Thalassa en Algérie

22 03 2015

*Thalassa consacre un documentaire exceptionnel sur le littoral algérien

Beauté naturelle du littoral algérien vac1_1107055

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Thalassa : Le Magazine de la mer présenté par Georges Pernoud sur France 3

**France3 dévoile la beauté sublime du littoral algérien

L’Algérie, la mer retrouvée a été riche en images mais aussi en enseignements pour montrer aux yeux du monde un pays à la diversité sociale et culturelle qui recèle mille et une richesses…

Comment attirer 2.63 millions de téléspectateurs en une soirée? La formule est simple: il suffit de prendre une bonne quantité d’images des magnifiques côtes algériennes, leur ajouter une pincée de belles initiatives venant de jeunes et de femmes pour valoriser et sauver ce trésor, le tout mélangé à l’ensemble de la diversité sociale et culturelle de ce pays qui se reprend à vivre petit à petit…
En effet, le reportage L’Algérie, la mer retrouvée, diffusé vendredi dernier sur la chaîne publique française FR3, a créé l’événement sur les deux rives de la Méditerranée. Et la raison principale est le fait que ce documentaire a été très riche en images.
Ces panoramas d’une merveille à couper le souffle, les Algériens les fréquentent quotidiennement, ils vivent même dedans mais sans se rendre compte du trésor qu’ils ont sous les yeux. Et pour cause, les Algériens ont depuis longtemps tourné le dos à leur mer, la décennie noire étant passée par là. D’ailleurs, juste après le reportage, sur les réseaux sociaux on se demandait si vraiment ces images montraient l’Algérie! Eh bien, oui ils ont enfin pu voir avec du recul la magie qu’offrent les côtes algériennes.
Des images qu’ils ont pu déguster tranquillement, en face de leur petit écran, d’une qualité irréprochable, ce qui les a changés des reportages «officiels» diffusés sur l’unique. Une Algérie vues du ciel, de la terre et la mer. Des côtes qui n’en finissent pas, qu’on peut admirer grâce à ces prises de vue aériennes et de face. Ce reportage leur a ainsi permis de voir leur chère Algérie, d’un nouvel horizon! On ne peut être qu’émerveillé par ces panoramas à couper le souffle et qu’on laisse filer sous notre nez sans en profiter! Néanmoins, la beauté des images proposées dans ce reportage n’est pas la seule recette de son succès. Le fait que, pour une fois, une télé française montre l’Algérie de façon positive, sans tomber dans les manipulations habituelles a été apprécié et salué par une grande majorité d’Algériens. L’Algérie la mer retrouvée a donné un coup de pied aux clichés véhiculés par la presse étrangère quand elle parle de l’Algérie.

Une Algérie retrouvée où on vit en harmonie
En plus donc des images réelles, il a véhiculé des images subliminales pour montrer aux yeux du monde un pays à la diversité sociale et culturelle qui reprend goût à la vie petit à petit… On a découvert un beau pays et une autre image de l’islam avec des gens sympathiques et chaleureux et des jeunes ouverts, libérés et tolérants, loin des clichés qui nous collent à la peau. Un documentaire de ce fait riche en enseignements qui montre pas seulement la mer retrouvée, mais toute une Algérie retrouvée où l’on réapprend à vivre ensemble, en totale harmonie, comme de vrais frères, malgré les différences idéologiques qui nous séparent! Une Algérie plurielle ou se côtoient laïcs, athées ou religieux sans aucun problème. Une Algérie où se côtoient, au bord de l’eau, des Algériennes en bikini et des Algériennes en hidjab ou burka.
Une Algérie où on voit des jeunes, comme tous les jeunes du monde qui ne demandent qu’à s’amuser, et s’épanouir! Mais également des jeunes avec des idées et des initiatives qui ont choisi de rester sur place pour contribuer au développement de leur pays. Ils se battent quotidiennement pour cette terre dans laquelle ils sont nés et qu’ils veulent porter au sommet. Des hommes courageux au même titre que les femmes courageuses qui ont été montrées dans ce reportage.
Une plongeuse de fond sous-marin et même un capitaine de bateau de pêche qui ont surmonté les obstacles d’une société réputée machiste pour s’imposer dans ces métiers qui, avant eux, étaient réservés aux hommes.
Thalassa aura ainsi montré la femme algérienne dans toute sa splendeur: courageuse, dotée d’une volonté de changer les choses, infaillible avec une personnalité affirmée aux énormes convictions! La bande annonce du documentaire résume bien cet état d’esprit en montrant que l’Algérie d’aujourd’hui n’a rien à envier aux autres paradis de la Méditerranée que sont la France et l’Italie.
«Imaginez une plage avec toutes ses nuances de bleu, ses ados qui pianotent sur leurs smartphones. Et ce qu’il faut de bikini, de tatouage et de frime. Une plage d’été comme il y en a des milliers en Méditerranée. On dirait la France ou l’Italie mais c’est… l’Algérie», s’écrit avec enthousiasme le commentateur du reportage dans la bande annonce.

La frustration de ne pouvoir profiter de ce paradis
L’ Algérie, la mer retrouvée, aura donc permis aux Algériens de contempler de plus près leur pays, et d’être fiers mais cependant il aura tout de même laissé chez eux une part de frustration. D’abord, du fait que ce soit les étrangers qui viennent leur montrer des images de leur pays, alors que le service public se cantonne à faire de la propagande stérile. Mais surtout du fait qu’ils ne profitent pas de ce paradis terrestre que leur a offert le Bon Dieu.
Que font nos autorités? Le ministère du Tourisme sert-il à quelque chose? Sinon comment expliquer qu’il n’exploite pas ce trésor que lui offre la nature. Il faut savoir que le reportage de Thalassa est une infime partie du «paradis» algérien… Il n’a montré qu’une partie des 1200 km de la côte algérienne. Skikda, Jijel, Azzefoune et même la capitale sont aussi paradisiaques que ce qui a été montré dans le reportage. Cela sans parler des montages de la Kabylie, des Hauts-Plateaux et du Sud algérien. Avec tout ce potentiel touristique, comment peut-on passer à côté? Comment se fait-il que l’Algérie n’est pas touristique alors que les pays voisins à l’attrait naturel moins important ont fait du tourisme une véritable industrie. Que de l’argent parti en fumée, que d’emplois gaspillés, que de moyens de distraction «volés» aux citoyens…
Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques est lui aussi pointé du doigt pour son incapacité à faire bon usage des ressources naturelles du pays. Pendant que la sardine a atteint les 800 DA le kilogramme, Thalassa nous a montré que notre mer est féerique, riche et surtout très poissonneuse où y vit en grandes quantités une multitude d’espèces. «Sous l’eau, il y a foule, des espèces qui deviennent de plus en plus rares au Nord, France et Espagne», a t-il été précisé dans les commentaires du reportage. Alors qu’on ne vienne pas nous sortir le fastidieux argument de la rareté de nos poissons. Nos côtes sont encore vierges, et on ne fait rien pour les exploiter…
L’Algérie de Thalassa est l’Algérie vue du ciel, un paradis sur terre, avec des forêts vierges, Un relief affolant, des dunes à perte de vue et surtout des hommes et des femmes qui ne demandent qu’à s’épanouir. C’est l’Algérie qu’on aime et celle où nous vivons réellement…!*Par Walid AÏT SAÏD - Dimanche 05 Avril 2015-L’Expression

Une vue de carte postale

***L’équipe de Thalassa, la célèbre émission de la télévision française France3, est revenue tourner un documentaire intitulé « Algérie: la mer retrouvée », qui comme son nom l’indique est consacré aux 1600 kms de côtes algériennes. Produit par l’agence Capa et réalisé par Alexis Marant et Guillaume Pitron, ce documentaire de 110 minutes, qui doit être diffusé sur France3 le 03 avril est déjà sur la Toile. Ce documentaire exceptionnel nous fait découvrir ce que ses concepteurs ont baptisé « un géant méditerranéen ».

Thalassa en Algérie dans mer et soleil

D’Oran à Annaba, la côte algérienne fait découvrir des atours extraordinaires, constitués de reliefs abrupts, de forêts denses, de marais multicolores, des dunes à perte de vue, des plages magnifiques au sable fin, des criques aux décors majestueux, des falaises escarpées, des vues d’avion du littoral à vous couper le souffle, un ciel bleu azur sans le moindre nuage, des dauphins qui viennent jouer près des bateaux, des soirées animées, une joie de vivre extraordinaire… Un vrai paradis sur terre.

plage-les-andalouses

Cependant il y a lieu de mettre un bémol à cette description idyllique tant les atteintes au littoral et autres agressions par le béton sont légion. Le journaliste et coréalisateur Guillaume Pitron dira, sans complaisance, qu’ils ont été effarés par la saleté qui règne en maître aussi bien sur le littoral qu’en mer, mais très agréablement surpris par l’amabilité et l’hospitalité des Algériens.

« Ce constat du manque d’hygiène et d’atteinte au littoral sera bien entendu rapporté dans l’émission », dira-t-il « car l’objectif de l’émission est de montrer les richesses, la beauté de la mer, des sites à travers le monde, mais aussi de sensibiliser sur la nécessité de les protéger et les préserver. « Nous avons constaté, dira-t-il, une absence de conscience de la population et des responsables locaux avec des poubelles qui jonchent les sols partout où nous sommes passés ».*Par Lila Ghali | 21/03/2015 |www.algerie1.com

Le documentaire de 110 minutes a été retiré de Youtube.

*voir vidéo:Thalassa consacre une émission sur l’algérie

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****Sites vierges, plages paradisiaques, fonds marins inexploités…Voilà ce que l’on verra vendredi 3 avril 2015 dans l’émission «Thalassa» consacrée au littoral algérien.

Vendredi 3 avril, la chaîne de TV française France 3 diffusera, à 20h50,  l’une des émissions phare de la télévision française, «Thalassa». Ce sera 110 minutes entièrement consacrées au littoral algérien intitulé «La mer retrouvée» et des séquences filmées avec des drones de l’armée algérienne. «Thalassa», qui traite de la mer, de son environnement écologique, social, culturel, sportif et politique, est l’une des plus anciennes émissions de la télévision française.

L’annonce du documentaire sur l’Algérie faite depuis les premiers repérages en juin-juillet 2014 a, bien entendu, aiguisé la curiosité des téléspectateurs algériens qui sont aussi nombreux à suivre l’émission qu’en France, selon son animateur vedette Georges Pernoud. La bande annonce fait le buzz sur la Toile et les commentaires sont surtout bienveillants avec des avis pour et contre des commentaires des réalisateurs qui ont trouvé «sale», en nuançant leurs propos, le littoral qu’il trouve aussi splendide et encore vierge. On dit que la polémique qui a suivi cet épisode aurait entraîné la suppression de certaines séquences, mais on ne le saura que le 3 avril vers 23h.

Découverte

Pour montrer la richesse des fonds de la côte algérienne, où l’on trouve encore des espèces qui ont disparu le long des côtes nord, toujours selon le réalisateur, l’équipe de Thalassa a plongé dans les eaux de l’aire marine protégée des îles Habibas, de Tipasa et celles de Annaba, où elle était accompagnée par des plongeurs algériens, dont le Dr Farid Derbal, un chercheur en sciences de la mer et plongeur expérimenté et qui reconnaît que chaque expédition sous-marine est une nouvelle découverte. «Une expérience très enrichissante et trop brève, selon Farid Derbal, car elle n’aura duré que deux jours les 26 et 27 juin.

La plongée au large d’El Kala a dû être abandonnée à cause de la météo. Elle promettait d’être riche en belles images avec ses herbiers de Posidonnie, son superbe corail rouge et ses forêts sous-marines de cystoseires qui sont autant d’habitats, de nurseries et de garde-manger pour des centaines d’espèces, dont celles qui sont pêchées et qui assurent les revenus de centaines de familles.»

Le premier contact avec l’équipe de Thalassa s’est fait par l’entremise de l’Institut français de Annaba, qui a parlé d’un projet pour lequel le club de Annaba était invité à se faire reconnaître et, suppose Farid Derbal, «le club a été retenu pour son palmarès qui certainement a joué en notre faveur et aussi parce qu’il compte de nombreux biologistes, parmi ses 400 adhérents».

Puis il y a eu un échange d’emails avec le réalisateur Alexis Marant «qui m’a proposé de faire partie de l’équipe en ma qualité de plongeur mais aussi de scientifique et biologiste marin». L’équipe algérienne comprenait aussi Karim Chiri, président du club et moniteur, ainsi que des moniteurs de plongée de la Fédération algériennes des sports subaquatiques (FASSAS), dont Bellili Foued et Kouidri Hocine et une figure célèbre dans le milieu, Balistrou Samia, du club de Tipasa.

Grottes

Les plongées avec l’équipe de Thalassa à Annaba se sont déroulées au cap de Garde (Aïn Ben Soltane) et à Chetaïbi entre 0 et moins 30 mètres. L’objectif était de faire découvrir les fonds marins, y compris les épaves et les sites exceptionnels, comme les grottes sous-marines, et par la même occasion de montrer la biodiversité des côtes bônoises avec sa faune ichtyologique au statut écologique si particulier.

Quelques grottes sous-marines ont été prospectées avec un foyer lumineux dont une, exceptionnelle, avec des stalactites. Des photos et des séquences vidéo sous-marines ont été prises et les meilleures ont été sélectionnées pour la réalisation du documentaire. En fait, l’équipe de Thalassa ne comprenait que deux personnes : un preneur de son et un cameraman. Ils ne plongeaient pas. Ils prenaient des séquences sonores à partir du bateau qui est celui du club, un semi-rigide.

C’était de petites interviews avant et après chaque plongée dans lesquelles Farid Derbal et amis expliquaient le choix du site et ce qu’il faut y voir. «Les images sous-marines par contre ont été toutes prises par les plongeurs du club. Ce sont des films vidéo tournés en HD avec leur équipement de laboratoire et avec également une caméra Go-Pro de l’équipe de Thalassa qui est une caméra de petite taille frontale et étanche.

Le départ se faisait de la plage Chapuis (Rizi Amor). Accompagnée tout le temps par les gardes-côtes pour des raisons de sécurité, l’expédition durait toute la journée pendant laquelle nous faisions deux ou trois plongées de 30 m.» Sur les réseaux sociaux, la tension monte à l’approche du vendredi 3 avril, chez les amoureux de la mer certes, mais beaucoup d’autres aussi. Que va-t-on encore dire de nous et de notre pays ?*Slim Sadki –El Watan-vendredi 27 mars 2015

**La diffusion de l’émission  Thalassa sur la chaine française « France 3 »  le 03 avril 2015, avait enregistré un taux d’audience qui avait surpris ses initiateurs.

*Georges Pernoud: nous serons contraints de revenir sur ce littoral

Georges-Pernoud-Koh-Lanta-me-derange-vraiment_portrait_w532 algérie dans reportage

Les amoureux et les nostalgiques de l’Algérie à travers la planète n’avaient pas voulu rater l’évènement. Beaucoup regrettent que l’Algérie avec ses immenses moyens matériels ; 53 ans après l’Indépendance du pays ; n’a pas pu produire un documentaire qui rappelle les paysages paradisiaques, ses couleurs, les richesses faunistiques et floristiques qui existent le long du littoral algérien.

Quelques jours après la découverte de « la mer retrouvée », nous avons pu avoir le réalisateur de l’émission, Georges Pernoud, qui derrière son sourire a accepté de répondre rapidement à nos questions, malgré son emploi du temps chargé.   

En regardant votre émission « la mer retrouvée » sur l’Algérie, vous avez fait découvrir les richesses naturelles et culturelles à de nombreuses familles  algériennes à travers cette projection ? Etes-vous au courant ?

**En fait au départ, je ne pensais pas à la diffusion. Je voulais seulement faire découvrir un littoral inconnu pour les jeunes français d’origine algérienne qui vivent en France et qui n’ont pas toujours eu la possibilité d’aller passer les vacances en Algérie. Mais ma vraie motivation repose sur le fait que THALASSA  a fait découvrir beaucoup de rivages inconnus de nos fidèles téléspectateurs. Nous avons fait connaître le littoral marocain, le littoral tunisien,  il nous manquait le littoral algérien que moi-même je ne connaissais pas.  En fait, c’est à la suite d’une discussion avec un scientifique français qui a participé à une étude sur le littoral algérien, et qui a fini par tomber amoureux de ses 1600 kms de toute beauté. Il n’en fallait pas plus pour que je me lance dans l’aventure.

La date de sa diffusion était prévue pour la fin de l’année 2014 selon nos informations. Or ce n’est que le 03 avril 2015 que la diffusion a eu lieu ?

**C’est tout à fait exact. Mais, il y a plusieurs raisons à cela. D’abord dans notre métier, on ne décide de la date de diffusion que quand le montage est totalement terminé. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un film de 110 minutes, donc un temps de montage beaucoup plus long. Mais c’est l’actualité (un français assassiné en Kabylie) qui a suspendu notre travail jusqu’au retour du calme. Et dernière raison, pendant  tout ce temps nous avons fabriqué d’autres THALASSA qu’il fallait bien diffuser.

Avez-vous été confronté aux entraves bureaucratiques avant et durant le  tournage ? Comment avez-vous  trouvé  les clubs algériens  de plongée ?

**En ce qui concerne les rapports avec les autorités algériennes, nous avons dès le départ pris contact avec elles pour d’abord expliquer quel était notre projet, en mettant en avant cette volonté de faire connaître ce littoral inconnu du grand public, sachant aussi que les autorités ont semble- t- il la volonté de mettre en place une  » Loi  Littoral « . Dans la préparation du tournage, nous avons d’abord pris contact avec l’Ambassade d’Algérie à Paris qui nous a aidé à prendre tous les rendez vous nécessaires auprès des Ministères concernés. À partir de là, nous sommes partis pour Alger, pour expliquer à tous les responsables  concernés, que notre volonté était de réaliser un vrai et beau reportage de 110 minutes. Tout le monde nous a entendu, y compris les militaires qui après notre exposé, nous ont tout de suite assuré de leur aide. Nous ne nous sommes pas lancés dans cette aventure sans contacter certains de nos confrères en particulier, ceux  qui ont travaillé avant nous en Algérie

Cette émission de Thalassa pourrait donné un grand coup de « pouce » au secteur du tourisme algérien, pourvu des potentialités naturelles inexploitées hélas.  Pensez-vous  avoir terminé  votre exploration sur le  littoral algérien ? Si non, quand est-ce que l’équipe de Thalassa retournera ?

**1600 kms, impossible de tout voir, de tout montrer. Les téléspectateurs nous ont beaucoup remerciés……tellement remerciés que nous serons contraints de revenir sur ce littoral……quand ??? Difficile à dire.

Quel  est votre message que vous pouvez adresser aux familles algériennes, aux jeunes algériens en quête d’emplois et à toutes celles et ceux qui continuent à aimer l’Algérie ?

**Le Littoral Algérien est un territoire important, important pour l’Avenir, important pour les jeunes, il y a tellement de choses à faire pour conserver ce littoral, qu’il faudra créer des emplois sur ce secteur, le tourisme, la plongée , la voile etc….. À bientôt….et…. » Bon Vent ».  *Propos recueillis par M’hamed Houaoura-El Watan-dimanche 12 avril 2015

 

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**Un reportage subtil

Le chanteur de Way way posant avec ses fans

«Imaginer une plage, avec toute ses nuances de bleu, ses ados qui pianotent et ce qu’il faut de bikini, de tatouage, et de frime, une plage d’été comme il y en a des milliers en Méditerranée, on dirait la France ou l’Italie et c’est l’Algérie» c’est ainsi que commence ce reportage. D’une durée de 110 minutes, le documentaire fait ressortir la beauté singulière de nos paysages côtiers en traversant l’Algérie de l’Est à l’Ouest. D’Oran à Tipasa, de Sidi Fredj à Béjaïa en passant par la Casbah et pour finir à Annaba, rien n’est laissé au hasard.
C’est via des guides que le film va nous introduire dans les mystères de notre beau pays tout en dénonçant ses anomalies. Les guides sont Samia la féministe, la première femme à avoir gagné ses galons de moniteur, Abdel le cuisinier aux recettes de poisson, Karim l’écolo, et enfin Mohamed Benchenet, auteur du fameux way way qui parlera de jeunes et de relations garçons-filles. Bref, un cuistot, une plongeuse sous-marine, un écolo et le chanteur raï du moment pour un embarquement immédiat dans un pays comme rarement nous l’avions vu. Les rencontres humaines seront ainsi décisives dans le déroulement de ce reportage qui ira aussi à la rencontre de «la jeunesse dorée de l’Algérie» comme se plaisent à dire les Occidentaux mais encore avec Fatima une femme capitaine de pêche, sans oublier les vacanciers et la chasse policière, pour sonder les avis divers sur la situation socio-culturelle du pays. Car si ce reportage se veut aborder l’aspect naturel du pays il n’en dévoile pas moins ses dessous politiques et socio-économiques qui le secouent. La beauté d’abord, avec la découverte de somptueuses grottes sous-marines et ses rares poissons et plein d’autres paysages extraordinaires. Un fabuleux voyage en somme sur 1 200 km de littoral. Des images belles, des plages vierges, vides sans humains. Un mystère élucidé avec Samia la plongeuse. Des témoignages d’hommes et de femmes généreux dont la mission est de préserver notre espace naturel sans tabou seront apportés, dans la joie et la bonne humeur. Un film qui donne du baume au coeur d’autant qu’il vous pousse à vous réconcilier un peu avec votre environnement immédiat et surtout avec l’Autre. Au titre résolument significatif, il renvoie assurément à la décennie noire où les femmes étaient interdites de plages et le bikini proscrit. Bien qu’encore aujourd’hui dans certaines plages… Mais, aujourd’hui, l’Algérie ne tourne plus son dos à la mer, explique ce doc, les plages sont à nouveau bondées de monde montre ce reportage du service de France Télévisions qui, pour le coup, n’a pas cherché à fouiller dans les bas-fonds scabreux de l’Algérie mais plutôt ce qu’elle a de meilleur en son sein, malgré tous les tracas rencontrés sur place pour la réalisation de ce film qui n’a pas été de tout repos. C’est une jeunesse assoiffée de vie et de loisirs qui est décrite dans ce reportage qui parle de cette «Algérie, ce géant africain et maritime». Géant d’une certaine façon. Mais il faudra attendre la suite pour bien lire entre les lignes. Le film haut en couleur suit des gens dans l’exercice de leurs fonctions. Notre nature est dénudée, dévoilant ses plus beaux atours, de ses poissons à ses sons qui bruissent sous l’eau ou dans le ciel, ses couleurs qui ravivent l’esprit et enchantent le moral. Des images sublimes sont ainsi singulièrement soulignées. Des îles Habibas, en face d’Oran et Sidi El Houari le quartier espagnol, Oran cette ville plus ouverte que les autres. Oran et sa rue de la Bastille et ses effluves de marchands de légumes. Un film qui donne de l’eau à la bouche, qui donne des ailes et vous pousse à aller à la plage indiscutablement. Et puis la sentence irrévocable. «L’Algérie, un géant méditerranéen mais un nain touristique», poursuit la voix off. Et de souligner: «La faute peut être due à la bureaucratie», le monopole de l’Etat sur la majorité des infrastructures hôtelières et l’anarchie dans les constructions urbaines, sans parler les années sombres du terrorisme sont les quelques facteurs du manque de tourisme en Algérie, estime-t-on. A Alger il y a la surpopulation. Notons que ce doc est marqué par ses nombreuses vues du ciel. Ce qui fait son originalité. Car sa façon de balayer les paysages est comme un voyage qu’il nous fait faire. Les images sont tantôt panoramiques, tantôt proches des visages, des portraits réalisés des individus. Alger est vue sous le prisme patrimonial. La Casbah. Nous sommes introduits par Samia la plongeuse, qui vient y chercher la maison de sa grand-mère. Le reportage s’introduit dans une qaâda chaâbie. Direction Béjaïa et son phare le plus haut du monde. Pas très propre sont ici les plages. Qu’à cela ne tienne, Les soldats de Karim sont là pour la rescousse, le nettoyage des plages. Après Béjaïa, place à Tichy avec ses deux pierres, deux mesures. D’un côté, les gens des villas et de l’autre, ceux qui bronzent sous les tentes. L’hypocrisie sociale et son pendant moralisateur sont bien soulignés ici. Les garants des bonnes moeurs, les policiers, sont épinglés.
Un paradoxe à l’image de l’Algérie est à peine suggéré mais là le message passe comme une lettre à la poste. S’il dévoile la beauté, ce doc, bien subtil, n’oubliera pas de montrer pour autant que tout ce qui brille n’est pas or.*Par O. HIND - Mercredi 25 Mars 2015/ L’Expression

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2 réponses à “Thalassa en Algérie”

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