Cantines de filles

** Le code a changé **

Les Terrines, Chez Charlotte et Primo Piano
Les Terrines, Chez Charlotte et Primo Piano

Elles vont chez le dernier chocolatier du moment, sirotent une tasse de thé dans un boudoir, mais se régalent aussi de petits plats canailles et de flacons malins dans un bistrot à vin. Voici dix nouvelles adresses à fort potentiel féminin.

Cantines de filles  coeur- **Pause shopping : Primo Piano 

Primo Piano, le «Food in shop» italien du Bon Marché dans son nouveau décor contemporain

Le lieu. Exit le Delicabar, la carte sucrée-salée de Sébastien Gaudard et la déco flashy de Claudio Colucci, place à ce food in shop installé au cœur de la mode, au Bon Marché, et désormais sous pavillon italien. Au passage, le cadre s’est assagi, a travaillé ses transparences vitrées et s’est doté d’un mobilier contemporain plus consensuel.

Et pour ces dames ? Sur la carte 100 % transalpine conçue par les créateurs de Casa Bini, de quoi séduire les fashion victims qui ne se rêvent qu’en « S » ou « XS » : salades, méli-mélo de légumes frais à peine cuits à la vapeur ou grillés, viande et poisson à la plancha. Pour les autres plus « laxistes », des plats de pâtes, des glaces artisanales de chez Pozzetto et une panna cotta à se damner !

Les plus : la fraîcheur et la qualité des assiettes, la belle carte de thés.

Dommage : le service parfois brouillon, les prix rive gauche.

Primo Piano , au Bon Marché, 1 er étage du magasin 2, 26-32, rue de Sèvres, VIIe. Tlj sf dim. de 11 heures à 18 h 30 (19 h 30 le sam.). Salades à 14 €, plats autour de 17 €, desserts entre 7 et 9 €.

  **Rubrique Oméga 3 : Michi

Le lieu. Dans le quartier japonais de Paris, un bar à sushis en tout point semblable à ses voisins. Rez-de-chaussée façon couloir et salle en sous-sol piquée sur la cave, sûr que l’on ne fait pas ici dans le rutilant ! Mais si, depuis quelques mois, l’ancien Korin est devenu « la » cantine nippone où l’on se retrouve entre copines, c’est que le rapport qualité-prix y est épatant.

Et pour ces dames ? Des Oméga 3 en rafale grâce aux menus sushi, sashimi ou chirashi. Ainsi, celui à 13 € avec petite salade de chou émincé (bien assaisonnée), soupe miso, assortiment de poissons crus (saumon, thon gras, daurade…) et mini-salade de fruits frais encadre vos radicaux libres sans écorner votre porte-monnaie.

Les plus : le poisson extra-frais et fondant, les tarifs.

Dommage : la salle tristounette et aveugle (préférez le comptoir si vous déjeunez en solo).

Michi , 58 bis, rue Sainte-Anne, IIe. Tlj sf dim. et lun. Menus déj. de 13 à 17 €, menu soir à 23 €.

  **Plats testostérones : Les Terrines de Gérard Vié 

Les Terrines de Gérard Vié, pour celles qui aiment les plats costauds aux saveurs affirmés.
Les Terrines de Gérard Vié, pour celles qui aiment les plats costauds aux saveurs affirmés. .

Le lieu. Un bistrot simple et chaleureux avec affiches et pubs anciennes sur les murs, jambons au plafond et chariot de terrines et fromages, histoire de mettre l’œil en appétit et l’estomac en pôle position.

Et pour ces dames ? Des nourritures costaudes, qu’est-ce que vous croyez ! Du plantureux, du canaille, comme cette terrine de lapin et abats aux saveurs affirmées, ce paleron aux carottes fondantes et écrasé de pomme de terre au beurre, cette jatte de mousse au chocolat qui n’en raconte pas !

Les plus : le choix de terrines, le semainier (poulet rôti à l’ail, le samedi), le prix du vin au verre (à partir de 4 €) et plus généralement le plaisir d’une cuisine sensuelle, généreuse en goût.

Dommage : l’assaisonnement pâlot (cassoulet pas assez relevé).

Les Terrines de Gérard Vié, 97, rue du Cherche-Midi, VIe. Tlj sf dim. et lun. Formule à 24 €, menu à 34 €.

  ** Racines

Le lieu. Des étagères croulant sous les bouteilles, quelques tables au coude à coude et une courte ardoise renouvelée chaque jour : tout pour séduire les fines gueules amatrices de sépia, d’autant que cette cave à manger, militante des vins nature, est enchâssée dans le plus ancien passage couvert de Paris.

Et pour ces dames ? Des soupes et des pêle-mêle de légumes en direct du potager d’Alain Passard (excusez du peu !), des pot-au-feu et osso-bucco confectionnés avec la viande d’Hugo Desnoyer (la star des bouchers), des vins en biodynamique aux noms poétiques, rien de tel pour séduire les bonnes vivantes concernées par la planète et l’assiette.

Les plus : les produits top qualité sélectionnés par le patron Pierre Jaucou (ex-La crémerie, VIe), l’ambiance de confrérie gourmande qui plane sur les lieux.

Dommage : le prix un peu élevé des plats (env. 21 €).

Racines, 8, passage des Panoramas, IIe.  Tlj sf sam. et dim. de midi à minuit. Carte env. 40-50 €.

  **Break bling-bling

Le lieu. Dans le prolongement de la boutique-salon de thé des Champs mais avec une entrée indépendante, ce nouveau bar designé par Roxane Rodriguez est une distorsion onirique de l’Art nouveau façon XXIe siècle. Tabourets chrysalides, immense bar en résine de verre lumineux et vitraux alvéolés piquetés de papillons filent la métaphore naturaliste avec une flamboyance certaine.

Et pour ces dames ? Du raffiné, du délicat, il n’y a que l’embarras du choix ! Entre œufs bio brouillés de mille façons, blinis, salades de petits maraîchers, pommes de terre anoblies (truffe, caviar…), carpaccios et créations sucrées de Philippe Andrieu, elles ont largement de quoi craquer, d’autant que les assiettes sont finement troussées.

Les plus : le lieu à nul autre pareil, les horaires tardifs.

Dommage : les chaises tournantes assez peu confortables, les prix vertigineux dès que l’on s’éloigne du menu.

Bar Ladurée, 13, rue Lincoln, VIII e . Tlj jusqu’à 23 h 30 (0 h 30 le ven. et sam.). Menu à 34 € proposé midi et soir. Carte à partir de 15 € (macarons + thé).

  **Pause Arty : Chez Charlotte 

Chez Charlotte, quatre petits salons confortables où grignoter des macarons du pâtissier Pierre Hermé.
Chez Charlotte, quatre petits salons confortables où grignoter des macarons du pâtissier Pierre Hermé.

Le lieu. Entre le jardin du Luxembourg et les cinémas de Montparnasse, voici une étape à l’ambiance feutrée, cachée dans l’Hôtel des Académies et des Arts. Quatre petits salons modernes et confortables où papoter l’après-midi, dont un très design, avec ses murs de briques, ses couleurs vives et sa mini-salle de projection vidéo.

Et pour ces dames ? Difficile de résister à l’option grignotage : les macarons du pâtissier star Pierre Hermé, proposés par trois. Pour les accompagner, pourquoi ne pas craquer pour l’une des douze suggestions du Palais des Thés ? Saint James, Grand Yunnan, etc.

Le plus : l‘âme du lieu, habité par les « corps blancs » du peintre ­Jérôme Mesnager et les sculptures de Sophie de Watrigant.

Dommage : le chocolat chaud, vraiment lambda. Et si l’on n’aime pas les macarons… ?

Chez Charlotte, 15, rue de la Grande-Chaumière, VIe.  Tlj. de 14 h 30 à 18 heures. Macarons : 8 € les trois. Thé : 4,50 €. Chocolat ou café : 4 €.

  **Nid douillet : Sur un arbre perché 

Entre ses balacelles et son salon de massage, Sur un arbre perché nous branche.
Entre ses balacelles et son salon de massage, Sur un arbre perché nous branche.

Le lieu. C’est une forêt de poche, à quelques battements d’ailes de l’Opéra. Assis sur des coussins moelleux, groupes de copines et tourtereaux picorent. Et même un peu plus : dos de filet de daurade et risotto de blé vert, wok de gambas à l’huile d’argan. Concept sylvestre réussi : murs tout de bois vêtus, tables cosy lovées dans de mini-cabanes, tons nature, lumière tamisée…

Et pour ces dames ? L’atout zen incontournable : un salon de massage. Deux formules au choix pour se relaxer, le Amma Assis (massage assis, 17 € les 15 minutes, à choisir pendant le repas) ou le célèbre Shiatsu (70 € l’heure, sur réservation).

Le plus : les deux tables centrales, prisées pour leurs irrésistibles balancelles.

Dommage : le soir, sans formule, les prix grimpent ; la carte des vins riquiqui ; le service, gentiment à l’ouest.

Sur un arbre perché, 1, rue du Quatre-Septembre, IIe. Tlj. sf sam. midi et dim. Formule déj. à 21 €. Carte, env. 45 €.

  **Accros au chocolat : Chocolaterie Jacques Genin

Le lieu. Pour la première fois, ce « fondeur en chocolat », qui ne travaillait jusqu’ici qu’avec les professionnels, ouvre une adresse grand public dans le Marais. Un bel espace sur deux niveaux avec, au rez-de-chaussée, la partie dédiée à la vente et à la dégustation, au premier étage, l’atelier de production. Un grand escalier hélicoïdal sert de trait d’union entre les deux.

Et pour ces dames ? L’une des douceurs maison dont les fleurons sont l’éclair au caramel, la tarte citron, le millefeuille ou encore l’assortiment de six chocolats pour s’initier à la production du maître. À accompagner d’un délicieux thé de Chine (Pu Er millésime 1998, You Xiang, Ren Dong…).

Les plus : la qualité des chocolats, l’accueil adorable, les coulisses de la fabrication (le laboratoire du 1 er étage) volontairement accessibles.

Dommage : le nombre limité de places dans la partie salon de thé.

Chocolaterie Jacques Genin, 33, rue de Turenne, IIIe.  Tlj sf lun. jusqu’à 20 heures. Une pâtisserie + un thé : 13,50 €.

  **Thé futé : Zen Zoo

Le lieu. Midi pile et cette mignonne cantine taïwanaise du quartier Sainte-Anne, décorée asiatico-moderne, affiche déjà complet. Dans l’assistance, des working girls en pause déjeuner et de petites équipées féminines de touristes, mitraillant au numérique leur menu : marmite de fruits de mer sauce satay, échine de porc caramélisée au gingembre, servies sur un plateau en bois avec deux accompagnements.

Et pour ces dames ? Le produit star de la maison, le Zhen Zhu Nai Cha, un thé au lait et perles de tapioca à la fois gourmand, soyeux et ludique. À siroter chaud ou froid avec une grosse paille fluo, il fait fureur midi et soir, ou au goûter, accompagné d’un gâteau à la pâte de haricot rouge.

Les plus : les prix tout doux, la terrasse, la carte de fidélité pour les thés à emporter.

Dommage : la salle exiguë.

Zen Zoo, 13, rue Chabanais, IIe. Tlj sf dim. Formule déj. à 13 €, après-midi de 8 à 12 €, soir à 13 et 16 €.

  **Brunch entre poulettes : Coco & Co

Le lieu . Un petit nid sur deux étages perché dans une rue étroite du VI e arrondissement. Le concept ? Proposer des œufs sous toutes leurs formes : mollets, brouillés, au plat… Après la forme, il ne reste plus qu’à choisir le fond, la façon de les accommoder : herbes, jambon, fromages, champignons, au total ­29 possibilités.

Et pour ces dames ? Les dimensions façon maison de poupée, la déco ambiance Martine à la ferme et les serveurs, pas coqs du tout, qui vous couvent des yeux.

Les plus : la rapidité du service, la belle fraîcheur des produits (pas de surgelés), les quantités qui ne tablent pas sur des appétits de moineaux. Dommage : la salle du fond un peu basse (-cour) de plafond. Du coup, à partir de cinq, six poulettes qui caquettent, on ne s’entend plus becqueter.

Coco & Co, 11, rue Bernard-Palissy, VIe.  Tlj. Brunch tous les jours à 22 €. Assiettes à partir de 10 €.

  **Sans oublier : Le Salon du Panthéon

Le très confidentiel restaurant -salon de thé décoré par Catherine Deneuve et Christian Sapet, au-dessus du Cinéma du Panthéon, ressemble à une immense pièce à vivre meublée vintage avec canapés, tables basses, lampes de designers et livres sur le 7e art. Détail qui ne gâche rien, les desserts maison sont à tomber (carrot cake, brownie, crumble, cake aux épices…).

Le Salon du Panthéon , 13, rue Victor-Cousin, Ve. Tlj sf sam. et dim. de 12 h 30 à 14 h 30 pour le déj. puis salon de thé jusqu’à 18 heures.

 **Mais où vont-elles ?

Le repaire des Parisiennes

La journaliste Élodie Rouge maîtrise son sujet ! Citadine chic et gourmande elle-même, elle sait qu’à Paris, les lieux ne manquent pas pour déjeuner, dîner, faire la fête ou boire un verre. Seul souci : trouver la bonne adresse pour la bonne occasion. D’où ce guide subjectif et pertinent dans lequel elle nous livre ses « cantines » par thématiques. Du petit-déjeuner au souper d’après-spectacle, elle décrypte les endroits pour se retrouver entre filles, faire la rencontre du siècle, inviter sa grand-mère (ou sa boss) à déjeuner, épater ou séduire. Cela va du palace au fast-food bio, du bistrot canaille au bar alternatif. À l’image de celles qui les fréquentent, ces repaires sont tour à tour classiques, décalés, bobos ou BCBG, mais jamais formatés.

« Les Cantines des Parisiennes » par Élodie Rouge aux Éd. Parigramme, Coll. Paris est à nous, 6 €.

  **Eloge de la paresse

Le club très fermé des VIP

Le cercle des Very Important Paresseuses (VIP), né en octobre dernier, réunit des femmes qui bougent, pensent, réfléchissent et revendiquent d’être… paresseuses avant tout ! Il compte déjà parmi ses membres ­Julie Depardieu, Cendrine Dominguez, Sonia Dubois, Isabelle Giordano, Irène Frain, soit une vingtaine de femmes aux profils très différents mais qui ont en commun le sens de la dérision, l’humour, l’envie de profiter du temps qui passe. Leur charte, un peu fourre-tout, les pousse à un prosélytisme bienveillant : convaincre leurs proches du bien-fondé de prendre la vie sereinement. Elles ont leur QG, le Bound (49-51, avenue George-V, VIIIe), pour se retrouver entre copines paresseuses, leurs lectures de prédilection (les 60 titres de la collection Les Paresseuses chez Marabout) et leur blog. Il paraît même qu’elles se donnent parfois rendez-vous pour travailler ensemble ! (Le Figaro) 

8 réponses à “Cantines de filles”

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