Sommet de Rio+20

**Du 20 au 22 juin 2012

**Rio+20 s’achève sur une série de promesses et de nombreuses critiques

Sommet de Rio+20

Le sommet Rio+20 devait s’engager vendredi dans un texte à promouvoir une « économie verte » épargnant les ressources naturelles de la planète et éradiquant la pauvreté, pendant que les critiques fusaient sur son absence d’objectifs contraignants et de financement.
Vingt ans après le Sommet de la Terre qui avait imposé l’environnement sur l’agenda mondial, le sommet sur le développement durable, précédé par des mois de discussions et de négociations, devait s’achever vendredi à Rio sur la ratification d’un compromis a minima mis au point par le Brésil, pays hôte.
Ce texte a été salué par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon comme étant un « très bon document, une vision sur laquelle nous pourrons bâtir nos rêves ».
La société civile, très en colère, a exprimé sa déception pendant les trois jours du sommet, dénonçant l’ »échec » et le manque d’ambition de Rio+20.
Pour Kumi Naidoo, directeur général de Greenpeace International, « on remet en ordre les fauteuils sur le pont du Titanic alors qu’il est en train de sombrer ».
Hanté par l’échec de la conférence de Copenhague en 2009 qui s’était achevée sur un fiasco retentissant, pays riches et pauvres se sont accordés sur une série de promesses pour guérir les plaies de la planète.
La longue liste de maux inclut la faim, la pauvreté, et aussi la désertification, l’appauvrissement des océans, la pollution et la déforestation, le risque d’extinction de milliers d’espèces…
« Nous chefs d’Etat et de gouvernement (…) renouvelons notre engagement envers le développement durable et envers un avenir économiquement, socialement et écologiquement durables pour notre planète et pour les générations présentes et futures », commence le projet de déclaration.
Ce texte de 53 pages  prône une « économie verte », modèle de développement moins destructeur de la planète dont la population devrait passer de sept milliards aujourd’hui à 9,5 milliards en 2050.
Mais en raison des craintes des pays pauvres que ce concept ne cache un protectionnisme déguisé des pays riches, la déclaration souligne que « les politiques d’économie verte » ne doivent pas « imposer de règles rigides », mais « respecter la souveraineté nationale de chaque pays », sans constituer « une restriction déguisée au commerce international ».
Le sommet a lancé le principe d’ »Objectifs du développement durable » (ODD) sur le modèle de ceux du Millénaire adoptés en 2000 par l’ONU. Un groupe de travail devra faire ses propositions en 2013, pour une mise en place à partir de 2015.
Ces objectifs devront être « en nombre limité, concis et tournés vers l’action », selon la déclaration.
Le financement d’une transition vers une économie verte est resté en suspens : en temps de crise, et avec des budgets à sec, les pays riches n’ont plus les moyens de mettre la main à la poche.
Rio+20 encourage ainsi de nouvelles sources de financement – entreprises, partenariats, etc.- ainsi que des « financements innovants », sans les détailler. Neuf pays européens viennent de décider la mise en place de la taxe sur les transactions financières, ce dont s’est vivement réjouie l’ONG Oxfam à Rio.
Ban Ki-Moon a reçu vendredi matin une délégation de militants qui ont participé au Sommet des peuples, le contre-sommet organisé par la société civile dans le centre de Rio.
Ceux-ci ont exprimé leur « frustration » auprès du chef de l’ONU de ne pas avoir réussi à peser sur le sommet officiel.
Remplaçant le président Barack Obama qui n’a pas fait le déplacement -comme les dirigeants allemand, britannique et russe-, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déploré le retrait de la déclaration finale du droit des femmes à décider d’avoir ou non des enfants.(AFP-22.06.2012.)

**redéfinir le développement durable

Le sommet de la Terre qui s’ouvre à Rio vise à mieux intégrer les aspects économiques et sociaux au développement durable, et à préciser son cadre institutionnel..

Du 20 au 22 juin 2012 se déroulera à Rio de Janeiro la conférence des Nations Unies
sur le développement durable, dans le cadre du cinquième sommet de la Terre, des
rencontres qui réunissent les dirigeants mondiaux tous les dix ans depuis 1972
autour du développement durable (ce sommet est aussi surnommée Rio+20, en
référence au sommet de la Terre de 1992, qui s’était tenu à Rio). Durant toute
la semaine précédant la conférence, de multiples rencontres rassembleront tous
les acteurs du développement durable : ONG, citoyens, entreprises,
scientifiques… Cette année, les deux thèmes principaux seront le cadre
institutionnel du développement durable et l’économie verte. Le cadre
institutionnel concerne la gouvernance et la mise en place de mesures favorisant
le développement durable à toutes les échelles : mondiale, nationale et locale.
Une organisation mondiale de l’environnement pourrait ainsi être créée – c’est
en tout cas le souhait des représentants français. L’économie verte vise à
concilier croissance économique, progrès sociaux et respect de l’environnement.
Dans un rapport publié en février 2011, le Programme des Nations Unies pour
l’environnement (PNUE) la définit comme « une économie qui entraîne une
amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant
significativement les risques environnementaux et la pénurie de ressources ».
Cette formulation pourrait rassurer les pays en développement, inquiets de voir
les contraintes environnementales hypothéquer leur croissance, mais le concept
reste à définir de façon précise. (PLS-18.06.2012.)

***Khalil Sakhri, l’Algérien qui se distingue aux Nations unies

Khalil Sakhri, l’Algérien qui se distingue aux Nations unies

L’Assemblée générale des Nations unies a organisé dernièrement une conférence autour du développement durable «Rio+20» au Brésil.

Environ 50 000 personnes, entre délégations officielles, chefs d’Etat, médias et associations sont attendues. Certainement le plus grand événement dans l’histoire des Nations unies. L’expert international sur les questions de la jeunesse, résolution des conflits et développement des projets internationaux, Khalil Sakhri, animera plusieurs sessions et des ateliers pour les jeunes et rencontrera des leaders venant du monde entier. Initiateur de plusieurs projets aux niveaux local et international sous la casquette du président du club scientifique de la Faculté de Sétif, Khalil Sakhri est également consultant pour les organisations internationales, y compris les agences des Nations unies. Son parcours est impressionnant : depuis 2010, il a été sollicité par l’ONU habitat afin de renforcer les capacités de la société civile à travers le monde et plus particulièrement en Afrique.

Aujourd’hui, il est l’une des trois personnes en charge de poursuivre le processus de désignation d’un conseiller spécial pour la jeunesse pour le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Soulignons qu’en décembre dernier, Khalil Sakhri s’est distingué par une présentation devant le secrétaire général des Nations unies, où il a été félicité par Ban Ki-moon, Cheikha Mouza du Qatar et l’ancien président du Portugal, Jorge Sampaio. (El Watan-22.06.2012.)    

 

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 Les enjeux du sommet de la Terre

Economie verte et gouvernance, des mots à définir et à mettre en œuvre…

Un Indien d'Amazonie devant une affiche du sommet sur l'environnement Rio+20, à Brasilia en juin 2012.

Coucher de soleil sur la baie de Rio de Janeiro, au Brésil, le 10 mai 2012.

photo: Coucher de soleil sur la baie de Rio de Janeiro, au Brésil, le 10 mai 2012.

Environ 50.000 personnes, délégations officielles, chefs d’Etat, médias et associations, sont attendus à Rio la semaine prochaine. Tout ça pour quoi? Pour un sommet sur le «développement durable» qui risque de ne pas passionner les foules. Pourtant, il pourrait marquer un tournant dans la manière de traiter les questions environnementales dans le monde.

L’économie verte, un concept à définir

Thème principal du sommet, l’économie verte n’a pas encore été clairement décrite et chacun espère imposer sa définition. Entre les grandes entreprises qui cherchent à verdir, plus ou moins artificiellement, leurs activités, les pays émergents qui ne veulent pas renoncer au moindre demi-point de croissance sous prétexte de préserver l’environnement, et les pays développés qui ne montrent pas vraiment l’exemple, remplacer le terme galvaudé de «développement durable» par «économie verte» arrangerait beaucoup de monde.

Lancée par les Nations unies pour faire passer la pilule de l’environnement en période de crise économique, l’économie verte rencontre de nombreux opposants parmi les ONG, qui dénoncent une «financiarisation de la nature». Nul doute que ce concept encore flou cristallisera les différends à Rio. D’autant plus que le sommet du G20, qui se déroulera quelques jours avant au Mexique, aura pour thème la «croissance verte». Les associations redoutent déjà que les grands pays se mettent d’accord entre eux sur leur définition de l’économie verte, puis viennent à Rio imposer leur vision.

Vers une Organisation mondiale de l’environnement

Autre sujet qui sera au cœur des débats, la gouvernance  du développement durable. En clair, qui peut obliger qui à faire quoi. Pour le moment, les conventions des Nations unies sur le changement climatique ou sur la biodiversité vivent leur vie indépendamment. Le Programme des Nations unies pour l’environnement ou celui pour le développement aussi. L’idée de créer une Organisation mondiale de l’environnement permettrait de centraliser en un même endroit toutes ces structures et pourrait devenir une force comparable à l’OMC. La France est un des plus ardents défenseurs de cette OME, comme l’a rappelé François Hollande lors d’un discours en amont de Rio+20.

Rio+20 marque néanmoins un premier changement dans la méthode de négociations sur l’environnement: en amont du sommet officiel, trois journées ont été organisées pour permettre aux associations et membres de la société civile de donner leur avis sur le projet de déclaration finale. Baptisés «sandwich days», ils devraient permettre d’apporter des «recommandations» aux négociateurs officiels sur les sujets les plus sensibles.

Une feuille de route âprement négociée

Concrètement, au-delà des débats qui se tiendront à Rio, seule une feuille de route sortira du sommet. Négociée depuis déjà plusieurs mois aux Nations unies, notamment sous l’égide de Brice Lalonde, elle comprendra une dizaine de chapitres qui regrouperont les engagements pour l’avenir. Ceux-ci pourraient remplacer, en 2015, les Objectifs du millénaire pour le développement qui arriveront à échéance. Restera ensuite à trouver des financements, à engager tous les pays à atteindre ces objectifs, et à ne pas les laisser sur le bord de la route à cause de la crise économique. (20Minutes-12.06.2012.)

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**Questions-réponses sur Rio+20

*Qu’est-ce que Rio+20 ?

*Rio+20 est le nom abrégé de la Conférence des Nations unies sur le développement durable qui se tient à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin 2012. Elle réunira les 193 États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) et sera consacrée aux questions de développement durable, dans ses trois piliers : économique, environnemental et social.

*Pourquoi le terme Rio +20 ?

Rio fait référence au Sommet de la Terre qui s’est tenu en 1992 à Rio de Janeiro. Le Sommet de la Terre ou Conférence de Rio marqua un tournant dans la mobilisation générale sur le développement durable en adoptant notamment la Déclaration de Rio qui fixe les principes du développement durable. La mention +20 fait référence aux 20 ans qui séparent ces deux conférences.

*À quoi sert une telle conférence ?

Réunir tous les États du monde doit permettre de trouver des solutions communes aux problématiques de développement durable qui touchent l’ensemble de l’humanité.

*Quel texte officiel fixe les fondements de Rio+20 ?

Une résolution prise par l’Assemblée générale des Nations unies, le 9 décembre 2009 lors de sa 64e session, précise l’objectif, les thèmes et le processus préparatoire de la conférence : modalités, éléments de calendrier et comités préparatoires.

*Qui participe ?

 Les gouvernements des 193 États membres des Nations unies, les institutions internationales et des représentants de l’ensemble des autres acteurs de la la société : citoyens, organisations non gouvernementales, collectivités territoriales, syndicats, entreprises, scientifiques.

*Quels thèmes sont abordés ?  Deux grands thèmes seront traités

1-l’économie verte et inclusive (équitable) : comment construire une économie qui concilie croissance économique, progrès sociaux et réponse aux grands défis environnementaux et de développement auxquels l’humanité doit faire face ?

 2-le cadre institutionnel du développement durable : comment améliorer la coordination entre toutes les organisations et les pays du monde pour que tout le monde agisse dans le même sens ?
Ces deux thèmes doivent permettre de tracer des perspectives et de fixer un cadre pour mieux avancer dans les années à venir sur l’ensemble des enjeux et secteurs du développement durable, de l’eau à l’énergie, en passant par la sécurité alimentaire.

*Comment se prépare une telle conférence ?

Depuis deux ans, chaque État prépare sa position, souvent en concertation avec les différents acteurs de son pays (entreprises, organisations non gouvernementales, etc.). Un premier document regroupant les différentes positions des États, appelé « draft zero », a été établi par l’ONU en janvier 2012 pour servir de base de discussions. Plusieurs séances de négociation ont été organisées au siège des Nations unies à New York pour progresser dans l’élaboration d’un texte qui s’intitule « The Future We Want » (L’avenir que nous voulons) et susceptible de devenir une déclaration finale à Rio.

*Existe-t-il un lien entre Rio+20 et les conférences sur le climat ?

Leur point commun est qu’elles sont des réunions pilotées par les Nations unies. Mais Rio+20 est plus large qu’une conférence sur le climat. La conférence de Copenhague de 2009 était la 15e conférence des Parties et celle de Durban de 2011 était la 17e Conférence des Parties (dites COP 15 et 17) de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Elles s’inscrivent donc dans un processus de réunions régulières qui se tiennent tous les ans (les COP) et sont centrées sur les problématiques de changement climatique. Les conférences de type Rio+20, en revanche, n’ont lieu que tous les dix ans (cf. Johannesbourg en 2002), et ne sont pas fixées à l’avance.

*Comment va se dérouler Rio+20 ?

La phase finale de la préparation de RIO+20 est organisée en trois temps : du 13 au 15 juin, la dernière étape de négociation est programmée entre les négociateurs des 193 États. Puis, du 16 au 19 juin, auront lieu des débats menés par des représentants de la société (citoyens, ONG, entreprises, collectivités locales, universitaires, syndicats, etc.). Enfin, lors des trois derniers jours (du 20 au 22 juin) se tiendra la Conférence Rio+20 proprement dite, lors de laquelle les chefs d’État échangeront pour acter des décisions.

*Quels sont les enjeux ?

L’enjeu principal est de réussir à trouver des compromis acceptables pour l’ensemble des États, afin de faire avancer les solutions concrètes aux problématiques de développement durable. Il s’agit de faire converger les gouvernements pour bâtir ensemble le monde de demain. À cela, s’ajoutent des enjeux de calendrier afin que la communauté internationale s’organise sans attendre pour agir en adéquation avec l’urgence décrite par les scientifiques.

*La position de la France ?

 La France défend, en ligne avec les positions européennes, l’importance d’un renforcement de la gouvernance internationale du développement durable, qui doit pouvoir mieux intégrer ses composantes économiques, sociales et environementales. En son sein, la dimension environnementale doit plus spécifiquement être renforcée : la France et l’UE proposent la transformation du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement basée à Nairobi, pour remédier à la fragilité du système actuel. Elle défend également l’association des différents acteurs de la société (organisations non gouvernementales, collectivités locales, syndicats, entreprises, scientifiques) aux décisions qui contribueront à la construction du monde de demain. Elle propose enfin, comme l’Union européenne, une feuille de route ambitieuse sur l’économie verte et inclusive, comportant des propositions sur certains thèmes, comme l’eau ou l’énergie durable par exemple, mais également des avancées sur des enjeux plus généraux comme la mesure du progrès des sociétés (nouveaux indicateurs complémentaires du PIB – produit intérieur brut). Elle accueille enfin avec intérêt et ouverture les propositions de ses partenaires pour un résulat ambitieux à Rio+20, et notamment celles concernant les objectifs du développement durable.

*Comment participer ou apporter une contribution ?

Toute personne morale (association, syndicat, entreprise…) peut rédiger un cahier d’acteurs qui sera posté sur le site français, sous réserve d’un contrôle de conformité, dans la rubrique Les cahiers et fiches d’acteurs, pour alimenter la préparation de la Conférence de Rio et le brassage d’idées. Chacun peut également contribuer à Rio+20 en faisant part d’un engagement volontaire, qui sera recueilli par les Nations unies dans leur registre « Rio+20 Voluntary Commitments ». À noter que trois appels à la société ont été lancés par des acteurs français pour la création d’une Organisation mondiale de l’environnement. En tant que citoyen, il est enfin possible de s’exprimer via les réseaux sociaux Facebook et Twitter, et de se tenir informé via les sites internet et les lettres d’actualités. (source: conference-rio2012.gouv.fr)

*Où se renseigner ?

Sur le site internet français www.conference-rio2012.gouv.fr et le site internet officiel des Nations unies www.uncsd2012.org.

*Références historiques… Que s’est-il passé avant Rio+20?
Rio+20 s’inscrit dans la continuité de trois précédentes conférences des Nations unies :

la Conférence de Stockholm en 1972 a institué le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dont le siège se situe à Nairobi (Kenya) ;

  • le Sommet de la Terre de 1992 à Rio qui a adopté :
  • la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, précisant notamment le contenu du développement durable (principe 1) ;
  • un programme d’action pour le 21e siècle, appelé Action 21 (Agenda 21 en anglais) ;
  • des conventions internationales protégeant l’environnement, notamment la convention sur le climat et la convention sur la biodiversité ;
  • le Sommet de Johannesburg de 2002, qui a dressé un premier bilan de Rio et adopté un plan d’action avec des mesures concrètes mettant en œuvre les principes du développement durable, notamment dans les domaines de l’eau, de la santé, de la biodiversité, de l’énergie, de l’agriculture.

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Retour sur les succès et les échecs des précédentes rencontres

Des jours et des nuits de négociation pour accoucher de textes manquant d’ambition: depuis Copenhague, les sommets sur le climat ont perdu de leur intérêt et de leur crédibilité. Les observateurs déplorent un enlisement des négociations pendant que les ONG crient à l’urgence climatique. A quoi pourra servir le prochain sommet sur le développement durable des Nations unies, qui se tiendra à Rio du 20 au 22 juin?

Réunir tout le monde autour de l’environnement

Première utilité de ces grands sommets, ils sont l’occasion de remettre le développement durable à la une des médias et des agendas politiques. «En dépit de la déception qu’on peut avoir en lisant les communiqués finaux, nous avons vraiment besoin de ces sommets, car il faut un lieu où on se rassure sur le fait que les politiques climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont un pari dans lequel on est engagés collectivement», rappelait Emmanuel Guérin, directeur du programme énergie climat à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), à l’occasion du sommet de Durban en décembre 2011.

Sans ces piqûres de rappel aux politiques mais aussi aux médias et au grand public, l’environnement pourrait facilement tomber aux oubliettes face à la crise économique ou aux enjeux électoraux… Cette année, François Hollande a mis un point d’honneur à participer au sommet Rio+20, alors qu’Angela Merkel et David Cameron ne se rendront pas en personne à Rio et que la présence de Barack Obama, en pleine campagne électorale, est fortement compromise. En revanche, du côté des ONG, il y aura du monde au Sommet des peuples, organisé en parallèle du sommet officiel. L’occasion de refaire entendre la voix des associations et de tenter de mobiliser les foules comme à Copenhague en 2009.

Un texte pour le futur

Même si les grands dirigeants de la planète ne seront pas tous présents à Rio, les délégations et les négociateurs feront leur travail pour aboutir à un texte qui devrait prendre la suite des Objectifs du millénaire. Ceux-ci constitueront une «feuille de route» pour les décennies à venir, même s’ils ne contraignent pas les Etats à les respecter. Les précédents sommets ont ainsi permis de créer des conventions sur le climat, dont la principale réussite fut l’instauration du protocole de Kyoto limitant les émissions de gaz à effet de serre des pays développés, et la création d’un protocole sur la biodiversité destiné à sauver les espèces menacées. Le protocole de Montréal, qui a permis de résoudre le problème de la couche d’ozone, le mécanisme REDD de lutte contre la déforestation ou encore le marché du carbone sont le fruit des précédentes rencontres internationales sur l’environnement.

Dans les négociations informelles sur le texte d’accord qui devrait être signé le 22 juin, les délégués des différents pays ne se sont pour le moment accordés que sur des phrases très consensuelles. Les divergences restent fortes sur des sujets essentiels comme le changement climatique, les océans, l’alimentation et l’agriculture, les transferts de technologie, l’économie verte… Au point que le directeur général de WWF, Jim Leape, s’inquiète: «Il y a deux scénarios probables, un accord si limité qu’il n’aurait pas de sens, ou un échec total», rapporte l’AFP.

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Renouer le dialogue

«L’histoire des grandes rencontres internationales consacrées à l’environnement est faite de rendez-vous réussis, a déclaré, optimiste, François Hollande lors d’un forum de lancement de Rio+20 le 8 juin à Paris. Rio a été un sommet qui a permis d’engendrer de grandes discussions et qui a déclenché de grandes conventions internationales sur le climat, la biodiversité, la forêt, qui permettent de faire avancer les droits», a rappelé le président de la République, faisant référence au premier sommet de 1992. «Mais la volonté politique, aussi forte soit-elle, n’est rien s’il n’y a pas la mobilisation citoyenne. A Rio, c’est cette conjugaison qui fera le succès ou l’échec», a conclu François Hollande. Les sommets sont donc surtout l’occasion de renouer le dialogue entre scientifiques, militants, politiques et tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la planète. Car sans mobilisation de l’opinion publique, il y a peu de chances pour que les dirigeants prennent des positions ambitieuses.(20Minutes-12.06.2012.)

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