Le voyageur face à la grippe A

Le voyageur face à la grippe A gripp

Ebranlé par la crise économique depuis le début de l’année, le secteur du tourisme doit maintenant se préparer à faire face à une éventuelle pandémie de grippe A cet automne. Comment les professionnels gèrent-ils les craintes des touristes ? Pour Jean-Marc Rozé, secrétaire général du Syndicat national des agences de voyages (SNAV), il s’agit avant tout de rassurer les touristes et de les convaincre de ne pas céder à la panique.

Relaxnews : Parmi les différents scénarios imaginés par les autorités au sujet de la grippe A, on parle d’une possible pandémie cet automne. Comment les agents de voyage peuvent-ils rassurer les touristes ?
Jean-Marc Rozé :
Il faut dans un premier temps rappeler qu’aucune restriction de circulation des personnes n’a été émise par l’Organisation mondiale de la santé, ni même par les autorités françaises. Il faut raison garder et se rappeler qu’il ne s’agit que d’une grippe qui se soigne principalement à l’aide de paracétamol. Les chances de contracter le virus en France comme à l’étranger sont identiques alors il ne faut surtout pas que les touristes cèdent à la panique.

R. : Quel conseil pouvez-vous donner au touriste qui aurait envie de partir à l’automne ?
J-M.R. :
D’une manière générale, nous conseillons à nos agences de recommander la souscription d’une assurance, qui couvre les annulations pour diverses raisons. Pour l’instant, nous n’agissons pas de manière différente au sujet de la grippe A qui pour nous reste un virus comme un autre.

R. : Ces contrats d’assurance couvrent-ils le risque de pandémie ?
J-M.R. :
Généralement non. Toutefois, les contrats d’assurance couvrent la maladie sur présentation d’un justificatif médical. Un voyageur qui tomberait malade quelques semaines ou jours avant son départ pourrait parfaitement faire jouer son assurance et être remboursé. Parallèlement, un touriste qui refuserait de partir uniquement par peur se verrait dans l’obligation de payer une partie de son séjour. Plus il annule tôt, moins il paie. En revanche, annuler la veille pourra coûter cher.

R. : Et que se passe-t-il si un voyageur a réservé un séjour pour une destination reconnue comme « très à risque »?
J-M.R. :
Pour l’instant il est difficile de répondre à cette question. J’imagine que chaque agence réagira au cas par cas. Nous nous réunirons la semaine prochaine avec les tour-opérateurs, les distributeurs, assureurs et assisteurs pour déterminer la marche à suivre en fonction des différentes situations.

R. : Les touristes contractant le virus de la grippe A en vacances, pourraient-ils être rapatriés systématiquement ?
J-M.R. :
Cela me semble peu probable. Les rapatriements sont décidés uniquement lorsque l’on estime que le touriste ne peut être correctement soigné sur place ou que la situation dans le pays d’accueil n’est pas favorable à son traitement. Dans la mesure où pour l’heure le virus se soigne principalement avec du paracétamol, il n’y a aucune raison de rapatrier les éventuels malades.

R. : Les agences de voyages ont-elles des obligations vis-à-vis des consommateurs ?
J-M.R. :
L’obligation d’information incombe aux agents de voyages, notamment sur les risques climatiques, sanitaires ou géopolitiques. Nous recommandons systématiquement aux agents de se référer au site du ministère des Affaires étrangères et à sa rubrique « Conseils aux voyageurs », qui est une précieuse mine d’informations sur le comportement à adopter dans les différentes destinations.

R. : Craignez-vous que la surmédiatisation de la grippe A, que ce soit par les médias ou le gouvernement, nuise à l’activité touristique ?
J-M.R. :
Disons que chacun est dans son rôle. Comme on ne sait pas vers quoi on s’achemine, il vaut mieux anticiper. Après, il appartient aux voyageurs de rester confiants et de ne pas diaboliser le virus, qui, j’insiste, reste une grippe qui se soigne très bien. Le tapage autour de la grippe A me fait penser au passage à l’an 2000 où l’on croyait à un Black-out des systèmes informatiques et à une paralysie de la planète pendant plusieurs heures ou jours. Au final, rien de tout cela ne s’est produit et on en a ri après…cela pourrait aussi être le cas pour la grippe A. (Libération-31.08.09.)

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Le virus H1N1 voyage à une vitesse incroyable

Selon le bilan global publié vendredi 28 août 2009 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la grippe A (H1N1) a tué “au moins 2 185 personnes”. Le nombre d’individus infectés s’élevait à cette date, au minimum, à 209 438, dans plus de 177 pays. Le H1N1 est devenu le virus de grippe dominant dans le monde. Il supplante celui de la grippe saisonnière.Le 24 avril, l’OMS avait lancé une alerte mondiale, annonçant que des centaines de cas de grippe étaient signalés au Mexique et aux Etats-Unis.

Mexico, sur la place Zocalo .Comme les officiers de police, des touristes portent un masque pour se protéger du virus de la grippe porcine. Les tours opérateurs allemands et japonais ont suspendu leur voyages au Mexique..

Le 11 juin, sa directrice générale, le docteur Margaret Chan, déclarait la grippe A (H1N1) première pandémie du XXIe siècle. Dans un entretien exclusif au Monde, elle fait le point sur la situation et s’explique sur la stratégie de l’OMS. La pandémie actuelle défie nos repères. Jusqu’ici, le mot était synonyme de millions de morts, ce qui est loin d’être le cas…C’est la première fois dans l’histoire que nous voyons une pandémie évoluer sous nos yeux. Autrefois, le monde était toujours pris par surprise, sans avoir eu le temps de discuter des moyens d’affronter la maladie. Depuis l’émergence, il y a quelques années, du virus de la grippe aviaire H5N1, qui se traduit par une maladie extrêmement sévère, avec 50 % à 60 % de cas mortels, les ministres de la santé ont discuté avec l’OMS de la manière de planifier la préparation à la menace pandémique, en prenant pour référence la grippe espagnole de 1918.La Colombie a annoncé officiellement qu’un homme de 42 ans avait contracté le virus H1N1. Aussitôt, les enfants, comme dans cette école de Cali, se voient dans l’obligation de porter le masque contre la grippe porcine. Le virus 2009 A(H1N1) est totalement différent. Il est nouveau, et quasiment personne n’est immunisé contre lui. Il se répand très facilement, mais ne provoque pas de maladie sévère chez la plupart des gens. Ces éléments ne cadrent pas avec les plans préparés, et imposent de les adapter. Rien d’étonnant, donc, à ce que des gens se demandent pourquoi la pandémie actuelle ne correspond pas à ce à quoi ils s’attendaient, et trouvent que l’on en fait beaucoup. Mais je ne suis pas d’accord avec ce point de vue.Quelles menaces fait peser la pandémie actuelle ?

Tout d’abord, ce virus voyage à une vitesse incroyable, inédite. En six semaines, il parcourt la même distance que d’autres virus en six mois ! Le nombre de personnes infectées est aussi sans précédent. Jusqu’à 30 % des habitants des pays à forte densité de population risquent d’être infectés. Sans plans de préparation, nous serions incapables d’avoir une réponse organisée. C’est une sorte de retour sur investissement.

60 % des décès surviennent chez des personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents. Ce qui signifie que 40 % des décès concernent des jeunes adultes – en bonne santé – qui meurent en cinq à sept jours d’une pneumonie virale. C’est le fait le plus préoccupant. Soigner ces patients est très lourd et difficile.

Dans beaucoup de pays, les services d’urgence et de soins intensifs sont extrêmement sollicités, voire surchargés. Dans notre monde de 6,8 milliards d’habitants, que se passera-t-il si l’infection touche 20 % à 30 % de la population ? Qu’arrivera-t-il si la maladie devenait plus sévère sans que nous y soyons préparés ? Beaucoup de ressources seront consommées au détriment des malades touchés par le cancer, les maladies cardiovasculaires…

Justement, que répondez-vous à ceux qui craignent que la lutte contre le H1N1 se fasse au détriment de celle contre d’autres maladies plus mortelles ?

La question est légitime. Il est nécessaire de réunir des ressources supplémentaires. Il ne faut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Tout gouvernement responsable doit se préparer au pire, et espérer le meilleur. Il est comptable de la manière dont il protège ses citoyens. Par définition, les pandémies grippales sont hautement imprévisibles. C’est vrai, la maladie est bénigne, et nous espérons qu’elle le restera lorsque la deuxième vague arrivera cet automne. Si ce n’est pas le cas, comment les gouvernements qui n’auront pas fait le nécessaire pour se préparer pourront-ils se justifier devant leur opinion publique ?

La course au vaccin contre la grippe A(H1N1) a été lancée. La première souche envoyée par l’OMS aux fabricants a donné des rendements décevants. Risque-t-on un retard sur le calendrier prévu ?

Nous avons dit qu’il faudrait de cinq à six mois pour mettre au point les premiers lots de vaccins. Pour l’instant, nous sommes dans les temps.

Disposerons-nous à temps et en quantité suffisante de ces vaccins ?

Pas dans les prochains mois. Avant la mise en place du plan contre le virus de la grippe aviaire H5N1, la capacité annuelle de production mondiale de vaccins antigrippaux était de 450 millions de doses, et essentiellement dans les pays développés. Elle est passée à 900 millions de doses. Même si cela reste insuffisant, cela n’était jamais arrivé pour les pandémies précédentes.

Qu’en sera-t-il pour les pays en développement ?

Nous avons reçu des engagements de dons pour un total de 150 millions de doses. Nous poursuivons le dialogue pour augmenter cette quantité, mais aussi pour négocier l’achat de doses supplémentaires. Mais il ne faut pas perdre de vue les interventions non pharmacologiques : le lavage des mains, le fait de rester chez soi si l’on est malade… Je reviens d’Ouganda. J’ai visité un village où le seul moyen de communication est la radio, et où des volontaires participent à des interventions sanitaires. Le chef de village est le seul à posséder un téléphone mobile. Nous devons réfléchir à la manière de diffuser de l’information par le biais de SMS.

Des interrogations demeurent sur la qualité et la sécurité des futurs vaccins contre le H1N1…

Les autorités régulatrices accélèrent le processus conduisant à l’autorisation de mise sur le marché, mais uniquement en ce qui concerne les procédures administratives. Il n’est pas question de faire de compromis sur la sécurité et l’efficacité des vaccins. Les essais cliniques nous donneront des réponses sur les effets secondaires possibles de ces vaccins, mais il faut être clair : du fait du nombre limité de personnes testées, des effets secondaires extrêmement rares n’apparaissent pas toujours. Le syndrome de Guillain-Barré (une complication neurologique possible) survient à la fréquence d’un cas pour un million de personnes vaccinées. Nous risquons donc d’en voir.

Même avec les produits de qualité, il y a toujours des effets secondaires. C’est pour cela que l’OMS a émis des recommandations pour la surveillance sanitaire à assurer, une fois les vaccins utilisés. Mais il faut faire la différence entre les effets réellement liés au vaccin et ceux qui coïncident dans le temps sans lien de cause à effet. Si nous constatons des effets particuliers liés au vaccin, nous en ferons part, et les gouvernements devront faire de même. Les médias doivent jouer leur rôle : porter les informations les plus importantes à l’attention du public, de même qu’ils doivent surveiller notre travail.

De quoi avons-nous le plus besoin dans la lutte contre le H1N1 ?

Nous avons besoin de leadership politique, de bons plans de lutte contre la maladie, d’une bonne coordination et d’une bonne mise en oeuvre. Cela ne relève pas des seuls ministres de la santé. Certaines interventions ont de fortes implications économiques et sociales, par exemple la fermeture des écoles.

Il faut considérer tous les aspects de la question. Enfin, le soutien de l’opinion publique est indispensable. Le meilleur investissement possible pour un gouvernement est la “communication pandémique” : identifier les mécanismes de communication appropriés à chaque pays, afin que la population reçoive l’information en temps et en heure, et de manière transparente.(Le Monde-31.08.09.)

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*La mortalité directe du H1N1 serait cent fois celle de la grippe saisonnière

Tandis que l’hémisphère Nord se prépare à affronter la pandémie à l’automne, la progression de la grippe A(H1N1) dans l’hémisphère Sud permet de mieux estimer l’agressivité du nouveau virus. En Nouvelle-Calédonie, le bilan était, mercredi 26 août au matin, de cinq morts directement provoquées par le virus sur une population de 250 000 habitants, dont sans doute plus de 35 000 avaient contracté le virus…

Antoine Flahault, professeur de médecine et spécialiste de la grippe, livre au Monde son analyse des dernières données épidémiologiques et bat en brèche les idées reçues sur les groupes à risque, les stratégies de vaccination et d’utilisation du Tamiflu.

Que disent les dernières données épidémiologiques sur la virulence du H1N1 ?

La virulence d’une épidémie de maladie émergente – c’est-à-dire son agressivité – est l’un des paramètres les plus difficiles à évaluer. Que mesurer ? Les complications de la grippe, les hospitalisations, ou la mortalité ? Ce dernier indicateur est le moins dépendant de paramètres nationaux comme la qualité des systèmes d’information, le dispositif hospitalier, etc. Mais les choses restent complexes : il y a trois façons de mourir de la grippe. La première, en voie de disparition dans les pays développés, est la surinfection bactérienne. La deuxième est une pneumopathie virale qui entraîne un syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA), et la mort dans 50 % à 60 % des cas. Dans cette situation de “mortalité directe”, c’est le virus qui tue. La troisième cause, de loin la plus fréquente, est l’aggravation de sévères maladies préexistantes. Cette mortalité, qui touche surtout les personnes âgées, est devenue presque incompressible depuis environ vingt ans. Pour la grippe saisonnière, elle est d’environ un décès pour 1 000 infections dans les pays riches.

Pour la grippe A, laquelle de ces mortalités est-elle à craindre ?

On entend souvent dire que la grippe A aurait tendance à tuer davantage les jeunes et moins les personnes âgées. Mais c’est peut-être une déduction un peu hâtive.

Dans le cas des grippes saisonnières, les décès de troisième type – ceux qui touchent surtout les personnes âgées – constituent une mortalité “invisible” sur le moment. Elle n’est détectée, dans les statistiques, souvent que plusieurs mois après l’épidémie. Chaque année, après le passage de la grippe saisonnière, la mortalité est augmentée d’environ 5 000 à 6 000 personnes. Pour cette forme particulière de mortalité, les effets de la grippe pandémique ne devraient pas être inférieurs à ceux de la grippe saisonnière. Mais il est trop tôt pour les détecter.

Pourtant, 50 % des cas de grippe A touchent des individus de moins de 20 ans…

C’est vrai, mais ça l’est aussi pour la grippe saisonnière ! En France, 50 % des cas de grippe saisonnière surviennent également chez les moins de 20 ans.

Il n’y a donc pas de catégories de personnes “à risque” ?

La mortalité que l’on “voit” aujourd’hui est essentiellement la mortalité directe, due à un SDRA. Or ces décès semblent survenir de manière quasi aléatoire dans la population touchée par le virus, donc plus souvent chez les jeunes. Dans le cas de la grippe saisonnière, très peu de cas de SDRA sont rapportés et l’on ne peut pas dresser des statistiques pour dire que tel groupe est plus exposé que tel autre. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta ont publié cet été la description de dix cas de grippe A morts par SDRA, dont neuf étaient obèses. Cette obésité sévère pourrait représenter un facteur de risque potentiel, ce qui était inconnu auparavant. De la même façon, 13 % des décès par grippe A aux Etats-Unis sont survenus chez des femmes enceintes, la plupart étant mortes de SDRA. Elles pourraient aussi représenter une population à risque.

Quelle est la fréquence de cette mortalité directe, par SDRA ?

Pour la grippe saisonnière, on peut l’estimer à un cas par million, voire moins. En France, nous avons en moyenne 5 à 6 millions de cas de grippe saisonnière chaque année, et, à ma connaissance, pas plus de 5 à 6 cas de décès par SDRA dus à cette maladie.

Pour la grippe A, nous avons aujourd’hui des situations mieux documentées. En Nouvelle-Calédonie, lorsqu’on en était à 3 cas [5 cas sont désormais documentés] le gouvernement estimait les cas de grippe A à 20 000 cas – donc sans doute environ 30 000 infections, en comptant les cas “silencieux”. A l’île Maurice, on a eu 7 décès en service de réanimation sur 15 000 cas déclarés, mais dont mes contacts avec le milieu médical de l’île nous font penser qu’ils sont plus nombreux, sans doute 50 000 cas, donc 70 000 infections. On serait en face d’une maladie dont la mortalité directe – un cas pour 10 000 infections – serait certes très rare mais malgré tout 100 fois supérieure à celle de la grippe saisonnière. Nous venons de publier cela dans PLoS Currents Influenza.

Une vaccination de masse vous semble-t-elle appropriée ?

On n’a encore jamais tenté d’utiliser le vaccin comme barrière contre une épidémie de grippe, pas même saisonnière. A l’exception du Japon dans les années 1970 à 1980 et aux Etats-Unis en 1976.

La seule stratégie qui aujourd’hui bénéficie d’une solide expérience dans le domaine de la grippe est celle de la protection des personnes à risque. La connaissance de ce virus pourrait modifier la définition de ces groupes : toujours et avant tout les populations âgées ou vulnérables, les professions de santé et enfin les nouvelles catégories que j’évoquais : les grands obèses et les femmes enceintes.

Il n’y aurait donc pas de raisons de modifier cette stratégie ?

Hélas si, il y aurait beaucoup de raisons, théoriques, que nous venons de publier dans BMC Infectious Diseases. Une stratégie de masse, immunisant un tiers de la population mondiale, aurait permis de barrer la route à la pandémie. Mais je ne pense pas qu’on puisse proposer une telle stratégie à partir des seuls résultats de modèles mathématiques, sans avoir essayé de tester sa validité en population. Ce serait une sorte d’aventure d’essayer de se lancer dans une stratégie totalement innovante vis-à-vis de la grippe A alors qu’elle n’a pas été seulement tentée sur la grippe saisonnière.

On pourrait être confronté à des effets secondaires ? On ne peut pas l’exclure. Après une campagne de vaccination de masse, l’apparition de maladies dans les semaines qui suivront risquerait d’être imputée même à tort à la vaccination. On a connu cela pour le vaccin contre l’hépatite B lorsqu’étaient survenus des cas de sclérose en plaques : personne n’est parvenu à trancher sur leur origine. Cela a entraîné un discrédit durable sur la vaccination.

Que faire du Tamiflu ?

On entend qu’il devrait être réservé aux cas graves ou compliqués, ce qui m’étonne un peu, car les seuls essais cliniques disponibles n’ont jamais porté sur la prévention des complications ou de la mortalité. Son utilisation a surtout une visée collective, car il est efficace pour faire baisser la charge virale, la durée des symptômes et donc la circulation du virus dans la population. Le Tamiflu est aussi efficace en traitement préventif. Il y a encore peu de résistances, c’est donc le moment de l’utiliser, car après il risque d’être durablement inutile.(Le Monde-26.08.09.)

 

3 réponses à “Le voyageur face à la grippe A”

  1. 21 12 2012
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    return man 2

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