gérer ses émotions

La panoplie des émotions que l’être humain peut ressentir est bien entendu très large. Mais quatre grands sentiments négatifs se détachent, qui induisent nombre de nos comportements.

  La colère.  Un inconnu vous passe devant dans la queue au supermarché. Pire : vous réalisez qu’un être cher vous a trahi ou bien encore votre boss vient de vous faire des remontrances que vous jugez injustifiées. Et là, vous sentez la colère monter, une sorte de fureur d’abord un peu sourde, qui enfle jusqu’à ce que, parfois, vous ne puissiez plus la contenir. Il s’agit là d’un sentiment violent par excellence, capable d’engendrer le meilleur comme le pire. Les sources de la colère sont multiples, expliquent Olivier Nunge et Simonne Mortera dans leur ouvrage « Gérer ses émotions  » (Editions Jouvence). Au premier chapitre, on trouve la frustration, lorsque l’on est victime d’une situation injuste à laquelle on ne peut rien. L’intrusion sur notre territoire et l’entrave à notre liberté constituent également deux sources majeures de colère.

La honte. Vous vous apercevez, trop tard, que votre jupe ou robe est coincée …, que vous avez fait un gros lapsus alors que vous aviez la parole en réunion. Ou bien, tout simplement, vous avez dû implorer quelqu’un de vous aider alors que vous étiez perdue, sans un sou et sans contacts, en plein centre de Londres… Ah, la honte ! Sentiment terrible s’il en est puisque non seulement il nous tétanise sur place au moment M, mais qu’en plus il laisse des séquelles par la suite. Avouez que, chaque fois que vous repensez à ce jour où vous avez salué votre nouveau collègue  par un joyeux « Bonjour Madame », vous n’avez qu’une envie : vous planquer sous le bureau. En outre, la honte, si elle est éprouvée dans un contexte durable, peut avoir un effet négatif sur la confiance en soi.

 La peur. Vous l’avez peut-être déjà ressentie en attendant les tests d’un résultat HIV dans une petite pièce sans fenêtres ou lorsque vous étiez en voiture avec votre ami Julien qui a une fâcheuse tendance à se prendre pour Alain Prost au volant. La peur se ressent même physiquement lorsqu’elle est à son paroxysme : tremblements, cœur qui bat la chamade, mains moites… Ne dit-on pas d’ailleurs que l’on meurt de peur ? Elle peut être ressentie aussi bien pour une situation très concrète (peur de l’accident de voiture avec l’apprenti Fangio) que pour quelque chose d’encore abstrait (peur d’être quittée par son compagnon, par exemple). Un point commun à toutes ces situations : la peur intervient lorsque l’on anticipe la possibilité d’une suite négative à ce que l’on est en train de vivre.

La tristesse. Vous avez perdu la bague que votre maman vous avait donnée et à laquelle vous teniez temps ou alors vous vous êtes pris une veste monumentale auprès de celui que vous chérissiez en secret depuis des semaines. Passée la colère, la honte ou la stupeur, c’est la tristesse que vous ressentez. Tristesse d’avoir perdu quelqu’un ou quelque chose qui vous était précieux. La trstesse est une émotion qui survient en second lieu, aprés le premier choc de la mauvaise nouvelle, quelle qu’elle soit. C’est elle qui fait surgir les larmes, parfois salvatrices, d’autres fois dévastatrices.

 * Bon, c’est vrai, vous partez parfois pleurer aux toilettes ou il vous arrive de briser un ou deux crayons, de rage, de temps en temps… Et alors, pourquoi réfréner ces pulsions naturelles qui, au fond, semblent vous procurer un certain soulagement, au moins temporaire ? Tout simplement parce que ces émotions, poussées à leur paroxysme, peuvent devenir destructrices. Pour l’esprit comme pour le corps. En laissant les émotions s’exprimer délibérément, dans toute leur puissance, on ouvre la porte à un cercle vicieux : sans barrières, elles s’auto-alimentent et peuvent prendre des proportions non souhaitables. La colère à son paroxysme est dangereuse dans l’immédiat, car elle peut conduire à la violence, verbale ou même physique. Une violence qui, même si elle ne nuit pas nécessairement à autrui, risque de toute façon d’être interprétée très négativement. De même, la peur, transformée en terreur, est néfaste, aussi bien physiquement que psychologiquement. On peut littéralement mourir de peur, pour peu que l’on ne soit pas dans une excellente condition physique : le cœur, trop sollicité à cause des palpitations, peut tout simplement lâcher, complètement épuisé. Au-delà de ces conséquences tout de même rarissimes, l’effroi paralyse souvent, ce qui n’est pas forcément une bonne idée lorsque l’on se retrouve en situation de danger. Sans compter qu’à long terme, être « peureux » contribue souvent à miner la confiance en soi. tre « peureux » contribue souvent à miner la confiance en soi.  Ce n’est pas une surprise, une tristesse « exagérée » est également dangereuse. Déjà parce qu’elle ternit l’ensemble de la vie de sa victime (ne dit-on pas que lorsqu’un seul être nous manque, tout est dépeuplé ?) . Mais aussi parce que la tristesse peut engendrer la dépression, qui elle-même constitue un facteur de risque de suicide. Sans aller aussi loin, une grande tristesse provoque souvent une sorte d’apathie, un manque de goùt.  pour les choses qui nous plaisaient auparavant, un manque d’allant.  Avoir la honte de sa vie n’est pas aussi grave, heureusement. D’ailleurs, il paraît que le ridicule ne tue pas.  Mais cela peut tout de même être assez destructeur pour l ’ego, surtout s’il s’agit d’une sensation persistante. Sans compter que la fébrilité provoquée par une honte liée à un incident risque de vous faire perdre vos moyens, et là,ce sont les bourdes en série assurées.

*Vous ne pourrez jamais vous débarrasser de vos émotions. Et c’est une bonne chose, à moins que vous ne souhaitiez devenir une sorte de robot incapable du moindre frémissement. Mais vous pouvez apprendre à les contrôler dans la façon de les exprimer, pour les rendre fonctionnelles et utiles au quotidien. Plusieurs solutions s’appliquent à l’ensemble des émotions, expliquent Olivier Nunge et Simonne Mortera dans leur ouvrage « Gérer ses émotions » (éditions Jouvence). D’abord il faut essayer de décrire le plus posément possible les faits pour reconnaître ensuite à quel type d’émotion on a affaire. Clarifier les choses va déjà vous rendre un peu de votre calme. La seconde étape consiste à essayer de comprendre pourquoi l’événement a déclenché telle ou telle émotion. La encore, cela devrait vous permettre de relativiser. La troisième étape est celle de l’acceptation : une fois qu’on a compris pourquoi on réagissait avec telle ou telle émotion à un événement particulier, on peut tirer un enseignement de cette expérience, afin qu’elle ne se reproduise pas dans de telles proportions.

*Appeler à l’aide- Prenez la colère, par exemple. Si vous êtes victime d’une injustice, vous allez forcément la ressentir. Prenez une grande inspiration et refusez d’y penser avant qu’un moment approprié survienne. Illustration : ce n’est pas une bonne idée d’en venir aux mains avec votre boss parce qu’il vous a refusé une augmentation pourtant bien méritée. Mais il est légitime que vous soyez en colère. Et pour l’exprimer, vous pouvez par exemple sortir faire une pause-café et déverser votre colère en paroles désagréables dans les oreilles d’un collègue bienveillant. Ou encore, si vous en avez l’occasion, sortez faire une promenade et criez tout votre saoul. Défoulement assuré !

 Pour la peur, c’est un peu plus compliqué. Cette émotion est particulièrement difficile à contrôler, d’autant qu’elle est parfois irrationnelle. Au quotidien, la solution la plus rapide consiste donc à éviter ce qui, chez vous, provoque la peur. Vous n’aimez pas être en voiture ? Tentez de privilégier les transports en commun. Vous êtes claustrophobe ? Montez et descendez les escaliers à pieds plutôt que de risquer l’attaque de panique dans l’ascenseur. Ce sont des solutions ponctuelles, mais elles peuvent vous éviter certaines frayeurs « prévisibles ». Si vous n’en venez pas à bout toute seule, la meilleure solution consiste probablement à consulter un psychothérapeute pour vous soulager : thérapie comportementale cognitive, hypnose… Il existe de multiples traitements qui devraient vous aider à surmonter vos peurs. En ce qui concerne les peurs que l’on ne peut pas prévoir, l’idée est de garder son sang-froid afin de réagir le mieux possible face à une situation d’urgence. Plus facile à dire qu’à faire, mais vous pourrez également travailler là-dessus avec un thérapeute.  Une bonne respiration peut également limiter les palpitations ou les tremblements. Un moyen facile de se relaxer un peu.

 La tristesse fait généralement partie d’un processus de deuil. L’idée n’est pas de s’en séparer mais de la rendre supportable. Cela semble facile à dire, moins facile à réaliser, mais il faut tenter de la relativiser : vous avez perdu quelqu’un/quelque chose, d’une façon ou d’une autre, mais votre vie est encore pleine d’autres éléments, qui valent également la peine d’être vécus. Bien sûr, tout cela est loin d’être aussi simple et s’il s’agit d’une tristesse profonde ou durable, il ne faut pas hésiter à consulter un thérapeute, qui saura vous guider dans votre démarche.  

 La honte demande elle aussi à être relativisée. Honte par rapport à quoi, d’abord ? Vous avez fait une bourde, et alors ? Tout le monde commet des erreurs, non ? Pas de quoi en faire tout un fromage. Avec un peu de recul, vous en rirez vous aussi. S’il s’agit d’une honte plus ancrée (de votre corps, de votre passé, de votre absence de réussite sociale…), là encore vous devrez peut-être faire appel à une professionnel pour qu’il vous apprenne à relativiser et à reprendre confiance en vous. Le regard des autres ne doit pas être si important.

*Attention, il n’est pas pour autant conseillé de devenir des cœurs de pierre, insensibles à toute situation. Les émotions sont non seulement appréciables, mais elles sont même indispensables, utiles pour gérer correctement une situation et avancer. Sans elles, nous courons à notre perte, elles sont notre garde-fou. L’essentiel est d’être capable de les maintenir dans ce rôle plutôt que de les laisser prendre trop de place. Ainsi, extérioriser sa colère permet de passer à autre chose plus facilement. Si vous la gardez en vous et que vous le ressassez, elle a toutes les chances de ressortir sous une autre forme, pas vraiment souhaitable, telle qu’une maladie psychosomatique, par exemple…  La peur est également primordiale en ce sens qu’elle nous empêche de faire des choses inconsidérées. C’est elle qui nous retient de sauter dans le vide pour voir ce que ça fait ou, tout simplement, de prendre le risque de traverser la route alors que des voitures arrivent. Mieux vaut la ressentir sinon vous risquez un jour ou l’autre de vous rompre le cou ! Quant à la tristesse, c’est l’étape obligée juste avant l’acceptation de la perte. Puisque vous ne pouvez rien changer à certaines situations, il va bien falloir passer au travers. La phase de tristesse signifie que l’on a compris la portée de l’événement et qu’on sait désormais que l’on ne peut rien y faire. Il faut se résoudre à l’accepter, ce qui nous rend triste. Ce sentiment est le signe que l’on commence à cicatriser. Tant que l’on ne l’a pas ressenti, c’est que l’on est encore en phase de déni ou de colère par rapport à l’événement. Attention ! La tristesse ne doit pas être vécue seule : elle risque de devenir dévastatrice. Famille, amis, professionnel : il faut une épaule conciliante et une oreille attentive pour soulager la peine.  La honte constitue en quelque sorte votre garde-fou social ! Elle n’est pas très agréable à vivre et vous indique quand votre comportement, par exemple, est inapproprié. Ainsi, vous pouvez rectifier et rentrer dans les rangs, si tel est ce que vous souhaitez.( source.. l internaute.

 *A lire.. Gérer ses émotions.. de..Olivier Nunge et Simonne Mortera-98 pages-Editions Jouvence-4,90 €

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**Vendredi, soyez gentils ….Selon des études scientifiques, la gentillesse fait vivre plus longtemps… et plus heureux.

gérer ses émotions Calin 

La gentillesse n’est pas une maladie. Ni même une vertu ringarde. Une journée mondiale lui est même consacrée, vendredi, entre la Journée internationale de lutte contre le terrorisme et celle des diabétiques. L’initiative est partie du Japon en 2000, et connaît un succès grandissant à travers le monde, aux Etats-Unis notamment.

Selon une étude récente, les personnes les plus gentilles au quotidien seraient également celles qui s’estiment les plus heureuses, vivant plus intensément et en plus grand nombre des expériences engendrant du bonheur. Chez Jean-Jacques Rousseau, la gentillesse est l’attribut humain le plus envié, le meilleur indicateur de bien-être et de plaisir de l’existence. Chez Voltaire, elle est signe d’intelligence. La plupart des intellectuels la méprisent pourtant. “Le malheur est plus cinématographique, le bonheur et la gentillesse moins spectaculaires“, souligne le psychiatre Christophe André, qui vient de publier Les Etats d’âme: un apprentissage de la sérénité (Odile Jacob).

Les scientifiques ont réhabilité les émotions positives. Le cancérologue suédois Stefan Einhorn, auteur du bestseller L’Art d’être bon. Oser la gentillesse (Belfond), a notamment révélé que les personnes altruistes possédaient de meilleures défenses immunitaires et vivaient en moyenne plus longtemps. Plusieurs études ont démontré que les bonnes actions stimulaient la production de sérotonine, un des principaux neurotransmetteurs du système nerveux central, qui influence l’humeur et intervient dans l’inhibition, l’agressivité et le rapport à la souffrance. Elles entraîneraient aussi une diminution du cortisol, une des hormones du stress et seraient un puissant antidépresseur. Hans Selye, endocrinologue canadien et pionnier dans la description du phénomène du stress, préconise d’ailleurs l’”altruisme égoïste“: faire le bien pour se faire du bien.

La gentillesse continue pourtant d’être associée à la vulnérabilité. “Il ne faut pas étouffer sa gentillesse mais augmenter sa capacité à s’affirmer“, prescrit Christophe André. Souvent assimilée à de la faiblesse, elle est perçue comme “un déficit, une infirmité ou une anomalie, constate le psychiatre. On suppose que si un individu est gentil, c’est parce qu’il ne sait pas être méchant, comme s’il lui manquait quelque chose, parce qu’on a cette vision de l’homme: un animal social toujours en compétition.

La gentillesse est forcément suspecte. Ne dit-on pas “trop gentil pour être honnête“? Pourtant, la gentillesse n’a rien de surnaturel. “L’espèce humaine a le logiciel dans son cerveau“, assure Christophe André, pour qui l’homme a simplement besoin de se sentir en sécurité. “La gentillesse nous touche et nous émeut intimement quand l’agressivité nous permet de nous mettre à distance. Même si on peut être reconnaissant sans être en dette, cela peut flanquer la trouille. La gentillesse, au fond, c’est de l’amour dilué.“  (Le JDD.11.11.09.)

****   “La bienveillance est superproductive” ….

 Coach en entreprise et spécialiste des rapports humains au travail, Juliette Tournand est l’auteure de La Stratégie de la Bienveillance (InterEditions). Une méthode directement inspirée de la stratégie de coopération du mathématicien et psychologue américain d’origine russe Anatol Rapoport.

Pourquoi parler de bienveillance plutôt que de gentillesse?
Gentil, c’est à peu près le plus beau compliment que l’on puisse entendre dans une bouche infantile. Quand on arrive dans le monde des adultes, la gentillesse est souvent interprétée comme “docile”, “soumis”, “facile à manoeuvrer”. La bienveillance explore un espace d’adultes. Elle relève d’une question de performance de la relation et de capacité à passer l’obstacle de la divergence et du désaccord: savoir orienter son esprit vers ce qui est bien –en moi, en l’autre, dans les circonstances– pour y prendre appui plutôt que de se laisser fasciner par ce qui peut faire mal.

En quoi la bienveillance est-elle stratégique?
La veille, c’est l’état de conscience qui nous sort du sommeil et nous conduit jusqu’au seuil de l’action. Si, pendant tout ce parcours de conscience, j’oriente mon esprit vers ce qui est bien, j’ai beaucoup plus de chances de savoir au moment de l’action prendre la bonne décision pour moi, pour l’autre, pour les autres.

Peut-on se montrer gentil au travail?
L’entreprise est un extraordinaire foyer de rencontres pour des gens d’origines culturelles, sociales, professionnelles différentes. Seulement, dans les moments difficiles, la gentillesse nous abandonne, parce que nous avons tendance à l’interpréter comme un renoncement à soi. La stratégie de la bienveillance doit nous permettre d’avancer ensemble vers nos objectifs sans nous soumettre ni dominer.

N’est-ce pas en contradiction avec la compétitivité?
La coopération, c’est la stratégie la plus compétitive qui soit. Ce que j’oppose, ce n’est pas la coopération et la compétition mais la compétition et la guerre. La compétition est stimulante: je me surpasse et m’accomplis en prenant appui sur les performances des autres. La guerre est destructrice. Il ne s’agit pas de tuer tous ses concurrents, sans lesquels il n’y a plus de compétition, mais d’appartenir à un marché, avec un espace pour vivre.

La gentillesse peut-elle rapporter gros?
Elle est superproductive mais dans un climat partagé, alors que la bienveillance je vais pouvoir la porter seule quand les choses deviennent difficiles. La stratégie que je propose consiste à amarrer la bienveillance à la réciprocité et la clarté. Si les trois ne sont pas réunies, on va considérer, non pas que la solution n’existe pas, mais qu’elle n’existe pas encore, et avoir recours à la liberté d’innover pour la créer.

Difficile de croire à la bienveillance dans le monde de l’entreprise alors que les suicides de salariés se multiplient…
Avec l’augmentation de la concurrence, les dirigeants ont appliqué la seule méthode qu’ils connaissaient, “mettre la pression”. Depuis le haut de la hiérarchie jusqu’à la base où elle écrase ces derniers sur le terrain. Certains refusent de transmettre la pression qu’ils subissent. Soit ils s’expulsent de l’entreprise, soit ils souffrent, jusqu’à perdre le goût de tout.

Comment lutter contre la souffrance au travail?
La coopération, c’est la compétence transversale de l’entreprise. Plus les managers se professionnaliseront sur ce métier extrêmement difficile, moins il y aura de souffrance au travail. C’est une formule économique et légère qui permettra également aux patrons de retrouver la dignité et l’estime qu’ils ont perdues.

Difficile de croire que la bienveillance puisse suffire à résoudre un problème de cette envergure…
Un vernis de gentillesse, c’est toujours mieux qu’une rugosité permanente, mais cela ne suffira pas. En revanche, la bienveillance stratégique est une solution. Elle permet d’éclairer mes rêves, mes objectifs, mes qualités, mes besoins, et les tiens. Dans ces grandes entreprises où règne un climat de confusion et de culpabilité, et où on ne prononce plus le nom de personne, on ne distingue plus les individus, alors que le besoin de reconnaissance est fondamental.

Un patron peut-il être gentil?
L’incapacité à trancher et à prendre des décisions claires est une gentillesse toxique. Si un dirigeant ne joue pas son rôle d’arbitre, c’est la prime à la tricherie. Et dans l’entreprise, comme sur un terrain de foot, si les fautes de jeu ne sont pas sanctionnées, c’est la baston. La gentillesse démissionnaire n’est pas saine.

Dans un contexte de crise, où les relations sont encore plus tendues, la gentillesse est-elle davantage considérée?
Dans les années 1980, les années cyniques, c’était un gros mot. Elle est devenue une valeur refuge. C’est bien que la gentillesse soit redevenue un concept dans lequel on peut trouver du réconfort. Le mot “crise”, qui vient du vocabulaire médical, est une occasion de désespoir mais aussi de guérison. Il n’y a pas de contre-indication à la stratégie de la bienveillance. La condition première, c’est d’y croire.

N’est-ce pas une approche un peu candide?
Mais retrouver la candeur nous permet de rejoindre notre enfant créateur, de créer ce qui n’existe pas encore et qui est une bonne solution. La fraîcheur permet de réussir. C’est un peu une reconquête: retrouver le jardin d’Eden, où on ne peut ni manger ni être mangé. Retrouver l’innocence perdue. (Le JDD.11.11.09.)

 

 

2 réponses à “gérer ses émotions”

  1. 28 12 2012
    bloons tower defense 5 (10:33:22) :

    What a perfect web site.
    bloons tower defense 5

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