Des images plein les yeux

Salle 500 du Forum des images
Salle 500 du Forum des images

A l’occasion de la réouverture du Forum des images et l’inauguration de la première rue du Cinéma, le point sur ces spots parisiens qui proposent de visionner, sur place, films et documents d’archive.

Des images plein les yeux coeur- Après trois ans de travaux (7,6 millions d’euros financés par la Ville) le Forum des images est prêt pour une réouverture le 5 décembre. L’adresse n’a pas changé, niveau – 1 du Forum des Halles, via la porte Saint-Eustache, mais le décor est tout neuf. Visite.

Hall du forum,

FLASH-BACK. « C’était il y a vingt ans », se souvient Pierre Tchernia, président d’honneur du Forum des images. Dérouler le film historique du lieu, c’est « revenir sur un pari hors normes » : la construction d’une mémoire audiovisuelle de la ville de Paris et la création d’un lieu qui lui serait dédiée. Avec ses 5 500 films au catalogue et un système de consultation automatisé dès 1988, le Forum connaît un succès immédiat… Et après 2000, 340 000 visiteurs par an. Devant cette affluence, des travaux de rénovation s’imposent. Le Forum ferme ses portes en novembre 2005, mais gardera une programmation hors les murs.

TRAVELLING. Vingt ans après sa création, voici donc le lieu relooké. Le manque à gagner du Forum ? « Sa visibilité », répond sa directrice, Laurence Herszberg. Du coup, l’accent a été mis sur l’accueil : le hall d’entrée a été repensé pour attirer le regard des passants : « Nous avons misé sur la sensation d’espace (le hall est quatre fois plus grand qu’à l’origine : 332 m2 NDLR) et des couleurs fortes : rose, noir et gris, courant dans les espaces au moyen d’un bandeau lumineux », explique Anouk Legendre, architecte en charge de la rénovation.

ZOOM SUR… La salle des collections ! C’est le remaniement le plus spectaculaire : exit le robot qui fit le succès de cette salle (autour duquel on s’asseyait pour visionner les films des collections permanentes). À la place, une vaste salle de 400 m2, avec 50 postes de visionnage : alcôves individuelles, petits salons d’une capacité de huit personnes, amphithéâtre de 32 places pour les scolaires. Le tout pour consulter les 6 500 films de la collection, entièrement numérisée.

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BANDE-ANNONCE. Trois journées portes ouvertes (du 5 au 7) permettront de découvrir en avant-première la nouvelle « grille des programmes ». Une dizaine de projections, dans les cinq salles dont dispose le lieu, donneront un avant-goût du cycle « New York » qui se déroulera jusqu’au 1er mars. Une rencontre avec Patrice Chéreau ouvrira la nouvelle académie du Forum : master class mensuelles de réalisateurs. Côté enfants : dès décembre, le club des jeunes parents invite les adultes accompagnés de leurs nourrissons pour deux séances mensuelles.

HORS-CHAMP. La Ville inaugure simultanément une rue du Cinéma avec le Forum des images (par ailleurs doté désormais d’un café : le 7e art), l’UGC des Halles et une toute nouvelle bibliothèque spécialisée : la bibliothèque François-Truffaut, vouée au cinéma. Elle accueille d’ores et déjà sur 1 200 m² 17 000 ouvrages, et surtout la plus grande collection de prêt de DVD de Paris : 9 000 films.
2, rue du Cinéma, Forum des Halles (Ier). Salle des collections : tlj sauf lun. de 12 h 30 (14 h le w.e.) à 22 h 30. Tarifs : 4 à 5 € pour 4 heures de consultation.

**Tout sur INA.FR

Les images de la télé. Ina.fr… tous les professionnels des médias, du décryptage sociologique, de l’histoire ou tout simplement les nostalgiques de Casimir et des grandes séries de la télé connaissent l’adresse du site de l’Institut national de l’audiovisuel, chargé du dépôt légal des émissions de télévisions françaises depuis 1992. Depuis 2006 et la mise en ligne des premières archives audiovisuelles analogiques numérisées – un chantier qui va s’étendre jusqu’en 2015 – c’est sur ce site qu’ils font leur marché. Sa page d’accueil est d’ailleurs une vraie leçon de merchandising. Quotidiennement renouvelée, invitant à faire ses provisions d’images : pourquoi pas se rejouer une soirée télé ratée en quelques clics et un numéro de carte de crédit (80 % des archives du site sont accessibles gratuitement, les 20 % restants sont payants, de 1 € pour un programme de 10 à 30 secondes à 12 € pour les fictions ou émissions de variétés de plus de 30 minutes).

Sauvetage patrimonial . Aujourd’hui, avoir accès à ces images a l’air si normal… et pourtant, comme l’explique Max Benoit, directeur délégué à la présidence de l’INA « sans la numérisation, une grande partie des archives de 60 ans de télévision étaient menacées de disparition à cause de la dégradation de leurs supports ou de leurs équipements de lecture ». Grâce à cette numérisation, l’amateur d’images a accès entre autres à 40 000 heures de fictions, 20 000 de documentaires… Une offre qui ne pourra qu’augmenter, car l’INA capte aujourd’hui 24 heures sur 24 l’intégralité – films, séries, informations – d’une centaine de chaînes représentatives du paysage audiovisuel français ! « Tout le monde numérise, la BBC, la RAI, mais l’INA est le seul à proposer un tel rythme d’ouverture des archives au grand public et sur de tels volumes », se félicite Max Benoit.

Images du Net. Avec l’extension du dépôt légal au Net, les bases d’un nouvel archivage sont en train d’être posées : celui des images de la Toile. « Un grand chantier puisqu’il s’agit de 25 000 sites – tous les sites des chaînes, des journaux traitant de la télé… mais nous n’en sommes qu’au début », conclut Max Benoit.

  **Cinémathèque : 6000 films fictions et docus

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Où ? À la Bifi, Bibliothèque du film, dans la Cinémathèque, « niveau 2 haut »

Pour voir quoi ? Une collection créée en 1994, 6 000 films (300 nouveaux titres par an). Une majorité de fictions, mais aussi des courts-métrages et de grands documentaires signés par des réalisateurs ou traitant du cinéma. Au final : une filmographie complète du cinéma français et étranger, « historique » et contemporain. À voir ici – et nulle part ailleurs – le catalogue des films Albatros dans les années 1910-1920 (Jean Epstein, René Clair…) dont la Cinémathèque a les droits.

Comment ? Sur 20 postes équipés de lecteurs DVD/VHS. Il suffit simplement de laisser une pièce d’identité… et de venir de préférence de 10 h à 13 h, car ensuite, la vidéothèque est prise d’assaut par les étudiants. Pour ne pas perdre de temps, mieux vaut noter la cote des films sur le catalogue en ­ligne.

Cinémathèque , 51, rue de Bercy (XII e ),, lun., mer., jeu., ven. de 10 heures à 19 heures, sam., de 13 heures à 18 h 30, fermé mar. et dim. Entrée : 3, 50 €.   

Cité de la musique : 1 300 concerts à voir ou à écouter

Où ? À la Cité de la musique, qui a ouvert en 2005 une médiathèque de 800 m², au décor aérien signé Portzamparc, riche de 70 000 documents.

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Pour voir quoi ? Quelques-uns des 1 300 concerts enregistrés à la Cité de la musique depuis 1996. 200 ont été filmés dans leur intégralité , plus 160 opéras à visionner partition à l’appui.

Comment ? Sur 6 postes de lecture DVD et 3 postes de lecture VHS (surtout pour les opéras). Lorsque ceux-ci sont pris d’assaut (surtout aux heures de sortie du conservatoire), on peut se rabattre sur l’un des 42 postes informatiques, qui permettront d’avoir accès aux concerts enregistrés au format audio. Accès libre (consultations sur place uniquement), personnel à l’écoute.

Cité de la musique, 221, avenue Jean-Jaurès (XIXe). Ouvert du mar. au sam. de 12 à 18 heures, le dim. de 13 à 18 heures. Entrée libre.   

**BDCI : 3 000 documentaires sur la XXème siècle

Où ? À la BDIC, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, située sur le campus de l’université Paris-Ouest Nanterre depuis 1970.

Pour voir quoi ? Un fonds spécialisé de 3 000 films (documentaires et archives) sur les conflits internationaux de la Première Guerre mondiale à aujourd’hui et leurs conséquences. Points forts : la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale (notamment les discours et audiences du maréchal Pétain.

Comment ? Sur 5 postes de visionnage, une fois délivrée la carte de lecteur par l’accueil qui initie également à la recherche documentaire. Pour gagner du temps, on peut faire sa recherche chez soi, sur le catalogue en ligne, mais les documentalistes sur place donnent des informations précieuses sur le contenu.

BDCI, 6, allée de l’Université, Nanterre (92), t lj sf. dim. Lun. de 12 h 30 à 19 heures, mar. à vend. de 10h-19h, sam. de 9 heures à 18 heures, entrée libre.

  **Musée Albert Kahn : les images de monde perdus

Où ? au Musée Albert-Kahn.

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Pour voir quoi ? 40 heures de films 35 mm, surtout du noir et blanc, et des rushes (images brutes issues des tournages) pris entre 1912 et 1932 par des opérateurs que le mécène Albert Kahn, visionnaire de la disparition de sociétés sous l’impact de l’industrialisation, envoyait dans le monde entier pour constituer « Les archives de la planète ». Autochromatiques ou cinématographiques, celles-ci n’étaient pas destinées à une diffusion grand public mais à ses invités prestigieux. Parmi ces merveilles issues d’un fonds en voie de numérisation depuis 2007 : « La pêche à la morue », véritable documentaire de Bretagne à Terre-Neuve en 1922, « Voyage à Pékin » en 1909… et quelques minutes de films en couleurs sur les rues de Paris

Comment ? sur 4 postes de visionnage, hélas trop peu nombreux.

Musée Albert Kahn , 14, rue du Port, Boulogne-Billancourt (92), de 11 heures à 18 heures. Entrée : 1,50 €.

 **BNF : 7 000 vidéos

Où ? À la Bibliothèque nationale François Mitterrand. Dans la salle réservée à l’audiovisuel de la bibliothèque d’étude acces­sible au grand public, baptisée « Haut-de-jardin ».

Pour voir quoi ? La plus grande collection de vidéos de l’Hexagone, soit 7 000 titres (DVD, vidéos numérisées). La Bibliothèque nationale est le lieu où s’effectue le dépôt légal de toute la production vidéo et multimédia française (même les films associatifs) depuis 1977, mais cette collection n’est accessible (en partie) au grand public que depuis l’ouverture de ce site en 1996. On peut y voir des documentaires rares comme In the Land of the War Canoes d’Edward Curtis (1914), des œuvres phares tel Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty (1922) autant que des programmes de télévision scolaire ou du cinéma colonial non signé des années 1920. Depuis trois ans s’y ajoute un fonds de fiction : il s’agit d’œuvres cinématographiques de référence (1 000 titres) privilégiant les adaptations littéraires et les entretiens avec les créateurs et les écrivains ; y figure par exemple Madame Bovary de Claude Chabrol.

Comment ? Sur un des 49 postes de visionnage. On choisit son film (personnalités contemporaines, thématiques d’actualité, nouveaux DVD, musique de film, cinéma…) et on lance son document à distance avec ou sans l’aide des vidéothécaires.

BNF , Quai François-Mauriac (XIIIe). Tlj sf lun. de 10 à 20 heures, dim. de 13 heures à 19 heures. Entrée : 3,30 €.

 **ECPAD : 21 000 films d’actualité et d’archives militaires

Où ? À l’ÉCPAD, Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, médiathèque de l’armée située au Fort d’Ivry.

Pour voir quoi ? 21 000 films (d’actualités, documentaires, rushes…) d’une dizaine de minutes en moyenne, tournés par des opérateurs militaires depuis la création en 1915 des Sections cinématographique et photographique des armées jusqu’à aujourd’hui. Films français ? Pas seulement. Pour la Seconde Guerre mondiale, l’ÉCPAD possède des films britanniques, américains et même une prise de guerre : 1 117 films allemands. Un patrimoine qui dépasse largement le champ militaire : beaucoup de films sont des témoignages uniques de la vie quotidienne. Pour l’anecdote, on peut voir les premiers pas de grands du 7e art : Pierre Schoendoerffer (en Indochine), Jean-Claude Brialy dans des saynètes à but pédagogique…

Comment ? Sur 10 postes de consultation après présentation de sa carte d’identité. L’accueil est sans faute, on peut écrire et demander une recherche préalable (mieux vaut être précis, il en coûte 32 € de l’heure passée). La reproduction des documents est possible, le prix variant selon le support et le temps d’une vingtaine à une centaine d’euros.(Le Figaro)

ECPAD, 2-8 route du Fort, Ivry-sur-Seine (94), du lund. au mer. de 9 heures à 17 heures, jeud. à 21 heures, vend. à 16 heures, entrée libre. 

Une réponse à “Des images plein les yeux”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:11:33) :

    That’s kind of… abrupt.

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