Passer les vacances en Algérie

*Entrée libre  à toutes les plages publiques d’Algérie

*Fin de concessions des plages à partir de la saison estivale 2015

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**Photo: La crique des Sablettes, Mostaganem

Désormais, les estivants n’auront plus à souffrir des désagréments occasionnés chaque année.
Le ministère de l’Intérieur a décidé de mettre fin à la concession des plages à partir de la saison estivale 2015. Il est à rappeler que les années précédentes, on ne pouvait s’installer sur une plage sans en payer le prix fort. Au même titre que les places de parking, qui sont devenues le cauchemar de chaque estivant «je dois me lever très tôt pour emmener ma famille à la plage, c’est le seul moyen pour trouver une place de parking et un endroit libre sur la plage. même quand on est équipé, on doit payer, c’est vraiment décourageant» nous dit slimane, un futur estivant.
Cette nouvelle mesure apportera certainement du confort aux citoyens, mais risque, selon les observateurs de soulever d’autres problèmes.
En premier lieu, le temps de son application sur le terrain est très réduit et peut rencontrer des résistances de la part des plagistes. Il s’agit de gérer cette situation sur 371 plages autorisées à la baignade, ce qui implique une dynamique et une stratégie à hauteur de ce défi.
Pour le ministre du Tourisme, 2015 serait une année test. Le résultat escompté est d’assurer aux Algériens, des plages propres et gratuites et des services de qualité à même de procurer un confort minimum aux estivants.
Par ailleurs, la vraie problématique est le facteur temps. Actuellement, alors que nous sommes pratiquement à la veille du lancement de la saison estivale, prévue comme chaque année pour le 1er juin.
La quasi-totalité des plages, attendent les habituelles campagnes de nettoyage. Celle-ci n’ont qu’un effet éphémère, qui ne dure que le temps de la médiatisation de cette opération.
Les rapports des commissions d’inspection des plages des différentes wilayas effectués lors du mois d’août des années dernières sont alarmants. Ils ont fait état d’une dégradation progressive des plages et ce, en pleine saison estivale. Celle-ci se traduit par l’énorme volume de déchets plastiques et de bouteilles en tout genre, que renferment les plages. D’une qualité bactériologique médiocre de l’eau de mer et d’un incivisme béant de la part des estivants. Afin de remédier à cette situation, un programme établi par le ministère de l’Intérieur devrait permettre d’accompagner la nouvelle mesure.
«Le ministère a consacré un montant de 99 milliards de centimes pour l’aménagement des plages, à travers 14 wilayas côtières, destiné essentiellement à l’acquisition du matériel nécessaire pour réaliser cette opération», a déclaré, Fatiha Guerrache, sous-directrice à la direction générale des collectivités locales.
Il est également prévu d’engager des entreprises de jeunes créées dans le cadre de l’Ansej pour le nettoyage des plages et la gratuité des parkings de véhicules et la pratique d’un prix symbolique ne dépassant pas 20 DA par les communes.
Par ailleurs, la gestion des plages sera du ressort d’un directeur de plage, un poste créé justement pour centraliser les efforts consentis par les pouvoirs publics. En somme, l’année 2015 reste celle du grand défi que se lance l’état, à savoir; assurer aux estivants la possibilité de passer des journées tranquilles à la plage, sans avoir ni à payer ni à attendre une place, et en toute propreté. Tout cela dans un laps de temps record, qui ne se confine que dans le seul mois qui reste avant le grand rush.*Par Ali AMZAL - Mardi 05 Mai 2015/L’Expression

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*L’entreprise maritime « ENTMV » prévoit  276 dessertes  cet été

-du 26 juin au 15 septembre 2014

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* Les prix des billets oscilleront entre 236 et 306 euros 

Legénéral de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV),  Hacène Ghrairia a indiqué, jeudi, que pas moins de 276 dessertes  sont programmées pour la période allant du 26 juin au 15 septembre à travers tous les ports nationaux.

Il a expliqué que dans le cadre des préparatifs pour l’accueil de la communauté nationale et des étrangers durant la période estivale 2014, l’ENTMV vient de programmer des dessertes pour assurer le transport de 371.000 voyageurs et 110.000 véhicules.

Ainsi depuis ports d’Alger, Oran, Bejaia, Skikda, Annaba vers le port de Marseille (France) le nombre de dessertes  prévues est de 150. Alors que vers celui d’Alicante (Espagne) et 08 autres vers le port de Gênes (Italie), elles seront de l’ordre de 118 dessertes.

Pour renforcer sa flotte commerciale l’ENTMV a affrété, selon son directeur général, pour la période allant du 17 juillet au 10 septembre, un ferry auprès d’un armateur grec, d’une capacité d’accueil de 1.500 voyageurs et 700 véhicules.

Ce ferry vient renforcer l’ensemble des navires de l’entreprise « Tariq Ibn Ziad », « Tassili II » et « Djazair II » dont la capacité d’accueil dépasse 3.900 voyageurs et 1.046 véhicules (une moyenne de 1.300 voyageurs et 340 véhicules pour chacun). Ces dessertes couvriront la deuxième moitié du ramadan, ce qui permettra aux membres de la communauté nationale à l’étranger de passer quelques jours de ce mois et l’Aid avec leurs familles en Algérie.

Lors des 10 premiers jours de septembre, les dessertes permettront aux concitoyens vivant à l’étranger et aux familles algériennes de réintégrer leur lieu de résidence avant la rentrée scolaire fixée entre les 6 et 8 septembre en Algérie, au 1e septembre en France et au 8 du même mois en Espagne. L’ENTMV a prévu des réductions sur les prix des billets pour le mois de ramadan.

La durée de cette promotion s’étalera du 01 juillet au 03 août. Les prix des billets oscilleront entre 236 et 306 euros (toutes taxes et pensions comprises).

Les voyageurs en classe affaires devront s’acquitter d’un supplément de 150 euros par véhicule et 50 euro par individu. Par ailleurs, la restauration a été incluse dans le prix du billet pour la classe économique.*algerie1.com– Kaci Haider | 24/04/2014

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*Départ en vacances : le littoral pris d’assaut

Le temps des vacances dans loisirs-voyages

Sitôt la fête de l’Aïd El Fitr terminée, de nombreux estivants ont pris d’assaut les plages du littoral de la wilaya de Chlef et des autres villes côtières.

La chaleur insupportable, qui y est sévit, oblige les gens à fuir vers le rivage, soit pour un séjour prolongé, soit pour passer une journée à la plage, loin de la fournaise de Chlef. C’est pourquoi les habitants de la région et des localités limitrophes sont de plus en plus nombreux à privilégier cette destination qui regorge de multiples atouts naturels, à l’image du phare de Sidi Merouane, de la successsion de criques et des belles plages de Boucheral, Dechria, Tigheza et bien d’autres.

Mais qu’offre-t-on à ces estivants ? Y a-t-il suffisamment d’infrastructures pour accueillir tout ce monde ? De prime abord, il faut signaler que les structures touristiques font cruellement défaut sur la côte ténésienne. Les projets lancés pour tenter de résorber  ce déficit sont toujours en cours de réalisation. Il s’agit de deux résidences touristiques et d’un centre de thalassothérapie, d’une capacité globale de 601 lits. En revanche, les structures d’accueil existantes se limitent à de simples camps de toile totalisant 3 600 lits et exploités par des entreprises nationales et des agences de voyage.

De ce fait, beaucoup de citoyens préfèrent se rendre sur les côtes pendant la journée et retourner chez eux dans la soirée. C’est le train-train quotidien de plusieurs familles en cette période estivale, d’où le trafic intense que connaît la route nationale Chlef-Ténès sur un trajet de 50 km. Un trafic qui est malheureusement souvent perturbé par les embouteillages monstres aux grands carrefours et à l’entrée de Ténès, devenue un passage obligé pour accéder au littoral de la wilaya. Le directeur du Tourisme a annoncé récemment que 2,5 millions d’estivants ont fréquenté le rivage de la wilaya depuis le début de la saison estivale. Ce nombre  est appelé à évoluer constamment pour les raisons évoquées plus haut. *El Watan-14.08.2013.

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**Tlemcen : ruée sur les plages de Marsat Ben M’hidi

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La palme revient au site de Marsat Ben M’hidi. Une station balnéaire qui compte trois plages situées à proximité de la localité marocaine de Saïdia. Selon une source de la Direction du Tourisme, 24 h après l’Aïd El-Fitr, l’ancien Port Say a enregistré à lui seul 6 000 visiteurs de Tlemcen et des wilayas limitrophes. Cependant, si les aoûtiens avaient programmé leurs vacances juste après le mois de carême, les autorités locales de cette municipalité ne semblent pas avoir préparé convenablement cette saison estivale, en ce sens que les rues et les cités de la ville sont jonchées de détritus, l’eau n’est pas courante et toutes les commodités ne sont pas fournies. Une situation qui ne change pas depuis des années, selon les habitués de ces plages.

«A l’exception du don de la nature, le site est quasiment nu. C’est à croire que le seul souci des responsables, c’est d’amasser de l’argent. Rien n’a changé depuis les années précédentes ; en plus, tout est cher, la nourriture ne semble pas être contrôlée…» Même les investisseurs, généralement très attirés par les retombées financières, ont quelque peu fui cette station, à l’exemple du parc de la Moscarda que personne n’a voulu prendre. Au grand bonheur des automobilistes qui ont tout le loisir de stationner sans être obligés de payer leur stationnement sur des terrains vagues et poussiéreux… A quand une véritable prise en charge d’une localité que seule la nature a dotée  de tous les privilèges : plages, montagnes, forêts… ? *Chahredine Berriah- El Watan-14.08.2013.

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**La ville côtière de Tigzirt accueille chaque été des centaines de milliers d’estivants, attirés par le cadre agréable de la cité balnéaire.

Les professionnels du tourisme s’attendent à un rush des vacanciers sur la ville côtière de Tigzirt durant la deuxième quinzaine du mois d’août. Cela est plutôt prévisible après un coup d’arrêt forcé dû au Ramadhan. Les prémices d’un tel déferlement d’estivants se voient au flux automobile de plus en plus important. Tout comme la présence de plusieurs familles flânant le long du front de mer. Les différents quartiers de la ville commencent à recevoir les nouveaux locataires venus passer quelques jours de détente et de farniente dans l’ambiance estivale de l’antique Iomunium.

Le gérant d’une agence immobilière au centre-ville nous apprendra que les familles avaient réservé des villas ou des appartements bien longtemps à l’avance. Certains, tombés sous le charme attrayant de Tigzirt, n’hésitent pas à louer à raison de 4000 à 5000 DA/jour des F3 équipés en toutes commodités. «Des habitués», précisera notre interlocuteur. Apparemment, ni ces prix exorbitants, ni le manque d’eau potable ne rebutent les amoureux de la grande bleue d’investir cette cité balnéaire.

L’attirance qu’exerce Tigzirt sur le touriste ne date pas d’hier. Certains jeunes rencontrés près de la poste nous révèleront qu’ils préfèrent le calme et l’hospitalité des Tigzirtois. Fuir la canicule des villes ou des villages pour s’offrir quelques moments de fraîcheur n’ont pas de prix pour certains. Une aubaine pour la ville qui sort, de fait, de sa torpeur. Si l’on se fie aux avis de quelques propriétaires d’appartements, les réservations sont saturées. Il faut dire que pour des raisons de liberté et de commodités, des familles se tournent plus vers la location d’appartements que de descendre dans un hôtel. Les plages et les ruelles de la ville grouillent de monde. Le nombre de parasols et de tentes plantés au bord de l’eau témoigne de l’affluence qu’enregistrent les trois plages de  la ville. Contrairement aux années précédentes, l’accès aux véhicules le long du front de mer a été interdit.

Une zone dédiée exclusivement aux piétons. Les Ruines Romaines et le Port de pêche et de plaisance, y compris ses environs immédiats, baignent au rythme estival. De jour comme de nuit. Pendant la journée, les pêcheurs proposent, pour la circonstance, des promenades maritimes vers l’îlot, véritable attraction pour quiconque pose pied à Tigzirt. Dans la soirée, les vacanciers y prennent l’air ou s’attablent au café du port pour déguster des glaces. Il est vrai que la quiétude des lieux est constamment entretenue par la présence des forces de sécurité. Seul bémol qui revient tel un leitmotiv est le manque d’animation nocturne.

En outre, le Comité des Fêtes envisagé par les élus locaux tarde à porter ses fruits. L’on se complaît à gérer du mieux qu’on peut les exigences de la saison estivale et ses aléas. Car, hormis les atouts naturels qui attirent le touriste vers elle, Tigzirt a besoin d’aménagements et de centres de loisirs dignes d’une ville balnéaire par excellence. Mais l’on est encore loin.

La collecte des déchets ménagers, la salubrité publique, la diversité des manifestations aussi bien sportives que culturelles (peinture, théâtre, cinéma, chanson) offriraient un nouveau souffle à cette ville plusieurs fois millénaire. Un vieil habitant porte encore la nostalgie de sa ville, Tigzirt, quand «des exhibitions et des championnats de pêche, de natation ou de tir étaient organisés dans la fraternité et la convivialité». *El Watan-14.08.2013.

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L’Onat «affûte» ses méthodes marketing et visent les émigrés de France et d’ailleurs

Cette agence algérienne s’occupera du réceptif et sera destinée essentiellement à la prise en charge des vacances des compatriotes, vivant en France, pendant leur séjour en Algérie.

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Selon un communiqué de presse, l’objectif à atteindre est multiple : faire découvrir à notre communauté vivant à l’étranger les potentialités touristiques de l’Algérie ; répondre à toute demande dès l’arrivée au port (réservation d’hôtel, transfert et assistance) ; proposition de séjours en bord de mer dans des résidences d’été à travers le littoral et visites guidées à travers les sites touristiques. Il est prévu, en plus, la mise à la disposition de prospectus, dépliants et différentes brochures englobant une variété de produits touristiques qui peuvent susciter un engouement auprès des concitoyens vivant à l’étranger. Dans une déclaration, Mohamed Chérif Selatnia, directeur général de l’ONAT, a indiqué que «l’ouverture d’une agence au port d’Alger s’inscrit dans le cadre de la politique de développement des réseaux de l’ONAT à travers tout le territoire national et dont le nombre d’agences dépasse la  trentaine».

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D’autre part, l’ONAT a fait bénéficier ses agents commerciaux d’un cycle de formation sur le marketing et les techniques de vente des produits touristiques au sein de l’Ecole nationale supérieure du tourisme. Il s’agit d’une mise à niveau nécessaire qui permet au personnel de l’entreprise de mieux évoluer, surtout que celle-ci est confrontée à une sérieuse concurrence des agences privées. Le marché du tourisme est toujours ultra concurrentiel. Toutefois, la culture de la vente demeure toujours en périphérie des pratiques de certains professionnels du tourisme, plus axés sur le contenu de leurs produits. Des compétences pointues dans les méthodes de vente sont aujourd’hui attendues par les professionnels du tourisme. Pour créer des produits touristiques, il faut être organisé, mais également faire preuve de curiosité, d’inventivité, d’écoute. Enfin, il faut être capable de s’approprier, partager et atteindre des objectifs communs. Il faut aussi s’adapter en permanence et surtout regrouper les forces éparses. Dans un monde qui évolue à toute vitesse, le débat de fond est de savoir si nous voulons prendre une part de croissance ou nous enfermer sur nous-mêmes. *El Watan-17.06.2013.

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**En dépit d’une forte concurrence, la Méditerranée reste la destination préférée de la majorité des touristes en quête de soleil et de découvertes.

La Méditerranée conserve son attractivité pour le tourisme dans loisirs-voyages supp4_1626112

Malgré un léger recul de performance, la région méditerranéenne conserve son attractivité. Soleil et dépaysement font toujours recette. Desservi par son actualité, le Maghreb, particulièrement la Tunisie, perd beaucoup de touristes.
Si, jusqu’ici, les principales activités de vacances étaient de se détendre et se reposer, aujourd’hui, plusieurs vacanciers privilégient la découverte de nouveaux lieux et de nouvelles cultures, voire le dépaysement.

L’Europe est le premier marché générateur de touristes, avec plus de la moitié des arrivées de touristes internationaux dans le monde, suivie par l’Asie-Pacifique (22%), les Amériques (16%), le Moyen-Orient (4%) et l’Afrique (3%). L’OMT, dans sa publication, «Le tourisme à l’horizon 2030», estime que les arrivées devraient croître en moyenne de 3,3% par an de 2010 à 2030, ce qui représenterait 43 millions d’arrivées supplémentaires, pour atteindre 1,80 milliard d’arrivées en 2030. Les destinations émergentes qui ont mieux tiré leur épingle du jeu que les destinations avancées, vont poursuivre leur progression avec des arrivées qui vont augmenter deux fois plus vite (+4,4%) que celles des économies avancées (+2,2%).

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Le Moyen-Orient et l’Afrique verraient également doubler leur nombre d’arrivées, de 61 à 149 millions et de 50 à 134 millions. Il faut signaler la profonde mutation du secteur de l’industrie du tourisme avec la montée en puissance des pays émergents. Ces derniers, par leur développement économique, agissent sur l’évolution de la demande et de l’offre touristique. Leurs populations respectives, avec des classes moyennes en forte expansion et accédant à un niveau de vie sur le modèle occidental, représentent un potentiel de touristes qui va aller en augmentant. Ces destinations ont également intégré le fait que le tourisme pouvait être source de développement économique, un apport de devises, créateur d’entreprises et source d’emplois. En Turquie, l’occupation de la place Taksim d’Istanbul a fait stagner les réservations.

Les spécialistes déplorent quelques reports et annulations. Les gens attendent de voir comment la situation va évoluer avant de se décider à partir. Les compagnies aériennes confirment qu’il n’y a pas eu d’annulations conséquentes. Après le Printemps arabe en Tunisie et en Egypte, la Turquie est apparue comme une destination refuge. En dépit d’un démarrage sous de mauvais auspices, le ministre tunisien du Tourisme, Jamel Gamra, croit encore à la réussite de la saison estivale 2013. Dans une interview accordée à Africanmanager, il n’a pas manqué d’afficher son optimisme quant à la bonne ordonnance de cette saison, précisant que les chiffres de la première décade de juin 2013 sont très rassurants et enregistrent même une progression de 15% par rapport à la même période de l’année 2012, ainsi qu’une hausse de 2,5% par rapport à celle de l’année 2010.*El Watan-21.06.2013.

Plage payante Algerie

**En Algérie, le soleil et la mer se payent à prix d’or

Aller à la plage : c’est sûrement l’un des loisirs les plus courants des vacanciers algériens. Ce devrait également être l’un des moins coûteux. S’allonger sur une serviette, planter un parasol, s’abriter du soleil, se baigner, bronzer… Autant d’activités théoriquement gratuites et qui, pourtant, peuvent devenir très onéreuses. Accéder à certaines plages en Algérie est presque devenu un loisir de luxe.  Le non-respect de la loi qui assure normalement l’accès gratuit à la plage, ou le contournement de la législation par des voies détournées sont des problématiques récurrentes depuis des années.

Depuis des années, l’accès à de nombreuses plages est devenu payant. Que ce soit de façon directe à travers la demande de s’acquitter d’un droit d’entrée ou de façon indirecte en faisant payer toute une série de prestations qui conditionnent de fait le droit de s’installer à un emplacement. Des pratiques qui s’opposent normalement à la loi qui garantit l’accès gratuit à la plage.

Accès payant : le coût de la plage ou des services ?

Au fil des ans, plusieurs officiels algériens ont reconnu que l’accès payant à la plage était devenu une pratique courante mais ils affirment qu’elle a considérablement diminuée. Déjà en juillet 2010, par exemple, Abdelkader Gouti avait tenu les propos suivants sur les ondes de la Chaine III : « Il y a eu une période où ce phénomène avait pris de l’ampleur. Mais avec l’application de la loi, il a été éradiqué à près de 80%. Aujourd’hui, on impose rarement aux citoyens de payer l’accès à la plage sans qu’il y ait des prestations en retour». En 2013 pourtant rien n’a changé, alors que la loi, plus précisément l’article 5, garantit bien la gratuité de l’accès. Néanmoins, certaines plages surnommées «plages privées» continuent de facturer l’accès à une partie de la plage qui est souvent bien placée, mieux entretenue que le reste de l’endroit, plus propre, plus sécurisée et devant une zone de baignade surveillée. D’autres, en particulier les plages communales, ne facturent pas l’accès en soi à la plage mais font payer toute autre prestation : le droit à un emplacement, un parasol, une chaise, un transat… Et les vacanciers récalcitrants qui viennent avec leur propre équipement sont régulièrement délogés de l’endroit.

Une partie des plages qui facturent, directement ou indirectement, l’accès à la plage sont des concessions cédées par les autorités locales. Des privés obtiennent le droit d’exploiter des parcelles qui ne doivent normalement pas excéder 25% de la surface globale de la plage, le reste étant laissé aux APC. Pour en disposer, il faut répondre à un cahier des charges bien précis, notamment l’entretien, la sécurité et la propreté du lieu. Pourtant l’hygiène est souvent l’un des points qui laisse à désirer et à propos duquel se plaignent de nombreux estivants. «La plupart des plages en Algérie sont sales, il y a des déchets sur le sable et des sacs plastiques qui flottent dans la mer», déplore Mordjane, une étudiante algérienne de 22 ans. «Personnellement ça ne me dérange pas de payer pour avoir une place avec un transat à la plage, à partir du moment où c’est vraiment propre et que le sable est nettoyé».

Le squattage des sables

Outre les parcelles gérées par concession, une autre problématique préoccupe les estivants algériens. Des groupes, notamment de jeunes, s’attribuent la gestion de plages censées être totalement publiques et gérées par les APC. Ils s’arrogent le droit de demander des frais de parking, de location de matériel (parasol et chaise) et même d’entrée. Un sujet de mécontentement qui n’est pas nouveau. «Quoique mis en évidence à l’entrée de chaque site de baignade, les écriteaux de l’APPL assurant que l’accès aux plages est gratuit conformément à la loi, font juste office de décor», constatait déjà El Watan en juillet 2010. Le quotidien algérien avait ensuite relevé «les largesses et le laisser-faire accordés aux jeunes qui exploitent les plages illégalement en imposant des tarifs d’accès exorbitants aux estivants».

Un an plus tard, au cours de la saison estivale 2011, un autre quotidien algérien dénonçait strictement les mêmes agissements, preuve que ce problème n’est pas encore résolu. Liberté qualifiait ainsi les groupes qui accaparent les plages pour en faire des endroits payants de «voleurs de sable». Prenant l’exemple de Cap Djinet parmi tant d’autres, le journal affirmait que «des individus, assurés de l’impunité, plantent des piquets avec du fil barbelé pour cerner la côte dans son ensemble et en faire payer l’entrée».

Coût élevé du parking, de l’accès à la plage ou des prestations, exploitation illégale de parcelles, non entretien, absence de sanitaires, harcèlement des filles en maillot de bain, manque d’hygiène sur la plage et dans les gargotes du bord de mer… Les problématiques nombreuses auxquelles font face les vacanciers algériens en dissuadent certains de se rendre régulièrement sur les plages nationales. Quelques-uns partent à l’étranger tandis que d’autres, de plus en plus nombreux, préfèrent les piscines des hôtels ou les parcs aquatiques. Dans la région d’Alger, des parcs tels que le Kiffan Club ou l’Aquafortland par exemple connaissent un succès grandissant. L’accès est payant mais ces espaces de jeu aquatiques offrent une ambiance familiale et sécurisée avec des prestations claires et précises. *algerie-focus.com-19.06.2013.

Plage dossier

**La plage, un espace public en voie de disparition

La plage devient de plus en plus un luxe en Algérie. Une cité interdite réservée aux plus privilégiées. Non, cet alarmisme n’est guère exagéré. Les plages algériennes se privatisent petit à petit et les citoyens sont à chaque fois rackettés par des exploitants qui font fi de la réglementation en vigueur.

Et pourtant, la loi algérienne est claire à ce sujet : l’accès à la plage est gratuit. Seule la prestation de services est payante. Malheureusement, sur le terrain, l’estivant doit presque tout payer ! Du stationnement jusqu’à la baignade, c’est un circuit autour duquel il ne cesse de dépenser. Et en contrepartie, il n’a pratiquement aucune prestation de service digne de ce nom. Pis encore, il est souvent harcelé et inquiété par des bandes de racketteurs indélicats. Quant à la propreté et la protection de l’environnement, ces préoccupations n’ont guère voix au chapitre. La situation est devenue intenable au point où des associations et des collectifs citoyens sont montés au créneau pour clamer leur colère.

En effet, à Oran, le 11 juin dernier, les représentants des associations «Green Peace d’Oran», «les Scouts musulmans algériens», le «Croissant-Rouge algérien (CRA)», «Horizon bleu» et « Les écolos des Andalouses » ont tenu un rassemblement pour dénoncer la décision de la direction du complexe des Andalouses qui a fixé l’accès à la plage à 400 DA, «une décision contraire aux instructions des autorités locales», se sont-elles écriées. Et la colère de la société civile ne se limite pas à Oran car un peu partout à travers l’Algérie, le même constat amer a été dressé. La plage, un espace public en voie de disparition en Algérie. C’est contre cette réalité que de nombreux Algériens se mobilisent aujourd’hui…*algerie-focus.com-19.06.2013.

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Une réponse à “Passer les vacances en Algérie”

  1. 19 08 2015
    Fou du foot (20:26:48) :

    Merci pour ces élements très instructifs ! L’activité physique, la qualité dont les petits soins que l’on se réserve sont souvent la clé du bien-être.

    http://fou.du.foot.free.fr/index.php/football-wenger-demande-la-fin-de-la-regle-distance-but/

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