1500 volcans «actifs» dans le monde

*Le jour où l’Eyjafjöll s’est réveillé

Les aurores boréales sont provoquées par la projection de particules lors des éruptions solaires. Leur interaction avec des molécules de gaz dans la très haute atmosphère est à l'origine de ces draperies lumineuses qui dansent au-dessus du panache de l'éruption.
Les aurores boréales sont provoquées par la projection de particules lors des éruptions solaires. Leur interaction avec des molécules de gaz dans la très haute atmosphère est à l’origine de ces draperies lumineuses qui dansent au-dessus du panache de l’éruption.

C’était il y a moins de trois semaines. Avant de désorganiser le ciel européen, l’Eyjafjöll offrait un spectacle grandiose. Le photographe Olivier Grunewald fut l’un des premiers à se rendre sur les lieux. Des clichés et un témoignage exclusifs sur les premières heures de l’éruption.

1500 volcans «actifs» dans le monde coeur-Du profond canyon taillé dans des coulées anciennes s’élèvent d’épaisses volutes de vapeur. Une rafale de vent découvre enfin la scène d’où s’échappent cognements et grondements sourds. Des jets de vapeur, de cendres et de blocs incandescents giclent avec fureur, dévalent la paroi et s’écrasent en contrebas dans des panaches de poussières sombres. Une odeur âcre de soufre se disperse dans l’air surchauffé. Au coeur de ce paysage tout de noir et de blanc, les forges de Vulcain entrent en action ! Après avoir éventré l’une des langues du glacier, puis emprunté une vallée étroite, pulvérisant dans les airs les eaux de la rivière Hvannargil, un torrent de lave fluide plonge d’une centaine de mètres dans la gorge, empruntant le parcours d’une cascade figée par le froid. Le combat entre les roches ignées et la glace est inégal. Loin de se refroidir, les laves rougeoyantes s’enfoncent sous la calotte blanche qui explose puis se vaporise instantanément, provoquant des dizaines d’explosions phréatomagmatiques.

L'éruption fissurale de l'Eyjafjöll a eu lieu le 20 mars en pleine nuit et en plein blizzard. La seconde fissure s'est ouverte sur les flancs du volcan, sous l'oeil de notre photographe, le 31 mars à 19 heures. En quelques minutes, un rideau de matière en fusion s'élève dans les airs et produit d'importantes coulées.
L’éruption fissurale de l’Eyjafjöll a eu lieu le 20 mars en pleine nuit et en plein blizzard. La seconde fissure s’est ouverte sur les flancs du volcan, sous l’oeil de notre photographe, le 31 mars à 19 heures. En quelques minutes, un rideau de matière en fusion s’élève dans les airs et produit d’importantes coulées.

Jamais l’Islande n’a si bien mérité son appellation de Terre de glace et de feu. La cascade rouge sang qui se déverse maintenant dans le canyon redonne à la scène une dimension inquiétante qui avait, pour un temps, cédé la place à l’émerveillement. La lave remplit ce que la rivière volatilisée depuis peu avait mis des millénaires à creuser. Sur la rive, la foule immobile est saisie par le spectacle. S’il n’y avait les bruits des explosions, le silence serait religieux. Captivante et repoussante, la matière en fusion alimente un véritable pèlerinage. Tous sont venus en quête de communion avec les forces chtoniennes.

Les coulées commencent à s’épancher sur la neige immaculée

Nous sommes le 31 mars. Nul ne sait encore que les fumées qui commencent à s’échapper de l’Eyjafjallajoküll vont provoquer la panique dans le ciel européen. En émergeant à la surface de la Terre, le magma réagit violemment au contact de la glace. Une première explosion va projeter des cendres que le vent emporte une vingtaine de kilomètres plus loin. La lave se met aussitôt à jaillir. Des jets incandescents propulsés à la verticale illuminent la nuit islandaise. Rapidement, un rideau de lave se dresse le long d’une fissure de 500 mètres. Le magma retombe en pluie, et les coulées commencent à s’épancher sur la neige immaculée. Immédiatement, les autorités du pays prennent des mesures draconiennes : routes interdites dans le périmètre du volcan, fermeture de l’espace aérien pendant trois jours, évacuation rapide, mais dans le calme, de près de 600 personnes, essentiellement des fermiers susceptibles d’être touchés par les redoutés jökulhlaups, ces éruptions sous-glaciaires pendant lesquelles le réchauffement du glacier provoque de brusques coulées d’eau et de glace mêlées particulièrement dévastatrices. Si la population locale apprécie ces mesures ultrarapides et efficaces, les fermiers pensent avec émotion aux chevaux et moutons laissés derrière eux.

La détente brutale des gaz et de la vapeur, lors du contact entre la lave et la glace, provoque de très violentes explosions phréatomagmatiques qui pulvérisent les roches volcaniques.
La détente brutale des gaz et de la vapeur, lors du contact entre la lave et la glace, provoque de très violentes explosions phréatomagmatiques qui pulvérisent les roches volcaniques.

Les soupirs de notre Terre ne suscitent pas encore d’inquiétudes. Mieux, ils attirent une foule de touristes, de badauds, d’amateurs éclairés ou de riverains. Une déferlante humaine déboule sur le lieu de l’éruption. Motoneige, quad, 4 x 4, engin à chenilles, avion, hélicoptère, tous les moyens sont bons pour assister au spectacle. Les plus courageux arrivent à pied par la vallée de Torsmörk ou par le sud, en partant des chutes Skogafoss, l’éruption ayant eu la bonne idée de se dérouler sur un célèbre itinéraire de randonnée, au col de Fimmvörduháls. Parmi eux, Olivier Grunewald, notre photographe, resté sur place trois jours et trois nuits pour ausculter les soubresauts des entrailles de la terre. Incapables de se détacher de ces lambeaux de magma projetés vers le ciel, beaucoup sont fascinés, magnétisés même. D’autres, poussés par la curiosité, prennent le risque de s’approcher, mais la crainte du danger prend le pas sur la beauté. Un oeil rivé sur le volcan, l’autre vers le chemin du retour, ils ont hâte de quitter ce lieu sûrement hanté par des forces malignes. Hôtels et hébergements ont fait de l’éruption un nouvel argument de vente, histoire d’attirer des touristes dans un pays durement touché par la banqueroute.

Sautant la falaise et plongeant dans un canyon, la lave, à plus de 900 °C, comble ce que l'eau et la glace avaient mis des millénaires à creuser. Les premières anomalies sismiques, qui datent de 1991, ont augmenté dès le début du mois de mars, laissant déjà présager un risque d'éruption.
Sautant la falaise et plongeant dans un canyon, la lave, à plus de 900 °C, comble ce que l’eau et la glace avaient mis des millénaires à creuser. Les premières anomalies sismiques, qui datent de 1991, ont augmenté dès le début du mois de mars, laissant déjà présager un risque d’éruption.

Face à l’afflux des visiteurs, les services de secours se mettent en place pour éviter les accidents surtout liés aux conditions climatiques. Le froid et le vent sont les principaux risques sur cette île où l’hiver sévit encore durement. Tout semble se dérouler tranquillement. Mais à 19 heures, Benedikt, le guide islandais d’Olivier, le cheveu et l’oeil clair, digne descendant des colosses vikings, arrive aussi surexcité qu’un enfant au pied d’un sapin de Noël. Un appel radio lui a signalé qu’une seconde fissure vient de s’ouvrir. Notre équipe fonce sur la zone : un rideau de fontaines de magma s’élève à près de 100 mètres de hauteur sur le ciel encore clair. Jaunes, orange, rouge sang, dynamiques, imprévisibles, les jets de lave qui pulsent de la seconde plaie ouverte sur les flancs du volcan alimentent de nouvelles coulées, qui se perdent sur le versant nord. Impossible de détacher les yeux de cette incandescence qui augmente au fur et à mesure que la nuit s’intensifie. Benedikt l’Islandais, qui vit à 10 kilomètres de là, reste muet, photographiant sans relâche le mur de lave. Le souffle court, marqué par l’émotion, il murmure : «Once, in a lifetime, once in a lifetime !» («Une seule fois dans sa vie, une seule fois !») L’éruption de l’Eyjafjöll vient de prendre une allure autrement sérieuse, voire dramatique. Les gyrophares des équipes de secours s’allument dans la montagne. En fidèles bergers rassemblant leur troupeau, elles repoussent les visiteurs en les sommant d’évacuer les lieux. Les hélicoptères tournent à la recherche de randonneurs qui se sont hasardés trop près de la nouvelle fissure. Pas question de laisser une seule personne à la traîne. La température tombe à 20 °C, le blizzard se lève. Le photographe et son guide se font dépanneurs, aidant les véhicules pris dans la neige, le moteur bloqué, réparant les pneus des autres.

Bientôt, d’étranges pulsions lumineuses pourfendent la noirceur étoilée. Une autre éruption, solaire cette fois, a eu lieu deux jours plus tôt. Les vents de particules projetées par le soleil à travers l’espace cosmique ont heurté la magnétosphère terrestre, générant un ballet d’aurores boréales audessus du panache incandescent du volcan. La scène n’est plus spectaculaire, elle est presque irréelle. Et semble donner un surcroît d’énergie au volcan. Le 14 avril, un panache de vapeur s’élève à plus de 8 kilomètres dans l’atmosphère. Au sommet de l’Eyjafjallajoküll, la glace se fissure, se boursoufle et lâche brusquement. Un torrent impétueux de boue, d’eau et de roches, l’un de ces fameuxjökulhlaups, vient de se déclencher, inondant le sandur, vaste plaine de sables noirs qui s’étale au pied des glaciers. De violentes explosions se succèdent et projettent en haute altitude un voile noir. Poussé par les vents, le panache de cendres sème désormais le désordre dans les aéroports européens, bloquant des millions de passagers. L’éruption ne semble pas faiblir. Pour combien de temps encore ? (Le Figaro-Mag.23.04.2010.)

****1500 volcans «actifs» dans le monde

L'éruption de l'l'Eyjafjöll, en Islande.
L’éruption de l’l'Eyjafjöll, en Islande.

Les observatoires de surveillance et les satellites dénombrent une moyenne de 50 à 70 éruptions par an.

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Il suffit d’observer une carte comme celle-ci pour réaliser que les volcans dits «actifs» (ayant connu au moins une éruption au cours des 10 000 dernières années) ne prennent pas naissance n’importe où. Les chaînes orange que 95% d’entre eux dessinent sur notre planisphère recoupent en effet, très exactement, les contours des différentes plaques tectoniques qui composent la couche terrestre. Et c’est la formidable énergie que dégage le mouvement (très lent mais perpétuel) de ces plaques que les volcans ainsi que les séismes évacuent lorsqu’ils explosent. Les volcanologues estiment le nombre de ces volcans «actifs» à environ 1 500, dont 600 auraient connu au moins une éruption depuis l’Antiquité. Mais ils s’accordent tous à penser qu’il en existe beaucoup d’autres au fond des océans. Les observatoires de surveillance et les satellites dénombrent en outre une moyenne de 50 à 70éruptions par an ; mais de durée et d’intensité très diverses. Certaines s’apaisent au bout de quelques heures, tandis que d’autres (comme à Hawaï) se déroulent sans interruption depuis plusieurs décennies. (Le Figaro-Mag.23.04.2010.)

****Les éruptions qui ont marqué l’histoire

Souvent meurtrières, les explosions volcaniques ont parfois des conséquences climatiques, sociales et même politiques ou artistiques inattendues. Plongée dans le cratère du temps, du Vésuve au Pintubo.

coeur- Ils ont englouti des civilisations, provoqué des révolutions, rayé de la carte des peuples entiers et enseveli leurs trésors. Mais les volcans sont aussi «sources de vie et de fertilité», comme le rappelle le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff. Et c’est sans doute la raison pour laquelle ils exercent une fascination qui n’a rien de morbide, comme s’ils dégageaient une énergie plus puissante que leur cortège de destructions.

L’histoire des volcans est aussi ancienne que celle de la Terre elle-même, mais elle commence pour la plupart d’entre nous avec Pompéi. On sait tout ou presque de ce jour funeste où le Vésuve s’est réveillé, un certain 24 août de l’an 79 de notre ère. Il est environ 1 heure de l’après-midi, c’est le moment du repas pour les 20 000 habitants de cette ville prospère et ceux de la bourgade voisine d’Herculanum, qui vivent sans crainte au pied du volcan endormi depuis deux siècles. Personne n’imagine que les secousses sismiques ressenties depuis trois ou quatre jours sont annonciatrices d’une catastrophe. Toute la région de la Campanie est alors considérée comme bénie des dieux. Dans les textes de l’époque, on lit que les pentes du Vésuve sont «couvertes de vergers, de vignes et de plantations d’oliviers». Rien d’étonnant, car ce volcan a déjà connu au moins une éruption majeure, en 217 avant J.-C., et les projections de lave et de cendres, riches en minéraux, ont rendu sa terre incroyablement fertile. En 79, l’éruption est plus faible et ne dure que dix-neuf heures. Au moins 2000 personnes sont asphyxiées -1500 à Pompéi et 500 à Herculanum- sans compter celles qui ont péri dans le tsunami qui a suivi. «Aujourd’hui, compte tenu de la densité de population dans la baie de Naples, le nombre de victimes se compterait sûrement en centaines de milliers de morts», estime Jacques-Marie Bardintzeff.Les civilisations des bords de la Méditerranée ont été ainsi façonnées par de grandes éruptions volcaniques. Celle du Santorin (en Grèce) aurait précipité la chute des Minoéens vers 1500 avant J.-C. Quant aux populations du sud de l’Italie et de la Sicile, elles vivent depuis toujours sous la menace volcanique avec le Vésuve (nouvelle explosion en 1631) et l’Etna, qui a connu au moins sept réveils majeurs depuis le XIIe siècle (dont le plus meurtrier – 15 000 morts – date de 1169) et reste l’un des volcans les plus actifs au monde. Quant au Stromboli, devenu une attraction touristique, il crache ses fumerolles toutes les heures depuis 2 500 ans ! Mais le risque volcanique se situe aussi au fond des mers, à quelques encablures de la côte, où un immense volcan – sa base mesure 30 km de long sur 25 km de large – a été identifié en 2006. En 1831, une brusque éruption avait fait émerger provisoirement un ilôt au beau milieu de la Méditerranée, menaçant aussitôt de déclencher une bataille navale entre Français et Anglais pour sa possession.

L’explosion du Laki plonge l’Europe dans un épais brouillard

Si la France métropolitaine est épargnée par le risque volcanique (les volcans d’Auvergne dorment sagement depuis des millions d’années), son histoire a été indirectement influencée par un volcan… islandais. En juin 1783, le Laki (Lakagigar en islandais), un volcan appartenant à la même chaîne que celui qui perturbe le ciel d’Europe depuis quinze jours, entra dans une violente et interminable éruption (huit mois !) qui envoya sur toute l’Europe un épais brouillard de poussières de soufre et perturba le climat pendant quelques années. On constata en France un pic de surmortalité au cours de l’automne et l’hiver qui suivirent, ainsi qu’une recrudescence de phénomènes météo extrêmes jusqu’en 1788. Cette année-là, après un hiver glacial, des orages et des pluies de grêlons s’abattent sur la France, détruisant une bonne partie des récoltes. De là à dire que le Laki a provoqué la Révolution française… Alors en voyage en France, l’Américain Benjamin Franklin est le premier à faire le lien entre le «brouillard constant» qui recouvre la France et la dégradation de la situation sociale.

Mais les scientifiques demeurent divisés sur cette lecture toute volcanique des causes de la Révolution. Jacques Sintès, président de l’association Terre et volcans, estime que le Laki a certainement joué un «rôle important» dans le renversement de l’Ancien Régime. «Cela n’a sans doute rien arrangé mais cela n’explique pas tout, tempère Jacques-Marie Bardintzeff. Le refroidissement de l’hiver 1788 se mesure en dizièmes de degré. Quant à l’été, il fut certes pluvieux, mais on parlerait aujourd’hui d’un été pourri.»

En Islande même, l’explosion du Laki – considérée par les volcanologues comme la plus importante des temps modernes – tua au moins 9 000 personnes et 80 % du bétail. S’ensuivit une famine qui extermina 20 % de la population islandaise.

Les volcanologues s’accordent à dire que l’explosion du Laki et celle, quasi simultanée et tout aussi violente, du volcan Asama au Japon (1 300 morts), ont perturbé le climat dans tout l’hémisphère Nord. Selon le scénario développé par Jacques Sintès, les deux cataclysmes de 1783 ont envoyé dans la stratosphère des projections de poussières et de gaz sulfureux qui ont formé un anneau autour de la Terre et bloqué une partie du rayonnement solaire, provoquant un refroidissement de la planète durant les deux ou trois ans qui ont suivi.

Le même dérèglement climatique a été observé après l’explosion en 1815 du volcan indonésien Tambora, la plus meurtrière de tous les temps. Là aussi, comme à Pompéi, les habitants n’ont pas voulu croire au réveil de ce gigantesque cratère de 6 km de diamètre (la base fait, elle, 60 km de diamètre) située sur l’ile de Sumbawa, à l’est de l’archipel indonésien. Il envoie pourtant des signaux pendant plus de six mois avant d’exploser pour de bon le 10 avril 1815 et de se mettre à cracher dans le ciel un « panache » de 44 km de haut. A titre de comparaison, celui du volcan islandais actuel n’est que de 6 km. En cinq jours, l’éruption décapite le sommet du volcan, qui perd 1 500 m de hauteur. Les cendres recouvrent rapidement un territoire grand comme la France (500.000 km2). Plus de 11.000 personnes sont tuées par l’explosion elle-même et entre 60.000 et 70.000 périssent dans le raz de marée qui suit. Les cendres du Tambora ont fait le tour du monde. En Europe et aux Etats-Unis, on parla d’une «année sans été» et l’hiver suivant fut un peu plus froid que la normale. Mais, grâce aux poussières de ce volcan du bout de monde, les Londoniens purent admirer au début de l’été 1815 de magnifiques couchers de soleil qui ont inspiré William Turner.

En 1902, l’éruption de la montagne Pelée tua 29.000 personnes

Comme l’Islande, l’archipel indonésien est situé sur une faille de l’écorce terrestre et a été frappé au fil des siècles par un nombre considérable d’éruptions volcaniques de grande ampleur. Rien qu’au XIXe siècle, le pays a connu, outre le Tambora, l’éruption du Galunggung en 1822 (4000 morts) et surtout celle du Krakatoa, qui fit 36 000 victimes en 1883.

Le XXe siècle a été marqué par deux grandes catastrophes. La première frappe la Martinique le 8 mai 1902 avec l’éruption de la montagne Pelée, qui anéantit la ville de Saint-Pierre et ses 28.000 habitants. En août, le volcan continue de cracher sa lave, et le bourg de Morne-Rouge est englouti. Au total, plus de 29.000 personnes sont tuées. Les précédentes éruptions de la montagne Pelée n’ayant pas provoqué de dégâts importants, il avait été décidé de ne pas évacuer aux premiers signes de réveil. Une décision vivement critiquée par la suite.

C’est aux Philippines que se produisit la deuxième grande éruption volcanique du siècle dernier, celle du Pinatubo, en 1991. Grâce à une bonne information des 1,8 million de personnes menacées et un plan d’évacuation efficace, elle n’entraîna fort heureusement que peu de victimes (environ 350 morts). Mais ses conséquences sur le climat ont été à la fois réelles et étudiées de près. La communauté scientifique estime que les 10Km3 de particules rejetées dans l’atmosphère par le Pinatubo ont provoqué un refroidissement de 0,6°C dans tout le Sud-Est asiatique pendant deux à trois ans. En sommeil depuis 1993, le Pinatubo est devenu un haut lieu touristique. Une magnifique végétation est en train de renaître sur les bords du cratère. La biodiversité a repris ses droits et la richesse du sol en fait un écosystème privilégié.

De Pompéi au Pinatubo, il a fallu près de vingt siècles pour commencer à apprivoiser le péril volcanique. «Les volcans nous rendent humbles, résume Jacques-Marie Bardintzeff. Il faut vivre avec et en connaître les risques. Ils nous enseignent surtout que l’homme ne peut pas dominer la nature. Et c’est heureux !» (Le Figaro-Mag.23.04.2010.)

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*La soudaine éruption volcanique au centre du Japon a piégé de nombreux randonneurs

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Les secours ont repris dimanche matin-28 septembre 2014- au centre du Japon au lendemain d’une soudaine éruption volcanique qui a fait au moins une quarantaine de blessés, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus de 30 randonneurs ont été retrouvés dimanche par les secouristes en état « d’arrêt cardiaque », a annoncé la police.

Un lourd bilan était à craindre dimanche au lendemain de l’éruption soudaine d’un volcan au centre du Japon, catastrophe qui a piégé de nombreux randonneurs, dont quatre ont été confirmés morts et 27 autres le sont probablement aussi.
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Les secouristes ont découvert 31 personnes « en état d’arrêt cardiaque près du sommet », avait déclaré à l’AFP un porte-parole de la police de la préfecture de Nagano. Cette expression est utilisée couramment par les autorités nippones en attendant que les médecins puissent délivrer des certificats de décès. 

Parmi ces victimes, quatre hommes ont été déclarés décédés dimanche soir après avoir été redescendus par les services de secours, selon la chaîne de télévision publique NHK. Les sauveteurs, qui avaient « suspendu leurs opérations dans l’après-midi en raison de la concentration croissante en soufre », ont seulement pu prendre en charge ces quatre personnes, sans leur administrer de soins particuliers compte tenu de leur état jugé désespéré. Il restait encore dimanche soir 27 personnes apparemment sans vie à transporter en bas. Elles ne le seront que lundi au mieux. 

Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs été blessées, par des rochers ou du fait de l’inhalation de poussières. Sept d’entre elles ont été secourues par les hélicoptères des forces d’autodéfense dépêchées sur place dès samedi par le gouvernement.

Le volcan Ontake, qui culmine à 3.067 mètres entre les préfectures de Nagano et Gifu, s’était brusquement réveillé samedi à la mi-journée, projetant d’épais nuages de fumée, cendres et pierres. Une scène d’apocalypse. 
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« Personne n’aurait imaginé l’éruption de ce genre de montagne. Je ne pouvais pas y croire », a raconté un membre d’une équipe de la chaîne publique NHK qui se trouvait sur les lieux pour tourner un autre sujet. « Des cendres humides tombaient comme de la neige mouillée. C’était comme de la pluie de ciment » collant aux vêtements et aux bottes, si lourdes qu’il était difficile d’avancer, a-t-il décrit. « Nous avons rapidement été entourés par une vapeur noire. Il faisait plus noir que la nuit, sans aucune visibilité. Certains membres de l’équipe ont pensé à la mort, c’était angoissant ». 

Cet épisode rarissime, le premier important depuis 35 ans pour ce volcan, a surpris près de 300 marcheurs et touristes en ce début d’automne particulièrement favorable à la randonnée. La plupart ont fui, pris de panique, se couvrant la tête et le visage pour ne pas suffoquer, selon des témoignages et vidéos amateurs. Mais plusieurs dizaines – entre 45 et 49, selon les estimations des autorités locales – n’ont pas pu redescendre et ont passé la nuit dans des refuges. 

Paysage lunaire 
Le sol et les habitations étaient totalement recouverts d’un manteau gris, parfois épais de 20 cm, dans un paysage lunaire, d’après les images diffusées par les télévisions. « Quand on se rapproche du sommet, il y a des cendres à perte de vue », a rapporté un sauveteur aux journalistes patientant en bas du volcan. Les pieds ne s’enfoncent pas comme dans du sable mouvant, « c’est solide », a-t-il poursuivi, évoquant un travail « difficile à cause des pentes raides ». 

Au total, 550 soldats, policiers et pompiers ont pris part aux opérations de secours. De la vapeur continuait dimanche de s’échapper du sommet du volcan, avec des risques de retombées de cendres dans un rayon de quatre kilomètres, a prévenu l’agence de météo. La préfecture a appelé les habitants à ne pas approcher du volcan, dont l’accès a été immédiatement restreint, et à porter des masques dans le périmètre concerné, qui pourrait s’élargir en fonction des vents. 

Pour le moment il n’y a pas eu de projections de lave, mais cela pourrait arriver par la suite, a mis en garde un expert universitaire interrogé par la NHK. Les médias et le gouvernement distillaient par ailleurs des conseils en cas de respiration de poussière ou de brûlures aux yeux. 

Le mont Ontake ne s’était pas réveillé de façon aussi vive depuis 1979, lorsque le volcan avait craché plus de 200.000 tonnes de cendres, selon les médias locaux. Une éruption de moindre ampleur a aussi eu lieu en 1991 et ce volcan est aussi responsable de plusieurs séismes en 2007.*28/09/2014 – 09h05  Source: Belga

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* L’éruption d’un volcan dans le sud du Chili paralyse plusieurs aéroports en Amérique du Sud

Un nuage de cendres géant, dégagé par l’éruption du volcan Puyehue samedi dans le sud Chili, se trouvait mardi au-dessus de Buenos Aires, provoquant des annulations de vols dans les aéroports de l’ensemble du cône sud de l’Amérique latine.

La capitale argentine, où la totalité des 62 vols du matin ont été annulés mardi, est de loin la plus touchée. Mais une trentaine de vols étaient également annulés à Montevideo, 16 à Santiago et dix au Brésil. A Buenos Aires, le nuage situé à 5.000 mètres d’altitude n’était pas visible pour les habitants qui profitaient d’une belle journée ensoleillée.

Mais les experts estimaient que la cendre en suspension du volcan chilien Puyehue pouvait endommager les turbines des appareils. «Un total de 30 vols ont été annulés mardi à Aeroparque (vols intérieurs et vers les pays limitrophes) et 32 autres à l’aéroport international d’Ezeiza en raison du nuage de cendres», a dit à l’AFP une source d’Aeropuertos Argentinos 2000, société qui gère les aéroports de Buenos Aires. Un comité de crise devait se réunir à la mi-journée pour décider du sort des vols prévus dans l’après-midi.

**Nombreux vols annulés

Pour la même raison, tous les vols à destination de Buenos Aires et de Montevideo, ainsi que trois vols à destination de Sao Paulo étaient annulés à l’aéroport international de Santiago, selon l’aéroport de la capitale chilienne. Une trentaine de vols intérieurs et internationaux ont aussi été suspendus mardi matin à Montevideo, capitale de l’Uruguay proche de Buenos Aires. Au moins 14 vols au départ de l’aéroport international de Carrasco ont été annulés, tout comme un nombre similaire de vols à l’arrivée.

Ces annulations concernent notamment des vols à destination ou en provenance de Rosario (Argentine), Buenos Aires, Sao Paulo, Lima et Santiago. Une alerte a été donnée pour le trafic aérien dans la région et elle reste vigueur jusqu’à 21H00 GMT, a précisé à Montevideo la responsable des Services météorologiques et aéronautiques, Laura Vanoli.

«Le centre régional est situé à Buenos Aires et, depuis hier, l’Uruguay se trouve également sur la zone à risque», a-t-elle dit à l’AFP. «Chaque compagnie aérienne, ayant pris connaissance de ces données, est libre de décider si elle annule ses vols ou pas». Deux vols vers Santiago et trois vers Buenos Aires ont été annulés à Sao Paulo, selon l’entreprise des infrastructures aéroportuaires (Infraero), et cinq vols vers Buenos Aires ont été annulés à Rio de Janeiro.

Plusieurs aéroports de la Patagonie argentine (sud) restaient également fermés: Bariloche, haut lieu touristique de montagne situé à 100 km au sud-est du volcan Puyehue, Chapelco, Esquel, Trelew, Viedma et Bahia Blanca.

*Risques d’avalanche dans le sud du Chili

L’activité du volcan Puyehue baissait légèrement en intensité mardi, mais des pluies incessantes faisaient craindre que des avalanches ne soient déclenchées dans cette région du sud chilien. «Une baisse régulière de l’activité sismique liée à la chaîne volcanique a été constatée », a rapporté le Bureau National des Urgences au Chili. «Mais il existe un risque d’avalanches » dues aux fortes pluies, a-t-il ajouté. Les services météorologiques estimaient que les pluies devaient continuer jusqu’à jeudi.

Le volcan dans le sud du Chili est entré en éruption samedi après un demi-siècle de sommeil, entraînant l’évacuation de 3.500 personnes et dégageant un nuage de cendres géant qui a atteint l’Argentine voisine.

Haut de 2.240 mètres, le Puyehue appartient au complexe volcanique du Cordon Caulle, dans la cordillère des Andes. Sa dernière éruption importante remontait à 1960, après le terrible séisme de magnitude 9,5 dans la région de Valdivia, qui avait fait 5.700 morts au Chili. (20Minutes-07.06.2011.)

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3 réponses à “1500 volcans «actifs» dans le monde”

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