A la conquête de l’ouest

De villes flamboyantes en parcs naturels grandioses, de miles avalés sur un tempo country en pauses dans un ranch, ce voyage, entre Californie, Utah et Nevada, déploie le rêve américain.

P-etatsunies

Le cocktail est magique. Ce circuit dans l’Ouest des États-Unis nécessite deux semaines. Souvenirs inoubliables en prime. Il commence à Los Angeles ou à San Francisco (700 kilomètres entre les deux villes). C’est ici qu’on atterrit en provenance de Paris. Le décalage horaire de 9 heures invite à y réserver un hôtel pour la première nuit. Quel que soit l’aéroport d’arrivée, l’urgence consiste à prendre le volant de sa voiture de location, réservée depuis la France. Procédure simplifiée au maximum et tarifs très sage (environ 1 500 euros les deux semaines, la limousine pour quatre).
Attention à la tentation cabriolet : les étapes sont longues, souvent 500 kilomètres dans la journée et les ados à l’arrière vont vite se plaindre. Pareillement, les formules camping-car, séduisantes sur le papier, ne tiennent guère pour deux semaines, le stationnement est strictement réglementé tandis qu’une chambre pour quatre dans un motel ne coûte qu’une centaine d’euros.

On the road again. Ce périple à travers l’Ouest peut se faire dans les deux sens. Partons donc de San Francisco où, après avoir visité Alcatraz, avoir joué en voiture sur les rues pentues et s’être perdu dans les ruelles d’Haight-Ashbury, l’ancien quartier hippie devenu laboratoire des prochaines tendances, cap plein Est. Après une étape à Reno, ville du jeu entourée de fantastiques paysages montagneux parsemés de lacs, la route file vers les parcs de Arches (Utah), puis Canyonlands, Brice Canyon, Monument Valley et le grand canyon du Colorado. Du grand spectacle.

Les États-Unis sont les précurseurs de ces espaces protégés. Jusqu’à l’excès : aires de pique-nique obligatoires, sentiers balisés, et spots recommandés pour les photos. Toute incartade est réprimée par des rangers inflexibles. Mais au final, grand bonheur assuré pour toute la famille. Merveilles minérales, lacs immobiles, forêts millénaires, pics altiers, aigles tournoyant, sérénité des univers primaires… Au grand Canyon (thecanyon.com), ne pas hésiter à doper le plaisir avec un survol en avion ou en hélicoptère, à moins de descendre les rapides en compagnie des Indiens Hualapal ou de randonner sur les nombreux sentiers qui sillonnent ce paysage d’exception.

* Stetson et lasso

Dans ces États qui alternent grands espaces, villages de cow-boys, stations-service posées au milieu de nulle part et routes rectilignes sur des dizaines de kilomètres, il faut céder à l’appel du ranch. La vie des cow-boys y est pratiquement inchangée depuis la conquête de l’Ouest. Seules différences, 4 × 4 ou petits avions ont trouvé leur place à côté du corral. Mais pour le reste, c’est toujours Stetson et lasso, éperons et chemise à carreaux.
Ce cadre fait l’unanimité familiale, entre promenades à cheval (la monte américaine est facile) ou à pied, rassemblement du bétail, démonstrations d’habileté lors de rodéos improvisés, convivialité de la grande table partagée entre fermiers et visiteurs… Car nombre de ranches ouvrent leurs portes.
C’est évidemment payant et le tarif varie (entre 100 euros la nuit et cinq fois plus) selon le confort. Beaucoup restent assez rustiques. Quelques-uns disposent de jolis bungalows, avec piscine et proposent excursions et activités à la carte, repas soignés, parcours de pêche, etc. D’autres enfin ne gardent du ranch que le décor et sont de véritables hôtels.

* Lucky dollar. Cet itinéraire doit aussi passer par Las Vegas. D’autant que la capitale du jeu et des strass, dans le Nevada, est à portée de Monument Valley, du Grand Canyon, de Zion et de la vallée de la Mort. Étapes obligées, avant ou après avoir tenté de rembourser le séjour, sur les tapis verts et devant les bandits manchots. Pendant que leurs parents se ruinent, les moins de 21 ans, interdits de jeu, profitent de la piscine de l’hôtel, des immenses salles de jeux vidéo ou des galeries marchandes qui rassemblent toutes les modes du moment. Deux journées suffiront pour prendre le pouls de cette hallucinante cité entièrement organisée autour des jeux et du divertissement. Ce sont les gigantesques hôtels thématiques qui balisent la visite : Bellagio, Mirage, MGM Grand, Luxor, Paris, Venitian, New York, etc. Toc et parfaitement réjouissant. D’autant que les tarifs indiquent clairement que le but des hôteliers n’est pas de ruiner leurs clients dans leur lit, mais devant les bandits manchots. Chaque établissement en compte des milliers qui cliquettent non-stop… Par ailleurs, Vegas réserve aussi quelques surprises à table (entre autres, Guy Savoy au Caesars Palace et Joël Robuchon au MGM) et a pour spécialité le spectacle : concert pop, fabuleux tableaux du Cirque du soleil ou démonstration des plus grands illusionnistes de la planète. Et parfois, c’est gratuit, comme ces jeux d’eau sur un air d’opéra devant le Bellagio, l’aquarium mural qui anime le lobby du Mirage ou les peintures modernes accrochées au Wynn !

* Let’s go to Bel Air. Los Angeles : un océan de béton, une centaine de kilomètres en bord de Pacifique et une cinquantaine de large, percée d’autoroutes à huit voies. Autant dire que l’on passe ici beaucoup de temps en voiture. Au programme : cruising le long des trottoirs d’Hollywood Boulevard, constellés des noms des stars du cinéma, shopping chic ou branché sur Rodeo Drive et Melrose Avenue et traversée de Bel Air et de Beverly Hills où s’alignent les villas de milliardaires.
Reste à filer sur les plages de Santa Monica (The Promenade) ou, plus touristique mais si spectaculaire, de Venice Beach. En bord de mer, sur des kilomètres, l’imagerie californienne défile : skaters, surfeurs, chanteurs, beautés bodybuildées, hippies, mannequins en plein shooting, diseuses de bonne aventure… La vie ici, c’est du cinéma.
Avant de rendre la voiture, il reste à faire une étape artistique au Getty Center ou au MAM, le musée d’art moderne. Le parc Disney d’ Anaheim ne surprendra pas ceux qui connaissent sa version parisienne. Alors pour dire adieu à L.A. tout en restant dans le merveilleux, direction Mullholand Drive et la petite aire de repos depuis laquelle on a une vue époustouflante sur la ville, surtout de nuit. C’est ici qu’étaient posées les caméras de Steven Spielberg pour le tournage de E.T. Même le petit extraterrestre a eu du mal à quitter la Cité des anges.

* Budget. Pour passer deux semaines itinérantes en Californie, en allant de Los Angeles à San Francisco, avec une voiture de location, via plusieurs grands parcs nationaux et Las Vegas, compter un budget familial qui sera difficilement inférieur à 12 000-15 000 euros pour quatre, tout compris.

* Formalités. Attention aux nouvelles formalités d’entrée aux USA. Chaque visiteur, enfant compris, doit demander une autorisation de voyage sur le site https://esta.cbp.dhs.gov

* Se renseigner. Consulter les spécialistes des États-Unis que sont la Cie des États-Unis (compagniesdumonde.com), Jetset (jetset-voyages.fr), Voyageurs aux États-Unis (vdm.com), Vacances fabuleuses (vacancesfabuleuses.fr), Directours (directours.fr), Maison des États-Unis (maisondesetatsunis.com), etc. Tous font métier d’associer vols, location de voiture, hébergement et excursions aux meilleures conditions. (Le Figaro) 

3 réponses à “A la conquête de l’ouest”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:09:35) :

    Interesting…

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