABANE - vendredi 26 OCTOBRE 2018 

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L’année 2011 a été la plus meurtrière pour les clandestins ayant tenté de rejoindre la rive nord de la Méditerranée.

L’année dernière a été la plus meurtrière pour les émigrés clandestins, a précisé Human Rights Watch (HRW) dans un document, rendu public jeudi dernier. Selon cette ONG de défense des droits de l’homme, ces émigrés clandestins sont originaires de plusieurs pays d’Afrique du Nord, dont l’Algérie et de l’Afrique subsaharienne. Et de poursuivre, dans le même contexte, qu’un total de 13 500 personnes ont trouvé la mort dans de telles tentatives de traversée depuis 1998.
Ce nombre de victimes a été également confirmé par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr). «Plus de 1 500 personnes se sont noyées ou ont été portées disparues en 2011 alors qu’elles tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe», a indiqué le Unhcr, avant de soutenir que l’année 2011 est la plus meurtrière depuis que l’Unhcr a commencé à enregistrer ces types de statistiques en 2006.
Signalons toutefois que la statistique la plus macabre en la matière remonte à «2007, lorsque 6300 personnes sont mortes ou ont disparu dans la mer Méditerranée», compare l’Unhcr. En effet, l’année écoulée, le flux de migrants en provenance d’Afrique vers le «Vieux Continent» a connu un pic inobservé depuis trois ans: 58 000 personnes ont débarqué sur les côtes européennes en 2011 contre 54 000 en 2008 qui ont «atterri» au large de la Grèce, de l’Italie ou encore de Malte. Entre 2009 et 2010, le contrôle aux portes d’entrée maritimes de l’Europe s’était renforcé.
La plus grande vague de ressortissants d’Afrique qui est passée de l’autre côté de la Méditerranée en 2011 a été recensée durant la première moitié de l’année. Tunisiens, Somaliens et demandeurs d’asile non étiquetés sont les composantes essentielles de cette vague.
L’Italie a été en 2011 la principale destination des candidats à l’immigration illégale par voie maritime, avec 56 000 voyageurs recensés sur son sol.
Pour cette année, les antennes du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) en Grèce, en Italie, en Libye et à Malte ont en outre précisé que «le nombre réel de décès enregistré en 2011 en Méditerranée peut être encore plus grand. Ces estimations sont fondées sur des entretiens réalisés avec des immigrés rescapés des traversées dangereuses, sur des témoignages téléphoniques de parents des voyageurs clandestins ainsi que sur des rapports de la Libye et de la Tunisie portant sur les survivants dont les navires ont coulé ou ont été en danger durant les premières étapes du périlleux périple intercontinental». En outre, il est également souligné que depuis le début de cette année, le nombre de décès connus s’élève à 170, dont 54 personnes ont coulé début juillet en Méditerranée, alors qu’elles étaient à bord d’un petit canot pneumatique en direction des côtes européennes.
Pour les destinations des émigrés clandestins, le rapport du HCR a indiqué depuis l’année 2011 que l’Italie a enregistré plus de 21 000 arrivées (dont environ 18.000 Tunisiens, 400 Afghans, 300 Erythréens, 200 Egyptiens) principalement à Lampedusa, mais aussi Linosa et Ragusa. Tandis que la Grèce tente, quant à elle, de refouler des Libyens, des Tunisiens, des Algériens.
A la frontière helléno-turque, les Algériens représentent ainsi le deuxième contingent de clandestins interceptés, avec plus de 6 300 individus entre juin 2010 et février 2011, immédiatement après les Afghans et avant les Pakistanais, les Somaliens et les Bangladeshis. Malte enregistre les premières arrivées conséquentes de migrants par mer (550 depuis janvier 2011), tandis que la pression migratoire explose en Espagne avec une augmentation de + 330% si l’on compare les premiers trimestres 2010 et 2011.
Soulignons enfin que même la France n’échappe évidemment pas à l’aggravation du phénomène.
Entre le 1er janvier et la fin du mois de mars 2011, plus de 3200 Tunisiens en situation irrégulière ont été interpellés, soit autant en 3 mois que pour toute l’année 2010!  (L’Expression-18.08.2012)

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*25 morts dans une embarcationUn autre drame de l’immigration en méditerranée

 L’île sicilienne de Lampedusa est devenue un véritable mouroir de l’immigration clandestine. Hier, un autre drame de l’immigration est annoncé par les médias italiens avec la découverte des corps à demi composés de 25 immigrants clandestins.

 Un drame de plus qui montre à quel point la situation est devenue critique notamment après la crise libyenne. Hier, les gardes-côtes italiens ont annoncé la découverte des corps de 25 migrants dans la cale d’une embarcation de fortune transportant 271 immigrants clandestins, qui a été secourue et accompagnée au port de l’île sicilienne de Lampedusa. Les 25 migrants retrouvés morts dans la cale de la barque, tous des hommes jeunes, seraient décédés par asphyxie, selon le témoignage des personnes qui étaient à bord. Dans une première reconstruction des faits, il semble que les victimes aient été les premières à embarquer à bord de la barque longue de 15 m et se soient installées dans la cale à laquelle elles auraient accédé à travers une trappe de 50 cm de large. Peu de temps après, de nombreux autres migrants avaient pris place à bord de l’embarcation, mais quelques heures après le début de la traversée, les gaz dégagés par le moteur rendaient l’air irrespirable dans la cale. Les infortunés qui s’y trouvaient avaient tenté de remonter, mais ils ont été empêchés, faute d’espace à bord, selon les déclarations de témoins. Au bout des trois jours qu’a duré la traversée, les migrants bloqués dans la cale ont été retrouvés morts par asphyxie et leurs corps ont été récupérés par la protection civile, « dans un état de décomposition partielle », selon les gardes-côtes. L’enquête ouverte par le procureur d’Agrigente (Sicile) sur cette affaire suggère qu’il y ait eu crime (non-assistance à personne en danger de mort et délit d’immigration clandestine).  »Nous allons faire une autopsie sur les corps afin de reconstituer avec précision la cause du décès, bien que d’après les premiers éléments de l’enquête, il semble que la mort ait été causée par l’asphyxie », a déclaré le procureur d’Agrigente, Renato Di Natale.

 Depuis le début de l’année, avec les crises successives en Tunisie et en Libye, plusieurs milliers d’immigrants clandestins ont rallié l’Italie, via l’île de Lampedusa. Des morts, il y en a eu malheureusement. Le drame le plus spectaculaire est celui d’une barque qui a chaviré début avril dernier et coulé rapidement, entraînant la mort de 20 personnes et plus de 150 disparus. Des dizaines d’autres trouveront la mort quelques semaines plus tard, lorsqu’un vaisseau de guerre français refusera d’assister une embarcation en difficulté près des eaux italiennes. Selon l’organisation internationale pour les migrations (OIM), il y a eu 25.867 immigrés clandestins qui ont atteint le territoire italien dont 23.000 à partir de Lampedusa, dans 390 barques depuis le début de l’année. Une pression énorme sur les autorités italiennes qui gèrent difficilement ce phénomène, alors que la contestation des  »sans papiers » est devenue l’autre pendant de l’immigration clandestine.

Hier dans la ville de Bari, dans le sud de l’Italie, des demandeurs d’asile ont bloqué une route et une voie ferrée, à proximité d’un centre d’accueil de migrants pour exiger le statut de réfugiés. Le mouvement de protestation a été suivi d’affrontements avec les forces de l’ordre. Les migrants, dont la nationalité n’a pas été divulguée par les autorités italiennes, ont notamment jeté des pierres contre les policiers. Les affrontements ont fait 35 blessés selon des médias italiens, 35 blessés dont 20 policiers selon un décompte de  » Reuters « . Les manifestants, qui sont plusieurs centaines et pour certains armés de barres de métal, ont bloqué la voie ferrée avec de grosses pierres et allumé des feux le long de la voie. La circulation des trains a été suspendue et plusieurs trains régionaux ont dû être retardés ou annulés. Les manifestants protestaient contre les lenteurs administratives retardant le traitement de leurs dossiers de demande du statut de réfugiés. Ils seraient plusieurs milliers de Tunisiens et Libyens notamment. Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Alfredo Mantovano a aussitôt demandé « des sanctions contre ceux qui seront reconnus responsables de ces actions ». Le centre d’accueil des migrants de Bari est secoué » au moins une fois par mois par de violentes manifestations des immigrants, qui demandent une régularisation de leur situation sur le sol italien de crainte des reconduites aux frontières.(Quotidien d’Oran-02.08.2011.) 

 *Plus de 1800 migrants morts en Méditerranée…en 5 mois de cette année!

Au cours des cinq premiers mois de 2011, pas moins de 1 820 migrants sont morts dans l’ensemble du Bassin méditerranéen dont 1 633 étaient en voyage vers l’Italie, a rapporté mercredi l’agence de presse du Vatican, Fides, à la veille de la Journée mondiale des réfugiés (le 20 juin). «Le changement de scénario géopolitique qui intéresse les pays d’Afrique du Nord et en particulier le conflit en Libye ont poussé nombre de personnes à entreprendre la dangereuse traversée en direction de l’Europe», a souligné la même source, soulignant que «depuis 1990, au moins 17 597 personnes sont mortes au cours du voyage en direction des frontières de l’Europe».Dans ce cadre, Fides a relevé que le bilan est « probablement plus tragique encore si l’on pense aux personnes qui se trouvaient à bord d’embarcations desquelles on n’a plus eu de nouvelles et qui ne sont jamais parvenues à atteindre les côtes italiennes».

Rappelant que deux routes principales sont suivies par les immigrants par mer depuis le début de 2011, celle de Tunisie et l’autre de Libye, cette source a souligné que «la route tunisienne a vu 187 personnes mourir noyées alors que la route libyenne a enregistré, au cours de la période de référence, la mort en mer de 1 633 immigrants sub-sahariens». Qualifiant d’«extrêmement vulnérable» la condition des migrants qui proviennent de la Libye en guerre, parce que «menacés par l’ensemble des parties au conflit», Fides a rappelé que ces migrants «sont contraints à entreprendre la traversée sur des embarcations délabrées et surchargées afin d’atteindre un refuge sûr en Europe».

L’agence qui a déploré «le silence» en Europe qui entourait ces données, a rappelé qu’il s’agissait «d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant des situations de conflit, de graves violations des droits de l’homme et des persécutions. (L’Expression-15.06.2011.)

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 *Quand l’Otan ne vient pas au secours d’un bateau d’émigrants africains en difficulté…et préfére les bombardements contre les villes libyennes!

Selon le quotidien britannique The Guardian,  , un bateau parti de Libye et transportant 72 personnes, dont des femmes, des enfants en bas âge et des réfugiés politiques, a connu des problèmes après avoir quitté Tripoli à destination de l’île italienne de Lampedusa le 25 mars. La garde-côte italienne a pu être alertée et que le bateau chargé d’émigrants est entré en contact avec un hélicoptère et un bâtiment de guerre de l’Otan, mais aucun effort n’a été mené pour recueillir ses occupants. Soixante-deux des émigrants à bord sont morts de faim ou de soif pendant les 16 jours où leur bateau a dérivé en mer, lit-on dans l’article. «Nous enquêtons sur les accusations du Guardian», a dit une porte-parole de l’Otan, Carmen Romero. Selon le journal britannique, qui cite des rescapés, 47 Ethiopiens, sept Nigérians, sept Erithréens, six Ghanéens et cinq Soudanais se trouvaient à bord. Parmi ces émigrants figuraient 20 femmes et deux enfants en bas âge, dont un n’avait qu’un an. Le capitaine ghanéen du bateau dirigeait le navire vers Lampedusa, à 290 km au nord-ouest de Tripoli, mais au bout de 18 heures de mer, l’embarcation a connu des problèmes et perdu du carburant. Les émigrants ont téléphoné à un prêtre érithréen se trouvant à Rome, lequel a contacté la garde-côte italienne. Un hélicoptère dont les pilotes portaient des uniformes a survolé un peu plus tard le bateau et largué des bouteilles d’eau et des paquets de biscuits, écrit le Guardian. Les pilotes ont fait signe aux passagers qu’ils devraient rester dans cette zone le temps qu’un bateau vienne à leur secours, mais aucun navire n’est jamais arrivé.
Le 29 ou le 30 mars, continue l’article, le bateau d’émigrants a dérivé en vue d’un porte-avions de l’Otan, et selon des survivants, deux avions ont décollé du pont et ont survolé à basse altitude le bateau, dont les passagers s’étaient dressés et brandissaient les deux bébés à bord. Cependant, affirme le Guardian, aucune aide n’est parvenue et les émigrants sont morts de faim et de soif l’un après l’autre. Lorsque, le 10 avril, le bateau à la dérive a échoué sur une plage près de Zlitane, dans les environs de Misrata dans l’Ouest libyen, seules 11 personnes à bord étaient encore en vie. L’une d’elles est morte peu de temps après avoir touché terre. Le Guardian écrit qu’après une enquête approfondie, il a conclu que le porte-avions en question était probablement le Charles-de-Gaulle, qui croise en Méditerranée..(source: Reuters-09.05.2011.)

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Harraga et sans papiers veulent retourner au pays 

*Les associations algériennes en Espagne ont imploré le soutien de l’Etat pour le rapatriement des clandestins mineurs.*les mouvements associatifs ont alerté sur les dangers qui guettent les sans-papiers algériens en ces temps de crise économique que connaît l’Europe.

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M.Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, est depuis le début de la semaine en Espagne, afin de s’enquérir de la situation des Algériens qui y résident. Cinquante-sept harraga algériens ont voulu le rejoindre…! ..M.Benatallah a tenu à Madrid une réunion «de travail et d’évaluation» avec une quarantaine d’associations algériennes qui représentent l’ensemble du mouvement associatif algérien en Espagne. Lors de cette rencontre qui s’est déroulée au siège de l’ambassade d’Algérie, le secrétaire d’Etat a réitéré la volonté du gouvernement d’aller vers «une démarche d’ensemble et durable en direction de la communauté». Il considère que les rapports entre la mère patrie et la communauté établie à l’étranger devraient être construits sur «une relation mutuellement bénéfique». De leur côté, les représentants de ces associations ont présenté au secrétaire d’Etat «un inventaire d’actions et de propositions» pour la prise en charge des doléances des ressortissants algériens en Espagne. Le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger a également animé une autre rencontre à Alicante. Lors de cette réunion, M.Benatallah s’est prêté au jeu des questions-réponses en donnant la parole aux émigrés d’Alicante. Ces derniers ont exprimé leurs appréhensions quant à leur situation actuelle. Car ils estiment être «marginalisés et considérés comme une communauté de seconde classe». Aussi, M.Benatallah a assuré que l’ensemble de ces préoccupations «seront prises en charge par le gouvernement», tout on relevant que «les préoccupations exprimées se recoupent avec celles évoquées par la communauté algérienne établie dans d’autres pays». Toutefois, Il faut signaler que tous les mouvements associatifs ont alerté le secrétaire d’Etat sur les dangers qui guettent les sans-papiers algériens en ces temps de crise économique que connaît l’Europe, surtout les mineurs qui sont «plus proches de la dérive vers la délinquance». La situation des «harraga» est des plus précaires. Eux qui n’ont aucune ressource. Pas de papier, donc pas de travail…A cet effet, ces associations ont sollicité le soutien de l’Etat pour le rapatriement des enfants mineurs, ainsi que pour les aider à lancer des campagnes de sensibilisation et de recensement de ces jeunes sans papiers et dont la plupart sont sans repères. Même si leur situation est désastreuse, ils ne peuvent pas rentrer au pays, la plupart du temps par honte…! Ils veulent aussi alerter les candidats potentiels à la «harga» sur l’absence de perspectives en Espagne du fait de la crise économique. Les quarante associations algériennes pourraient ainsi, avec l’aide du département de M.Benatallah, lancer ces campagnes de réinsertion sociale. Dans un autre registre, M.Benatallah a annoncé l’ouverture prochaine d’un consulat général à Barcelone. Ce qui prouve un tant soit peut «l’importance que le gouvernement accorde à la communauté algérienne établie en Espagne et la sollicitude de l’Algérie pour tous ses enfants à l’étranger», a-t-il attesté. Il faut néanmoins signaler que la communauté algérienne établie en Espagne compte environ 65.000 citoyens immatriculés auprès des services consulaires à Madrid et à Alicante. (L’Expression-19.01.2011.)

**1.400 clandestins Algériens ont été refoulés de l’Espagne en 2010

En 2010, plus de 1400 clandestins Algériens ont été expulsés de l’Espagne pour regagner l’Algérie, a révélé mardi un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui résume les discussions engagées entre l’Algérie et l’Espagne à la suite de la visite, lundi, à Madrid de Halim Benatallah, secrétaire  d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger.   

La Coopération entre Alger et Madrid pour le refoulement des Harraga bat son plein. Lundi, lors de sa visite à Madrid, Halim Benatallah s’est félicité avec le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères espagnol, Antonio Yanez-Barnuevo Garcia, des résultats probants de cette coopération.      

Cependant, Hatim Bentallah ne s’est aucunement attardé sur les conditions de détention ou de séjour des clandestins Algériens qui demeurent “déplorables” selon plusieurs enquêtes réalisées par la Fédération européenne des associations algériennes (FEAA), basée en Espagne. 

Sur un autre chapitre, au moment où la France durcit les conditions d’obtention du visa Schengen, l’Espagne et l’Algérie ont convenu que les deux pays engageront prochainement “des discussions sur un accord  de facilitation d’octroi de visas”, rapporte en outre le communiqué du ministère des Affaires étrangères.  

A ce propos, les autorités espagnoles ont annoncé que le nombre de visas touristiques et d’affaires a augmenté sensiblement en 2010. Et cette tendance devrait être “encouragée” en 2011. (El Watan-19.01.2011.) 

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*50 harraga algériens interceptés près des côtes espagnoles

*Cinquante candidats algériens à l’émigration clandestine qui naviguaient à bord de quatre embarcations ont été interceptés entre vendredi et samedi sur la côte de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, indique un communiqué du gouvernement espagnol rendu public samedi.  La première embarcation transportait 14 personnes, toutes de sexe masculin, et apparemment en bonne santé, dont quatre ont prétendu être des mineurs, ajoute la même source. La deuxième embarcation a été repérée, vendredi avant midi, au sud de Cabo de Palos dans la direction de l’Espagne, par les Douanes espagnoles, qui ont signalé le fait aux équipes de sauvetage maritime. Ils étaient 13 émigrants clandestins à bord, à être secourus et transférés au port de Carthagène.Vendredi à 16 h30, la Guardia Civil a détecté au large de la côte de Murcie, une troisième felouque avec 11 personnes à bord. Quelques heures auparavant une quatrième embarcation avait été localisée au sud-est de Cabo de Palos, avec 12 émigrants. Les clandestins ont été pris en charge par la Croix-Rouge et mis à la disposition de la police nationale espagnole pour la vérification de la minorité présumée de certains d’entre eux. D’autres devront subir une opération d’identification auprès de notre représentation diplomatique en Espagne avant d’être rapatriés, conclut le même communiqué. (El Watan)

**Les harraga profitent du relâchement des gardes-côtes européens occupés avec les festivités de fin d’année, pour accentuer leurs «dessertes» vers l’Europe. Pour preuve, les cinquante émigrants algériens à bord de quatre embarcations qui ont été interceptés près des côtes de la province de Murcia, dans le sud-est de l’Espagne (ce qu’indiquait hier le site Internet toutsurlalgerie «Tsa»). Il faut signaler que tous les clandestins, retrouvés, sont en bonne santé. Ils ont été rapidement pris en charge par les volontaires de la Croix-Rouge espagnole.
Cependant, après l’enquête d’usage, les clandestins seront placés dans un centre de détention pour étrangers en situation irrégulière en attendant leur rapatriement vers leur pays d’origine.

***Pour ces jeunes, si on leur avait facilité la délivrance des visas pour voyager normalement, ils ne seraient pas aventurés à traverser la mer dans des embarcations de fortune avec tous les riques que cela comporte…Ils savent d’avance qu’ils vont être pris par les garde-côtes et renvoyés chez eux…Ils veulent prouver que cette politique de restriction ne les empêche pas de traverser la mer …pour finalement revenir chez eux…après avoir démontré qu’ils sont capables d’affronter toutes les restrictions et de braver tous les dangers…. une façon pour eux de s’affirmer et d’affirmer qu’ils existent!  

**Du coté de Mostaganem, trois embarcations, transportant une trentaine de harragas, ayant pris le large à partir d’une plage de la commune maritime de Benabdelmalek-Ramdane, située à quelque 35 km au nord-est de cette ville, ont atteint la côte espagnole méridionale, tôt le matin de vendredi, a-t-on appris de sources concordantes proches des familles des harragas. Les mêmes sources confirment l’arrivée à bon port des aventuriers par les appels téléphoniques que ces derniers, n’ont pas tardé à faire à leur arrivée…..quatre embarcations avaient pris le large dans la soirée de jeudi passé. Aucun contact n’a été établi avec la quatrième embarcation, dont on ignore le sort de la dizaine de harragas qui l’avaient empruntée.  Redoublant d’ingéniosité et de subterfuges, les groupes de harragas, âgés de 25 à 30 ans, tous originaires de la région du Dahra, semblent avoir pertinemment préparé la traversée hautement périlleuse, en ayant précautionneusement dissimulé les embarcations non loin de la plage de départ, sous des amas de broussailles et d’herbes sèches. Non seulement, ils ont anticipé sur la mobilisation maximale des services de sécurité à l’occasion des fêtes de la Saint-Sylvestre, en avançant d’une nuit l’heure de l’embarquement mais ils eurent l’idée de déclencher simultanément, et en un autre endroit, un feu de bois par lequel ils détournèrent l’attention des forces de sécurité mobilisées dans la surveillance de la côte. (Liberté-02.01.2011.) 
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** Ils sont tous originaires d’Ayoune Turk à Oran
5 Harragas échappent à une mort certaine dans les eaux territoriales

Cinq Harragas originaires de la daïra d’Ain Turk, wilaya d’Oran, ont failli mourir par noyade. Cinq autres jeunes sont portés disparus. Les habitants de la région ont informé qu’ils ont été informés par des jeunes que 10 Harraga ont navigué, dans la nuit de jeudi à vendredi, à bord d’un pneumatique, depuis la plage de « St Germain », en destination de l’autre rive de la méditerranée. On a également su que personne n’était informé du sort de ces  dernier, jusqu’à ce que les services de sécurité d’Alger contactent leurs parents afin qu’ils se déplacent à l’hôpital Mustapha Pacha à Alger afin de récupérer leurs proches.
En se rendant à Alger, les parents de ces Harragas se sont rendu compte que cinq parmi ces derniers sont portés disparus.
Pour ce qui est de la façon par laquelle on a repêché ces Harragas, nos interlocuteurs ont expliqué qu’ils ont été sauvés par un navire étranger qui se rendait vers le port d’Alger, dans son passage dans les eaux territoriales. C’est ainsi qu’on a découvert les cinq Harragas entrain de se battre pour survivre après la noyade de leurs embarcation en plein tempête. (El Khabar-04.11.2010.)

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3 réponses à “Harraga-échos.1”

  1. 11 03 2016
    Ermelinda Byerley (21:42:02) :

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