2éme Festival culturel panafricain (du 5 au 20 juillet 2009 à Alger)

*Alger l’Africaine …Le second Festival panafricain d’Alger est, certainement, le plus important et l’unique événement que notre continent ait connu. Il y a quarante ans, en 1969, et alors que la moitié des pays africains étaient encore colonisés, dans une conjoncture faite de guerre de libération nationale, de lutte contre l’ apartheid et le racisme fondé sur la couleur de la peau et le préjugé social et culturel, l’humanité remportait la plus historique des victoires du siècle.
C’était à Alger. Le monde découvrait un univers qu’il ne connaissait pas, qu’ il méprisait parfois pour n’ avoir jamais fait l’ effort de comprendre que la culture est un tout, une richesse universelle, un patrimoine de toute l’humanité. Ce qui par contre était la négation de tout sens humain, c’était le sytème politique dégradant qui sévissait dans notre continent, là où il y a des intérêts économiques en jeu.
L’Afrique a apporté le meilleur des défis, l’arme la plus redoutable pour en finir avec le système colonial et affirmer son droit à la liberté et à l’épanouissement de sa personnalité. Dès lors, les jours du système colonial étaient comptés. Nul mieux que notre défunt confrère, Jean-Louis Bory, n’a su expliquer l’événement qui venait de se produire à Alger. C’était à l’époque de la course des spoutniks pour conquérir la lune. Appolo était arrivé enfin à se poser sur la lune.
Dans la poussière :  » Pendant que le monde découvrait une terre morte, nous avions découvert à Alger une terre vivante ». Quelle sentence dictée par ce journaliste du Nouvel Observateur, ami de l’Algérie, qui garde encore 40 ans après tout son sens. Ne parle-t- on pas à nouveau en 2009 d’installer une station permanente dans cette terre morte, pour aller explorer d’autres terres qui ont certainement vécu. L’Afrique, elle, est là, à Alger ; plus vivante que jamais. Plus belle qu’elle ne l’a jamais été, avec ses couleurs et la diversité de sa culture, sa contribution à la richesse culturelle universelle.
Un évènement deux fois réussi par Alger, « la terre des mouvements de libération, devenue la terre de la culture africaine ». Dans un monde pris dans la frénésie des sociétés de consommation, celles qui créent des besoins artificiels, l’Afrique, continent le plus pauvre du monde, a dévoilé toute sa richesse, celle qui ne se vend pas au rabais sur le marché de la mondialisation. Une culture qui remonte aux origines du temps, des peuples, qui s’exprime dans toute sa vérité et sa splendeur.
Une fois de plus, Alger a su indiquer la voie dans un monde qui se cherche, qui perd ses repères, troque sa culture contre les produits qui polluent la planète. L’Algérie a fait de l’Afrique la priorité de son action diplomatique. Avec l’arrivée du Président Bouteflika au pouvoir en 1999, aussitôt fut organisé un sommet historique de l’ ex-OUA qui a redonné à l’Afrique sa place sur la scène internationale. Action politique et diplomatique soutenue pour que notre continent puisse se prendre en charge, en finir avec les problèmes politiques qui minent sa stabilité, les phénomènes sociaux qui menacent la vie de ses populations, à grande échelle, imposer son droit au développement durable.
L’Algérie agit, aujourd’ hui, sur le terrain le plus noble, celui de la culture. Le vrai ciment de l’unité africaine à laquelle aspirent tous les peuples africains.
Le second Festival culturel panafricain est sans doute le meilleur investissement le plus rentable pour notre continent qui aspire à asseoir son unité sur des bases solides.(El Moudjahid) 


 

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* L’Afrique chante et danse à Alger. Composée de 53 camions-chars représentant les pays participant à cette manifestation, la parade a démarré hier du parc Sofia pour sillonner les boulevards de la capitale. panaf5.jpg La parade d’ouverture du 2è Festival culturel panafricain  d’Alger, organisé du 4 au 20 juillet 2009 et auquel ont pris part 53 pays du  continent africain, s’est déroulée dans une ambiance de fête. Le très nombreux public, massé tout le long du parcours emprunté par  les chars richement décorés et les artistes, et menant du parc Sofia (Alger  centre) jusqu’au quartier de Bab-El-Oued, a manifesté une grande joie  comme en témoignaient les applaudissement ainsi que les youyous lancés par les  femmes venues en familles ou entre amies assister à cette fête, qui coïncide  avec celle du 47ème anniversaire de l’indépendance du pays.          « L’Algérie est en fête pour célébrer l’anniversaire de sa libération  et pour célébrer la culture africaine », a indiqué avec une voix pleine d’émotion,  Azzedine, un quadragénaire ajoutant: « Le Panaf est une belle initiative et nous  sommes fiers d’avoir organisé cette 2è édition, après la 1ère qui a été abritée  aussi par notre pays en 1969″.  »Je suis très fière de mon pays, de sa culture et de son hospitalité »,  a de son côté affirmé, une jeune dame venue avec sa fille « admirer toute cette  richesse culturelle algérienne et africaine, notamment ces costumes, ces danses  et ces chants, expression du patrimoine multi-millénaire du continent africain ».          Tout le long de l’après-midi, les chars richement décorés de pièces  artistiques représentatives de la culture des pays participant, ont sillonné  le Boulevard Zirout Youcef, avec à bord des artistes, danseurs et musiciens  jouant des instruments traditionnels.          Les artistes algériens, portant avec élégance le riche costume traditionnel,  ont, de leur côté, donné un aperçu du riche et séculaire patrimoine culturel  immatériel à travers les danses et les chants dont les refrains ont été repris  en ch£ur par l’assistance présente en force pour participer ou plutôt vivre  ce festival placé sous le thème « L’Afrique du renouveau et de la renaissance ».  »Ce sont de véritables tableaux chorégraphiques haut en couleurs, en  rythmes et en sonorités », a estimé un sexagénaire pour qui cette parade, saluée  par les youyous, les applaudissements et les salves de baroud,   « est une réussite ».(APS)

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*Aux sources africaines…

Alger se souviendra longtemps de la journée du samedi. Le défilé des troupes qui prennent part au Panaf a redonné des couleurs à une ville qui en avait grandement besoin. La joie de centaines de citoyens massés le long du parcours n’avait nul besoin de s’exprimer par des paroles ou des gestes. Même si, dans les rangs, sortaient ces Algériens pleins de vie et d’espièglerie qui n’hésitaient pas à se mélanger aux danseurs. Qui a dit que l’Algérien était toujours renfrogné  et voué à se morfondre dans l’ennui ? Pour peu que les conditions de liesse se retrouvent réunies, il se métamorphose et donne libre cours à ses pulsions de joie. Il n’est nullement destiné à cultiver la tristesse et les dons mortifères.
Il suffit d’observer les yeux déshabitués de ce genre d’événements qui tissent des liens avec le vaste monde avec ses multiples façons de voir et de concevoir. La culture n’a- t-elle pas pour première fonction de relativiser les jugements, de conforter l’ouverture des esprits ? Voir cette imperceptible lueur de joie chez ceux qui, souvent, ont tenu à sortir en famille est un moment que beaucoup d’habitants ne voulurent rater à aucun prix. Un bonheur n’arrivant jamais seul, la ville s’illumine le soir venu. Elle est devenue ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Un carrefour d’échanges à l’image de sa position où se retrouvent différentes influences depuis la nuit des temps. L’histoire et la géographie de la ville lui ont forgé un statut mérité de confluent. Ceux qui veulent enfermer les Algériens dans une bulle asphyxiante ont échoué. C’est peut-être ce qui explique l’acrimonie de nombre de personnes qui mettent en avant le coût du festival, voire son inutilité. Aucun pays au monde ne subordonne l’organisation de manifestations culturelles à l’éradication des problèmes de ses citoyens. Il a raison cet économiste qui suggérait de remplacer le PNB par un produit intérieur du….. bonheur. On aurait autant besoin de satisfaire des besoins matériels que s’évader de la routine des jours. L’Algérien a bien connu cette époque où, sous-prétexte d’être superflus, la priorité a conduit à l’interdiction de spectacles, de toutes les activités susceptibles de former un goût, une conscience libre qui refuserait des vérités toutes faites. Un peuple, par nature joyeux, a été raboté et réduit à vivre sans contact avec les étrangers. Ils savent qu’un peuple que caressent les vents du large, qui découvre qu’il existe d’autres façons de vivre, de se vêtir, n’acceptera pas de camisole. Ce sont les craquements qu’on entend, lors de ce genre d’événements, qui font perdre pied aux grincheux.
Il faut reconnaître au Panaf cette vertu de ressusciter la joie dans les cœurs, de donner l’image d’un pays décidé à tourner le dos à la grisaille. L’Algérie, assimilée des années durant au terrorisme, retrouve sa place d’éclaireur. Comme du temps où les cinéastes, les écrivains faisaient d’Alger une halte obligée, l’Algérie, qui ouvre ses bras aux cultures, n’est plus ce pays dont on se méfie. Un simple retour des choses au pays de Malek Bennabi et de Kateb Yacine, où la culture s’offre comme un bouquet coloré et multiforme. (Horizon-05.07.09.)
 

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Un, deux et trois, la parade annonçant l’ouverture populaire du 2e Festival culturel panafricain d’Alger a débuté hier après-midi du parc Sofia (centre-ville) pour sillonner les boulevards de la capitale, dans une ambiance festive sous les applaudissements et les youyous d’un public venu nombreux. Ainsi a débuté ce 2e Festival culturel panafricain (Panaf 2009) avec cette parade organisée par l’Office national de la culture et de l’information (Onci). Quelque 8000 jeunes représentant 51 pays africains ont participé à cet événement tant attendu. Il y a eu également 53 véhicules correspondant aux Etats membres de l’Union africaine (UA) qui ont transporté 350 danseurs et 120 techniciens à travers le boulevard Zighoud-Youcef, du Jardin Sofia, au niveau du centre d’Alger, pour s’arrêter au niveau du stade Ferhani de Bab El Oued. Chaque véhicule présente, à travers les maquettes exposées, l’héritage civilisationnel et culturel du continent par des symboles spécifiques à chaque pays de la région. Cette manifestation placée sous le thème «L’Afrique, renouveau et renaissance», a été une opportunité pour la jeunesse africaine de faire étalage de la culture et du patrimoine du continent noir. La parade a sillonné toutes les grandes artères de la capitale pour rassembler le public autour d’une grande fête populaire. Ces troupes ont mis le feu aux poudres partout où elles sont passées. Des troupes folkloriques variées, avec de bonnes recettes du patrimoine africain. Il y a aussi des improvisations dont le secret appartient typiquement à leurs univers originaux. Pas besoin de micro, d’amplificateurs, de projecteur ou de tout autre matériel pour animer cette fête grandiose. Riverains, artistes et associations, animés d’une furieuse envie de fredonner, de danser et de s’évader ont pris possession d’Alger la Blanche devenue de ce fait la capitale de l’Afrique qui danse et qui chante. C’est véritablement un événement historique qui vient de se dérouler après quarante années d’absence. C’est ce qui explique l’engouement remarquable des Algérois hier à cet événement. Cette exhibition, dont les maquettes ont été réalisées par une soixantaine d’artistes algériens (sculpteurs, dessinateurs et diplômés des différentes écoles des beaux-arts) et 20 autres étrangers, a eu, en prélude, le passage de cavaliers accompagnés de troupes artistiques de la Garde républicaine qui exécutaient l’hymne national.
Le camion-char représentant le pays hôte a été le premier à apparaître au public après les cavaliers, exposant des maquettes de sites et monuments historiques d’Algérie, suivi de chameaux. Un ensemble de troupes folkloriques nationales en provenance de différentes régions du pays était présent à cette parade qui draine déjà une foule considérable, venue découvrir la diversité, la richesse et les spécificités de la culture africaine, qu’Alger accueillera jusqu’au 20 juillet. Ce n’est pas donc un hasard si ce 2e Festival porte le thème «L’Afrique du renouveau et de la renaissance». Il comportera un programme d’activités riche et varié couvrant littérature, arts visuels, musique, chorégraphie, théâtre, cinéma et patrimoine. La cérémonie officielle se déroulera le 5 juillet, Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse, à la Coupole du complexe sportif Mohamed-Boudiaf et sera marquée par un mégaconcert conçu par le chorégraphe algérien de renom, Kamel Ouali. (L’Expression-05.07.09.)

***Sons et lumières d’Afrique

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 Le noir fusionne avec le blanc, à Alger. Cela ne donne pas de gris mais des couleurs. C’est la fête de la culture africaine plus que celle du panafricanisme, une idée qui a perdu de son brio. La deuxième édition du Festival culturel panafricain (Panaf’ 2009) s’ouvre aujourd’hui à Alger. Alger, une ville qui a abrité le Festival panafricain en 1969, il y a quarante ans, et qui sera dédié à la mémoire de la chanteuse sud-africaine Miryam Makéba, disparue en 2008. La philosophie du premier Panaf’, celui de 1969, organisé dans la fièvre des indépendances, a presque disparu. Le continent est aujourd’hui débarrassé du colonialisme mais pas de ses séquelles. L’Afrique vit toujours les coups d’Etat, les régimes despotiques, la corruption, les conflits, le détournement des richesses… et les ex-puissances coloniales n’ont jamais été aussi présentes.

Mais des artistes, des écrivains, bref des acteurs culturels tentent de résister avec un esprit actuel. Certains vivent l’exil, d’autres sont interdits de parole dans leur pays, d’autres encore sont victimes de persécution et de mépris. Ils ne seront pas tous à Alger pour le Panaf’ 2009 qui s’ouvre aujourd’hui, mais ceux qui y seront tenteront de raviver la flamme de l’espoir. Pas question de croire au fatalisme ou à l’idée stupide et cruellement blanche que l’homme africain n’est pas « entré » dans l’Histoire.

L’Union africaine (UA), qui cherche toujours à s’adapter à la modernité, a confié à l’Algérie l’organisation du deuxième Panaf’, placé sous le signe de « la renaissance ». Au sommet de Khartoum, en 2006, l’UA avait dépoussiéré, vingt ans après, la charte de Port-Louis sur la culture. Cela a donné la charte de la renaissance africaine, inspirée de la Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle de 2001 et du Manifeste culturel panafricain d’Alger de 1969. Dans ce manifeste, il était proposé, entre autres, la création d’un institut panafricain du cinéma, des maisons d’édition et de distribution de livres, la mise en place d’organismes pour « permettre l’insertion des arts africains dans l’industrie », etc. Rien de tout cela n’a été réalisé. Le cinéma africain est réduit à des actions individuelles d’artistes de talent. « Le cinéma est aussi le prestige de l’Afrique. Le Panaf’ lui apporte son aide, réfléchit à sa condition et lui offre un superbe champ d’expression », est-il écrit dans la brochure du Panaf’. Un panorama du cinéma africain est prévu à la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth et un colloque sur le 7e art africain est programmé les 10 et 11 juillet au même endroit. Peut-être que des idées vont émerger du naufrage pour cet art majeur et lui épargner le dédain que lui montrent, parfois avec méchanceté, les organisateurs des grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Montréal, etc.).

Et peut-être qu’on va enfin parler autant de l’état lamentable des salles de cinéma en Algérie, où l’on adore étaler « le prestige », qu’au Burkina Fasso ou au Mozambique. Le public aura à découvrir 13 courts métrages sous le thème « L’Afrique vue par… », conçus par des grands noms du cinéma. En tout, 232 cinéastes seront à Alger. Cette présence devrait au moins être mise à profit pour « sortir » quelque chose de concret. Idem pour la littérature avec les 11 participants aux résidences d’écriture et avec les conférenciers du symposium sur les littératures africaines prévu les 15 et 16 juillet à la Bibliothèque nationale (qui reprend ses activités après des mois de sommeil, conséquence de l’éviction scandaleuse du romancier Amine Zaoui de sa direction). La réédition de 200 ouvrages permettra probablement aux jeunes lecteurs de découvrir Big Balé du Congolais Achille Ngoye, Je voudrais redevenir bébé du Béninois Alexandre Gbado ou L’Anniversaire de l’Algérien Mouloud Ferraoun. Même si toutes les maisons d’édition algériennes n’ont pas bénéficié équitablement de ce marché de la réédition, l’effort est à saluer. Surtout que les jeunes auteurs africains, si peu connus dans leur continent, sont devenus des superstars en Amérique du Nord et en Asie. Autant dire aussi que la présence en Algérie de la littérature africaine ne doit pas être conjoncturelle.Aux espaces de la Safex, les « pleins feux » sur la bande dessinée africaine ne doivent pas passer inaperçus avec la participation de 32 bédéistes venus de 19 pays qui vont animer des résidences et un concours. Un tiers seulement des pays africains prend part au programme du théâtre. Seuls le Burkina Faso, le Cameroun, la Libye, le Togo et Madagascar ont envoyé des troupes indépendantes, les autres pays sont présents avec leurs théâtres nationaux. Les représentations auront lieu à partir du 6 juillet au théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA), à la salle El Mougar, à Tizi Ouzou, Béjaïa, Oran, Mostaganem et Annaba. L’Algérie sera représentée par le TNA, les théâtres régionaux et par six troupes du Sud (Adrar, El Oued, Tamanrasset, Tindouf, Ouargla, Béchar). « Le théâtre africain entre tradition et modernité » sera le thème d’un colloque programmé du 10 au 12 juillet au complexe Lâadi Flici. Au chapitre curiosités, Juillet au féminin se détache du programme au TNA. Il s’agit, selon les organisateurs, de contes de grand-mère agencés en spectacles et montages poétiques accompagnés d’orchestre. Le Sahara, « berceau de l’humanité », sera l’un des principaux invités du Panaf’ 2009 avec une exposition, à la Safex, consacrée aux arts anciens qui va durer jusqu’au 7 août. « Les architectures de terre » seront également mises en valeur au même endroit dans une autre exposition. Le public y découvrira les techniques anciennes de construction et la diversité des styles. Au palais de la culture Moufdi Zakaria, un salon de l’artisanat d’art africain est prévu du 8 au 15 juillet.Avec 5860 artistes, soit 60% des participants, la musique et la danse se taillent la part du lion. Choréafrica sera, à partir du 10 juillet, au cœur du festival des danses contemporaines à l’Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel et des arts du spectacle (ISMAAS) de Bordj El Kiffan. Au menu, 18 compagnies venues de 16 pays. Sidi Bel Abbès et Tizi Ouzou vont accueillir les festivals de danses folkloriques et populaires. Les troupes africaines animeront des spectacles à Oran, Mostaganem, Aïn Témouchent, Tlemcen, Saïda, Alger, Tipasa, Blida, Boumerdès et Annaba. A partir du 6 juillet, le Théâtre de verdure d’Alger, qui retrouve son public après des mois de fermeture, accueillera le Festival international du diwan (gnawi) avec la présence, entre autres, de Gaâda Béchar et de Tom Diakité Trio. A Annaba et à l’auditorium de la Radio, le festival international du jazz prendra le relais à partir du 15 juillet. Une conférence sur les origines africaines du jazz est programmée à la salle Frantz Fanon le 17 juillet.Le Festival international de l’art pictural contemporain sera l’activité la plus longue puisqu’elle s’étalera du 5 juillet au 28 février 2010. Une biennale africaine d’arts plastiques est prévue à la Safex à partir du 6 juillet et reste ouverte au public jusqu’au 3 septembre. Il en sera de même pour les expositions des designers africains sous le thème « Manières de vivre : relecture » de la modernité dans l’art africain, de la photographie d’art à la Safex ainsi que de l’art africain au féminin au MaMa. Les arts visuels feront également l’objet de résidences à l’Ecole supérieure des beaux-arts et à Dar Abdeltif. L’Afrique du Sud, le Sénégal, l’Egypte et le Cameroun déplaceront à Alger les plus grandes délégations. La Tunisie a attendu les derniers jours pour communiquer la liste de ses participants, ce qui n’a pas manqué de causer des désagréments. « Ce n’est jamais fin prêt pour quelqu’un d’angoissé comme moi. Il manque toujours la petite touche », nous a dit Khalida Toumi, ministre de la Culture, rencontrée en marge du colloque sur les anthropologues africains organisé le week-end dernier au complexe Lâadi Flici. Abritant les plus grandes communautés d’origine africaine, le Brésil et les Etats-Unis seront présents à Alger. Ils se joindront aux 49 Etats, Algérie compris, membres de l’UA. Côté officiel, Mohamed El Moctar, ministre malien de la Culture, a, dans une déclaration à l’APS, appelé à institutionnaliser le Panaf’ ; il a plaidé pour rééditer ce festival tous les deux ou trois ans. Le guide libyen Mouammar El Kadhafi, président en exercice de l’UA, et le Gabonais Jean Ping, président de la Commission africaine, seront présents à la cérémonie officielle d’ouverture du Panaf’, prévue ce soir, à la coupole Mohamed Boudiaf à Alger. (El Watan-05.07.09.)

*******L’engouement des Algérois

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Alger enfile, à nouveau, l’habit africain. Capitale de la culture arabe en 2007, elle se transforme, en ce juillet 2009, en berceau des arts et cultures de l’Afrique.Ville où se déroulera l’essentiel des manifestations et festivités prévues dans cette nouvelle édition du festival africain dénommé Panaf’ 2009 – d’autres villes étant également programmées pour accueillir quelques activités–, Alger prend des couleurs. Mais est-elle aussi proche de l’Afrique qu’en 1969 ? Quel intérêt portent les Algériens à leur continent ? Au parc Sophia, au centre de la capitale, un groupe d’adolescents s’adonne au jeu de drapeaux des pays participant au Panaf’. Un jeu qui semble les passionner. Aymen, jeune lycéen qui vient de fêter son seizième printemps, reconnaît une dizaine de drapeaux, comme celui du Sénégal, de l’Angola, de l’Afrique du Sud, du Nigeria et du Cameroun. « Je les connais grâce au football », dit-il, avouant ne pas connaître grand-chose de ces pays. $ Les autres aussi. Comme eux, il y en a bien d’autres. Au-delà des slogans et des discours, l’Algérie semble oublier son espace géographique qu’elle partage avec une cinquantaine de pays. Ahmed, 52 ans, employé dans une entreprise publique, rencontré au parc Sophia s’apprêtant à s’acheter un livre sur Lénine, affirme être imprégné beaucoup plus de la culture occidentale. Il estime que cela est dû au travail de communication à travers les médias. « L’Afrique est un continent qui communique peu. Les Etats ne sont pas démocratiques. Et beaucoup de pays croulent sous la pauvreté. Les cultures de l’Afrique ne sont malheureusement pas suffisamment véhiculées à travers le continent. Je lis beaucoup, mais je n’ai jamais trouvé dans les librairies des livres d’auteurs africains », lâche-t-il, un brin désolé. Une tournée dans les librairies d’Alger confirme le constat de ce passionné de Lénine. Les Algériens, les jeunes surtout, connaissent l’Afrique à travers la vitrine footballistique européenne. Ils connaissent du Cameroun Samuel Eto’o, de Côte d’Ivoire Didier Drogba… Mais peu d’Algériens connaissent, pour ne citer que celui-ci, le Sénégalais Ousmane Sembène, écrivain-cinéaste et fondateur du Festival panafricain du cinéma. Pour nombre de personnes, le Panaf’ est l’opportunité de renouer avec le continent africain. Assia, une étudiante en droit, rencontrée à la sortie du TNA, affirme avoir décidé d’assister au maximum de festivités. « J’ai envie de découvrir l’Afrique et je pense que l’occasion m’est offerte », dit-elle. « Les festivités vont attirer beaucoup de curieux, mais aussi des personnes qui s’intéressent à la culture africaine », relève un observateur qui estime qu’avec le manque criard de moyens de distractions, ce festival va sans nul doute attirer beaucoup de monde. Depuis près de vingt ans, Alger a presque « renoncé » à la vie. Elle connaît peu d’animations de jour comme de nuit. Elle peine encore à panser ses blessures des années de plomb. Mais un festival, même d’une dimension continentale, permettra-t-il aux Algériens de retrouver le goût à la vie ? Difficile d’y croire, tant la déception et la frustration étaient grandes à la fin de « Alger, capitale de la culture arabe » en 2007.(El Watan-05.07.09.)

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Alger, capitale de l’Afrique

Evénement grandiose s’il en est, la deuxième édition du festival culturel Panafricain (Panaf 2009) qu’accueille la ville d’Alger dès aujourd’hui et jusqu’au 20 du mois courant. Il se veut une manifestation riche en couleurs. Des troupes artistiques issues de 53 pays africains excellant chacune d’entres elles dans une où plusieurs disciplines culturelles se sont données rendez vous à Alger pour la bonne cause de la culture, car la culture peut aussi être considérée comme étant un socle indispensable dans la vie d’une nation vu qu’elle témoigne d’un mode de vie appartenant à tout un peuple, de son histoire passée et de ses aspirations futures. Et c’est ainsi que ce n’est que peu d’affirmer de prime abord qu’il est attendu de l’initiative du Panaf 2009, placée sous l’égide du ministère de la Culture et jouissant d’une bienveillance particulière de la part du premier magistrat du pays, de hisser au plus haut niveau cette voix unifiée de tout un continent appelant à l’unicité de rangs, au renforcement de sentiments de solidarité et d’entraide entres les États africains et ce pour la cause somme toute légitime d’un avenir meilleur et d’une existence digne des peuples africains loin de toute forme d’oppression et surtout d’exclusion. « Le Panaf 2009 a aussi pour mission de replacer sous les feux de la rampe ce fait indéniable qui en dépit de conditions de vie plutôt ardues auxquelles sont confrontés la majorité des peuples africains, prouve que ces derniers sont toujours attachés à leur culture à dimension millénaire et au sujet de laquelle ils ne tolèrent aucun marchandage». Ces propos sont de Ami Saïd vendeur de livres installé dans l’esplanade faisant face à la Grande Poste d’Alger. Ami Saïd qui a bien voulu nous livrer ses impressions sur l’organisation du Panaf 2009 n’omettra pas de relever l’effort gigantesque consenti par les autorités algériennes qui selon lui «ont vraiment mis le paquet pour la réussite de cette manifestation continentale». Notre interlocuteur rencontré hier nous parlait en effet avec enthousiasme en évoquant la mobilisation de plusieurs dizaines de jeunes algériens reconnaissables à leurs tee-shirts blancs portant l’épitaphe du Panaf 2009 qui selon lui «ont accompli un véritable travail de fourmis dans leur manière d’offrir à la ville d’Alger un décor qui sied avec la grandeur de l’événement ». Ami Saïd se dit convaincu que l’initiative du Panaf sera certainement mémorable et que les citoyens auront à se souvenir le plus longtemps possible de toute cette ambiance riche en couleurs qui sera certainement de mise à chacun des spectacles qui sont prévus au programme. Et comme spectacle, le premier du genre a eu lieu hier après-midi à Alger-centre. Celui-ci se résume en un défilé de 53 camions dont chacun reflète les aspects culturels de l’un des pays participants, des chevaux et beaucoup de troupes folkloriques qui ont parcouru hier après-midi le long du front de mer, allant de la place de Tafourah jusqu’à la place El Kettani se trouvant au quartier populaire de Bab El Oued. En outre, et s’agissant de l’adhésion de la population, il y a lieu de s’attendre à un engouement massif de la part de celle-ci qui prendra part en masse aux différents spectacles programmés durant la quinzaine de jours à venir. Nombreux sont les citoyens que nous avons questionnés hier et qui étaient unanimes à dire qu’ils ne rateront pour rien au monde les différentes activités culturelles prévues dans le cadre du Panaf. « Ce n’est pas là un événement auquel on assiste tous les jours, voire même tous les ans, ce genre de spectacles sont a suivre de bout en bout» nous disaient en substance de nombreux citoyens unanimes.**300 journalistes étrangers accréditéssur Alger leurs envoyés spéciaux pour assurer la couverture médiatique de l’événement. En ce sens, c’est en effet un total de 300 journalistes étrangers dont la quasimajorité est issue des pays de l’Afrique qui sont accrédités pour la couverture du Panaf 2009. Ils sont tous hébergés au niveau de l’hôtel El Aurassi et pour certains d’entre eux que nous avons croisés hier au CIP (centre international de presse) ils sont subjugués par la qualité de l’accueil. « Pour ce qui est de l’organisation de cet événement, l’Algérie n’a vraiment rien à envier aux pays occidentaux » nous a confié Xavier Luc Deutchoua du quotidien camerounais « Le jour». Son, confrère Claude Urbain Plgbeto du quotidien « la Nation » a lui aussi relevé l’organisation parfaite de l’événement. «Pour l’instant dit-il, c’est vraiment très bien organisé. J’ai l’impression que c’est quand même une machine qui est difficile à faire tourner compte tenu de la multitude des disciplines artistiques qui sont prévues au menu. Cependant et vu le budget colossal consacré par les autorités pour la réussite de cet événement, celui-ci suffit à lui seul pour démontrer tout l’intérêt qu’accorde l’Algérie à la promotion de la culture africaine». (Le Courrier d’Algérie-05.07.09.)*************

*“Le Panaf ” s’adresse à la génération consciente”, déclare Tanguy Blais, Réalisateur ivoirien.

 L’Afrique est le berceau de l’humanité. On oublie souvent ce slogan, ressorti à chaque grand événement pour afficher une fierté souvent mal placée. Je pense que depuis sa première édition en 1969, le Panaf a inspiré pas mal de pays. D’Abidjan, là où je suis actuellement, quand j’entends que plus de 48 pays seront présents à cet événement, je pense tout de suite à l’unité de l’Afrique. Ce rassemblement parviendra, je l’espère, à montrer qu’il y a une Afrique digne qui existe et contribue à la civilisation outre les conflits. Je crois fermement que nous arriverons à montrer notre volonté de continuer à préserver notre patrimoine, notre culture, notre technologie, notre savoir-faire. Cinéma, théâtre, danse, littérature, musique, arts visuels etc., le Festival panafricain d’Alger couvre toutes ces manifestations. C’est la preuve que l’Afrique n’est pas que le théâtre de la guerre, de la famine ou de la misère que nous voyons dans les télévisions occidentales. Trop de clichés sur le continent noir nuisent au développement en marche. Mais grâce au combat de la culture et aux nouvelles technologies de la communication, le monde entier saura que nous sommes une Afrique qui crée et se développe. En somme, je crois que le Panaf n’est pas l’apanage des intellectuels : il s’adresse plutôt aux Africains d’ici et d’ailleurs, du plus jeune au plus vieux. A la génération consciente, et c’est une occasion pour le continent noir de montrer son aspiration au bonheur et au progrès.

Tanguy Blais est réalisateur à Abidjan. Actuellement, il travaille comme directeur de la production à ivoireTV.com, créé par Afric’Art TV.(El Watan-10.07.09.)

  
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* Colloque international sur Frantz Fanon …

Il rêvait d’une grande unité du continent, d’une grande fédération des pays d’Afrique, mais avait également mis en garde contre les corruptions.

frantzfanon.jpgLe Colloque international sur la pensée et l’oeuvre de Frantz Fanon, initié par le Centre de recherches préhistorique, anthropologique et historique et qui entre dans le cadre du Panaf 2009, a pour but de faire le point sur l’influence multiforme de la pensée de Fanon sur les Mouvements de libération africains. Cette rencontre, de deux jours, a vu l’intervention de penseurs et d’écrivains du Maghreb, des Antilles et d’Afrique visant à mettre en lumière les productions littéraires et artistiques que l’exceptionnelle vie de militant de Fanon a inspirées. «Frantz Fanon avait une vision panafricaine, rêvant d’une grande unité du continent africain et d’une fédération des pays d’Afrique», ont relevé des intervenants sur la pensée et l’oeuvre de cet homme qui fut un combattant des droits universels des peuples. «Sur le plan politique, Fanon avait mis également en garde contre les corruptions, les implications de ce qu’on pourrait appeler le néo-colonialisme et les mésaventures de la conscience nationale», ont-ils indiqué. Pour ces intervenants (chercheurs et scientifiques nationaux et africains), dans les pays où elle sévissait, «la domination coloniale s’exerçait pour ainsi dire à visage découvert». C’est contre cet édifice impitoyable et violent que Fanon s’est, «corps et âme, engagé, montrant des analyses visionnaires et réalistes, en même temps que ce type de violence engendre nécessairement une contre-violence», a-t-on dit. Pour Mireille Fanon-Mendès France, fille de Frantz Fanon, «face à la recolonisation du monde, les dominés réagissent de plus en plus aux coups de force des dominants et s’organisent pour reconquérir leurs droits, faire prévaloir d’autres valeurs tels la solidarité entre les peuples, la coopération et le droit au développement». De son côté, le professeur Zineb Ali-Benali a souligné que Fanon «a lancé un appel, dans les dernières lignes des Damnés de la terre», annonçant la fin du monde colonial. «Déjà, dans ses études sur la société algérienne en guerre, Fanon montre comment la lutte de libération transformait les relations entre les femmes et les hommes, comment les premières inventent, à cette occasion, une nouvelle façon d’être, un nouveau monde, avant l’ère postcoloniale», a-t-elle relevé.
Henri Bah, enseignant et chercheur de Côte d’Ivoire, a considéré Fanon, «couramment perçu comme militant de l’indépendance de l’Algérie, fer de lance du mouvement tiers-mondiste, comme un combattant pour les droits universels de l’homme». «Si la lecture horizontale de ses oeuvres révèle une critique des valeurs et manoeuvres coloniales, en tête desquelles se situe l’idéologie des droits de l’homme, une approche verticale de sa pensée montre une adhésion intellectuelle et spirituelle de Fanon à l’idéal des droits universels de l’homme», a-t-il estimé. Selon Mme Alice Cherki, psychanalyste, «la pensée anticipatrice de Fanon liant libération subjective, culturelle et politique n’est plus à démontrer, car elle s’inscrit en rupture avec les pensées politiques, sociologiques et même psychiatriques de son temps». Pour résister, selon elle, «à l’air du temps présent où les formes nouvelles de domination ne cessent d’entraîner une politique sécuritaire, une ethnicisation des conflits, régression culturelle et assujettissement des individus, il faut refaire vivre cette résistance à la lumière de la conception, souvent oubliée de Fanon, de la culture comme mutation sociale vers un nouvel universalisme». (L’Expression-09.07.09.)

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**SOIRÉE INOUBLIABLE À ALGER
«Y a Zina» aux couleurs africaines …..

La troupe de danse malienne, le groupe congolais «Bana Poto Poto», Magic System et…Raina Rai ont loué la beauté de l’Afrique.

Cette foi-ci, c’était pour de vrai! Y a Zina était sur scène, hier, à l’esplanade de la Grande Poste d’Alger. Accompagnée de Lotfi Attar, son guitariste fétiche, la Mona Lisa de Raina Rai a encore une fois gratifié les centaines de mélomanes, venus à sa rencontre, de son sourire. Et quand la Mona Lisa sourit ce sont tous les démiurges qui rêvent. Retour sur un voyage tout simplement magique. La croisière africaine lève les voiles sur les rythmes d’une troupe traditionnelle malienne. Venue de la région de Badia n’Dara, du nord du Mali, cette troupe exécute la danse Des dogons qui sont logés sur les falaises. Il est vrai que la troupe appartient aux Dogons, une ethnie importante au Mali. Pour nous emmener sur les falaises de leurs rêves, Ovapaté Modimo, le chef de la troupe, donne le topo sur le Bara, une sorte de calebasse couverte de la peau de chèvre. Le Bara (en Bambara, la longue officiel du Mali) est un instrument de percussion sur lequel en joue avec des kala, des baguettes dont le bout est incliné. Le «la» est donné, les danseurs se mettent de la partie. Ces derniers semblent évoluer sur des vagues doucereuses. Chaque pas est une invitation au merveilleux, chaque geste est une halte sur le féerique. Du Mali, nous partons au Congo-Brazaville. Là-bas nous sommes reçus par le groupe musical «Bana Poto Poto» ou les enfants de Poto Poto, «le quartier le plus cosmopolite de la ville de Brazaville», comme l’a décrit Jean Blaise Bicombo, chef de la délégation congolaise au Panaf. Le «Bana Poto Poto» tient son nom du Lingala, une langue parlée aussi bien au Congo Démocratique qu’en République du Congo. Avec le Tituba, le Lingala constitue la langue la plus véhiculée parmi une quarantaine parlées dans les deux Etats congolais. Le groupe en question, est fondé au lendemain de la guerre fratricide qui a fauché des centaines de vies au Congo, en 1997. Créé par le juriste feu Bienvenue Fegnond, le groupe a toujours chanté «la réunification de leur quartier dont les enfants se sont trop déchirés», a expliqué Bicombo. Une entrée d’honneur. Le groupe en question entonne l’hymne national du Congo. S’ensuit une mélodie de nostalgie, en hommage à Magaby, une grande figure féminine du quartier Poto Poto. Sur la même lancée, les «Bana» font un clin d’oeil au Franklin Boukaka, le célèbre musicien des années 60 qui croyait en l’unité africaine.
Afrika est le titre de la chanson jouée. Du bouquet musical offert au public, Diane, la diva du groupe prend une fleur et la dédie au public. Cette fleur porte le parfum d’une chanson. Humons…Ah! C’est Aïcha! La muse de Goldman interprétée par Khaled. Les présents sont subjugués par la voie suave de Diane. Cela dit, le beau de la musique est extirpé du mal du vécu. En effet, le fondateur du groupe, Bienvenue Fegnond, a été assassiné en 2004 alors qu’il était maire du quartier de Poto Poto. Arrive le moment tant attendu par les présents.
Le groupe mythique Raina Rai, nous propose un retour retentissant sur la place de la Grande Poste. «Salam, salam a ibad Allah» (Salut, salut disciple de Dieu), a salué le célébre guitariste Lotfi Attar. Cet air ouvre la voie à une odysée digne de celle d’Homère. Sur la croisière magique, Ya l’hnina sert du thé à ses hôtes. Le thé nous porte aux nues sur les notes de Tayla, puis Hakda, Hakda. Au septième ciel africain, nous sommes reçus par une fée dont le sourire rappelle celui de la «Joconde» du magistral De Vinci. Elle, c’est…Y a Zina! La Mona Lisa de Raina Rai décline sa beauté sur les notes énivrées de la guitare de Lotfi. En jouant sur ses cordes, le guitariste donne l’impression de caresser les cheveux soyeux de sa bien- aimée. Dans un élan d’amour suprême, Lotfi lance une improvisation fulgurante qui transperce les coeurs et déchire les âmes. Ensuite, l’artiste recoud les souvenirs de chacun pour en faire une nouvelle histoire. A cet instant, Ya Zina prend congé et regagne les rêves des gens de la nuit. La soirée fut clôturée par Magic System, un groupe de rap, venu de France.(L’Expression-09.07.09.)

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*Le Théâtre de verdure a vibré au rythme des danses africaines …

Le Théâtre de verdure a vibré mardi soir au rythme des musiques et danses africaines interprétées par les troupes traditionnelles du Malawi et du Mozambique dans le cadre du 2e Festival culturel panafricain qu’abrite l’Algérie du 5 au 20 juillet. Sur fond de couleurs et d’airs africains, le spectacle, animé par les troupes folkloriques du Malawi et du Mozambique et incarnant les us et les moeurs issus des croyances africaines anciennes, a fasciné le public composé notamment de communautés africaines en Algérie. Le responsable de la troupe artistique malawite a déclaré que ces danses folkloriques qui se veulent un miroir de la réalité sociale et économique ne sont pas seulement une expression esthétique mais aussi de véritables instruments de sauvegarde de la mémoire collective et du patrimoine immatériel. Les spectateurs ont également apprécié la représentation de la troupe mozambicaine qui a interprété trois danses traditionnelles du patrimoine local de sa région en présence de l’invité du Panaf 2009, l’ancien président mozambicain, Marcelino De Santos. Une des danses exécutées, un dosage des civilisations arabe et locale, relate l’accueil réservé par les Mozambicains aux commerçants arabes qui leur ont fait connaître des produits comme le textile et les parfums.

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*EXPOS-VERNISSAGE À LA SAFEX AUX PINS MARITIMES…

Du jamais-vu en Algérie! La Safex aux Pins maritimes a abrité mardi dernier le vernissage de 4 expositions inaugurées en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, dans un esprit festif incroyable. Entrant dans le cadre du 2e Festival culturel panafricain 2009, ces gigantesques expositions ont insufflé à la Safex un air de fête africaine bien originale. Unique! Géniales et belles sont les deux qualificatifs qui nous viennent à l’esprit en visitant ces expos qui, pour une fois n’ont rien à envier aux autres dans le monde. La première, intitulé Les architectures de terre, se veut d’emblée sublime et nous invite à voyager et à découvrir ces architectures de terre méconnues du public. Cette exposition est organisée en quatre parties.
Dans le hall, on peut découvrir le travail d’artisans venus de cinq pays d’Afrique qui sont là depuis 15 jours. Ce sont des artisans du Niger, du Ghana, du Burkina Faso, du Nigeria et du sud de l’Algérie. Ils ont réalisé de superbes décorations murales en terre. Ensuite ou est introduit dans les quatre sous-espaces. Le premier relatif à la diversité des techniques de construction en terre. Le second espace est dédié à l’Algérie. Il est intitulé Ksour d’Algérie, entre pierre et terre. Il a été réalisé dans le cadre, nous a informé la commissaire de l’expo, d’une campagne photographique aérienne et terrestre grâce à l’aide de l’armée. Il a été ainsi photographié tous les ksours qui bénéficient de mesures de protection légales dans neuf wilayas du sud de l’Algérie. Le 3e espace est intitulé «De l’universalité de l’architecture de terre». «Ceci pour déterminer qu’ils ne sont pas spécifiquement des architectures africaines, ni du tiers monde». Ce sont des architectures, nos apprend-on, qui ont toujours existé. Partout dans le monde.
Un autre espace est dévolu à l’Afrique, organisé en back-light. Un autre travail est axé sur l’Oasis rouge, Timimoun. A l’aide de relevé de scanner en 3D, il est aisé d’avoir une mémoire parfaite de l’édifice nous signale-t-on encore. Cette exposition est rehaussée d’écrans tactiles sur lesquels on peut faire des visites virtuelles. Un grand écran est visible et sur lequel on peut voir la reconstitution de cet édifice grâce à cette technique. Pour clôturer la visite, on arrive dans le dernier espace, celui de «La modernité des architecture de terre». Ce dernier, nous explique aussi la commissaire, veut bien nous montrer que les architectures ont non seulement un passé mais qu’elles ont également un présent et puis surtout un avenir, que ce sont des architectures viables et parfaitement capables de répondre aux normes les plus modernes de confort.
A quelques centaines de mètres, non loin de là, une seconde exposition pour laquelle on a pris autant de plaisir à visiter est celle de «L’Afrique et le patrimoine culturel oral et immatériel de l’Humanité». Celle-ci se décline dans une sorte de labyrinthe interminable puis s’ouvre par un large espace dédié aux différentes civilisations africaines à travers un étalage de nombreux objets et statuettes sous verre qui font la fierté de notre histoire comme la statut de Nfertiti d’Egypte, considérée comme la plus belle reine du monde.
En effet, réalisée selon une scénographie contemporaine alliant avec harmonie les sonorités musicales, la gestuelle des danseurs et les lumières, cette exposition met en valeur les chefs-d’oeuvre africains classés sur la liste de l’Unesco depuis l’année 2003 à ce jour.
Parmi elles, on peut citer: L’Ahellil du Gourara, la danse Mbende Jerusarema du Zimbabwe, la mascarade Makishi de Zambie, la fabrication des tissus d’écorce en Ouganda, le système de divination Ifa du Nigeria, le Chopi Timbila du Mozambique, l’espace culturel du Yaaral et du Degal du Mali, le Vimbuza, danse de guérison du Malawi, le Gule Wamkulu de Malawi, Mozambique et Zambie, le savoir-faire du travail du bois des Zafimaniry de Madagascar et L’espace culturel du Sosso-Bala de Guinée.
Ces chefs-d’oeuvre africains de l’humanité, qui perpétuent les mythes, les croyances, l’histoire et les récits ancestraux, consistent également en le Kankurang, rite d’initiation mandingue du Sénégal et de Gambie, L’épopée Al-Sirah al Hilaliyyah d’Egypte, le Gbofe d’Afounkaha ou trompettes traversières des Tagbana de Côte d’Ivoire, les chants polyphoniques des Pygmées Aka de la République centrafricaine, et le patrimoine oral Gèlèdé du Bénin, du Nigeria et du Togo.
La troisième exposition à caractère plus pédagogique, est celle portant sur «le Sahara: patrimoine, art et mémoire». Elle se veut selon les organisateurs «de mettre en valeur par les moyens techniques et modernes de la scénographie, des reproductions à l’identique, de panneaux graphiques et photographiques ainsi que par le truchement des effets de lumière et de sonorités adéquats, le savoir disponible sur l’histoire naturelle de la formation du désert, ainsi que celui sur les cultures des hommes qui, depuis des millénaires, installent de l’harmonie dans un milieu aride».
Les panneaux graphiques et photographiques mettent en relief la richesse des différents patrimoines du Sahara, à savoir archéologique, floral, faunique ainsi que les différents types d’habitat tels que la tente, la «zriba» et le «ksar».
L’exposition présente aussi d’autres aspects de la culture tels que l’artisanat (travail du cuir, bijouterie traditionnelle et vannerie) ainsi que le patrimoine immatériel, notamment l’«Ahelil», le «tindi» et l’«imzad», qui est à la fois une poésie, un chant et une danse sur fond musical exécuté par un instrument monocorde portant le même nom et joué exclusivement par la femme. Des pans de maisons sont également reconstituées, nous pouvons même plonger nos mains dans l’eau provenant d’une minifougara qui constitue la fierté des gens du Sud, l’eau étant une denrée si rare dans le désert.
Cette exposition rend véritablement hommage à la profondeur et à la richesse de la culture, de l’histoire et de la préhistoire, l’incommensurable beauté des sites et des paysages du Sahara.
La bande dessinée africaine avait également droit de cité à travers une grande exposition rassemblant 235 planches, réalisées par des artistes venus de 18 pays. Une collection des plus surprenantes présentée autour de plusieurs

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*Cérémonie d’ouverture…un véritable chef d’oeuvre.

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 Magique! Magnifique! Extraordinaire! Inédit! Merveilleux! C’est en ces termes que commentaient les uns et les autres le spectacle à la sortie d’ouverture officielle du Festival panafricain qui a eu lieu dimanche soir au complexe sportif Mohammed-Boudiaf du 5-Juillet.
«C’est le plus beau spectacle auquel j’ai assisté», concède, avec émotion, un représentant du corps diplomatique à Alger. Le spectacle était un chef-d’oeuvre au sens propre du mot. Le chorégraphe de renommée internationale Kamel Ouali a excellé dans la mise en scène en confectionnant un agréable tableau aux couleurs chatoyantes, de sons et d’images vivantes. Durant une heure et quart, il a retracé l’histoire de l’Afrique, invitant le public à voyager à travers le passé de son continent. C’est dans un décor ultramoderne, orné de sculptures d’Afrique et de lumières étincelantes, que le spectacle se déroule sur la scène. Le début a été marqué par un tableau sobre mettant en avant une carte de l’Afrique autour de laquelle, un vieux conteur accompagné d’un garçon, introduisit la longue histoire de ce continent. Enchaînant sur les événements historiques, des cavaliers en costumes traditionnels algériens ont fait leur entrée sur le plateau, illustrant ainsi les luttes populaires. De l’esclavagisme passant par le colonialisme jusqu’à l’ère des révolutions et la promotion des libertés, le spectacle raconte les souffrances de tout un continent pendant des siècles. Ce scénario a été monté avec des couleurs et des rythmes de la musique africaine des mouvements artistiques raffinés qui véhiculent les traditions des peuples des 53 pays.
La scène était devenue éblouissante avec la présence des stars comme la diva Warda, Césaria Evora et Yousendour. «Le spectacle n’a rien à envier à ceux de Hollywood», commente une jeune fille, fan du 7e art. Incontestablement, le spectacle était inédit. Il y avait de tout, de l’histoire, de la musique, de la danse et de la poésie, de la peinture, de la sculpture. Le metteur en scène a utilisé tous les ingrédients humains et matériels pour offrir une image vive et réelle de ce continent. Le scénario a été au-delà de l’Afrique pour donner un aperçu sur la vie en Amérique au moment où le peuple africain se démenait des affres du colonialisme. Samedi soir, l’enceinte du complexe sportif s’est transformée en une carte de géographie de l’Afrique dans toute sa diversité culturelle. Malgré la chaleur, les invités ont vécu ces moments avec une grande émotion mélangée de chagrin, de joie et de plaisir. Sur place, le verbe s’est éclipsé pour laisser place à la contemplation et à l’émotion. Attirés par les chants rythmés de l’Afrique, les ambassadeurs ne se sont pas retenus et ont synchronisé leurs gestes en parfaite symbiose. Les ministres ont, eux aussi, fortement applaudi les danseurs.

 Le public a failli perdre son sang-froid
L’allocution du Président de la République, lue par son représentant personnel a fait suer l’assistance. Etouffés par la chaleur et irrités par la lenteur du discours, le public n’a pas dissimulé ses réactions et ce, par des sifflements. D’ailleurs, l’interlocuteur a coupé cours à sa lecture. Dans son discours, le Président a rendu un vibrant hommage aux leaders, penseurs, artistes, écrivains et hommes de culture qui ont marqué l’histoire du continent africain, relevant que la dépendance est d’abord culturelle avant d’être économique. De son côté, le président de la commission de l’Union africaine, M.Jean Ping, a déclaré: «Ce festival sera une occasion pour sceller un socle social et culturel pour les échanges entre les pays africains»

.L’éminente question
Où est le Président? Pourquoi n’est-il pas venu? Ce sont les questions qui tracassaient plus d’un. Alors que tous les invités et les VIP étaient présents avant l’heure, l’hôte de la cérémonie, en l’occurrence le Président de la République était le grand absent.
La lecture du discours par M.Abdelaziz Belkhadem a étonné toute l’assistance qui commençait immédiatement à scruter la moindre information sur ce changement de dernière minute. Sur place, le décor et la présence de la garde rapprochée du Président n’ont laissé aucun doute quant à la présence du chef de l’Etat. «Ce n’est pas normal, il doit y avoir une forte raison», commente un des organisateurs. «On s’est donné à fond pour la réussite de cet événement», regrette-t-il. Effectivement, le Président était au chevet de sa mère décédée quelques heures plus tard.(L’Expression-07.07.09.)

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***Sons et lumières d’Afrique

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* Le noir fusionne avec le blanc, à Alger. Cela ne donne pas de gris mais des couleurs. C’est la fête de la culture africaine plus que celle du panafricanisme, une idée qui a perdu de son brio. La deuxième édition du Festival culturel panafricain (Panaf’ 2009) s’ouvre aujourd’hui à Alger. Alger, une ville qui a abrité le Festival panafricain en 1969, il y a quarante ans, et qui sera dédié à la mémoire de la chanteuse sud-africaine Miryam Makéba, disparue en 2008. La philosophie du premier Panaf’, celui de 1969, organisé dans la fièvre des indépendances, a presque disparu. Le continent est aujourd’hui débarrassé du colonialisme mais pas de ses séquelles. L’Afrique vit toujours les coups d’Etat, les régimes despotiques, la corruption, les conflits, le détournement des richesses… et les ex-puissances coloniales n’ont jamais été aussi présentes.

Mais des artistes, des écrivains, bref des acteurs culturels tentent de résister avec un esprit actuel. Certains vivent l’exil, d’autres sont interdits de parole dans leur pays, d’autres encore sont victimes de persécution et de mépris. Ils ne seront pas tous à Alger pour le Panaf’ 2009 qui s’ouvre aujourd’hui, mais ceux qui y seront tenteront de raviver la flamme de l’espoir. Pas question de croire au fatalisme ou à l’idée stupide et cruellement blanche que l’homme africain n’est pas « entré » dans l’Histoire.

L’Union africaine (UA), qui cherche toujours à s’adapter à la modernité, a confié à l’Algérie l’organisation du deuxième Panaf’, placé sous le signe de « la renaissance ». Au sommet de Khartoum, en 2006, l’UA avait dépoussiéré, vingt ans après, la charte de Port-Louis sur la culture. Cela a donné la charte de la renaissance africaine, inspirée de la Déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle de 2001 et du Manifeste culturel panafricain d’Alger de 1969. Dans ce manifeste, il était proposé, entre autres, la création d’un institut panafricain du cinéma, des maisons d’édition et de distribution de livres, la mise en place d’organismes pour « permettre l’insertion des arts africains dans l’industrie », etc. Rien de tout cela n’a été réalisé. Le cinéma africain est réduit à des actions individuelles d’artistes de talent. « Le cinéma est aussi le prestige de l’Afrique. Le Panaf’ lui apporte son aide, réfléchit à sa condition et lui offre un superbe champ d’expression », est-il écrit dans la brochure du Panaf’. Un panorama du cinéma africain est prévu à la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth et un colloque sur le 7e art africain est programmé les 10 et 11 juillet au même endroit. Peut-être que des idées vont émerger du naufrage pour cet art majeur et lui épargner le dédain que lui montrent, parfois avec méchanceté, les organisateurs des grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Montréal, etc.).

Et peut-être qu’on va enfin parler autant de l’état lamentable des salles de cinéma en Algérie, où l’on adore étaler « le prestige », qu’au Burkina Fasso ou au Mozambique. Le public aura à découvrir 13 courts métrages sous le thème « L’Afrique vue par… », conçus par des grands noms du cinéma. En tout, 232 cinéastes seront à Alger. Cette présence devrait au moins être mise à profit pour « sortir » quelque chose de concret. Idem pour la littérature avec les 11 participants aux résidences d’écriture et avec les conférenciers du symposium sur les littératures africaines prévu les 15 et 16 juillet à la Bibliothèque nationale (qui reprend ses activités après des mois de sommeil, conséquence de l’éviction scandaleuse du romancier Amine Zaoui de sa direction). La réédition de 200 ouvrages permettra probablement aux jeunes lecteurs de découvrir Big Balé du Congolais Achille Ngoye, Je voudrais redevenir bébé du Béninois Alexandre Gbado ou L’Anniversaire de l’Algérien Mouloud Ferraoun. Même si toutes les maisons d’édition algériennes n’ont pas bénéficié équitablement de ce marché de la réédition, l’effort est à saluer. Surtout que les jeunes auteurs africains, si peu connus dans leur continent, sont devenus des superstars en Amérique du Nord et en Asie. Autant dire aussi que la présence en Algérie de la littérature africaine ne doit pas être conjoncturelle.

Aux espaces de la Safex, les « pleins feux » sur la bande dessinée africaine ne doivent pas passer inaperçus avec la participation de 32 bédéistes venus de 19 pays qui vont animer des résidences et un concours. Un tiers seulement des pays africains prend part au programme du théâtre. Seuls le Burkina Faso, le Cameroun, la Libye, le Togo et Madagascar ont envoyé des troupes indépendantes, les autres pays sont présents avec leurs théâtres nationaux. Les représentations auront lieu à partir du 6 juillet au théâtre national Mahieddine Bachtarzi (TNA), à la salle El Mougar, à Tizi Ouzou, Béjaïa, Oran, Mostaganem et Annaba. L’Algérie sera représentée par le TNA, les théâtres régionaux et par six troupes du Sud (Adrar, El Oued, Tamanrasset, Tindouf, Ouargla, Béchar). « Le théâtre africain entre tradition et modernité » sera le thème d’un colloque programmé du 10 au 12 juillet au complexe Lâadi Flici. Au chapitre curiosités, Juillet au féminin se détache du programme au TNA. Il s’agit, selon les organisateurs, de contes de grand-mère agencés en spectacles et montages poétiques accompagnés d’orchestre. Le Sahara, « berceau de l’humanité », sera l’un des principaux invités du Panaf’ 2009 avec une exposition, à la Safex, consacrée aux arts anciens qui va durer jusqu’au 7 août. « Les architectures de terre » seront également mises en valeur au même endroit dans une autre exposition. Le public y découvrira les techniques anciennes de construction et la diversité des styles. Au palais de la culture Moufdi Zakaria, un salon de l’artisanat d’art africain est prévu du 8 au 15 juillet.

Avec 5860 artistes, soit 60% des participants, la musique et la danse se taillent la part du lion. Choréafrica sera, à partir du 10 juillet, au cœur du festival des danses contemporaines à l’Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel et des arts du spectacle (ISMAAS) de Bordj El Kiffan. Au menu, 18 compagnies venues de 16 pays. Sidi Bel Abbès et Tizi Ouzou vont accueillir les festivals de danses folkloriques et populaires. Les troupes africaines animeront des spectacles à Oran, Mostaganem, Aïn Témouchent, Tlemcen, Saïda, Alger, Tipasa, Blida, Boumerdès et Annaba. A partir du 6 juillet, le Théâtre de verdure d’Alger, qui retrouve son public après des mois de fermeture, accueillera le Festival international du diwan (gnawi) avec la présence, entre autres, de Gaâda Béchar et de Tom Diakité Trio. A Annaba et à l’auditorium de la Radio, le festival international du jazz prendra le relais à partir du 15 juillet. Une conférence sur les origines africaines du jazz est programmée à la salle Frantz Fanon le 17 juillet.

Le Festival international de l’art pictural contemporain sera l’activité la plus longue puisqu’elle s’étalera du 5 juillet au 28 février 2010. Une biennale africaine d’arts plastiques est prévue à la Safex à partir du 6 juillet et reste ouverte au public jusqu’au 3 septembre. Il en sera de même pour les expositions des designers africains sous le thème « Manières de vivre : relecture » de la modernité dans l’art africain, de la photographie d’art à la Safex ainsi que de l’art africain au féminin au MaMa. Les arts visuels feront également l’objet de résidences à l’Ecole supérieure des beaux-arts et à Dar Abdeltif. L’Afrique du Sud, le Sénégal, l’Egypte et le Cameroun déplaceront à Alger les plus grandes délégations. La Tunisie a attendu les derniers jours pour communiquer la liste de ses participants, ce qui n’a pas manqué de causer des désagréments. « Ce n’est jamais fin prêt pour quelqu’un d’angoissé comme moi. Il manque toujours la petite touche », nous a dit Khalida Toumi, ministre de la Culture, rencontrée en marge du colloque sur les anthropologues africains organisé le week-end dernier au complexe Lâadi Flici. Abritant les plus grandes communautés d’origine africaine, le Brésil et les Etats-Unis seront présents à Alger. Ils se joindront aux 49 Etats, Algérie compris, membres de l’UA. Côté officiel, Mohamed El Moctar, ministre malien de la Culture, a, dans une déclaration à l’APS, appelé à institutionnaliser le Panaf’ ; il a plaidé pour rééditer ce festival tous les deux ou trois ans. Le guide libyen Mouammar El Kadhafi, président en exercice de l’UA, et le Gabonais Jean Ping, président de la Commission africaine, seront présents à la cérémonie officielle d’ouverture du Panaf’, prévue ce soir, à la coupole Mohamed Boudiaf à Alger. (El Watan-05.07.09.)

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«Quarante ans après le célèbre «Panaf» de 1969, l’Algérie est de retour pour célébrer la renaissance de la culture continentale. Algeria is back! Africa is back too!», affirme la ministre de la Culture Khalida Toumi. Avec un budget de 5 milliards de dinars alloué pour la concrétisation de ce deuxième Festival culturel panafricain, qui se tiendra à Alger du 5 au 20 juillet prochain, l’Algérie s’attelle en ce moment à poursuivre les préparatifs de cet événement qui nous rappellera, on l’espère, un tant soit peu, l’autre mythique Panaf. Le Panaf aura cette année un goût nouveau, y compris sur le plan politique et géographique puisque la plupart des pays africains étaient à l’époque encore sous domination coloniale.
Ce Panaf aura ainsi une saveur de victoire, de liberté et de célébration que l’Algérie n’omettra pas de fêter avec liesse et joie en ravivant notre africanité comme l’ont déjà fait certains organisateurs de festivals musicaux tel le Festival international de musique afro-jazz-gnawi qui fut le précurseur dans ce domaine. Le Panaf 2009 a axé ses prérogatives sur la culture, miroir de la société.
Sur le site Web www.panafalger2009, on peut facilement le consulter. Sur le plan cinéma, le programme comprendra une production de documentaires sur l’Algérie, intitulé Terre d’accueil des mouvements de libération africains, une seconde réalisation d’un documentaire sur l’Algérie, et le Nepad, la confection de pastille (05 minutes) sur l’Afrique en devenir par 10 grands réalisateurs africains, des films coproduits par l’Algérie avec des pays africains, une grande fête du cinéma africain (projection des films réalisés entre 2007 et 2009 avec remise de prix), en plus des hommages aux aînés des cinéastes africains et une rétrospective des films ayant obtenu les premiers prix des festivals de cinéma de Ouagadougou et de Carthage.
Nous assisterons aussi à un colloque sur le cinéma en Afrique avec pour thème «Quels financements disponibles pour la production et la distribution du film africain?» Cette manifestation aura permis aussi la restauration de deux films de William Klein Le festival culturel panafricain d’Alger 1969 et Eldrige Cleaver, black panther, ainsi que du film Archie Shepp chez les Touareg de Ghaouti Bendeddouche. Aussi, pour que le 7e art africain soit plus accessible au public, des projections sur les places publiques sont prévues, ainsi que des tournées des cinébus dans les camps de vacances et les complexes touristiques. Côté musique, Mike Stern, ancien guitariste de Miles Davis, sera à Alger en juillet 2009. Le département colloque et conférences annonce aussi la participation de l’artiste Aka Moon d’origine sénégalaise qui excelle dans le jazz fusion. Un artiste habitué de festival Dimajazz de Constantine. On notera la participation de nombreuses vedettes africaines comme Salif Keita, Archie Shepp, notamment, ainsi que des résidences pour jeunes groupes avec des groupes de musique traditionnelle et des grands solistes africains qui se solderont par des concerts. Enfin, se tiendront également des concerts de l’Orchestre symphonique national élargi à des musiciens d’orchestres philharmoniques ou symphoniques du Continent.
S’agissant du département Arts Visuels et Mode, le public sera convié à de nombreuses expositions sur l’art africain en tout genre (design, photographes, photos sur les mouvements de libération et la lutte contre le colonialisme, Mesli l’africain, l’art africain au féminin, etc). Une résidence d’artistes africains se tiendra à la villa Abdeltif et une autre de jeunes artistes à l’Ecole supérieure des beaux-arts.
Côté 4e art, le menu se composera d’un festival du théâtre professionnel africain, d’une résidence de jeunes auteurs africains, des journées d’étude sur le théâtre africain, d’ateliers multidisciplinaires (actorat, scénographie, masques, marionnettes), d’un forum de spécialistes et critiques d’art, d’un hommage aux grandes figures du théâtre africain (Jean-Pierre Guingame du Burkina Faso, Habib Denbili et Fanta Diawara du Mali et Kously Lamako du Tchad), avec expositions de photographies, d’affiches et de pièces théâtrales éditées. 17 troupes de théâtres nationaux seront à Alger. On peut citer le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Egypte, la Tunisie, le Tchad, le Soudan qui se produiront avec leurs formations nationales. En marge du festival, un colloque sur le théâtre africain est prévu avec la participation d’éminents professeurs de théâtre africains. Côté patrimoine, plusieurs expositions viendront compléter cet événement. Il s’agit d’ expositions sur l’architecture de terre, sur les arts anciens, sur les 18 chefs-d’oeuvre africains du patrimoine immatériel, sur l’artisanat d’art africain, etc.
La danse africaine ne sera pas en reste puisque plusieurs spectacles de danses africaines et chorégraphiques ainsi qu’une journée d’étude sur la chorégraphie africaine et des tournées de spectacles de danse sont prévus. Le deuxième Festival culturel panafricain rendra aussi hommage aux quatre auteurs africains à avoir reçu le prix Nobel de littérature. Il s’agit de l’Egyptien Naguib Mahfouz, du Nigérian Wole Soyinka…….et des Sud-Africains Nadine Godimer et John Maxwell Coetzee. Parmi les projets entamés spécialement pour accueillir comme il se doit cet événement continental, un village artistique à Zéralda a été conçu comme une petite agglomération organisée le long d’un boulevard central. Ce dernier, censé accueillir 2050 personnes, servira pour l ‘hébergement, la restauration, mais aussi pour abriter l’ administration, des magasins et divers services. Serons–nous à la hauteur de cet événement? Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, avait assuré, devant le Sommet de l’UA récemment, que «toutes les dispositions sont déjà prises par le gouvernement algérien pour le plus grand succès» de ce rendez-vous culturel panafricain. Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) avait appelé les Etats membres et la diaspora à une «participation active et de qualité» à cette manifestation.(L’Expression…18.02.09.) 

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* Le programme

 Accompagnée de M.Abdel-kader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a lors d’une conférence de presse, animée hier, à la salle Frantz-Fanon, dévoilé le programme culturel ayant trait à la tenue de la seconde édition du Festival culturel panafricain dont l’Union africaine a décidé que l’Algérie soit l’hôte du 5 au 20 juillet de cette année. Elle rappellera que c’est l’Union africaine qui a décidé de charger l’Algérie d’organiser le 2e Festival culturel panafricain lors de la Conférence des ministres africains de la Culture à Nairobi en décembre 2005, décision confirmée par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Khartoum en 2006. Elle dira que l’organisation de ladite manifestation s’inscrit dans une démarche logique et cohérente marquée par la nouvelle politique africaine de l’Algérie. Celle-ci a été préconisée par le président de la République dès son premier mandat avec notamment l’organisation du Sommet de l’OUA en 1999, l’engagement du pays dans le lancement et le développement du Nepad, ainsi que l’organisation des Jeux africains en 2007, sans oublier la tenue de «L’année de l’Algérie en France», en 2003 et «Alger, capitale de la culture arabe» en 2007. Les deux conférenciers ont rappelé l’importance de cet événement qui visera à «présenter une vitrine et donner une autre image de l’Algérie et de l’Afrique, autrement que celle du sang et des larmes». Et M.Messahel d’ajouter: «Dans le contexte de crise mondiale que l’on connaît, c’est le moment où jamais de redonner à l’Afrique sa place dans le concert des nations.» Ainsi, après 1969, année de la première édition du Panaf placé sous le signe de la libération des pays africains qui étaient toujours sous la domination du joug colonial, cette année c’est sous le signe de «la renaissance de la culture africaine et du renouveau» que sera placé le Panaf 2009 dont le président du Comité d’organisation n’est autre que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Il est à rappeler aussi, que l’Etat algérien a créé un fonds d’affectation pour l’organisation de l’événement de l’ordre de cinq milliards cent quarante mille dinars dont trois milliards et demi sont allés à la construction du village des artistes à Zéralda, autrement dit 70% du budget. Ainsi, il reste un milliard et demi pour la gestion de la manifestation, laquelle sera également soutenue par des aides des pays membres (concernant le transport). D’autres fonds sont en cours de négociation avec les sponsors. A l’exception du Sahara occidental, la quasi-totalité des pays membres de l’Union africaine ainsi que des pays abritant une diaspora d’origine africaine (Etas-Unis, Caraïbes, Amérique latine) seront massivement présents à Alger, «y compris la Mauritanie» nous assure-t-on.
En somme, 44 pays ont d’ores et déjà confirmé leur participation. Aussi, il est prévu la venue de 8000 artistes, intellectuels, créateurs, délégués, invités officiels et journalistes. Outre Alger, Boumerdès, Tipaza et Blida, considérés comme le prolongement d’Alger, sont concernées par la dite manifestation. Certaines activités seront programmées à l’Est et à l’Ouest. Les wilayas du Sud seront partie prenante à travers 100 troupes.
Le programme culturel est riche et varié dans tous les domaines, que ce soit le cinéma, le théâtre, la musique, la littérature, le patrimoine etc. Il comprendra notamment 300 spectacles intra et extra-muros entre danse et musiques algérienne et africaine, des colloques, plusieurs expositions relatives à l’art africain, des oeuvres et récitals, fruits d’ateliers divers seront aussi donnés notamment en matière de 7e art ou de musique avec l’orchestre symphonique national et la tenue de plusieurs festivals dont un de jazz. Khalida Toumi citera les noms de Yousou Ndour, Khaled, Kamel Ouali et tant d’autres qui seront au rendez-vous, qui aura lieu d’abord dans la rue sous forme de parade populaire, ensuite au Complexe olympique Mohamed-Boudiaf. La clôture, pour sa part, se tiendra à la Coupole aussi. «Il s’agit de dire et j’assume ce que je dis, les Algériens ne sont pas que des tubes digestifs, ils ont besoin de culture comme de l’air qu’ils respirent et le pain qu’ils mangent et je dirais même que la culture est plus importante!» a affirmé la ministre de la Culture, arguant l’importance d’un tel événement en Algérie. Aujourd’hui les conditions sont enfin réunies.: «l’Union africaine veut marquer les esprits et l’imaginaire en rassemblant tout ce que le continent compte de créateurs et d’artistes pour montrer et dire au monde, à travers sa plus belle carte de visite, c’es-à-dire sa culture: Africa is back». Aussi, pour se remémorer le Panaf de 1969, des hommages aussi seront rendus à Myriam Makéba, Mustapha Toumi, Boudjemia Merzak et Bouelam Hamani, un clin d’oeil à l’ancien Panaf, du temps où Alger était «la Mecque des révolutionnaires». Pour rappel, Khalida Toumi, s’est déplacée au début de février dernier, à Addis-Abeba où elle a rencontré les responsables en charge des questions culturelles au niveau de l’Union africaine pour apporter les dernières retouches aux préparatifs engagés par le gouvernement algérien(L’Expression du 02.03.09.) 

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* La réunion préparatoire sur le patrimoine et artisanat d’art figurant au programme du 2e Festival culturel panafricain, qu’ accueillera Alger du 5 au 20 février courant, s’est clôturée samedi dernier. Les spécialistes ont montré une grande mobilisation pour garantir à cet événement d’envergure toutes les conditions nécessaires au succès. A cet effet, une conférence de presse s’est tenue au Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique (Cnrpah) Alger. Au cours de cette dernière, les experts africains du patrimoine ont annoncé qu’ils ont réservé un espace privilégié à l’exposition, dans ses programmes au niveau de la Safex. «Le patrimoine et l’artisanat constituent l’un des volets importants de notre programme», a souligné M.Slimane Hachi, responsable du Cnrpah, précisant que «les activités consistent en l’organisation d’expositions car ce patrimoine vivant, dit immatériel, donne à chacun de ceux qui en sont les dépositaires un sentiment d’identité et de continuité, tant il se l’approprie et le recrée constamment». Et d’ajouter que «la notion de patrimoine oral et immatériel recouvre des réalités abstraites comme le geste, la parole ou la mémoire historique et recouvre des formes d’expression populaires ou traditionnelles». Mettant en exergue la richesse du patrimoine culturel immatériel africain, notre interlocuteur nous confie que ces expositions portent sur les thèmes: «le Sahara», «l’artisanat», «l’architecture de terre», «les 18 chefs-d’oeuvre africains inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité» et «les arts anciens». L’exposition sur les chefs-d’oeuvre africains porte, notamment sur: Algérie «L’Ahellil du Gourara», Bénin, Nigeria, Togo: «Le patrimoine oral Gèlèdé», République centrafricaine: «Les chants polyphoniques des Pygmées Aka de Centrafrique», la Côte d’Ivoire: «Le Gbofe d’Afounkaha et la musique des trompes traversières de la communauté Tagbana», Égypte: «L’épopée Al-Sirah al-Hilaliyyah», Guinée: «L’espace culturel du Sosso-Bala», Madagascar: «Le savoir-faire du travail du bois des Zafimaniry», Malawi: «Le Vimbuza, danse de guérison», Malawi, Mozambique, Zambie: «Le Gule Wamkulu», Mali: «L’espace culturel du yaaral et du degal», Maroc: «L’espace culturel de la place Jemaâ el-Fna et «Moussem de Tan-Tan», Mozambique «Le Chopi Timbila», Nigeria: «Le système de divination Ifa», Sénégal, Gambie: «Le Kankurang, rite d’initiation mandingue» Ouganda: «La fabrication des tissus d’écorce en Ouganda», Zambie: «La mascarade Makishi» et enfin le Zimbabwe: «La danse Mbende Jerusarema».
Si la contextualisation des objets et leur nature technique et symbolique ont toujours fait partie de l’effort de la muséographie, en revanche, le traitement d’un phénomène global aussi complexe que la tradition orale pose de multiples problèmes et la muséographie est relativement désarmée. Et pour mieux éclairer ainsi les visiteurs et les curieux, une exposition documentée et visuelle, qui mettra en scène les 18 chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en utilisant la vidéo par immersion. «Ce concept permet de restituer le contexte des chefs-d’oeuvre en interaction avec le visiteur. C’est une invitation au voyage pour la connaissance du patrimoine immatériel», a expliqué M.Slimane Hachi, responsable du Cnrpah.(L’Expression – 09.02.09)

    ***************************** * La danse africaine aura sa part belle. Pour preuve, une commission chargée de la présélection des troupes de danses folkloriques devant participer au Festival culturel panafricain (du 5 au 20 juillet à Alger), a examiné, jeudi à Médéa, des troupes de danses folkloriques locales. Pour ce faire, la commission de présélection, a déjà entamé des auditions dans les wilayas de Laghouat et de Aïn Defla où elle a retenu trois troupes dans chacune des régions visitées. Sa mission consistera à choisir, au cours de son séjour, entre plusieurs troupes de danses folkloriques issues des différentes localités de la wilaya de Médéa inscrits à ce concours préselectif, a indiqué M.Ali Nadji, membre de la commission de présélection et ancien responsable du ballet national.
Les troupes retenues devraient subir encore un dernier examen qualificatif, organisé par la Commission nationale de danses folkloriques. A l’instar de la richesse des pays africains, l’Algérie recèle autant de musiques que de danses folkloriques spécifiques à chaque région. Il est clair qu’il sera difficile de déterminer un choix.
Les examens préliminaires permettront, a-t-il ajouté, «de choisir les candidatures qui répondent aux critères établis par la commission de tri national en vue de garantir une meilleure représentativité de notre pays lors de ce festival continental et de mettre en relief la diversité et la richesse du patrimoine artistique national». Ceci pour que le festival soit riche en couleurs et en rythmes authentiques. Outre le professionnalisme, le choix se portera sur les troupes détentrices d’un palmarès respectable et doivent, surtout, «refléter la spécificité culturelle de la région concernée, dans un souci d’originalité et de diversification des spectacles qui seront programmés lors de cette manifestation», a indiqué M.Kamel Amir, chanteur et spécialiste de la chanson bedouie et également membre de la commission. Gageons que l’Algérie sera en force et d’autant belle et harmonieuse à travers ses danses et ses musiques «tribales»! (l’Expression …08.02.09.)

4 réponses à “2éme Festival culturel panafricain (du 5 au 20 juillet 2009 à Alger)”

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