La menace sérieuse du réchauffement climatique

**La planète en route pour un réchauffement de 3,5°C

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Les promesses de réduction de gaz à effet de serre (GES) aujourd’hui sur la table placent la planète sur la trajectoire d’un réchauffement de +3,5°C, dépassant largement l’objectif de 2°C maximum, selon une étude présentée mardi à Durban (Afrique du Sud).Au rythme où augmentent les émissions de gaz à effet de serre (GES), les gouvernements n’ont guère que quatre ans pour inverser la tendance et éviter ensuite des dépenses massives pour atteindre l’objectif des 2°C, cible adoptée par la communauté internationale en 2010, selon ce rapport présenté en marge de la conférence de l’ONU sur le climat.

Le monde est sur une « trajectoire à haut réchauffement, à haut coûts, et à haut risque », résument le groupe de chercheurs ayant conduit cette étude pour deux sociétés de conseil spécialisées sur le carbone, Climate Analytics and Ecofys. « Les promesses actuelles nous mettent sur une trajectoire d’émissions globales qui portera le réchauffement à 3,5°C », écrivent-ils dans cette étude présentée en marge de la 17e Conférence de l’ONU sur le climat qui se tient jusqu’à vendredi à Durban, en Afrique du Sud.

L’objectif de contenir le réchauffement à 2°C par rapport à l’époque pré-industrielle, initié à Copenhague fin 2009, a officiellement été entériné par la communauté internationale l’an passé à Cancun, au Mexique. Il s’agit du niveau de réchauffement qui permettrait, selon la science, de limiter des conséquences trop sévères du changement climatique.

Depuis l’époque pré-industrielle, la température globale a déjà augmenté de 0,8°C. Pour atteindre cet objectif de 2°C, une majorité des pays ont publié des promesses volontaires de réduction de gaz à effet de serre.

Selon le rapport, ces promesses mèneraient à des émissions globales de 55 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2020. Soit 11 milliards de tonnes au-dessus des 44 milliards de tonnes qui permettraient de mettre le monde sur une trajectoire de 2°C de réchauffement. En conséquence, les coûts en efficacité énergétique et de la transition vers une énergie moins carbonée risquent d’augmenter fortement après 2020 pour rattraper le temps perdu et tenter de remettre le monde sur une trajectoire moins brûlante, soulignent les auteurs.

Ces chiffres vont dans le même sens que ceux publiés en novembre par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). (afp) 06.12.2011.

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Le réchauffement va rendre les grandes villes inhabitables

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Les grandes villes comme New-York et Londres pourraient devenir inhabitables d’ici 45 ans à cause du changement climatique, selon une nouvelle étude publiée cette semaine. Avec à la clé, une crise humanitaire hors norme et des centaines de millions de réfugiés.

Cette étude de l’Université de Hawaii, publiée mercredi par la revue Nature, prédit que même si nous stoppons aujourd’hui nos émissions de gaz à effet de serre, les changements sont désormais irrévocables. D’ici 2047, la ville de New York deviendra suffocante, tout comme Los Angeles d’ici 2048 ou Londres d’ici 2056. Un peu d’espoir tout de même: si les émissions à effet de serre se stabilisent rapidement, ces bouleversements seront reportés d’environ 20 ans.
Les premières villes américaines à ressentir les changements seront Honolulu, Phoenix, San Diego et Orlando dès 2046. Suivront New York, Washington, Los Angeles, Detroit, Houston, Chicago, Seattle, Austin et Dallas un peu plus tard. D’après les scientifiques, il existe une marge de cinq ans d’erreur sur ces estimations.
En 2043, 147 villes verront leur climat changer, affichant des températures élevées comme elles n’en ont jamais connues. Les projections actuelles de cette équipe prédisent que l’épicentre du réchauffement climatique se situera aux tropiques, qui feront les frais des premiers changements, avec des hausses de température dès 2020 en Indonésie.
Un impact d’une ampleur sans précédent
« Pour l’instant, la hausse des températures ne nous dérange pas encore, elle se situe dans notre zone de confort, mais les choses vont vite changer. Tant les êtres humains que les animaux et les plantes vont souffrir de ces changements », explique Camilo Mora, auteur principal de l’étude. « Les pays qui seront d’abord touchés sont ceux qui ont le moins la capacité d’y répondre, et, ironie du sort, ceux qui sont le moins responsable du changement climatique » ajoute Ryan Longman, de l’Université de Hawaii et co-auteur de l’étude. « Ces résultats montrent l’urgence d’agir maintenant ».
Alors qu’on met souvent l’accent sur le réchauffement de l’Arctique ou de ses effets sur la faune, l’équipe de Mora s’est préoccupée des effets sur les populations – en particulier dans les zones tropicales. Dans ces régions, une augmentation de seulement quelques degrés peut modifier l’équilibre de la vie, des cultures, mais va aussi influencer la propagation des maladies provoquant des migrations de masse vers des climats supportables.
Pour arriver à leurs prévisions, les chercheurs ont utilisé des observations météorologiques, des modèles informatiques et d’autres données afin de calculer le moment à partir duquel une année sera la plus chaude jamais enregistrée au cours des 150 dernières années. Par exemple, le monde entier a connu son année la plus chaude jamais enregistrée en 2005. D’après cette nouvelle étude, d’ici 2047, chaque année sera plus chaude que la précédente, battant sans cesse de nouveaux records. « En moyenne, les tropiques subiront le changement climatique 16 ans plus tôt que le reste du monde, en commençant dès 2020″.
Pour Mora, si l’humanité continue de brûler des combustibles fossiles, la hausse des températures grimpera jusqu’à sept degrés d’ici 2047. Si les émissions de GES sont stabilisés, cette date sera retardée de 20 ans en moyenne. « Imaginez que vous êtes sur une route et vous apercevez un obstacle droit devant. Qu’est-ce que vous faites? Vous accélérez ou vous freinez? Percuter un obstacle à une vitesse plus lente permet de minimiser les dommages de la voiture, mais aussi de ses occupants ».
Variables géographiques
L’équipe de Mora a d’ailleurs constaté que par le biais de l’acidité des océans, la Terre a déjà franchi un seuil en 2008. Depuis, chaque année, on constate un record d’acidité. Parmi les espèces étudiées, les récifs coralliens seront les premiers à devoir faire face à ce changement de climat.
Mora admet que son étude est soumise à des variables géographiques, les changements qu’il prédit ne se produiront en effet pas au même moment à travers le monde. Cependant , il n’attribue une marge d’erreur que de 5 ans à ses calculs (basés sur 39 modèles différents et provenant de 21 équipes de 12 pays). Les espèces n’auront que trois choix: se déplacer, s’adapter ou disparaître. *7 sur 7- 10.10.2013

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**L’Australie sacrifie l’environnement pour relancer son économie

Pour Tony Abbott, le nouveau premier ministre conservateur australien, le démontage méthodique de la politique environnementale de ses prédécesseurs est une priorité. Ce climato-sceptique, qui qualifiait en 2009 de « connerie absolue » l’attribution du changement climatique à l’activité humaine, avait fait des élections législatives de septembre « un référendum sur la taxe carbone », mise en place par les travaillistes et qu’il promettait d’abroger. Entré en vigueur en 2012, ce dispositif prend la forme de permis d’émission de CO2 que doivent acheter les 500 plus gros pollueurs du pays.

La question est délicate en Australie : particulièrement sensible aux aléas climatiques – des records de température cet automne accroissent encore les risques d’incendie –, le pays a échappé à la crise économique grâce à son industrie minière, très polluante, et il est un des plus gros émetteurs de CO2 par habitant. C’est au nom de l’économie que les conservateurs s’attaquent à l’écologie. Pour eux, « supprimer la taxe carbone doit alléger la pression sur les familles, aider les petites entreprises et restaurer la confiance dans l’économie ».

 Le ministre de l’environnement, Greg Hunt, est aussi prié de faire des économies en supprimant plusieurs organismes chargés de la lutte contre le changement climatique. Le nouveau gouvernement espère enrayer le récent ralentissement de la croissance australienne, en allégeant les contraintes qui pèsent sur les entreprises.*Le Monde-14.10.2013

*Réactions des internautes!

*Dominique Vitalyos 16/10/2013 –

Ceux qui réfutent les avertissements des climatologues ne se rendent pas compte que, même si ces derniers avaient eu tort, l’anthropocène incriminé est une réalité. Tous les signes négatifs concrets ne nous font-ils pas réfléchir à l’impasse du système construit par nous? Cette réflexion n’a-t-elle pas de quoi faire basculer tous nos présupposés, y compris le summum de l’intelligence que nous voyions dans certain humanisme? Le subsumer sous la  considération du monde vivant est la seule issue.

*john

ils vont nous faire crever pour de l’argent. Bon d’accord, mais ils devraient se dire aussi qu’ils vont y passer et mourir avec de l’or plein les poches.. Ces politiques sont vraiment stupides et ceux qui les élisent encore plus.

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*Concentration d’ozone: le seuil d’alerte dépassé

Pic record de concentration d'ozone depuis 2005

Le seuil d’information pour les concentrations d’ozone de 180 microgrammes/m³ était dépassé mercredi à 18h00 sur 20 sites en Belgique (25.07.2012.), dont six des sept stations bruxelloises et quatre stations en Wallonie. Dans la province du Brabant flamand, vers 18h00, une concentration de 250 microgrammes d’ozone par m³ était mesurée, contre 255 une heure plus tôt.Le seuil d’alerte de 240 microgrammes/m³ d’ozone a donc été dépassé, selon les mesures effectuées par la Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE). Le seuil européen au cours duquel la population doit être informée est de 180 microgrammes/m³. 240 microgrammes/m³ est le seuil européen au cours duquel la population doit être alertée. CELINE s’attend à ce qu’au cours des prochaines heures le seuil d’information soit encore dépassé à plusieurs endroits. Le risque de dépassement du seuil d’alerte n’est pas exclu. CELINE ne s’attend à une baisse des concentrations qu’en fin de soirée. Lors de précédentes prévisions mercredi, CELINE estimait peu probable que le seuil d’alerte de 240 microgrammes soit atteint dans les prochains jours. Un dépassement du seuil européen d’information de 180 microgrammes/m³ peut provoquer des désagréments pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires, les personnes âgées et les enfants. Le seuil d’alerte (240 microgrammes/m³) est un signal pour l’ensemble de la population. (Source: belga.be-25.07.2012.)

**danger pour les enfants et personnes âgées

Les conditions météorologiques prévues pour jeudi (16.07.2012.) étant très semblables à celles de mercredi, il faut s’attendre à des niveaux d’ozone comparables, annonce CELINE, la Cellule interrégionale de l’Environnement. Il est très probable que le seuil européen d’information (180 µg/m3) soit dépassé dans plusieurs régions, notamment dans le centre et l’est du pays. Le seuil européen d’information de 180 µg/m3 a été dépassé mercredi dans 25 stations de mesure (11 en Flandre, 8 en Wallonie et 6 à Bruxelles) sur les 41 stations du réseau. Le seuil d’alerte de 240 µg/m3 a quant à lui été atteint dans deux stations en Flandre, à Aarschot et Walshoutem. Jeudi matin, à 9 heures, des concentrations d’ozone supérieures à 100 µg/m3 étaient constatées dans trois stations wallonnes, situées à l’extrême sud du pays. Le seuil européen à partir duquel la population doit être informée est de 180 microgrammes/m³. 240 microgrammes/m³ est le seuil européen à partir duquel la population doit être alertée. Un dépassement du seuil européen d’information de 180 microgrammes/m³ peut provoquer des désagréments pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires, les personnes âgées et les enfants. Le seuil d’alerte (240 microgrammes/m³) est un signal pour l’ensemble de la population concernée.(Source: belga.be-26.07.2012.)

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***Des politiques ignorants. Sourds ou compromis ?

Jusqu’à quand les peuples du monde devront-ils supporter l’aveuglement -ou pire- de leurs dirigeants ?

 Par Corine Lepage

Lors d’une conférence de haut niveau tenue sous la présidence de Ban Ki Moon et du président Zuma, il est apparu hier ici à Durban que le problème central réside bien désormais dans le divorce entre savants et politiques. Les politiques ne veulent plus ni entendre ni croire ce que savent les scientifiques. Et les lanceurs d’alerte sont nombreux et nous alertent depuis de nombreuses années.

 Les constats – il ne s’agit plus de prédictions- sont pourtant plus qu’alarmants. Beaucoup de politiques affirment que l’espoir de voir la température « n’augmenter que de 2 degrés » ne fait que s’amenuiser. Quels mots délicieux et hypocrites. C’est tout le contraire. Comme le soulignait le Pr Pachauri, directeur du GIEC, passer à 3 degrés de réchauffement, comme cela semble inéluctable désormais, est un saut dans l’inconnu le plus complet.

 Cela n’empêche pas des Etats, à commencer par les Etats-Unis et bien sûr les pays pétroliers, de clamer toujours que nous avons le temps, que décider en 2020 sera très bien… En définitive, les milliards de dollars déversés par les pétroliers et autres lobbys sur les « think tanks » chargés de semer le doute aux Etats-Unis et en Europe- nous en avons quelques beaux exemplaires en France- ont parfaitement réussi leur opération criminelle : mener l’Humanité au bord du suicide collectif en continuant à amasser des tas de dollars en exploitant l’or noir…

 Malgré le drame décrit par les Etats de l’AOSIS (les Etats insulaires), malgré les travaux et les cris d’alarme des scientifiques, rien ne semble donc avancer à Durban. Bien au contraire. Nous en sommes à espérer que les accords, s’il y en a, n’enregistrent pas de régressions trop catastrophiques.

 Tout se passe à Durban comme si les Etats ne cherchaient qu’à mettre au bénéfice de leurs industries respectives, ou plutôt des lobbys qui les soutiennent, les moindres failles permettant de continuer à émettre massivement et/ou à vendre du nucléaire.

 Mes chers amis notre bien commun est ici oublié, foulé au pied, nié. Et si certains comme la Commissaire européenne ou le président Zuma produisent des efforts méritoires, la plus grande ambiguïté est celle de la Chine, faiseur de roi, dont chacun essaye de décrypter des messages contradictoires et sibyllins.

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Pour cette conférence, pour nous tous, tout se jouera le dernier jour. Mais plus que jamais, les peuples du monde, dont certains se trouvent aujourd’hui déjà menacés dans leur vie, pourraient n’avoir plus qu’à demander des comptes à leurs responsables devant le tribunal de l’histoire. Par Corine Lepage

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*La menace sérieuse du réchauffement climatique

**Quand un Malien rejette 0,1 tonne de gaz par an, un Français en produit près de  10 et un Américain autour de 25. Autant dire qu’un Français est 100 fois plus responsable qu’un Malien de la dégradation du climat, et qu’un Américain l’est deux fois et demie plus qu’un Français.

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À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 18 décembre s’ouvre, à Copenhague, le sommet mondial consacré aux changements climatiques, auquel participent 192 pays. Il s’agira de trouver un accord pour remplacer le protocole de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012, et dont les résultats sont plutôt mitigés.
Aussi, jusqu’aux derniers jours avant le début de la conférence, les discussions et les tractations se sont poursuivies, comme le montre cette ultime rencontre de samedi dernier, à Moscou, entre le ministre français de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, et le vice-Premier ministre russe, Igor Setchine, accompagné d’un conseiller au Kremlin pour le climat. Pour sa part, le président américain Barack Obama a été contraint de revoir son agenda en décidant de se rendre dans la capitale danoise pour assister, comme tous les chefs d’État et de gouvernement, à la clôture de la rencontre et non à son ouverture, comme il l’avait initialement prévu, ce qui lui avait alors valu les critiques sévères du président français Nicolas Sarkozy.
Si l’Amérique, qui a refusé de ratifier le protocole de Kyoto, est revenue à de meilleurs sentiments, sous la présidence de Barack Obama, en annonçant des objectifs chiffrés, même modestes, de réduction de ses émanations de gaz à effet de serre et si la Chine montre une certaine bonne volonté, l’Europe, elle, veut être la locomotive dans cette lutte désespérée contre le réchauffement de la planète. La rue européenne exerce, en tout cas, une forte pression sur ses dirigeants pour que ce soit le cas.
Ainsi, de Paris à Londres, en passant par Bruxelles, Glasgow et Dublin, des dizaines de milliers de manifestants ont déferlé, samedi, dans les rues de toute l’Europe pour exiger de leurs responsables d’être offensifs et efficaces à Copenhague, afin d’aboutir à un accord salutaire. À Paris et dans une dizaine d’autres villes françaises, les manifestants ont défilé au son de tambours accompagné du bruit assourdissant de casseroles et de boîtes de conserve, histoire de “se faire entendre.” À Bordeaux, comme pour mieux situer les responsabilités, ils ont arboré des plastrons sur lesquels on pouvait lire les chiffres donnant les émanations de gaz à effet de serre par habitant et par an dans différents pays. L’initiative est particulièrement judicieuse, parce que ces chiffres sont précisément au cœur des enjeux du sommet de Copenhague. Quand un Malien rejette 0,1 tonne de gaz par an, un Français en produit près de 10 et un Américain autour de 25. Autant dire qu’un Français est 100 fois plus responsable qu’un Malien de la dégradation du climat, et qu’un Américain l’est deux fois et demie plus qu’un Français.
Or, l’Africain en subit les dommages au même titre, sinon davantage, que l’Européen et l’Américain. En Grande-Bretagne, le coup d’envoi a été donné à Londres, samedi en milieu de journée, par une messe œcuménique, avant que des milliers de manifestants n’envahissent les rues, y compris à Glasgow, Dublin et Belfast.
Au cours de la messe, l’archevêque de Canterbury et chef de l’église anglicane, Rowan Williams, a parfaitement résumé la situation en déclarant : “Il semble qu’au cours des dernières décennies, peut-être le dernier millénaire, la race humaine n’a pas été très bonne envers le reste de la création, tout comme notre civilisation n’a pas été très bonne envers la race humaine”, et “ça nous rattrape.” À Bruxelles aussi, des milliers de manifestants ont défilé, samedi, peu après que se soit ébranlé un train écologiste devant rallier Copenhague au bout de douze heures, après une halte à Cologne pour embarquer la délégation allemande. À bord du train spécial baptisé Climate express, se trouvaient déjà les délégations de France, de Belgique et du Luxembourg, composées d’experts, de négociateurs et de militants écologistes devant prendre part au sommet.
En Italie, les rues de Rome ayant été occupées, samedi, par une grandiose manifestation réclamant la démission du président du Conseil Berlusconi, les écologistes italiens organisent aujourd’hui une visite groupée, à vélo, dans les lieux phare de la capitale. Le cortège des deux roues s’ébranlera en brandissant les slogans “Rome appelle Copenhague” et “Arrêtons la fièvre de la planète !” Le sommet de Copenhague, organisé à l’initiative des Nations unies, sera d’abord ouvert aux scientifiques et aux experts de tous les pays pour débattre de l’état de la planète et formuler des recommandations, notamment en matière de réchauffement climatique.
Les chefs d’État et de gouvernement n’interviendront que les 17 et 18 décembre pour tenter de trouver un accord qui les engagerait à réduire les émanations de gaz à effet de serre dans leurs pays respectifs, non pas pour arrêter le réchauffement de la planète, mais pour en limiter la gravité. L’un des enjeux centraux consistera à fixer et à débloquer l’aide nécessaire aux pays pauvres, particulièrement au continent africain, pour faire face à une situation dont ils sont si peu responsables. Si les besoins en la matière sont évalués à quelque 100 milliards de dollars par an et pendant vingt ans, les pays riches, tous confrontés à des difficultés budgétaires, ne semblent pas pressés de mettre la main à la poche. (Liberté-07.12.09.)

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*cliquer ici:http://www.7sur7.be/7s7/fr/1534/Meteo/index.dhtml

 Météo: Les prévisions pour 114.394 destinations

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 Le réchauffement augmente les maladies contagieuses en Europe

 L’Europe doit se préparer à une augmentation du nombre de maladies contagieuses en raison de la circulation des personnes en hausse et des conséquences du réchauffement climatique, selon un rapport de l’EASAC, un organisme scientifique indépendant qui fournit des conseils aux décideurs politiques européens.

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L’EASAC a demandé mercredi que les efforts s’intensifient quant aux maladies ou virus contagieux et difficilement guérissables, pour lesquels aucun vaccin n’existe. Parmi ces maladies ou virus, « il y a le virus du Nil occidental potentiellement mortel, une maladie tropicale déjà observée dans différents pays européens, comme la Grèce, la Roumanie et la Hongrie », a expliqué Sofie Vanthournout de l’EASAC.

D’autres exemples concernent les maladies transmises de l’animal à l’homme, comme le virus de la grippe aviaire. Par ailleurs, des infections émergent à nouveau, comme la tuberculose ou la rougeole.

« Dans le futur, l’Europe sera de plus en plus confrontée à ces nouvelles menaces. La libre circulation des personnes et le trafic des voyageurs permettent aux maladies de se répandre dans le monde entier en un très court laps de temps », soutient Sofie Vanthournout.

Le réchauffement climatique est également en cause, puisqu’il permet aux virus existants, qui ne pouvaient survivre autrefois en Europe, de s’installer dans le continent. L’EASAC demande également une attention toute particulière aux émigrants, qui courent un risque de contamination plus important, leur pays d’origine n’offrant parfois pas le même accès qualitatif aux soins de santé qu’en Europe.

Les scientifiques demandent plus d’efforts de la part de la politique actuelle menée par la Commission Européenne trop portée, selon eux, vers les nouvelles technologies pour lutter contre les maladies contagieuses. Ils plaident pour une collaboration, des diagnostics plus intelligents, de meilleures thérapies et de nouveaux vaccins. (belga-22.06.2011.)

**Le changement climatique aura des effets sur notre santé mentale

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Stress des adultes et angoisse des enfants: le changement climatique pourrait aussi avoir des impacts sur la santé mentale des populations, estime une étude publiée lundi par un organisme de recherche australien, pour qui ce sujet est encore trop peu étudié.Les dommages causés par le changement climatique ne sont pas que physiques. Le passé récent montre que les événements climatiques extrêmes entraînent également de sérieux risques pour la santé publique, incluant la santé mentale et le bien-être des communautés », affirme cette étude de l’Institut du climat, un organisme australien.

Au regard des épisodes climatiques -sécheresse, inondations- vécus ces dernières années par certaines régions d’Australie, l’étude constate que « le bouleversement et la souffrance provoqués par un événement extrême peuvent persister pendant des années ».

Une part significative des communautés touchées par de tels épisodes, jusqu’à une personne sur cinq, va souffrir des effets du stress, de la blessure émotionnelle et du désespoir, estime l’Institut du climat.Des abus d’alcool peuvent suivre des événements climatiques extrêmes et certaines études établissent même un lien entre des vagues de chaleur et de sécheresses et des taux de suicides plus élevés, selon l’organisme.

Les enfants apparaissent comme particulièrement vulnérables à l’anxiété et l’insécurité générées par l’incapacité des adultes à lutter contre le dérèglement climatique.

Nombre d’études existent sur les conséquences attendues du changement climatique en termes économiques, mais il y a une lacune sur les « conséquences du changement climatique pour le bien-être et la santé humaine », constate Tony McMichael, professeur de santé publique à l’Australian National University. « C’est un sérieux angle mort, cela limite notre vision des futurs possibles et la nécessité d’une action efficace et urgente », ajoute-t-il en ouverture de cette étude qui, estime-t-il, « va nous aider à comprendre la « face humaine » du changement climatique ». (afp/7sur7)-29.08.2011.

***Les variations climatiques influencent les conflits

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Pourrait-on expliquer les conflits armés par le climat? Selon une étude publiée jeudi, les variations climatiques, comme celles d’El Nino et La Nina, ont un impact sur le déclenchement des conflits dans les régions frappées par ces cycles naturels, un phénomène qui risque d’être aggravé par la pollution industrielle. Les pays tropicaux, victimes des tempêtes provoquées par le phénomène climatique El Nino, sont deux fois plus susceptibles d’être frappés par des conflits intérieurs que ceux touchés par le phénomène plus humide et moins chaud appelé La Nina, selon cette étude publiée dans le magazine scientifique Nature.

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La famine, doublée, en Somalie, d’une guerre civile, qui frappe la Corne de l’Afrique est un exemple-type des effets des variations du climat dont les causes sont naturelles, provoquant sécheresse et tensions dans une société déjà fragilisée, selon les auteurs de l’étude. Ils ajoutent qu’il faudra aussi tirer les leçons des risques venant du réchauffement climatique entraîné, quant à lui, par la pollution industrielle. « L’étude montre indéniablement que même dans notre monde moderne les variations climatiques ont un impact sur la propension des gens à employer la violence », explique Mark Cane, climatologue de l’Observatoire de la Terre Lamont-Doherty auprès de la Columbia University de New York.

El Nino
Connu sous l’abréviation ENSO (El Nino-Southern Oscillation), El Nino, qui touche l’hémisphère Sud, est un cycle apparaissant tous les deux à sept ans et qui dure entre neuf mois et deux ans. Il inflige des pertes massives à l’agriculture, la pêche et l’exploitation forestière.
Le phénomène débute par l’accumulation de masses d’eau chaude dans la partie occidentale du Pacifique tropical et traverse ensuite l’océan. Cette partie du cycle, appelée El Nino, peut susciter des modifications dramatiques dans les précipitations et les températures, déclenchant canicules, vents secs et violents en Afrique, en Asie du Sud et du Sud-Est, en Australie.

La Nina
Lorsque le cycle s’inverse, il s’appelle La Nina avec un rafraîchissement des masses d’eau dans la partie orientale du Pacifique, favorisant de fortes pluies dans ces régions. Les auteurs de l’étude ont examiné ces différents phénomènes climatiques observés entre 1950 et 2004 et en ont superposé les données sur les informations concernant les conflits civils internes ayant fait au moins 25 morts par an par pays sur la même période.

175 pays et 234 conflits, dont plus de la moitié ont causé plus de 1.000 morts dans des affrontements, ont été ainsi passés en revue. Pendant les périodes d’observation du phénomène La Nina, la probabilité d’éclatement d’un conflit était de 3% et elle était de 6%, soit deux fois plus, pendant les cycles d’El Nino, selon l’étude. Le risque de conflit dans les pays non touchés par ces deux phénomènes se situait à 2%.
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Facteurs invisibles
Selon les chercheurs, El Nino a pu jouer un rôle dans 21% des cas de guerres civiles dans le monde, un chiffre qui passe à près de 30% dans les pays spécifiquement touchés par ce phénomène climatique.
Solomon Hsiang, principal auteur de l’étude, a qualifié El Nino de facteur invisible car il a provoqué des pertes de récoltes, favorisé des épidémies après des ouragans dévastateurs, amplifié la famine, le chômage et les inégalités qui, à leur tour, ont alimenté dissensions et mécontentements.

D’autres facteurs susceptibles d’influer sur le niveau de risque d’une guerre civile sont la croissance démographique, la prospérité et la capacité des gouvernements à gérer les évènements liés à El Nino. Selon Solomon Hsiang, la crise actuelle en Somalie, qui n’était pas incluse dans l’étude, est un « exemple parfait » des conséquences cachées d’El Nino. (afp-29.08.2011.)

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** Trois fois plus de catastrophes naturelles depuis 30 ans

 Depuis les années 80, le nombre de catastrophes naturelles dans les pays pauvres a plus que triplé. Selon Oxfam, la cause principale réside dans le réchauffement climatique.

Depuis une trentaine d’années, on dénombre en effet beaucoup plus d’inondations et de tempêtes alors que la quantité de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques reste stable. Oxfam a analysé les catastrophes naturelles qui se sont abattues sur 140 pays et a remarqué une augmentation marquée des catastrophes par an: de 133 en 1980 à plus de 350 ces dernières années.

Les statistiques ont été recueillies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). On considère qu’il y a catastrophe quand au moins dix personnes y perdent la vie ou qu’au moins une centaine de personnes se retrouvent dans le besoin suite à un événement naturel majeur (inondations, tempêtes, tremblements de terre…).

Impact direct
« On ne peut nier que ces catastrophes ont un lien direct avec les conditions météorologiques, » explique le Dr Steve Jennings dans le journal The Independent. « Et il semble que ce chiffre va continuer à augmenter à mesure que le changement climatique s’intensifiera ».

Certes, durant les 30 dernières années, les populations des pays en développement ont augmenté, il y a donc plus de personnes exposées aux catastrophes naturelles. Depuis 1975, ces dernières ont provoqué la mort de 2,2 millions de personnes, dont deux tiers sont décédées des suites de catastrophes météorologiques.

L’évolution médiatique permet également une meilleure transmission des informations, mais cela n’exclut pas la responsabilité du changement climatique. Si les ouragans et les tempêtes tropicales ne sont pas plus fréquents qu’auparavant et que leur intensité n’a pas augmenté, on constate une hausse des tempêtes extrêmes, explique le Dr Jennings.

375 millions de victimes
En 2009, une étude réalisée par Oxfam avait déjà calculé que chaque année 250 millions de gens sont touchés par une catastrophe naturelle. En 2015, ce nombre pourrait monter à 375 millions. « Evidemment, il n’est pas surprenant que les pays les plus pauvres soient en première ligne face au changement climatique. La pauvreté et le manque d’investissement font que ces personnes sont particulièrement vulnérables », ajoute Jennings.

« L’avenir ne s’annonce pas rose pour des millions de personnes pauvres si ces pays ne se préparent pas mieux aux catastrophes naturelles et si ne nous attaquons pas sérieusement au changement climatique. » (ca-24.05.2011.)

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 Des climatologues cibles de menaces de mort

 Les résultats scientifiques ne font pas toujours l’unanimité. Une importante association américaine pour la promotion de la science (AAAS) a manifesté son inquiétude mercredi 29.06.2011. dans une lettre ouverte faisant l’état d’attaques personnelles et de menaces de morts, dont auraient été victimes des climatologues australiens, rapporte l’AFP.

«Cibles de propos menaçants et de courriers électroniques injurieux (…)»Harassés par des courriers électroniques injurieux, les chercheurs en question, des climatologues australiens de «haut niveau»,  auraient été la «cible de propos menaçants», et ce, de manière répétitive, selon l’AFP. Le harcèlement aurait même été plus loin puisque les scientifiques concernés auraient  reçu des menaces de mort, obligeant la police à prendre ces courriers plus au sérieux.

L’objet de ce harcèlement? Des travaux que les scientifiques auraient mené sur l’«impact du réchauffement climatique résultant des activités humaines». Les résultats de cette étude ne seraient apparemment pas du goût de tous.

Même rengaine aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, le statut confidentiel de chercheur ne serait pas non plus réellement respecté puisque «des élus du Congrès et des groupes de militants ont cherché à avoir accès à des dossiers détaillés de chercheurs travaillant sur le climat», selon l’AFP.

Selon l’AAAS, l’Americain Tradition Institut (ATI), un organisme réputé pour son ultra-conservatisme, aurait sollicité l’Université de Virginie pour qu’elle lui fournisse des documents et des rapports d’études. Rapports d’études rédigés par Michael Mann, qui n’est autre qu’un ancien professeur de l’université, et, accessoirement, un grand ponte de la climatologie. 

Remise en cause de «l’intégrité personnelle et professionnelle»

Ces menaces «créent un environnement hostile qui empêche le libre échange de résultats scientifiques et rend difficile la transmission d’informations aux décideurs et au grand public», indiquent des membres du conseil d’administration de l’AAAS dans leur lettre ouverte. Ils «s’opposent vigoureusement aux attaques qui visent des chercheurs et mettent en question leur intégrité personnelle et professionnelle ou les menacent en raison du mécontentement suscité par leurs conclusions scientifiques».

Avant de conclure fermement en précisant que «les scientifiques et les décideurs politiques peuvent être en désaccord sur des conclusions scientifiques concernant le changement climatique (…), mais la communauté scientifique dispose de méthodes éprouvées et bien établies pour résoudre des désaccords suscités par les résultats de recherche». (20Minutes-30.06.2011.)

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Le réchauffement du climat pourrait être plus fort que prévu

 Le réchauffement à long terme dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre pourrait être de 30 à 50% plus élevé que prévu, selon une étude sur les climats du passé parue dimanche dans la revue spécialisée Nature Geoscience.
Les capacités actuelles des ordinateurs ne permettent pas de rendre compte de la complexité de tous les facteurs à long terme. C’est pourquoi les scientifiques se tournent vers le passé de la Terre pour essayer d’en savoir plus.
Une équipe de scientifiques réunie autour de Daniel Lunt, de l’université de Bristol en Grande-Bretagne a analysé les températures et le concentration en CO2 au Pliocène moyen, il y a trois millions d’années.
Les températures étaient de 3 à 5 degrés plus chaudes qu’aujourd’hui, alors que l’atmosphère contenait 400 parties par millions (ppm) de dioxyde de carbone (CO2), soit à peine plus que les 387 ppm actuels.
Par rapport à la concentration en CO2 à cette époque, les températures du Pliocène moyen sont donc de 30% à 50% plus élevées que ce que laissent supposer les modèles du Groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC) de l’ONU, notent les auteurs.
Les travaux du GIEC ne prennent pas en compte les changements d’éléments de notre système climatique « dont les variations sont lentes, comme la glace et la végétation », a expliqué à l’AFP M. Lunt.
L’étude ne remet pas en cause les conclusions des modèles climatiques pour le siècle en cours, mais interroge les chercheurs sur le niveau de stabilisation requis pour éviter à plus long terme l’emballement de la machine.
« Nos travaux montrent qu’à 400 ppm, nous aurons plus de deux degrés » de réchauffement. « Pour nous stabiliser à deux degrés, nous devrions nous fixer pour objectif à peu près 380 ppm », soit une réduction par rapport au niveau actuel, explique-t-il.
Dans un débat sur ce que devrait être le niveau de stabilisation du CO2, « il est vraiment important de connaître les conséquences à long terme des émissions », souligne M. Lunt à la veille de l’ouverture du sommet sur le climat de Copenhague.
Mais même si l’homme arrêtait demain d’émettre du CO2, son niveau dans l’atmosphère ne commencerait à baisser qu’au bout de plusieurs siècles.(El Khabar-07.12.09.)

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*Copenhague refroidira-t-elle la terre ?

Question du jour et même du… siècle : Le réchauffement climatique. La menace est sérieuse. Les conséquences sont dramatiques et ô combien dévastatrices pour l’humanité. Scientifiques, politiques et Organisations environnementales sonnent d’ores et déjà, le tocsin. Ils sont unanimes à souligner la nécessité de prendre des mesures afin de sauver la planète. La conjugaison des efforts entre pays et continents est réclamée à plus d’un titre. Il n’y a pas de doute. Le climat change. Violentes tempêtes, inondations catastrophiques, canicule anormale se sont là les signes de ce changement. Spécialistes de l’atmosphère et du climat terrestre estiment que les mesures tardent à venir, malgré la prise de conscience. En effet depuis le sommet de Rio, en 1992, qui appelait à la responsabilité internationale de sauvegarder la planète, une prise de conscience du changement climatique a eu lieu, et des stratégies ont été proposées pour limiter l’émission des gaz à effet de serre. Le protocole de Kyoto signé en 1997 qui traite de cet aspect est néanmoins dans une impasse, en raison du refus de signature de la part des pays dont les activités industrielles sont fortement génératrices de gaz à effet de serre : les État-Unis responsables de 25% des émissions mondiales. Et pourtant des promesses ont été faites et des engagements ont été pris. Oui, il a été prévu des engagements de réduction des émissions d’ici 2008-2012 de la part des pays industrialisés. En moyenne, ils se sont engagés à réduire leurs émissions de 5,2% par rapport à 1990 : les États- Unis de 7%, l’Union européenne de 8%, le Japon et le Canada de 6%, tandis que des pays comme l’Australie, l’Islande se sont engagés à contenir la progression de leurs émissions. Aujourd’hui, un autre sommet et non des moindres s’ouvre à Copenhague, capitale du Danemark. Les regards des écologistes y seront braqués. L’espoir est permet. Faire mieux que Kyoto est souhaité par tous les amis de la nature… de la planète. Le ton émane de plusieurs responsables européennes. Le ministre suédois de l’Environnement Andreas Carlgren, dont le pays assume la présidence tournante de l’Union européenne (UE), a indiqué que celle-ci souhaitait la conclusion d’un accord contraignant. «Il faut qu’il s’agisse d’un accord contraignant pour tous les pays, accord qui maintienne les objectifs de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius, qui contienne une disposition de révision pour s’assurer que les ambitions seront relevées avec de nouvelles sciences et technologies », a affirmé samedi dernier Carlgren. « Un moyen efficace visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone est de réduire la déforestation qui exige d’importants fonds et un partenariat entre les pays développés et les pays en voie de développement », a-t-il indiqué, non sans soutenir clairement les intentions du sommet : « Nous voulons réduire 50% de la déforestation en dix ans et 100% en 20 ans, c’est un objectif très ambitieux ». Un accord sur une limitation de la hausse des températures moyennes à deux degrés doit être l’objectif minimal des participants au Sommet a indiqué pour sa part, le ministre allemand de l’Environnement, Norbert Röttgen. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pense que le Sommet de Copenhague débouchera sur un accord signé par tous les États membres des Nations unies. « Nous avons le bon esprit politique. Tous les chefs d’État et de gouvernement sont d’accord sur l’objectif de combattre le réchauffement climatique. Maintenant, il nous faut juste nous mettre d’accord sur la façon de le faire. Ça va aller», ajoute-t-il. Plus de 100 chefs d’État ou de gouvernement sont attendus lors de cette Conférence internationale sur le climat qui débutera aujourd’hui jusqu’au 18 du mois courant. Les participants au Sommet de Copenhague tenteront de conclure un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour remplacer le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. Mais avant…

Un «Climategate» fait des vagues à la veille du Sommet

 L’affaire des courriels piratés d’éminents scientifiques au Royaume-Uni, soudain soupçonnés de manipuler les données sur le climat pour étayer la thèse d’un réchauffement dû aux activités de l’homme, prend de l’ampleur à quelques jours du Sommet de Copenhague. Au coeur de cette affaire, déjà baptisée « Climategate » par la presse: la publication sur Internet le mois dernier de milliers de courriers électroniques de chercheurs du prestigieux centre de recherches sur le climat (CRU) de l’Université britannique d’East Anglia, victime d’un piratage informatique ou de fuites. Face à la gravité de ces allégations, le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec), mandaté par l’ONU, a promis vendredi de faire toute la lumière sur cette affaire. La veille, l’Université d’East Anglia avait annoncé l’ouverture d’une enquête indépendante sur le contenu des emails piratés. De quoi s’agit-il réellement ? Des courriels évoqueraient une « ruse » pour manipuler les relevés de température afin de «dissimuler une baisse». « Ce sont des âneries », avait rétorqué le directeur de ce centre. Selon lui, ses messages ont été sortis de leur contexte. Aussitôt, les «climato-sceptiques » de plusieurs pays se sont emparés de l’affaire pour mettre en doute la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, un débat qui sera au coeur, aujourd’hui, du sommet de Copenhague. Aux États-Unis, plusieurs élus du Congrès y voient l’occasion d’essayer de torpiller l’adoption au Sénat d’une loi pour combattre le réchauffement. Au Royaume-Uni, des responsables de l’opposition conservatrice en ont profité pour émettre des doutes sur la fiabilité des chiffres sur le réchauffement. L’un des responsables saoudiens chargés des négociations sur le réchauffement climatique, Mohammed Al Sabban, a même prédit sur la BBC que cette affaire aurait un « énorme impact» sur les débats à Copenhague. «Il ressort de ce scandale qu’il n’y a pas la moindre corrélation entre les activités humaines et le changement climatique », a-t-il estimé.« Donc quoi que fasse la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, cela n’aura aucun effet sur la variabilité naturelle du climat », a fait valoir Al Sabban, dont le pays est l’un des principaux producteurs de pétrole de la planète. Des manifestations en avant-goût Des vagues de manifestants déferlant sur Bruxelles ou Londres, un train écologiste allant de Belgique au Danemark: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en Europe, à deux jours du début du sommet de Copenhague. Le train spécial baptisé «Climate express » a quitté Bruxelles dans la matinée et devait rejoindre Copenhague une douzaine d’heures plus tard. À son bord, plusieurs délégations (France, Belgique, Luxembourg) de négociateurs, experts et militants écologistes se rendant dans la Capitale danoise pour le sommet de l’Onu sur le climat, avec une escale à Cologne pour embarquer leurs homologues allemands. 192 pays doivent participer du 7 au 18 décembre à ce sommet pour tenter de décrocher un accord remplaçant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. Dans le centre de Paris, les manifestants ont revêtu les couleurs orange, noir et blanc de l’Ultimatum climatique, qui rassemble onze ONG. À Bordeaux, devant une banderole proclamant « Climat : Urgence J-2 », ils ont arboré des plastrons énonçant les rejets annuels de gaz à effet de serre dans différents pays (0,1 T/an pour un Malien, 8,7 T/an pour un Français et 24,5 T/an pour un Américain). Les Britanniques ne sont pas restés inactifs, avec un coup d’envoi donné en milieu de journée à Londres par une messe oecuménique ponctuée de prières. Puis le point d’orgue de la journée s’est élancé: «La vague», manifestation organisée par la coalition Stop climate chaos (SCC) a déferlé dans les rues de la capitale, projetant également des ondes vers Glasgow (Ecosse), Dublin et Belfast. Selon Scotland yard, environ 20 000 personnes grimées de bleu pour représenter l’eau de la vague ont arpenté Londres. À Bruxelles, jusqu’à 15 000 manifestants de tous âges se sont mobilisés pour réclamer un accord « ambitieux » à Copenhague. Beaucoup sont venus en famille, d’autres avec leurs bannières associatives, syndicales ou politiques. Le tout formant une longue vague aux couleurs turquoise et verte, qui a défilé dans le quartier des institutions européennes, habituellement désertées le samedi. Un groupe d’enfants tapant sur des tambours ouvrait la marche sans anicroches, rythmée au cri de «act now» (agissez maintenant). À Stockholm, plus de 200 manifestants ont parcouru la ville sous une légère bruine, jouant du tambour et brandissant des pancartes réclamant de l’action à Copenhague. Devant le palais royal, ils ont évolué au son du tube «The final countdown» («Le compte à rebours final») du groupe national Europe. Les écologistes italiens ont préféré attendre le jour d’ouverture du sommet, organisant une manifestation à bicyclette intitulée «Copenhague appelle Rome ». Le cortège doit se rendre dans des lieux phares de la ville avec un slogan: «Arrêtons la fièvre de la planète ». Le cri trouvera-t-il d’écho.Wait and see.  (Le Courrier d’Algérie-07.12.09.)

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 **Une table de négociations bien garnie

ÉTATS-UNIS
Seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, les États-Unis accusent un retard marqué. Ils ont annoncé leur intention de présenter à Copenhague des objectifs de réduction de leurs émissions de 17% en 2020 (par rapport à 2005 soit 4% par rapport à 1990, base du protocole de Kyoto) et 42% en 2030 (base 2005).

Union européenneL’UE a annoncé, pour la période post-Kyoto, ses engagements unilatéraux dès décembre 2008: réduction de ses émissions de 20% d’ici 2020 (par rapport à 1990). En cas d’accord international à Copenhague, elle pourrait relever cet objectif jusqu’à 30%.

Chine
Premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, la Chine a annoncé son intention de baisser son intensité carbonique (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport à 2005

.Pays émergents
Souvent alignés sur la position de la Chine, ils réclament un engagement plus fort des pays industrialisés avec des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% en 2020 par rapport à 1990.

Pays africains
L’Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement, exige des réparations et dédommagements, avec des chiffrages fluctuants, pour lutter contre le réchauffement, d’une part, et s’y adapter d’autre part. Souvent miné par les divisions, le continent le plus pauvre de la planète peine à se faire entendre dans les négociations

.PETITS ÉTATS INSULAIRES
Regroupés au sein de l’Alliance des petits États insulaires (Aosis), ceux-ci, dont l’existence même est menacée par la montée des eaux, font entendre clairement leurs voix. Ils estiment que l’objectif retenu par la communauté internationale de limiter la hausse de la température moyenne à 2 degrés n’est pas assez ambitieux et plaident pour un objectif de 1,5 degré.

Obama présent… à la clôture du Sommet
Le président américain Barack Obama sera présent lors de la clôture du Sommet. Obama a modifié ses projets suite à ses discussions avec d’autres dirigeants et en constatant les progrès dans les discussions destinées à aboutir à un accord sur le climat, enjeu du Sommet de Copenhague. Pour la Maison-Blanche, cette décision illustre l’engagement du président à faire tout ce qu’il peut pour aboutir à un résultat positif.

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*Des prévisions alarmantes

  Capture Youtube.

Le réchauffement à long terme dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre pourrait être de 30 à 50% plus élevé que prévu, selon une étude sur les climats du passé parue dimanche dans la revue spécialisée Nature Geoscience. Les capacités actuelles des ordinateurs ne permettent pas de rendre compte de la complexité de tous les facteurs à long terme. C’est pourquoi les scientifiques se tournent vers le passé de la Terre pour essayer d’en savoir plus. Une équipe de scientifiques réunie autour de Daniel Lunt, de l’Université de Bristol en Grande- Bretagne a analysé les températures et le concentration en CO2 au Pliocène moyen, il y a trois millions d’années. Les températures étaient de 3 à 5 degrés plus chaudes qu’aujourd’hui, alors que l’atmosphère contenait 400 parties par millions (ppm) de dioxyde de carbone (CO2), soit à peine plus que les 387 ppm actuels. Par rapport à la concentration en CO2 à cette époque, les températures du Pliocène moyen sont donc de 30% à 50% plus élevées que ce que laissent supposer les modèles du Groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC) de l’ONU, notent les auteurs. Les travaux du GIEC ne prennent pas en compte les changements d’éléments de notre système climatique «dont les variations sont lentes, comme la glace et la végétation», a expliqué à l’AFP M. Lunt. L’étude ne remet pas en cause les conclusions des modèles climatiques pour le siècle en cours, mais interroge les chercheurs sur le niveau de stabilisation requis pour éviter à plus long terme l’emballement de la machine. «Nos travaux montrent qu’à 400 ppm, nous aurons plus de deux degrés» de réchauffement. «Pour nous stabiliser à deux degrés, nous devrions nous fixer pour objectif à peu près 380 ppm», soit une réduction par rapport au niveau actuel, explique-t-il. Dans un débat sur ce que devrait être le niveau de stabilisation du CO2, «il est vraiment important de connaître les conséquences à long terme des émissions», souligne M. Lunt à la veille de l’ouverture du sommet sur le climat de Copenhague. Mais même si l’homme arrêtait demain d’émettre du CO2, son niveau dans l’atmosphère ne commencerait à baisser qu’au bout de plusieurs siècles. (Le Courrier d’Algérie-07.12.09.)

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Les enjeux du sommet de Copenhague
Changements climatiques : le grand tournant

Lundi 7 décembre 2009 s’ouvrira la conférence de Copenhague. Organisée par la Convention  cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), elle regroupera les 193 nations membres, plus d’une soixantaine de chefs d’Etat et nombre d’institutions internationales et d’organisations non gouvernementales qui tenteront de trouver un accord et de nouveaux objectifs pour poursuivre les efforts (modestes) engagés en 1997 lors de la création du Protocole de Kyoto. Ratifié par 175 pays (tous sauf les Etats-Unis…), il viendra à expiration en 2012. Les participants auront deux semaines pour s’entendre sur un nouveau chiffre de réduction pour les émissions de gaz à effet de serre, et surtout sur la répartition des efforts entre les pays riches et les pays pauvres.
Le président des Etats-Unis, M. Barack Obama, qui sera de la fête, a annoncé fin novembre, à la surprise générale, des objectifs chiffrés : une réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Cette annonce a déjà été jugée insuffisante par les mouvements écologistes qui ont demandé aux Etats-Unis de faire plus d’efforts. En réponse, Washington s’est dit prêt à s’engager sur 30 % de réduction en 2025 et 42 % en 2030. Quasi simultanément, Pékin dévoilait ses propres chiffres : une réduction de 40 % à 45 % de son « intensité carbonique » (émissions polluantes par unité de PIB) d’ici 2020 par rapport à 2005, soit un objectif beaucoup plus ambitieux. Par ailleurs, l’Union européenne s’est engagée sur une réduction de 20 % et s’est dit prête à aller jusqu’à 30 %.
Les scientifiques, par la voix du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), estiment qu’une réduction de 25 à 40 % d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005 est indispensable pour contenir l’élévation de la température à moins de 2 degrés, chiffre au delà duquel les dérèglements climatiques vont s’aggraver de manière irréversible.
Les responsables onusiens restaient pessimistes jusqu’à l’annonce surprise des objectifs chiffrés des deux plus gros pollueurs de la planète.
Comme pour mieux préparer le public à ce sommet qui promet d’être le plus médiatisé de la planète, nombreuses ont été les sorties de livres et de films promettant le chaos — sinon l’apocalypse —, confirmant ou infirmant la réalité du réchauffement climatique. Puis, le spectaculaire piratage du serveur du prestigieux centre de recherche sur le climat de l’université britannique d’East Anglia, avec la mise à disposition du public d’une sélection de courriels qui prétendaient montrer que les scientifiques manipulaient les données. Tout cela aura fait long feu : quelles que soient les tentatives de désinformation des climato-sceptiques, il est indéniable aujourd’hui que les activités humaines contribuent pour une part non négligeable à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et de ce fait, entraînent un réchauffement global de la planète.
Ci-dessous, une série de cartes, figures et explications essentielles pour comprendre les enjeux du Sommet.
Le système climatique
Quels sont les facteurs à l’origine des changements de climat ?

La science du climat repose pour l’essentiel sur des observations de phénomènes actuels (mesure directe des précipitations, des températures ou de la salinité de l’eau) ou passés (à travers des éléments qui ont capté et conservé les traces d’événements climatologiques, comme la glace, les dépôts sédimentaires ou même les troncs d’arbres). Pour comprendre et prédire les évolutions climatiques de la manière « la moins fausse possible », il est important de bien identifier tous les phénomènes qui contribuent à la variabilité du climat. Ces phénomènes forment un système interconnecté très complexe, dont l’observation permet de déterminer des modèles à partir desquels on peut élaborer des scénarios pour l’avenir du climat.
Des modèles — jamais parfaits — sont élaborés à partir des composantes majeures du système climatique : atmosphère, biosphère, cryosphère et hydrosphère, ainsi que des très complexes transferts d’eau, d’énergie, de particules chimiques entre ces quatre grands ensembles.
S’ajoute à cela la grande inconnue des catastrophes majeures (par exemple une éruption volcanique importante) ou de la manière dont les sociétés humaines modifient le « système terre-atmosphère » par leurs activités industrielles et agricoles. Or, dans les deux cas, les conséquences sur le climat sont radicales.
Processus chimiques et transport sur des longues distances dans l’atmosphère

Ce sont ces processus qui font le lien entre l’atmosphère et tous les autres éléments composant la surface terrestre (océans, terres émergées, biosphère, plantes marines et animaux).
L’effet de serre

Les activités humaines, en particulier les transports, l’industrie et l’élevage, contribuent à augmenter le niveau des émissions de gaz à effet de serre. Lorsque le rayonnement solaire arrive sur la surface terrestre, une partie est absorbée par les sols. Elle est convertie en chaleur et renvoie un rayonnement infrarouge vers l’atmosphère. Une partie de ce rayonnement est captée par les molécules de gaz à effet de serre et ré-émise vers la terre. Ce processus se répète plusieurs fois, et plus la concentration en gaz à effet de serre est importante, plus la terre et la troposphère se réchauffent.
Ce qui peut refroidir la surface terrestre

Les aérosols en suspension dans l’atmosphère filtrent le rayonnement solaire avant qu’il n’atteigne la surface de la terre. La plus ou moins grande concentration de ces particules peut avoir localement un impact non négligeable sur la température. Par exemple, si la vapeur d’eau agit comme un gaz à effet de serre, la surface des nuages renvoie le rayonnement solaire dans l’espace. L’eau est donc à la fois un facteur de réchauffement et de refroidissement. L’albédo — c’est-à-dire la capacité d’une surface à renvoyer le rayonnement solaire vers l’atmosphère — rends les calculs de réchauffement plus complexes. La fonte rapide de la calotte glaciaire arctique diminuera les surfaces blanches et réfléchissantes, et l’eau et la terre absorberont beaucoup plus de chaleur qu’elles n’en renverront dans l’atmosphère.
Qu’est-ce qui provoque les variations du niveau marin ?

Ce qui contribuera à l’élévation du niveau de la mer au cours des cent prochaines années

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a développé quatre scénarios socioéconomiques (plausibles) décrivant l’évolution des sociétés humaines pour les cent ans à venir, et tenant compte, entre autres, de l’évolution démographique, du développement économique, de l’utilisation de nouvelles technologies et de mesures environnementales. La variante A1 décrit un monde où la croissance économique est très rapide et l’utilisation d’énergie fossile très soutenue. La mondialisation économique, sociale et culturelle s’accentue. La population augmente régulièrement jusqu’au milieu du XXIe siècle pour ensuite décliner lentement.
Le graphique ci-dessus représente, dans l’hypothèse d’une évolution de type A1, la contribution relative de divers événements à l’élévation du niveau de la mer. Contrairement aux idées reçues, on voit que dans ce cas l’expansion thermale joue un rôle plus important dans la hausse du niveau de la mer que la fonte de la calotte glaciaire de l’Arctique (Climate Change 2001, Synthesis report, Contribution of working groups I, II and III to the Third Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Changes, Cambridge University Press, 2001).
Le cycle du carbone

Le carbone est le composant le plus abondant sur terre. Il est en perpétuel mouvement d’échange entre le vivant, la terre, les sédiments, l’océan et l’atmosphère.
Le cycle du carbone est resté stable durant plusieurs millénaires, mais l’industrialisation, depuis un peu moins de deux siècles, a rompu l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et la capacité de la planète à absorber le carbone en surplus dans l’atmosphère (forêts, océans).
Courants marins : la circulation thermohaline (conveyor belt)

Ces courants marins majeurs sont comme d’immenses autoroutes qui sillonnent la planète, composés alternativement de courants chauds (en surface) et de courants froids (qui plongent en profondeur jusqu’à 1 500 mètres). Cette circulation a un impact sur le climat de la terre. La fonte rapide de la calotte glaciaire est susceptible de changer la nature et la direction de ces courants, avec à terme, des changements sur les températures et les précipitations dans certaines régions du globe.
Etat des lieux
Comment sont élaborées les prévisions climatiques ?

Il est difficile de tout anticiper, mais il est nécessaire de bâtir des scénarios « plausibles ». Cela nécessite de bien maîtriser de nombreux indicateurs scientifiques et socio-économiques. Le jeu consiste à deviner ce que deviendront les sociétés, selon des modèles d’évolution « raisonnables » ou « déraisonnables ».
Les quatre scénarios du GIEC posent une question fondamentale : Le XXIe siècle sera-t-il de plus en plus industriel ou de plus en plus environnemental ?
Leur grande faiblesse est la difficulté à prévoir, sur une longue période, l’ampleur des progrès technologiques et de leur éventuelle influence sur les émissions, le réchauffement, les changements… Dans le meilleur des cas, cela pourrait rendre caduques toutes les projections.
Concentration de CO2 entre 1870 et 2100

La concentration de CO2 — relativement stable au cours des deux derniers millénaires — a commencé à augmenter dès le début de la révolution industrielle. Cet accroissement de plus en plus rapide, en particulier dans l’hémisphère nord, est très fortement corrélé à la combustion d’énergie fossile.
Evolution des émissions de CO2 par grandes régions

Sur un total d’environ 28 milliards de tonnes en 2007, l’Asie représente 11 milliards de tonnes, c’est à dire 40 % des émissions mondiales ! Après plus d’une décennie de croissance à deux chiffres, les émissions asiatiques représentent l’équivalent des émisions nord-américaines et ouest-européennes cumulées.
Evolution de la température au XXe siècle

L’évolution des températures moyennes montre un réchauffement de la planète de quelques dizièmes de degrés. Ce réchauffement n’est pas uniforme : il est beaucoup plus important dans un hémisphère nord très industrialisé que l’hémisphère sud.
Evolution de la température au XXIe siècle

Petite histoire de la température et de la concentration en CO2 au cours des 400 000 dernières années… et des temps géologiques

Au cours des 400 000 dernières années, le climat de la terre a été d’une grande instabilité, et a connu des changements assez « rapides »… à l’échelle géologique. Plusieurs fois, la terre a pu se réchauffer de quelques degrés en l’espace d’une dizaine de milliers d’années « seulement ». Le climat est passé plusieurs fois de tropical à glaciaire. Au cours des 10 000 dernières années, la température a été plus stable, mais les variations ont quand même été suffisamment importantes pour influer sur les sociétés humaines. Ainsi, la période du réchauffement médiéval a permis aux Vikings d’accoster sur les côtes du Groënland (en danois, « terre verte »), avant que le petit âge glaciaire sonne le glas de cette société, affectant aussi l’ensemble des sociétés européennes.
Cette figure très célèbre montre une très forte corrélation entre le niveau de concentration de CO2 et les changements de température. Depuis le début de la révolution industrielle, la part anthropique (due à l’humain) des émissions de CO2 est de plus en plus importante. Elle pourrait nous ramener dans une nouvelle période de forte instabilité, semblable à la période pré-glaciaire.
Emissions de CO2 par habitant pour certains pays

En volume, les émissions asiatiques dépassent celles des Européens ou des Américains ; mais si on les rapporte au nombre d’habitants, les pays riches (Etats-Unis, Australie, Japon) continuent d’être les plus gros pollueurs de la planète.
Possibles conséquences
Le changement climatique menace la productivité céréalière en Afrique

Le réchauffement climatique ouvre les routes maritimes dans la région arctique

Ceux que la mer menace

Les outils politiques
Objectifs du protocole de Kyoto pour 2012

En 1997, à Kyoto (Japon), les principaux pays du monde ont adopté un protocole contraignant qui exigeait des pays riches, pour la période 2008-2012, une réduction de leur émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à leur niveau de 1990. L’Allemagne s’était engagée à réduire ses émissions de 21 %, le Royaume-Uni de 12,5 %. L’Espagne, elle, était autorisée à les augmenter de 15 % (chiffre largement dépassé car les émissions ont augmenté en 2008 de plus de 50 %).
Pour être appliqué, le protocole de Kyoto devait être ratifié par des pays dont les émissions cumulées représentaient au moins 55 % du total pour 1990. Ce qui fut fait en février 2005, après la ratification par la Russie. En 2009, seuls les Etats-Unis n’ont pas ratifié le protocole.
Bien que l’objectif de -5,2 % reste très inférieur à ce qui serait nécessaire pour stabiliser la concentration de CO2 dans l’atmosphère, le protocole de Kyoto est une étape importante de la lutte contre le réchauffement climatique. ( le monde diplomatique de décembre 2009)

****(Hiver 2010) -c’est le froid qui s’invite quand certaines «éminences» nous annoncent le chaud ..!

On grelotte. Le froid bat des records. N’est-ce pas le moment de remettre sur la table la fameuse théorie du réchauffement de la planète? Pourquoi pas! C’est précisément là qu’est l’intérêt. Comme pour confirmer l’échec de la conférence de Copenhague, l’hiver s’est voulu plus rigoureux que jamais. Non, nous n’allons pas nous introniser climatologues pour expliquer pourquoi c’est le froid qui s’invite quand certaines «éminences» nous annoncent le chaud. Nous nous contenterons de relever les réactions des scientifiques sur le phénomène. Ils sont malheureusement moins nombreux à mettre le nez dehors. Tout au plus une poignée pour tenter d’accréditer la thèse que ce froid n’est pas incompatible avec le réchauffement annoncé. Ils ne manquent ni d’audace ni de courage après le scandale du «climagate» révélé au monde par des informaticiens qui ont mis en ligne des courriels de «chercheurs» tels que ceux du climatologue anglais Phil Jones. Depuis, ce monsieur a été «démissionné» de ses fonctions de Directeur du Centre de recherche sur le climat à l’université d’East Anglia. Histoire de le mettre au vert, le temps d’étouffer le scandale. Scandale qui, il faut le rappeler, est dû à la falsification des données qui ont permis de berner le monde et que les courriels ont confirmée. Contrairement à cet autre scandale de la grippe A et son vaccin et dont on voit les prémices, les gouvernements ne se sont pas fait avoir à Copenhague. Ce qui est encore plus scandaleux est cette utilisation de la science à des fins politiques et économiques. La science au service de la désinformation, quelle catastrophe! Plus que le réchauffement du climat, plus que toute pandémie de grippe, la vraie menace contre la planète se trouve chez tous ces scientifiques dont on découvre amèrement qu’ils n’ont plus de morale.
En réalité, c’est une certaine conception de la mondialisation qui en a décidé ainsi. Car il n’y a pas que la chaleur ou les virus qui «s’en prennent» au globe. La finance et l’économie mondiale aussi se mettent de la partie. A cette différence cependant que la grippe A et la crise financière et économique n’ont «frappé» jusque-là que les pays riches. La première pour mieux faire passer la seconde. Pour les pays pauvres, leurs peines suffisent. Famines. Sida. Conflits armés. Etc. Pour un temps du moins, car les «prévisionnistes» de la trempe de Phil Jones ne lancent aucune alerte d’aggravation de la famine dans le monde avec l’entrée en production industrielle des agrocarburants. Aucun cri d’indignation des bien-pensants de la planète contre la facture qui leur est présentée pour des émanations de gaz à effet de serre alors même que la découverte de la machine à vapeur tarde à leur parvenir. C’est Rabelais, ce médecin et écrivain français, qui disait à ce propos que «science sans conscience n’est que ruine de l’âme». Il était loin de se douter qu’un jour viendra où il faudra y ajouter «…et celle de l’humanité». Ce jour-là n’est plus très loin si la communauté scientifique ne fait pas l’effort de rejeter ses brebis galeuses. (L’Expression-11.01.2010.)

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10 réponses à “La menace sérieuse du réchauffement climatique”

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