Couple: mieux vivre son quotidien

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La routine me pèse », « On n’a plus rien à se dire », « Il ne me désire plus ». La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. Entre les compromis à faire, le train-train qui s’installe, les disputes qui ne manquent pas d’éclater et les soucis quotidiens, il est parfois difficile de profiter de cette vie conjugale qui nous faisait tant rêver. Mais le quotidien n’est pas l’ennemi du couple. Bien au contraire. Ces petites habitudes, ces petits riens de la vie commune, ces conflits même, ont du bon. Ils constituent le ciment de la relation. Le quotidien tue l’amour, entend-t-on souvent. Et si, à l’inverse, il lui permettait de durer ? Oui, il est possible d’apprendre à mieux communiquer, à rester dans la séduction, à tirer parti de nos différences, à s’entendre sur l’éducation des enfants… et à jouir d’une vie partagée ensemble. A condition d’entretenir son couple au quotidien, un peu comme l’on prendrait soin d’une plante. Voici les conseils d’experts pour cultiver cet art subtil 

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*Bien communiquer

Se raconter, s’écouter, partager ses désirs et ses goûts… Voilà le secret d’une entente amoureuse durable. Mais pris que nous sommes par le quotidien, le stress et le manque de temps, communiquer vraiment avec l’autre s’avère souvent plus facile à dire… qu’à faire. Pourtant, il est possible d’améliorer le dialogue et même, de tirer parti des disputes, comme l’explique Yvonne Poncet-Bonissol, psychologue clinicienne.

Ne jamais cesser de se parler

Au début, on aime refaire le monde à deux pendant des heures, jusque tard dans la nuit. On partage avec l’autre ses goûts, ses envies, sa vision de la vie, du couple… Mais avec le temps, ces conversations ont tendance à se faire de plus en plus rares, et il devient difficile de trouver ne serait-ce qu’un moment pour se parler dans la course contre la montre que nous menons au quotidien. Qu’on se le dise : le manque de temps est l’ennemi numéro un de bon nombre de couples stressés, pressés et fatigués. « Il nourrit la routine », expliquer Yvonne Poncet-Bonissol, psychoclinicienne. Selon elle, « réussir à se parler nécessite de faire preuve de créativité ». Alors pour commencer, pourquoi ne pas instaurer un temps de dialogue au quotidien ? Lors de la promenade au marché le dimanche matin, d’un verre à la sortie du travail, avant d’aller se coucher… A chaque couple d’inventer le rituel qui lui conviendra le mieux.

Mais attention : on peut discuter des heures avec quelqu’un sans lui parler vraiment. Bien souvent, pris dans le quotidien, on finit par parler davantage de ses problèmes de boulot, des factures à payer, que de soi, de l’autre, ou de la relation. Or, communiquer vraiment, c’est aussi se raconter. Evoquer ses goûts, ses envies, ses besoins… L’occasion de surprendre l’autre, d’élaborer ensemble des projets, ô combien importants dans un couple. Et d’éviter, au bout de quelques années, d’avoir à faire ce triste constat que « l’on n’a plus rien à se dire », bien souvent synonyme de l’extinction du sentiment amoureux. Alors, retrouvons le plaisir de nous parler ! « Il faut sans cesse se nourrir, être un agent actif au sein du couple, et ne pas attendre que cela vienne de l’autre, ajoute Yvonne-Poncet Bonissol. Cela implique d’être curieux, de se cultiver, d’avoir des projets, de se sentir vibrer, d’être en constante évolution, de se remettre en question… Et ensuite, de partager tout cela avec l’autre. » Une condition toutefois : dans le couple, l’écoute doit être réciproque. « L’autre doit pouvoir entendre. Il faut que chacun soit attentif aux besoins et aux envies de son compagnon ou de sa compagne, et continue, avec le temps, à être dans l’accueil de l’autre, généreux envers lui. Un couple est à entretenir comme une personne. »Doser les silences  Qui n’a jamais caressé le rêve d’être compris(e) de son ou sa bien-aimé(e ) sans avoir à prononcer un seul mot ? Et qui n’a jamais été cruellement déçu(e) ? L’amour rend aveugle, dit le proverbe, mais pas devin. « C’est un mythe, une illusion, lance Yvonne Poncet-Bonissol. Tout comme l’idée que l’on n’a pas besoin de se parler parce que l’on s’aime. C’est faux. Il est nécessaire de pouvoir s’exprimer, de se dire… » Et s’il est important, parfois, de savoir être ensemble sans nécessairement se parler, attention à ne pas confondre ces silences complices avec d’autres qui traduiraient davantage de l’ennui, de la rancœur, de la tristesse… Même dans le silence, prenons garde à rester dans l’ouverture, dans le partage avec l’autre. Car de petites phrases comme « Pourquoi tu ne parles pas ? » ou « Dis-moi ce que tu penses » sont probablement le signe d’un silence qui n’est sans doute plus si complice que l’on veut bien le penser…Parler du couple ensemble

Un état des lieux du couple… Voilà des mots qui en font sans doute frémir plus d’un, à l’idée d’heures interminables passées à se tourmenter, à remettre en cause la relation, voire même, à se disputer. Oui, ces discussions permettent à chacun d’évoquer les choses qui fâchent. Mais avant tout, elles sont, pour le couple, l’occasion de faire un point d’étape. « Bien des couples finissent sous l’emprise l’un de l’autre, estime Yvonne Poncet-Bonissol. Ils ne s’aiment plus mais ils aiment la relation car l’idée d’être en couple est sécurisante. Là, il s’agit, chaque année, lors de l’anniversaire de la rencontre, par exemple, de demander à l’autre s’il est d’accord pour continuer. De faire un point sur son désir, de se souvenir d’émotions du passé, de parler de ses projets… » Un rituel à instaurer également quand le couple va bien. Et un bon moyen de rétablir la communication quand celle-ci est bloquée. « Un échange en panne peut se traduire par de la violence verbale, ou bien du mutisme, du silence. Il s’agit d’éviter l’enlisement d’une situation de monologue digne du théâtre de l’absurde. »

Parler du couple, c’est aussi se poser des questions, à soi-même ou à deux. En voici quelques exemples, proposés par Yvonne Poncet-Bonissol.

Existe-t-il un décalage entre l’idée que nous nous faisons du couple et sa réalité vécue ?
Savons-nous encore parler d’amour ?
L’humour et le jeu ont-ils leur place dans le couple ?
Accordons-nous du temps à l’autre ?
Avons-nous toujours envie de nous surprendre mutuellement ?
Suis-je capable de rester ce que suis sans renoncer à moi-même ?
Avons-nous envie de continuer un bout de chemin ensemble ?

Tirer parti des disputes

Il est normal pour un couple de se disputer, sain même de s’engueler. C’est la preuve que « le couple est vivant ». Le point commun de la majorité des conflits ? Un problème de communication. « Les scènes de ménage sont là pour remettre les pendules à l’heure, analyse Yvonne Poncet-Bonissol. Elles ont lieu quand le couple n’a pas pu dialoguer avant. Chacun laisse alors exploser ses émotions et ses frustrations. Les conflits sont des régulateurs émotionnels. Des soupapes. On n’en peut plus, on le dit, et le couple se sent mieux. » C’est pour cette raison que souvent, on se lance dans l’affrontement tout en sachant pertinemment que l’on pourrait désamorcer les tensions à temps.

Mais tous les couples n’ont pas la même approche du conflit. Si certains paraissent ne jamais se disputer, d’autres, au contraire, passent leur temps à se chamailler. « Quand on est dans le conflit permanent, on est dans un rapport dominant-dominé, qui va soumettre qui, où l’on va sans cesse tester les limites de l’autre et du lien qui nous unit à lui, commente la psychoclinicienne. A l’inverse, un couple qui ne se dispute jamais est dans un rapport de dépendance. On fuit le conflit. On se suradapte à l’autre. Et comme on a peur de le perdre, on ne dit rien. » Mais taire sa colère a souvent pour conséquence de mettre l’autre à distance. Avec, comme corrolaires, une indifférence grandissante, une baisse du désir… 

Exprimer sa colère avant que le désaccord ne dégénère en conflit : voici l’enjeu. Tout en sachant que certaines attitudes ne manqueront pas de faire déraper la situation. Mieux vaut ainsi éviter les vérités absolues (du type « tu ne penses toujours qu’à toi »), les décisions prises en solo (« ce week-end, on va chez ma mère »), d’être dans la critique (on lui préfèrera la suggestion), de fuir l’affrontement… Et, en général, de réagir à chaud. « Il faut parvenir à écouter l’autre, à éviter d’être frontal, à dire sans condamner, renchérit Yvonne Poncet-Bonissol ». Et si parler est trop difficile, pourquoi ne pas écrire ? A l’heure des textos et des mails, il existe mille et une façons de communiquer. Sans oublier la lettre, évidemment !

Le problème, c’est qu’il arrive souvent que chacun campe sur ses positions. « Il y a un moment où il faut mettre son ego de côté. Souvent, c’est celui qui en a le moins qui fait le premier pas. Et qui est généralement aussi celui qui souffre le plus ». A chacun ensuite de reconnaître ses torts. Et d’admettre que le conflit est résolu. Car bien se disputer, c’est aussi apprendre à tourner la page.

Yvonne Poncet-Bonissol est psychoclinicienne. Elle est notamment l’auteure de Harcèlement moral dans la famille et Trahison dans la famille. Dernier ouvrage paru : Pleins feux sur l’amour. Tous ces livres sont publiés aux éditions Dangles.

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*Comment rester dans la séduction

Une petite étincelle qui brille au fond d’un regard, un geste tendre, un « je t’aime » murmuré à l’oreille… Ces petites marques d’amour qui nous font vibrer au début d’une relation se font souvent plus rares avec le temps. Pourtant, elle ne sont pas réservées aux jeunes amants. Bien au contraire. Dans un couple, rien n’est jamais acquis et c’est au quotidien qu’il faut entretenir la flamme. Les conseils de Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute.

*(Re)séduire l’autre

Dans la rue, ils se tiennent la main avec tendresse, s’embrassent fougueusement, se regardent langoureusement. Comme il peut être parfois douloureux de regarder ces couples qui en sont au début de leur histoire ! Tous, nous avons vécu ces moments grisants où un simple geste, un simple détail, nous mettent le coeur en émoi. Mais avec le temps, l’autre nous est devenu familier et les petites étincelles ont progressivement disparu. On est devenu moins curieux, moins désireux, de la personne qui vit maintenant à nos côtés. Au point que parfois, on finit par négliger l’attention qui lui est pourtant nécessaire. « Souvent, une femme dit à son conjoint : ‘Dis-moi que tu m’aimes’. Réponse de l’intéressé : ‘On habite ensemble, c’est donc bien que je t’aime’, raconte Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute. Mais rien n’est jamais acquis. Le couple, c’est comme un bail renouvelable tous les matins. Il faut un petit bonheur par jour ». Les compliments, mots doux, déclarations, surprises, tous ces gestes d’affection, d’attention, sont donc fondamentaux, même après des années de relation. « Ce sont les nourritures affectives, les piles Duracell du couple, explique la psychothérapeute. Un lien amoureux s’entretient comme une plante verte. Il a besoin de soins, sinon, il s’étiole. » Il faut donc être constamment vigilant envers l’autre. Toujours chercher à le (re)séduire. Ne jamais se laisser gagner par l’indifférence.

Bien souvent, on a tendance à exprimer surtout ses attentes, ses frustrations, ses critiques, à son ou sa partenaire. « On dit ce qui ne va pas, mais on oublie de dire ce qui va », analyse Sylvie Tenenbaum. « Mais il est important aussi de lui montrer que l’on est content d’être avec lui, qu’on l’aime, qu’on l’admire ». Pour cela, il y a mille et une façons, mille et un mots, gestes, pour le lui témoigner. Et une seule règle à respecter : « respecter l’élan spontané du coeur ». « Dire je t’aime n’est pas dire ‘passe-moi le sel’. Ce n’est pas un mot à brader non plus. Sinon, quel sens a-t-il ? »

Se retrouver en couple

Si une relation de couple se nourrit de ces marques d’attention et d’affection au quotidien, elle exige aussi du temps et de la disponibilité. Mais pas toujours facile de s’accorder des moments pour le couple, entre le travail, les enfants, les amis, les soucis quotidiens, la fatigue… « On manque de temps, on fait tout en vitesse, on ne se voit que le week-end, et encore. Le couple est une entité vivante, il évolue. Pour ne ne pas oublier cette énergie-là, il faut des coupures, des respirations où l’on est totalement disponible à soi et à l’autre. Sinon, comment savoir où il en est ? Il faut du temps pour se parler. » Le bon tempo pour Sylvie Tenenbaum : s’organiser un week-end à deux tous les trois mois, « à chaque saison ».

Et au quotidien aussi, on peut créer des occasions de se retrouver. Tout ne se joue pas forcément le soir ou le week-end. Certains couples apprécient d’aller prendre un café ensemble après avoir déposé les enfants à l’école, d’autres se retrouvent pour déjeuner le midi ou boire un verre le soir avant de rentrer. Pour commencer, on peut s’instaurer, chaque semaine, des rendez-vous de couple. « C’est très romantique, un rendez-vous, s’enthousiasme Sylvie Tenenbaum. C’est mieux de le programmer que d’être dans l’attente de quelque chose qui n’arrivera pas. Après, on peut y inviter la spontanéité et l’humeur du moment. » 

Mais il existe aussi, dans la journée d’un couple, des moments de « retrouvailles » quotidiennes, que l’on a souvent tendance à négliger. Des moments à partager à deux. Il y a d’abord le matin. Avec le réveil, où l’on a tendance à se jeter hors du lit, prêts à entamer notre marathon quotidien, et le petit déjeuner, avalé sur un coin de table, pour gagner du temps. « Avant de sauter du lit, prenez le temps de vous dire bonjour, de vous embrasser, propose Sylvie Tenenbaum. Ensuite, profitez d’un quart d’heure ensemble devant un bol de céréales. Et avant de partir, souhaitez-vous une bonne journée. Ce sont des petites choses toutes simples. » Le soir, la course contre la montre achevée, le couple se retrouve après une journée de séparation. « Là, personne n’est obligé de courir. Alors au lieu du plateau télé, pourquoi ne pas se faire un dîner en tête à tête, parler de soi, prendre du temps pour l’autre, inventer de petits rituels pour susciter le désir. Par exemple, pourquoi toujours faire l’amour quand on va se coucher ? C’est monotone. On peut le faire à l’heure de l’apéritif ! » C’est donc à chaque couple d’inventer et de réinventer sans cesse ses rituels amoureux.

Faire la guerre aux tue-l’amour

Avec le temps, les nuisettes ont laissé la place aux pyjamas en laine, le jogging est devenu notre meilleur ami, les chaussettes sales n’atteignent jamais le bac à linge et s’entassent par terre… Des marques de laisser-aller souvent assimilées à des tue-l’amour. « Un tue-l’amour est plutôt une marque de mépris envers l’autre, estime Sylvie Tenenbaum. Par exemple, organiser un week-end chez sa mère sans en parler à l’autre et le mettre devant le fait accompli. Ou lui reprocher d’avoir grossi. C’est plus grave que de porter un pyjama pilou, que votre amoureux n’a qu’à vous enlever ». Mais la vigilance est de mise car la frontière avec l’indifférence est souvent mince. Chez certains couples, on ne prend même plus la peine de fermer la porte des WC. Après tout, pourquoi se gêner, puisque l’on se connaît depuis tant d’années ? « Ce n’est pas de l’intimité, prévient la psychothérapeute. L’autre finit par faire partie des meubles. Le problème, c’est que l’on s’en rend pas forcément compte ».

C’est donc au quotidien qu’il faut être attentif à l’autre, à la relation, mais aussi… à soi. Prendre soin de soi, s’estimer, sont indispensables pour pouvoir aimer l’autre. Et séduire implique de conserver une part de mystère. A ce jeu, les détails – une jambe douce, une agréable effluve de parfum, une petite touche « sexy »- ont leur importance. Il ne s’agit évidemment pas de s’apprêter pour regarder la télévision, mais de trouver un équilibre. « Le familier rassure, l’imprévu donne l’intensité et le piment. Si on ne fait que rassurer, on s’endort, à l’inverse, on s’épuise », explique Sylvie Tenenbaum. Pour elle, il faut tout aussi bien savoir « être en pantoufles devant la télévision, qu’organiser des événements festifs pour des occasions spéciales… ou pas. » La seule condition : « avoir envie de faire les choses ensemble. »

Apprendre à mieux se connaître

Attention et vigilance sont les maîtres mots pour conserver le goût de l’autre. Et passent tous deux par le dialogue. Souvent, nous attendons de l’autre qu’il satisfasse, anticipe, nos envies de marques d’amour sans avoir à lui demander. Mais comment le pourrait-il, sans savoir ce qui nous plaît, ce qui nous touche ? « L’autre ne peut pas deviner tout le temps. Il faut parler de soi. » Aimer quelqu’un ne suffit pas à le connaître. Sylvie Tenenbaum en a la preuve quotidiennement dans son cabinet. « Quand deux personnes entament une thérapie de couple, ils ne racontent pas la même histoire. Il y a de nombreuses méconnaissances. Par exemple, un homme qui n’a jamais dit à sa femme qu’il n’aimait pas les épinards et les mange pour lui faire plaisir. Par manque de temps, par peur de déplaire, ou d’être jugé, nous cachons des choses de nous. Nous finissons par jouer un rôle, par en vouloir à l’autre, alors que nous avons décidé de nous taire. On doit pouvoir parler de ses joies, de ses déceptions, dire ce que l’on ressent, même si ce n’est pas facile. L’autre doit être son, sa meilleur(e) ami(e). Savoir l’écouter sans le juger, montrer que l’on peut l’encourager, le soutenir, ça aussi, ça rentre dans la séduction. »

**Conserver une sexualité épanouie

Rester amoureux et faire durer le désir… Un rêve caressé par tous les couples mais qui se trouve souvent contrarié par la routine et les difficultés de la vie quotidienne. Au point que le manque de désir est devenu le problème sexuel majeur des couples. Comment le cultiver et le raviver quand il s’étiole ? Les conseils de Catherine Cudicio, psychanalyste..

Accepter les hauts et les bas

« Je n’ai plus envie de mon partenaire », « On ne fait plus l’amour depuis des mois »… Si, au moment de la rencontre, notre cœur et notre corps sont en émoi et notre désir à son apogée, celui-ci a malheureusement tendance à s’éroder au fil des années. La faute à la routine qui finit par s’installer, au poids du quotidien, mais aussi à ce sentiment de sécurité affective qui prend progressivement le pas sur la peur de perdre l’autre, atténuant l’intensité, la passion des débuts. « Désire-t-on ce dont on dispose en abondance, qui ne demande aucun effort et n’offre aucune surprise ? », interroge Catherine Cudicio, psychanalyste. Frustration et curiosité sont donc les maîtres mots pour entretenir le désir. Mais même avec toute l’attention et la vigilance imaginables, il est impossible de désirer l’autre de manière permanente. En cause : l’essence même du désir. Par définition, il est volage, imprévisible, intermittent. Pour Catherine Cudicio, « s’il était constant, serait-ce encore du désir ? ».

Comme il est important de s’en rappeler dans les périodes de « calme plat » que nous traversons avec amertume et tristesse ! Car souvent, notre premier réflexe est de remettre en question le couple : ‘Si nous avons moins envie l’un de l’autre, nous aimons-nous encore ?’. Que la libido semble parfois éteinte, ne signifie pas forcément que l’amour l’est aussi. Le désir de l’autre ne se résume d’ailleurs pas au domaine sexuel. C’est aussi apprécier, rechercher sa compagnie, aimer lui parler, être près de lui, ensemble juste pour le plaisir… Alors oui, parfois, le désir sommeille. Et si la clé pour le faire durer était d’admettre qu’il ait ses saisons, et d’accepter, parfois, son hibernation, à condition toutefois qu’elle ne s’éternise pas ?

Se donner du temps

Faire vivre le désir nécessite de se donner du temps. Du temps pour se regarder, se parler, s’écouter, se toucher. Du temps aussi pour laisser libre cours à son imagination érotique, à sa fantaisie. Tous les scénarios sont possibles – dans le respect de son ou sa partenaire bien sûr-, à la seule condition de se donner les moyens. Alors pourquoi ne pas s’offrir de temps en temps une nuit à l’hôtel, une sieste coquine ou décider de rester dans la chambre toute la journée ? Au quotidien, les moments d’intimité se font souvent rares. « Se donner des rendez-vous de couple peut être très bénéfique », estime d’ailleurs Catherine Cudicio. Tout comme coucher les enfants tôt ou les confier, le temps d’une soirée ou d’un week-end. « Les enfants méritent la plus grande attention mais pas toute. Il faut parvenir à cloisonner. Et exiger le respect de son intimité ». Pour durer, les parents ne doivent pas perdre de vue qu’ils sont aussi un couple… d’amants.

S’interroger sur sa sexualité

Quand le désir n’est plus au rendez-vous, on peut très vite avoir l’impression que son couple vit ses dernières heures. Immanquablement, chacun accable alors l’autre de reproches : « Tu ne fais plus attention à moi », « Tu ne penses plus qu’à ton travail », « Tu es tout le temps fatigué(e) »… Mais attention à ne culpabiliser son ou sa partenaire pour la morosité sexuelle ambiante. « C’est une réaction spontanée, en cas d’échec, de vouloir se débarrasser de toute responsabilité », explique Catherine Cudicio. Alors commençons par remettre en cause notre propre investissement sexuel : quel est notre rôle dans la routine sexuelle qui s’est installée ? Savons-nous exprimer nos envies ? C’est à chaque membre du couple de se créer sa propre culture érotique, de cultiver son imaginaire, sa sensualité, d’inviter le jeu et la fantaisie dans la chambre à coucher (et ailleurs !)… Pour mieux, ensuite, partager tout cela avec l’autre. Rappelons que le désir est contagieux, et combien il est agréable de se laisser gagner par le celui de son ou sa bien-aimé(e) !

Continuer à faire vraiment l’amour

Au quotidien, les obstacles à une vie sexuelle épanouie sont légion. Pourtant, malgré la fatigue, les ennuis, les enfants ou encore les conflits, il est important de ne jamais cesser de faire l’amour. « C’est une façon de rester connecté, de maintenir le contact, explique Catherine Cudicio. Mais il faut que l’acte ait une signification véritable d’échange amoureux et d’émotions. Autrement, cela reste mécanique et on fait l’amour pour être conforme à une norme. » En particulier quand le quotidien est difficile, la sexualité permet de retrouver l’autre, de se détendre ensemble et de renforcer la complicité qui nous unit à lui. Et peut même s’avérer un allié en temps de crise, un lieu de retrouvailles, de réconciliation sur l’oreiller.

Mais pas toujours facile de conserver l’envie, même quand le couple va bien. L’ennemi numéro 1 ? La paresse sexuelle. La passivité. Les mêmes gestes, les mêmes scénarios, sans cesse répétés. Cette accoutumance à l’autre qui finit par affaiblir les sensations. Malgré le temps qui passe, « il faut savoir rester disponible à l’autre, écouter ses désirs et prendre un plaisir authentique à faire l’amour, prévient la psychanalyste. Toute simulation est une bombe à retardement, qui tôt ou tard, peut faire de gros dégâts. » Le secret des couples au long cours ? Ils n’ont qu’un geste, qu’un regard à échanger, pour éveiller le désir chez leur partenaire. Mais savent aussi l’étonner, le suprendre, le désorienter, pour entretenir la flamme.

Les avantages des couples de vieux amants

Généralement, plus le couple est ancien, plus le désir s’amenuise. Et nous voilà, déplorant cette peau de chagrin qu’est devenue notre sexualité et regrettant la passion des débuts. Et là réside justement le piège : dans la comparaison avec le passé. Certes, on fait peut-être moins l’amour qu’avant, les attentions et les surprises se font peut-être plus rares. Mais plutôt que de se lamenter, pourquoi ne pas faire le bilan des acquis positifs ? Qu’il a été long d’instaurer cette intimité amoureuse ! Aujourd’hui, on se connaît mieux, on a apprivoisé son propre corps et celui de l’autre. On a appris à lâcher-prise, à s’abandonner, à être en confiance ensemble. Et l’habitude peut avoir du bon. « Si on a découvert avant comment atteindre le plaisir, on sait comment en avoir à coup sûr. Une habitude reste bonne tant qu’elle ne devient pas une contrainte. Cela vaut pour la vie sexuelle comme pour le reste », analyse Catherine Cudicio.

Faire durer le désir, c’est accepter qu’il puisse prendre un nouveau visage avec le temps. « Il faut arrêter de confondre une sexualité épanouie avec des performances sexuelles. Le désir peut évoluer vers de la tendresse, de la complicité, une ambiance érotique, mais pas forcément et purement sexuelle ». C’est aussi accepter que son propre corps puisse changer. Avec le temps, on a souvent tendance à dérober son corps au regard de l’autre. A cacher une peau moins ferme, les marques du temps… « Quand le corps vieillit, le désir sexuel peut être plus difficile à obtenir physiquement, mais cela ne signifie pas qu’il a disparu, conclut la psychanalyste. D’autre part, un couple qui reste stable dans le temps est aussi un couple qui a su construire son projet au-delà de sa sexualité ». (source: Psycholosie)

Catherine Cudicio, psychanalyste, coach et formatrice. Elle est l’auteure, avec Patrice Cudicio, d’Avoir une sexualité épanouie (Eyrolles Pratique, 2006).

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        *Ma plus belle preuve d’amour

Comment démontrer son attachement ? Les hommes misent sur le concret et le ponctuel, les femmes font don d’elles-mêmes et de leur temps.

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour« , disait Cocteau. Braver des forêts d’épines, offrir, comme le chantait Brel, des « perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas », rejoindre son aimé dans la mort, voilà qui parle au cœur des amants davantage qu’un simple « Je t’aime ». C’est incontestable, les preuves d’amour jouent un rôle fondamental dans le renforcement des liens amoureux. Robert Neuburger, psychiatre, psychanalyste, thérapeute conjugal et auteur notamment des Les Territoires de l’intime, a montré que les couples construisent leur identité selon un « mythe fondateur », sans lequel aucune union ne saurait durer. Et les premiers cadeaux que l’on s’offre nourrissent ce mythe en symbolisant le rôle que chacun s’engage à tenir. Un anneau peut ainsi vouloir dire : « Nous ne formons plus qu’un pour la vie. » Un bouquet de fleurs : « Je rends hommage à ta féminité. » Un livre : « Entre toi et moi, quelle connivence intellectuelle ! », etc. Les éthologues ont décrit, dans le règne animal, les offrandes faites avant l’accouplement. Un morceau de viande, un combat, une fleur pour décorer le nid, voilà comment les mâles démontrent leur capacité à subvenir aux besoins des femelles et de leurs petits. Le psychologue américain David Buss en est persuadé, les preuves d’amour échangées par les humains auraient la même fonction : en vue de se reproduire, les mâles feraient la démonstration de leur richesse et de leur puissance, les femelles, de leur beauté.

L’enjeu

Pour le psychologue belge Salomon Nasielski, l’enjeu se situe ailleurs : « Les couples sont en souffrance dès lors que l’un des partenaires se sent en manque de considération et de respect. Toute la difficulté réside dans le fait qu’hommes et femmes n’expriment pas leur amour de manière identique, et qu’ils ont par conséquent du mal à reconnaître celui que leur partenaire leur porte. “Tu dis que tu m’aimes, alors prouve-le !” se disent-ils. » Oui, mais comment ? Nous n’avons pas la même « méthode de calcul », affirme le psychologue américain John Gray (Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus). Tandis que l’homme concentre son énergie pour offrir ponctuellement un cadeau luxueux à sa belle, la femme la distribue régulièrement par des petites attentions quotidiennes. Cette différence, nous l’avons perçue en réalisant ce micro-trottoir. Les femmes ont plus souvent évoqué le don de leur temps, de leur être (« Je l’ai épousé », « Je lui ai donné dix ans de ma vie ») ; les hommes, davantage les cadeaux concrets (une bague, un bouquet). Mais de l’avis de tous, faire un enfant est de loin la plus belle preuve d’amour que l’on puisse donner.

Les femmes

Véronique, 32 ans, coloriste : “Dix ans de ma vie” « J’ai donné dix ans de ma vie à un homme. J’étais très jeune. Je pensais plus à nous qu’à moi. Je vivais dans un cliché du couple idéal. J’ai renoncé à mes envies pour être toujours avec lui. Nous n’avons rien construit, mais je suis allée au bout de notre histoire. »

Inga, 31 ans, créatrice de chaussures : “L’épouser” « Avant de rencontrer mon mari, le mariage, ce n’était pas mon truc. Je ne croyais ni à l’homme idéal ni à “l’amour toujours”. Mais il m’a donné envie de m’engager, de prendre soin de notre amour pour qu’il dure toute la vie. Et j’y travaille tous les jours. »

Elaine, 32 ans, coordinatrice de recherche : “Des enfants” « Je n’aurais jamais pu faire d’enfants sans être très amoureuse. Je voulais qu’ils aient un père exceptionnel, qu’il soit auprès d’eux pour la vie. Aujourd’hui, nous sommes séparés. Mais alors je pensais que notre amour durerait toujours. »

Nadia, 33 ans, peintre : “Mon rêve de jeune fille” « Jeune fille, je rêvais du prince Charmant. J’ai rencontré mon compagnon et je lui ai donné mon rêve. Il a été mon prince, nous avons vécu heureux et eu beaucoup d’enfants ! J’ai perdu mon rêve puisqu’il est devenu réalité. Je ne pourrai le donner à personne d’autre. »

Isabelle, 45 ans, décoratrice : “Une scène de jalousie !” « Mon mari et moi formons un couple libre, à condition de nous raconter nos escapades. Un jour, il m’en a caché une. Je suis entrée dans une rage folle. J’ai fracassé tous les cadeaux de sa maîtresse… Ça l’a beaucoup touché ! »

Les hommes

Marco, 40 ans, comédien : “Une fête de la fécondité” « Quand nous avons décidé d’avoir un enfant, nous avons installé une déesse de la fécondité, allumé des bougies, nous nous sommes lavés, parfumés, nous avons bu du vin et nous avons fait l’amour. La fête a duré quinze jours. Notre fille est une merveille. »

Eugène, 32 ans, agent d’escale “Des fleurs” « J’ai eu le coup de foudre pour une fille qui habitait en Allemagne. Je lui ai fait parvenir un bouquet de fleurs. Une pure folie, car ça m’a coûté très cher et les fleurs fanent vite. Mais je voulais rendre hommage à sa beauté. Nous sommes restés quatre ans ensemble. »

Robert, 51 ans, patron de bar : “La quitter” « J’étais amoureux d’une femme qui était beaucoup plus jeune que moi. Je l’ai quittée par amour, parce que je pensais que notre histoire ne la ferait pas avancer. Je voulais qu’elle vive des choses de son âge, qu’elle ne perde pas son temps avec une expérience inutile pour elle. »

Amir, 21 ans, étudiant en philosophie : “Trois heures sous la pluie” « Elle habitait en Bretagne et moi à Paris. J’avais très envie de la voir. J’ai trouvé une cabine téléphonique qui n’était pas abritée. Il s’est mis à pleuvoir des cordes. Je n’arrivais pas à la joindre. Je suis resté trois heures sous la pluie en espérant l’entendre. »

Tony, 39 ans, chef de cuisine : “La fidélité” « J’ai une femme et une maîtresse. Un jour, je vois ma femme, l’autre ma maîtresse. Ma maîtresse a un mari… c’est moi. Eh oui, ma femme est aussi ma maîtresse et je lui suis fidèle depuis quatorze ans ! Ce n’est pas toujours facile, mais je suis fier de savoir dire non aux autres pour elle. »

Christophe, 35 ans, régisseur : “J’ai créé une bague” « Avant, j’étais joaillier. J’ai créé une bague pour la femme que j’aimais. J’ai choisi les matériaux en fonction de ses goûts. Je lui ai offert dans une petite voiture, glissée dans un petit ballon, glissé dans une boîte, etc. Mais les bagues, ça fait peur aux filles. Elle est partie! »

Les femmes

Ghislaine, 49 ans, serveuse : “J’ai tout quitté pour lui” « J’étais photographe. L’homme que j’aimais vivait loin, alors j’ai tout abandonné pour lui. Mon job, mon appartement… Mais il m’a quittée rapidement. J’ai tout perdu. Si c’était à refaire, je le referais. Quand j’aime, je ne fais pas les choses à moitié. »

Micheline, 67 ans, retraitée : “Des preuves tous les jours” « Mon mari et moi, nous nous adorons. Nous avons travaillé ensemble vingt-cinq ans. Nous continuons de nous glisser des petits mots d’amour partout. Il nous reste peu de temps à partager. Ça rend notre amour plus précieux ! »

Lynn, 28 ans, traductrice et écrivain : “Toutes mes économies” « Je vivais à Los Angeles, lui à Paris. J’étais étudiante. Je lui ai envoyé toutes mes économies par La Poste pour qu’il puisse venir me voir. Elles se sont perdues en route. Il est venu quand même ! Ça valait le coup de tout perdre, non ? »

Sylvie, 33 ans, monteuse vidéo : “Le soutenir” « Mon compagnon est très difficile à vivre. Jamais content, toujours un problème. Il faut vraiment beaucoup d’amour et de patience pour vivre avec lui. Mais je l’aime assez pour élever nos enfants, garder le sourire et le soutenir tous les jours. »

Charlyne, 27 ans, chef de produit : “L’épouser” « Nous nous marions en septembre. M’engager pour la vie avec lui, c’est pour moi une évidence. Il est mieux que tout ce que j’avais espéré ! Il y a quatre ans, j’ai quitté mon travail pour voyager avec lui. Rien ne compte autant que notre amour. »

Caroline, 23 ans, étudiante en médecine : “Faire le ménage !” « Par amour pour lui, j’apprends à faire la cuisine et la vaisselle régulièrement, à ramasser le linge sale qui traîne. Bref, je prends soin de notre nid d’amour. Il y a deux ans, je n’aurais jamais supporté de faire autant d’efforts pour vivre avec quelqu’un ! »

Les hommes

Henri, 41 ans, avocat :“Ne jamais lui dire je t’aime” « Ma plus belle preuve d’amour, c’est de ne jamais dire “Je t’aime”. Je crois à ce qu’a écrit Roland Barthes dans les Fragments du discours amoureux : “Dès lors qu’on le dit, ça cesse d’être vrai.” Ne pas le dire entretient le désir de l’entendre, ou de faire durer le désir tout court… »

Michael, 63 ans, retraité : “Des asperges !” « J’ai deux amours : ma femme et la cuisine. Comme je suis plutôt égoïste, je lui offre les choses que j’aime moi-même. Je lui fais la cuisine régulièrement, avec amour. Elle adore les asperges. Une fois, je lui en ai rapporté de Berlin. Les meilleures asperges du monde, pour elle et… pour moi ! »

Olivier, 22 ans, étudiant en commerce : “Accepter qu’elle me quitte” « Elle est en train de me quitter. La plus belle preuve d’amour que je puisse lui donner, c’est d’accepter sa décision sans la juger ni l’insulter. Je veux qu’elle soit heureuse, même si c’est sans moi. En me montrant zen, j’espère évidemment qu’elle reviendra. »

Jamie, 22 ans, joueur de poker professionnel : “L’accompagner à l’anniversaire de sa mère” « J’avais organisé un voyage en Californie. Je voulais l’emmener plusieurs jours avec moi, loin de tout. Un projet très romantique. Quand je lui en ai parlé, elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas manquer l’anniversaire de sa mère. Je l’ai accompagnée. »

Jean-Pierre, 57 ans, réalisateur : “Accepter qu’elle me trompe” « Je savais que ma femme me trompait. Elle prétendait m’être fidèle et je fermais les yeux pour qu’elle me revienne. J’étais tellement amoureux d’elle que je lui ai accordé une confiance qu’elle ne méritait pas. Elle a fini par me quitter. Je vis seul depuis seize ans. »

David, 28 ans, sans profession : “Lui faire l’amour” « J’avais une véritable passion pour cette fille. En lui faisant l’amour, je lui donnais tout l’amour que j’avais pour elle. Je m’abandonnais totalement. Chez moi, c’est rare… Je n’ai jamais donné un truc aussi intense à d’autres filles. »

**source:psychologies.com-juillet 2000

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**Plus d’un tiers des Français néglige son bien-être

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ENQUETE – Ils n’ont pas le temps de tout mener de front…

Plus d’un Français sur trois a du mal à mener de front les différents aspects de sa vie (travail, couple, famille…) et ne trouve pas suffisamment de temps pour s’occuper de son bien-être, selon une enquête Ipsos rendue publique lundi.

Dans la course au bien-être les plus âgés restent gagnants : 39% des plus de 65 ans disent ne pas avoir le temps de prendre soin de leur corps, contre 70% des 30-39 ans. Quant à la situation au travail, pour 70% des actifs, elle s’est dégradée ces dernières années, notamment en ce qui concerne le niveau de stress (52%), la charge de travail (49%), d’après cette enquête.

L’impression de ne pas réussir peut conduire à un malaise plus profond: les trois quarts des personnes interrogées disent avoir déjà ressenti un réel mal-être ou frôlé le «burn out» (épuisement professionnel).

Les trentenaires les plus touchés

Si plus d’un Français (37%) sur trois rencontre des difficultés importantes à concilier les différents aspects de sa vie, les trentenaires sont les plus touchés (51%). Les quadragénaires (45%), les actifs (44%) rencontrent également des difficultés. La proportion est similaire (46%) chez les parents d’enfants de moins de 15 ans.

Néanmoins 77% pensent qu’en s’organisant un minimum, ils finiront plus ou moins par arriver à concilier tous les aspects de leur vie. Mais, pour plus de la moitié (52%), c’est l’argent qui manque le plus pour atteindre cet objectif.

Faute de temps pour mener tout de front, les Français ont le sentiment de négliger leur sommeil (59%), leur couple (57%) et leur corps (55%). Et pour les parents, les loisirs avec les enfants (62%). S’ils avaient plus de temps, 46% des Français (58% des 30-39 ans et 55% des parents) s’accorderaient plus de détente et de sommeil.

Et vous, qu’en pensez-vous? Avez-vous l’impression de ne pas suffisament consacrer de temps à votre bien-être? Ou de négliger certains aspects de votre vie? (20Minutes-22.11.2010.)

Une réponse à “Couple: mieux vivre son quotidien”

  1. 27 12 2012
    bloons tower defense 4 (11:58:42) :

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    bloons tower defense 4

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