Le short des vacances

*Même si les filles aiment toujours les jupettes qui tournent, ce printemps, les shorts fleurissent à tous les coins de rue.

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. Short en denim lyocell, à partir de 68 euros.Les rédactrices de mode adorent décréter: « Le marine ? C’est le nouveau noir ! » ou « la veste est en passe de devenir le nouveau manteau »… Acceptons donc que, cet été en ville, le short supplante la jupe et se fasse une belle place au soleil. Certains le voient déjà s’installer pour de bon dans la penderie des fillettes… et pas au rayon sport ! Profitant du phénomène mode qu’il suscite chez la femme, le short s’est immiscé dans les collections enfants entraînant, de fait, une nouvelle façon de s’habiller.« S’il a toujours tenu un grand rôle pendant les vacances, le short se porte cette année sur le bitume », affirme Catherine Wollner, directrice de Lili Gaufrette. « La tendance chez la femme comme chez l’enfant, c’est de porter une veste structurée cassée par un short d’esprit plus cool. L’arrivée de la tunique a boosté aussi les ventes de cette pièce a priori plus sportswear puisqu’on le glisse dessous », explique Régine Bretaudeau, directrice artistique Groupe CWF (Chloé, Escada, Boss enfant…). Star de l’été, le short en jean est présent partout. Sonia Rykiel enfant met en avant le velours éponge ; Dino e Lucia le daim et le molleton coordonnés à des vestes ; Bakker Made With Love opte pour le bloomer en voile de viscose coloré ; Little Marc Jacobs propose un modèle en denim à bretelles. Architendance, la combishort se fait aussi remarquer, de Kenzo Kids à Okaïdi.**Rupture de stock Dia_shortikks2IKKS. Short en denim, du 6 ans au L, à partir de 60 eurosPreuve du potentiel du short, Chloé en décline pas moins de quatre formes différentes : un esprit marin à pont, une version salopette, une autre en jean façon seventies ainsi qu’un magnifique bloomer en denim gris. Le coup porté aux jupes semble rude… D’autant que des marques comme Sonia Rykiel Enfant joue sur les deux tableaux avec des modèles shorts-jupes sublimés d’un papillon pailleté. « On vend peu de jupes par rapport aux robes et cette saison, on a heureusement référencé pas mal de shorts dont beaucoup sont déjà en rupture de stock », note Cécile Roederer du site smallable.com, spécialiste des marques enfantines créatives.

Si hier le short était considéré seulement comme une pièce pratique, il est désormais résolument fashion. « En l’accessoirisant, il devient même très fille. L’idée, c’est de le marier avec une blouse à carreaux comme chez Isabel Marant. Plus que la pièce en elle-même, c’est le look qui est intéressant et qui séduit », enchaîne Cécile Roederer.
Face à la menace qui gronde, la jupe se débat à grand renfort de formes patineuses et de modèles volantés. Las, cette saison, le short l’emporte sur la mini ! « Non seulement il dessine de plus jolies gambettes, mais en plus avec lui on se sent à l’aise », note Régine Bretaudeau.

Des propos tempérés par Catherine Wollner : « Tout dépend de l’âge car n’oublions pas que jusqu’à 6 ans, une petite fille rêve toujours devant une jupe qui tourne » et Mariu de Andreis, créatrice de Zef, d’avertir : « Attention aux fautes de style, car le short en ville peut vite déraper. » Il n’empêche que la tendance se prolongera au-delà de l’été avec dès la rentrée des versions en jean, en velours et en tweed à porter avec des collants en laine. Chez la fillette comme chez la femme. Affaire à suivre. (Figaro-Madame.10.06.2010.)

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Chipie. Short en jean clair, du 2 au 12 ans, à partir de 55 euros.

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Chloé. Salopette en denim, à partir de 90 euros.

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Escada. Short en denim lycra, à partir de 69 euros

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Isabel Marant. Short en jean à revers un peu loose, 55 €.

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IKKS. Short en denim à revers, du 2 au 12 ans, à partir de 43 euros.

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Catimini. Short-salopette denim, du 4 au 16 ans, à partir de 65 €.

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Levi’s. Short, du 3 au 14 ans, à partir de 50 euros

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Sonia Rykiel. Short en coton, détail paillettes papillon sur les poches, 2 au 16 ans, 85 euros

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*L’histoire du pantalon…

 Florence-dauchez

Elles le portent matin, midi et soir. Taille basse ou haute, large ou cigarette, en jean ou en flanelle, cinq femmes nous disent pourquoi il leur est indispensable. En écho à ces témoignages, une historienne décrypte la symbolique de ce basique, hier encore exclusivement masculin.

*Florence Dauchez, présentatrice du journal de 19 heures sur Canal+

Madame Figaro. – Êtes-vous toujours en pantalon ?
C’est mon luxe et mon confort. Mon luxe, car je n’ai pas à réfléchir à ce que je vais mettre le matin. Mon confort, parce que je voyage à scooter. Je me demande d’ailleurs comment certaines femmes peuvent faire du scooter en jupe… Je considère que le droit
au pantalon est un droit acquis et inaliénable pour la femme. C’est une conquête de nos libertés. Et il ne faut pas la dédaigner, car les libertés se font rares. Regardez, on n’a plus le droit de boire, de fumer, de manger ce que l’on veut. Il faut se nourrir diet. Une femme devant un bon steak et un verre de vin, cela paraît suspect.

Le secret d’un bon pantalon ?
Qu’il épouse la taille et les fesses de manière à dessiner une jolie silhouette. Je crois que le pantalon peut avoir le même attrait pour les hommes que la jupe.

La texture ?
J’aime les tissus épais qui donnent une forme au pantalon. Je n’aime pas les pantalons avachis.

Vous portez le jean ?
Tout le temps. Je ne porte que ça. Je me souviens de mon premier New Man à 9 ans, moi qui étais plutôt habillée en kilt ou jupe plissée. J’aime le jean taille haute. Je n’aime pas cette mode des pantalons taille basse qui laissent voir le string.

Votre pantalon fétiche ?
Mon jean noir, que je porte à toutes les sauces. Je change de veste et de chaussures, et je change de look. C’est magique.

Farida-khelfa 

*Farida Khelfa

Muse haute couture et actrice

Êtes-vous toujours en pantalon ?
C’est en pantalon que je suis le plus à l’aise. Je fais de grandes enjambées quand je marche, ce qui serait difficile en robe. Et puis, je n’aime pas mes jambes, je n’aime pas porter de jupe. Et puis, je me tiens mal. Regardez-moi : j’ai les jambes écartées, le dos courbé, j’aime m’asseoir sur les bras des fauteuils… en jupe c’est impossible… Quand je défilais, je défilais en pantalon. Gaultier me dessinait des pantalons. Il les coupait comme pour un homme. Le pantalon est sans doute un moyen inconscient d’exprimer son autorité. Je viens d’une fratrie de neuf enfants, et j’étais la huitième. J’avais intérêt à savoir me défendre.

Quelle texture préférez-vous ?
Une texture souple qui en même temps tient bien, comme le crêpe.

Le secret d’un bon pantalon ?
Il réside dans sa coupe. Une coupe d’homme pour un pantalon de femme est toujours plus sexy.

Vous portez des jeans ?
Tout le temps. J’aime les jeans 501, qui ont une coupe parfaite. Il ne faut pas acheter des marques mais de vrais jeans. Je les aime plutôt vintage. Je les accessoirise avec des vestes de smoking et des talons hauts que je trouve chez Christian Louboutin. Jamais de jeans de couturier, mais des jeans de jeaners.

Votre pantalon fétiche ?
Ce pantalon Hermès que je porte. Je le trouve magnifique avec sa taille haute, sa ceinture qui remonte jusque dans le creux des seins et sa longueur parfaite qui laisse la cheville apparente.

Laurence-equilbey 

**Laurence EquilbeyChef d’orchestre, directrice musicale du chœur Accentus (1)Êtes-vous toujours en pantalon ?
La dernière fois que j’ai porté une robe, je devais avoir 12 ans. Avec l’adolescence, me trouvant trop grande, trop grosse, trop ceci ou trop cela, j’ai arrêté d’en porter. Je préférais me cacher derrière un pantalon comme on se cache derrière une armure. En plus, comme j’étais un peu garçon manqué, le pantalon convenait beaucoup mieux à mes jeux d’enfant. Aujourd’hui, le pantalon est parfait pour la profession que j’exerce. Pour diriger un orchestre, il faut porter des chaussures plates afin de pouvoir transférer son poids tantôt sur la pointe des pieds, tantôt sur les talons. C’est très important dans la conduite d’un orchestre. Je ne peux donc pas mettre de talons, et je me vois mal diriger en jupe ou en robe avec des souliers plats. Ce serait trop vilain. J’essaie de rendre ma fonction androgyne. Pour moi, le chef d’orchestre doit disparaître. Et pour cela, il faut offrir à ses musiciens comme au public une silhouette minimale. Ce que permet le pantalon, sur lequel je porte une veste assez longue et un tee-shirt ou une chemise. La profession reste assez misogyne. Nous, femmes, devons rester discrètes. On ne peut pas vraiment dire qu’il y ait une réelle
parité chez les chefs d’orchestre. C’est un monde masculin. Le pantalon est donc pour nous l’uniforme parfait. Ah, si j’avais été un homme, je me demande quel aurait été mon trajet…

Le secret d’un bon pantalon ?
Sa fluidité.

Portez-vous des jeans ?
Non, je n’aime pas être habillée trop sport ou trop décontracté. Chez moi, ça fait tout de suite négligé ou désinvolte. J’aime être élégante.

Quelle texture aimez-vous ?
Les tissus fluides qui vibrent.

Votre pantalon fétiche ?
Un pantalon en crêpe de Chine avec des revers, des poches, porté avec de jolies chaussures fines. Disons un pantalon Saint Laurent ou Gucci.

(1) Elle vient d’enregistrer Les Vêpres de Rachmaninov (sortie en novembre).

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**Véronique NichanianDirectrice artistique de la mode homme chez Hermès (1)Êtes-vous toujours en pantalon ?
Le plus souvent. Je cours… toute la journée. Je cours après les garçons. (Elle rit.) C’est mon métier. Pour moi, le pantalon, c’est la liberté, la liberté de marcher et de courir. La liberté de mouvement et d’expression. Je trouve que la silhouette est plus chic et que la femme en pantalon a plus d’aisance.

Le secret d’un vrai pantalon ?
Un vrai pantalon est un pantalon qui respecte les proportions. Tout est dans le montant du pantalon. Un pantalon est réussi s’il fait de belles fesses. Un de mes modèles favoris, c’est le pantalon à pinces que portait Katharine Hepburn.

Quelle texture aimez-vous ?
Cela dépend des circonstances, bien sûr. J’aime les tissus lourds qui tombent bien. J’aime la flanelle grise, que je trouve très élégante, mais aussi le lin, la toile.

Portez-vous des jeans ?
Bien sûr. Le jean est très élégant. Je l’aime de toutes les façons, avec des hauts talons ou des babies. Cela dépend de l’image que l’on veut donner de soi. On le porte avec une blouse sexy en soie, un tee-shirt très confortable ou un haut extravagant : à chaque fois on est différente.

Votre pantalon fétiche ?
Un jean blanc. Surtout l’hiver. Je trouve que c’est extrêmement chic avec des bottes ou des boots.

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**Justine LévyÉcrivain, éditriceÊtes-vous toujours en pantalon ?
Je n’aime pas les robes. Le pantalon, pour moi est une armure, une protection. C’est simple, pratique. C’est une base. C’est la liberté. Je me lève le matin, et hop ! J’enfile mon pantalon sans me poser de questions. Une jupe, vous comprenez, il faut avoir des jambes parfaites. Nues, je trouve les miennes trop blanches. Avec des collants, il faut oublier. Je déteste les collants. Ça colle à la peau. En plus, il faut trouver les chaussures qui vont avec. Les jupes, c’est beaucoup trop compliqué pour moi.

Quel est le bon pantalon ?
Celui qui fait de jolies fesses.

Quelle texture préférez-vous ?
Le lin, pour sa lourdeur et sa tenue. Le jean, pour sa capacité à se mouler sur un corps.

Portez-vous des jeans ?
Je ne porte presque que ça. Je trouve que c’est très élégant. Rien ne me va mieux que le jean. Je vais les acheter au Bon Marché, où il y en a de toutes sortes. Je les aime assez vintage. Je ne trouve rien de plus chic qu’un blue-jean avec des escarpins. Le jean permet toutes les métamorphoses avec un seul accessoire.

Votre pantalon fétiche ?
Celui que je porte aujourd’hui. Il est couvert de taches de peinture. C’est un jean de chantier. Je l’ai acheté comme ça. Je l’aime beaucoup. J’aime aussi les jeans troués, mais je crois que pour les enfants, c’est un peu difficile à comprendre. Je ne peux pas à la fois aller les chercher à l’école avec un pantalon troué et leur demander de bien se tenir à table et de faire attention à leurs affaires.

(1) Elle est en train d’écrire avec Patrick Mille l’adaptation pour le cinéma de son dernier roman, Une mauvaise fille. (Madame.Le Figaro-14.08.2010.)

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Le désir d’une liberté intime

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Arraché de longue lutte, ce pilier de nos placards donne toujours aujourd’hui confiance et assurance à celles qui le portent. Dans son livre Une histoire politique du pantalon (1), l’historienne démêle les fils de ce vêtement chargé de sens.

Madame Figaro. – Depuis vingt ans, vous étudiez le pantalon sous toutes ses coutures. Pourquoi vous chiffonne-t-il tant ?
Christine Bard.– Parce que, aujourd’hui encore, il cristallise les tensions entre les sexes, notamment chez les jeunes. Au collège, nombre d’adolescentes ont banni la jupe et ne portent que le pantalon pour préserver leur réputation et se protéger du sexisme ambiant. Pour elles, il représente désormais une contrainte et un refuge. Pour un vêtement longtemps interdit aux femmes, quel retournement de l’histoire ! C’est très alarmant. À tel point que plusieurs établissements ont réagi avec des Journées de la jupe et du respect. Ce phénomène montre que la sexualisation des apparences se gère à nouveau au détriment des filles, suspectes d’être des allumeuses.

Historiquement, le pantalon était réservé aux hommes et la jupe aux femmes. Que révèle cette différence entre les habits ?
Le premier est fermé ; le second, ouvert. Cette ouverture du vêtement évoque la facilité d’accès au sexe féminin, sa disponibilité. C’était encore plus flagrant au XIXe siècle, lorsque les femmes portaient des culottes fendues sous leurs jupons. La conquête du pantalon n’a pu se réaliser qu’avec celle de dessous fermés, qui a donné aux femmes un grand sentiment de protection et encouragé leur émancipation.

Que craint une société qui interdit les vêtements masculins aux femmes ?
La peur de la confusion des genres. Et en filigrane, celle de l’égalité. Car depuis le Moyen Âge, la différenciation des apparences sert à justifier les inégalités entre les sexes. Il faut bien comprendre qu’à travers le costume s’opère un véritable contrôle moral et sexuel des individus. Quand les hommes ont droit à un vêtement pratique, qui n’entrave pas la liberté de mouvement, les femmes, elles, sont enserrées par le corset, qui modèle une silhouette en huit en créant une taille artificiellement réduite et en faisant ressortir la poitrine, les hanches et les fesses. Bien avant de revendiquer le port du pantalon, les féministes ont dénoncé ces contraintes.

Mais la silhouette des hommes est, elle aussi, fabriquée…
Au XVIIIe siècle, à la cour, les hommes sont parés, poudrés, maquillés. Mais au XIXe, lorsque la société passe d’un ordre aristocratique à un ordre bourgeois, les valeurs qui dictent l’apparence masculine basculent vers l’uniformité et la simplicité. Les hommes renoncent à la parure, qui devient l’apanage des femmes. Le corps masculin s’efface derrière un costume sombre et austère, qui représente la fonction, économique ou politique. Et donc le pouvoir.

**« La différence des genres n’est pas qu’une question morale et religieuse »« Réservé aux hommes, interdit aux femmes. » Vous établissez un parallèle troublant entre le pantalon et le pouvoir. Que signifie-t-il ?
Prenez la fameuse ordonnance de police de 1800, par exemple, qui interdit aux femmes de s’habiller comme les hommes. Dans les archives de la préfecture de police, j’ai retrouvé l’histoire d’une femme qui travaille dans un atelier féminin. Un jour, elle découvre que, dans l’atelier masculin voisin, les hommes réalisent le même travail, mais sont payés le double. Elle démissionne, se travestit en homme et, quinze jours plus tard, réussit à se faire embaucher incognito. Elle amasse ainsi un pécule qui lui permet de gagner son indépendance. La différence des genres n’est pas qu’une question morale et religieuse : elle est aussi hautement politique.
George Sand, Madeleine Pelletier ou Marlene Dietrich furent les premières à transgresser ces codes. Que représentait le port du pantalon dans leur vécu ?
Au fond, moins une transgression de l’ordre moral que le désir d’une liberté intime. Pour George Sand, le pantalon lui permettait de circuler librement la nuit à Paris. Mais elle aimait aussi les robes et la parure. Elle revendiquait la possibilité de choisir. En revanche, Madeleine Pelletier, militante socialiste, s’habillait exclusivement en homme. Elle pense qu’en masculinisant leur apparence les femmes gagneront confiance en elles et prendront du pouvoir. Mais elle était radicale : la plupart des féministes revendiquaient le droit au pantalon en termes de liberté et d’égalité, et non de pouvoir.
Et Marlene Dietrich ?
Elle rend le pantalon féminin désirable. Même en total look masculin, elle le glamourise et reste séduisante. Pour elle, il correspond à une affirmation de ses droits d’artiste et à la revendication d’une liberté de mœurs dans sa vie personnelle.

C’est dans l’effervescence des années 60 que les femmes de la rue s’emparent de ce symbole masculin. Quel rôle jouent les couturiers dans cette conquête ?
Courrèges et Yves Saint Laurent, surtout, ont compris que pour rendre le pantalon acceptable, il fallait le féminiser. « Je donne du pouvoir aux femmes », affirmait même Yves Saint Laurent. Il a parfaitement saisi les aspirations des femmes, qui veulent sortir des carcans vestimentaires et moraux.

**« Il fait oublier que ces femmes sont des femmes »

Que symbolise alors le pantalon ?
Tout à la fois la sortie des femmes de l’espace domestique, l’accès à une vie professionnelle et la libération sexuelle – même si le travail des femmes a commencé beaucoup plus tôt. Le pantalon devient l’uniforme de la femme moderne, active, indépendante, libre dans son corps, qui bouge, se dépense, fait du sport, etc. On assiste à une juvénilisation du corps et du vêtement. Triomphent alors les silhouettes androgynes : Jean Seberg, Françoise Hardy, etc.

Reste que des entreprises imposent toujours la jupe…
Les hôtesses de l’air d’Air France n’ont eu le droit au pantalon qu’en 2005 ! On retrouve ce conservatisme dans toutes les professions où les femmes sont au contact avec le public ou les clients, comme les hôtesses. Cette question nous touche encore. L’histoire de Loubna El-Hussein, cette journaliste soudanaise qui a échappé de peu aux coups de fouet pour avoir porté le pantalon, nous a tous révoltés.

Basique pour les femmes d’aujourd’hui, ce vêtement a-t-il perdu toute signification particulière ?
Pour des femmes politiques ou dans le business, porter le pantalon, surtout dans des teintes noires ou grises, reste une manière de prendre du pouvoir. De ressentir ce que désigne le terme anglais empowerment. Cet habit a encore un effet protecteur et il donne de l’assurance parce qu’il reste malgré tout lié au code masculin. Il permet de déjouer les discriminations et de désamorcer les regards sexualisants. D’une certaine manière, il fait oublier que ces femmes sont des femmes et il met l’éclairage sur leur fonction. La silhouette de Michèle Alliot-Marie en est un exemple frappant.

Et la jupe pour les hommes, vous y croyez ?
Bien sûr ! Il existe une association Hommes en jupe (HeJ). C’est encore marginal, car le conformisme de genre est encore très fort chez les hommes. Mais cette revendication n’existait pas il y a dix ans. On peut imaginer sortir un jour de cet ordre bourgeois des apparences. Je rêve d’une société où les hommes et les femmes auraient un droit égal à la parure. (Madame.Le Figaro-14.08.2010.)

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*un corps d’été toute l’année

Un soupçon d’autobronzant, des crèmes satin, des gym qui affinent… Un programme haute séduction pour garder les acquis des beaux jours et se vitaminer le moral.URBANISEZ VOTRE HÂLE
Pour prolonger son sublime golden hâle aussi longtemps que possible…
On met la gomme et on s’exfolie pour se débarrasser des cellules mortes. On craque pour les nouveaux scrubs de couleur noire (qui se rincent sous la douche !) : Exfoliant Noir Pour le Corps, Balenciaga ; Gommage Soyeux au Savon Noir Argane, Galénic.
On dore « back in town » en appliquant tous les jours un lait hydratant autobronzant. Il nourrit la peau et lui offre un éclat hâlé, naturel et uniforme, car il contient peu d’actifs autobronzants.
Nos préférés : Lait Après Soleil Prolongateur de Bronzage Sôleil Réconfort, Lancôme ; Lait Réparateur Hydratant Bronzage Prolongé Corps Hâlé, Lierac ; Les Soins Glamour, Topicrem ; Baume Après Soleil Autobronzant Réhydratant, Clarins.
BOUGEZ, ÉLIMINEZ, FUSELEZ !
Ce n’est pas parce que l’on a rangé son Bikini qu’il faut se laisser aller !
Au quotidien : marchez au moins 30 minutes par jour et prenez plutôt le vélo que la voiture…
Inscrivez-vous à la piscine. 30 minutes d’aquagym = 1 h 30 de gym en salle. Elle sollicite tous les muscles du corps. A raison de deux séances hebdo, on voit rapidement sa silhouette se (re)dessiner.
Essayez une nouvelle gym. Comme le cours « 90-60-90 » qui permet de se sculpter un corps de pin-up avec des élastiques, haltères, gymsticks… en ciblant fessiers, taille et poitrine et en renforçant leur tonicité musculaire. À l’Usine Opéra (les mardis et les jeudis) à partir de septembre. .
Stimulez vos muscles sans bouger de votre canapé. Avec ce nouveau petit boîtier « coach » muni d’un écran et de douze électrodes. Il propose treize programmes de musculation (raffermir les cuisses, galber les fessiers, tonifier les bras…). Et si on essayait ? Compex Fit, chez Decathlon et Go Sport (349 €).

GARDEZ LA PEAU DOUCE
Après l’été, réhydratation obligatoire !

À l’huile pour un fini glowy, on se frictionne avec quelques gouttes sur peau mouillée, après la douche : Huile Anti Oxydante pour Massage & Bain Lait, Pañpuri ; Huile Corps Bois Précieux Absolis, Patyka.
Avec une crème pour un effet pulpeux, on insiste sur les zones sèches : Crème Sensuelle Pour le Corps Minuit Noir, Lolita Lempicka ; Soin Sorbet Corps Hydratation 24 heures, Sanoflore.
À l’eau pour un effet frais, on se splashe de la tête aux pieds avec une eau parfumée sans alcool : Eau de Bain Cheiro de Moça Bonita, Ekos Natura Brasil  ; Eau Parfumée Bienfaitrice Splash de Bambou Énergisant, Kenzoki.

**Retiens l’été

OFFREZ-VOUS UN RITUEL « LONG DRINK »
Rien de tel qu’un soin en institut pour réhydrater sa peau en profondeur et faire durer le bronzage.

Hypernourrissant : la gestuelle alterne pétrissages, modelages, lissages…, et ça marche ! La peau redevient souple, lisse et rebondie. Body Immersion, Kéraskin, 1 h 15, 90 €. sur www.keraskin-esthetics.com
Aux senteurs cocktail : Pina Colada, Mojito ou Tequila Sunrise ? Sans alcool, ce massage combine un gommage à la pulpe de coco, feuilles de menthe ou zestes d’orange, puis un modelage aux huiles parfumées à votre cocktail préféré. Soins Cocktails Cosmétiques, Instituts Bernard Cassière, 45 minutes, 45 €.  sur www.bcparis.com

METTEZ DES DESSOUS RAFFERMISSANTS
Une culotte qui remodèle des fesses et aplanit le ventre, des leggings qui fusellent les jambes…, cela s’appelle le « morphing wear » et c’est la façon de sublimer sa silhouette incognito. Alors quand, en plus, ils massent et diffusent en continu des actifs amincissants ou tonifiants, on les ajoute à notre dressing illico !

Les leggings drainants : l’intérieur est revêtu de micro-picots massants qui améliorent la circulation et aident à désengorger la peau d’orange. Leggings Lymphodrainants Lympho’Styl de Lymphologics (www.lymphologics.com) ; Leggings Micromassants de Lytess (www.lytess.com) ; Leggings Correcteurs de Silhouette Bio Promise de Scala (La Redoute ; 3 Suisses).
Le collant anti-cellulite : opaque, il renferme des actifs amincissants qui agissent jusqu’à six lavages. Collants Slim Care 50 Tights, Wolfordi.

CHANGEZ DE PARFUM
Votre cologne d’été est terminée ? Passez aux nouvelles fragrances. Florales, sucrées, sensuelles…, les crus de rentrée ont en commun des notes poudrées qui se portent telle une seconde peau.

Un floral rose bonbon qui marie le thé au jasmin, la pêche et le magnolia : Eau de Parfum Marry Me, Lanvin.
Insolent et désinvolte, un joli twist de magnolia rose et de fleur d’oranger : Eau de Parfum Miss Pucci, Pucci.
L’odeur de la poudre de riz teintée d’impressions florales : Eau de Parfum Love, Chloé.
Un parfum froufrou, sucré comme un macaron à la rose : Eau de Toilette Chantal Thomass.
Chic et éclatant, infusé de bois « confit » presque cuir : Eau Claire des Merveilles, Hermès.

FAITES DES PIEDS ET DES MAINS
Comme l’on n’a pas encore ressorti gants et bottes, on en profite pour soigner et « fashioniser » nos ongles.

Les couleurs griffées ? Grenat, moka et chocolat sont les « it » de l’automne. Sublimes sur une peau encore bronzée.
Du carmin au grenat : Vernis Calcium Power Deep Ruby, Nivea ; Vernis From A to Z-Urich, O.P.I ; Vernis Red Flora, Shu Uemura ; Nail Voltage Electric Burgundy, Arcancil.
Du caramel au chocolat : Vernis 1 Seconde n° 23, Bourjois ; Vernis Tenue &Strong Pro Chocolat Suprême, Gemey-Maybelline ; Vernis Little Brown Dress, Essie. (Madame Le Figaro-21.08.2010.)

 

3 réponses à “Le short des vacances”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:14:17) :

    That’s kind of… abrupt.

  2. 28 01 2012
    MARK 50 ANS (00:03:20) :

    TOUTES CES JOLIE FILLETTES EN MAILLOTS SONT TRES JOLIES ….MARK 51 ANS

  3. 23 08 2015
    genseric (12:30:31) :

    Le sport, le temps que l’on s’accorde, les petits voyages et la façon dont on prend soin de soi sont la clé du bien-être.

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