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1.670 films visionnés venus de 120 pays pour garder seulement 52 longs métrages représentant 32 pays . 

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*Palmarès 2009 : Palme d’or

le 24 Mai 2009

La récompense suprême a été décernée à Michael Haneke pour son film ‘Le Ruban blanc’ qui retrace l’histoire d’un village allemand replié sur lui-même à l’aube de la Première Guerre mondiale. Chronique d’une société asphyxiée par la rigueur et la moralité d’apparat. 

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Palmarès 2009 : Grand Prix

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C’est des mains de Willem Dafoe que Jacques Audiard a reçu le Grand Prix pour son long métrage ‘Un prophète’. Emu, il s’est dit saisi d’un syndrome d’imposture et a cité une phrase de ‘Out of Africa’ : « Faites attention parce que maintenant je vais croire tout ce que vous dites. » Audiard avait déjà été primé à Cannes pour ‘Un héros très discret’. Le film sera sur les écrans français en août prochain.

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Palmarès 2009 : prix exceptionnel du jury

Réalisateur de ‘Nuit et Brouillard’, d »Hiroshima mon amour’, de ‘Mon oncle d’Amérique’, Alain Resnais s’est vu remettre le prix exceptionnel du festival du jury pour récompenser l’ensemble de sa carrière. Le cinéaste a dédié son trophée à ses « herbes folles » à lui, ses acteurs, ainsi qu’à l’ensemble des comédiens présents dans la salle.

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Palmarès 2009 : prix d’Interprétation masculine

C’est Christoph Walz et son rôle de SS sadique mais classe dans le nouveau Tarantino ‘Inglourious Basterds’ qui ont été primés lors de la remise du prix d’Interprétation masculine du Festival de Cannes 2009. Le lauréat a dédié cette récompense à Quentin Tarantino, en lui disant « C’est toi qui m’a rendu ma vocation ». Belle relation d’acteur à réalisateur.

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Palmarès 2009 : prix d’Interprétation féminine

Sans beaucoup de surprise, le prix d’Interprétation est remis à Charlotte Gainsbourg pour son rôle dans ‘Antichrist’ de Lars von Trier. La comédienne partage son prix avec le cinéaste à qui elle doit « l’expérience la plus intense, la plus douloureuse et la plus excitante jusqu’à présent ». Entre autres remerciements, Charlotte Gainsbourg a évoqué son père qu’elle aurait espéré « fier et choqué ».

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Palmarès 2009 : prix du Scénario

Le prix du Scénario revient à Mei Feng pour ‘Nuits d’ivresse printanière’ réalisé par Lou Ye. Absent de la cérémonie, le prix a été remis au réalisateur des mains de la bellissima Anna Mouglalis. Le cinéaste, interdit de tournage depuis 2006, a exprimé son souhait pour l’avenir de pouvoir réaliser en toute indépendance.

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Palmarès 2009 : prix de la Mise en scène

Terry Gilliam a fait son numéro de vieux sénile sur la scène de la salle Lumière avant de remettre la prix de la Mise en scène à Brillante Mendoza pour son thriller horrifique ‘Kinatay’. Son sixième long métrage et son premier film noir.

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Palmarès 2009 : prix du Jury

Deux prix du Jury sont remis cette année ex aequo : ‘Fish Tank’ d’Andrea Arnold et ‘Thirst’ de Park Chan-wook sont les deux lauréats. Film social et film de genre pour un prix hétérogène.

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Palmarès 2009 : Caméra d’or

La Caméra d’or récompensant le meilleur premier film a été remise à ‘Samson & Delilah’, de Warwick Thornton, des mains d’Isabelle Adjani. Roschdy Zem, le président du jury, a souligné qu’il s’agissait du « plus beau film d’amour depuis plusieurs années », au milieu d’une sélection où régnaient « l’audace, la générosité, la maîtrise, et l’engagement sur des sujets forts ». Le jury de la Caméra d’or a également tenu à décerner une mention spéciale à ‘Ajami’, de Scandar Copti et Yaron Shani.

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Palmarès 2009 : prix du Court métrage

C’est des mains de Kerry Washington et John Boorman que Joao Salaviza reçoit la Palme d’or du court métrage pour son film ‘Arena’, l’histoire de Mauro qui vit en prison domiciliaire et tue le temps en faisant des tatouages. Albiston et Sutherland repartent quant à eux avec la Mention spéciale du jury pour ‘L’Homme qui valait trois dollars cinquante’.

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 Rencontre avec une profession : projectionniste

Dernier maillon de la chaîne cinématographique, sans le projectionniste, pas de films sur grand écran. La Quinzaine des réalisateurs nous a ouvert les portes de sa cabine de projection, et à travers elle, nous offre un éclairage sur une profession méconnue
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24 mai : au programme, l’année prochaine en ligne de mire

Et voilà, le vent de folie qui souffle sur Cannes depuis quelques jours qui retombe. Certes, il fallait bien que cela arrive, la petite ville du bord de mer mérite de retrouver sa quiétude après le tumulte. Un dernier sursaut, cependant, sera affirmé avec la cérémonie de clôture de ce soir qui dévoilera le palmarès complet de la compétition officielle, suivi de la projection du film de Jan Kounen ‘Coco Chanel & Igor Stravinsky’. Le Festival se retire sur une dernière note de luxe…

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Un Certain Regard : palmarès

La sélection cosmopolite et avant-gardiste du Festival de Cannes 2009 a dévoilé les titres de ses lauréats. Outre ‘Kynodontas / Dogtooth’, le jury a honoré ‘Policier, adjectif’ de Corneliu Porumboiu du prix du Jury, tandis que ‘On ne sait rien des chats persans’ de Bahman Ghobadi et ‘Le Père de mes enfants’ de Mia Hansen-Love se sont partagés le Prix spécial. La Grèce, la Roumanie, la France et l’Iran sont donc mis à l’honneur à travers leur cinéma.

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‘Kynodontas’ doublement primé

‘Kynodontas’ de Yorgos Lanthimos a remporté deux prix aujourd’hui. D’abord, le prix de la Jeunesse 2009, qui voit un jury de sept jeunes de 18 à 25 ans récompenser leur film préféré parmi la sélection Un Certain Regard. Le jury de cette même section a par ailleurs distingué le métrage du prix Un Certain Regard – Fondation Gan Groupama pour le cinéma. ‘Kynodontas’, qui met en scène trois enfants séquestrés par leurs parents, ne repartira pas orphelin de sa visite cannoise.

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 * Amour et trahison … Le festival de Cannes demeure le premier événement cinématographique et médiatique au monde. A noter à ce propos l’extrême cohérence de certains jours de la sélection, comme ce mardi 19 mai inoubliable, où pas moins de trois très grandes œuvres ont été projetées sur l’écran de la salle Lumière : Etreintes brisées de Pédro Almodovar, Les Herbes folles d’Alain Resnais et Vincere (vaincre) de Marco Bellocchio.  20090523PHOWWW00114 Des œuvres qui atteignent le sommet de l’art. Pour autant, cela ne nous fait pas oublier que, le lendemain, nous avons essayé de voir jusqu’au bout l’exécrable opus de Quentin Tarantino Inglorious : Bastards, une « chose » qui n’a absolument aucun intérêt cinématographique et qui laisse une impression très mitigée, gênante à se demander pourquoi le festival de Cannes, depuis quelques années, tente de mettre en selle la machine Tarantino très proche du degré zéro de la culture et de l’art. Ce dernier opus sur la Seconde Guerre mondiale est faux et malhonnête : dès la première séquence, on voit un petit paysan français qui révèle à un colonel SS allemand où se cachent les juifs du village. Terrible ignorance de l’histoire : car où serait aujourd’hui Mme Simone Weil si des paysans français, de l’arrière-pays de Nice, ne l’avaient pas cachée et protégée contre les rafles nazis ? Et cela n’est qu’un exemple parmi des milliers de comportements héroïques des paysans de France et que Rachid Bouchareb a évoqué avec talent dans Indigènes. La thèse de Tarantino, c’est qu’il n’y avait qu’un commando de soldats juifs américains pour défendre les juifs français… Quelle blague ! Et son film est truffé d’une violence abjecte, insupportable à regarder sur l’écran. A fuir ! Mais qui se plaindra que la même sélection a aussi montré l’autre machine mille fois plus sympathique, celle de Pédro Almodovar qui, dans Etreintes brisées, mélo moderne et très brillant, raconte le passé et le présent d’un cinéaste aveugle suite à un accident, où il a perdu son amante et actrice, notamment Pénélope Cruz, qui trouve là encore un rôle à la mesure de son talent.

Inutile de dire que le film d’Almodovar a raflé à cannes l’adhésion massive du public et des journalistes, toujours ses ardents défenseurs. Heureuse sélection qui a permis le retour, après tant d’années, d’Alain Resnais avec Les Herbes folles, comédie délirante avec de magnifiques acteurs : Sabine Azéma et André Dussolier. Mais ce jour-là, ce mardi béni, où l’on n’a pas quitté la salle, l’émotion la plus grande est venue de Vincere du grand cinéaste italien Marco Bellocchio. Là aussi nous étions aux antipodes du lamentable cirque de Tarantino. Vincere est la tragique histoire d’amour et de trahison d’Ida Dalser, la première épouse de Benito Mussolini, quand il n’était qu’un militant socialiste obscur. De cette union est né un fils nommé Albino. Marco Bellocchio nous montre d’abord comment Ida, jeune et belle Milanaise très éduquée, qui a fait des études de médecine à Paris, propriétaire d’un institut de beauté dans le Milan chic du début du siècle dernier, a rencontré par hasard Mussolini lors d’un meeting où il haranguait déjà les foules. La suite est dramatique. Ida tombe amoureuse du futur dirigeant fasciste et elle vend tous ses biens pour lui permettre de financer son journal Popolo d’Italia. Mais devenu Duce et arrivé à la tête de l’Etat, Mussolini abandonne Ida et se marie avec Rachel, une serveuse de restaurant fruste, analphabète : l’image qui pour lui correspond à la femme italienne dans la nouvelle société. C’est la descente aux enfers pour Ida et son fils. Elle se retrouve dans un asile psychiatrique et son fils, lui, dans un orphelinat. Il va sans dire que leur tragédie ira à son terme. Composée telle une tragédie grecque (Antigone peut-être ?) et mise en scène comme un drame lyrique (l’opéra Aïda), alors que la musique transporte le spectateur au plus fort de l’émotion, que les éléments naturels : le vent, l’orage, la foudre, le tonnerre, la pluie, la neige participent à l’intensité du drame. Cette œuvre éblouissante est aussi portée par de grands interprètes. Giovanna Mezzogiorno joue Ida et mériterait le grand prix d’interprétation et Filippo Timi est un Mussolini impressionnant. Un Mussolini à qui Ida écrit un jour : « Ah ! Mourir sans pouvoir à nouveau serrer mon fils dans mes bras ! Va donc, Duce ! Tu n’es qu’un misérable ! »(El Watan- 23.05.09.)

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Finalement, la Palme est allée au film le plus laborieux.

En principe, un palmarès c’est comme une décision de tribunal, il ne peut être formellement contesté. Sauf que la justice, elle, a mis en place des mécanismes de recours, des procédures d’appel…Et pour le film donc? Hormis la sanction du public, il n’y a rien d’autre de possible…
Alors attendons la sortie du film de Michael Haneke, Le Ruban Blanc, pour voir si la présidente du jury, Isabelle Huppert, a eu raison de forcer (dit-on ici) la main du jury, au point de remettre, elle-même (ce qui est contraire aux usages en cours à Cannes) la Palme d’Or à l’heureux récipiendaire autrichien, Haneke.
Il paraît qu’Isabelle Huppert aurait menacé de démissionner en apprenant qu’Isabelle Adjani avait été pressentie pour remettre la Palme d’Or! Mais cette rumeur n’a pas pour autant «détourné» Adjani qui est venue remettre au cinéaste aborigène Warwick Thornton, la Caméra d’Or, prix destiné à couronner une première oeuvre (jury présidé par Roshdy Zem) pour son film, australien, Samson et Delilah.
Il faut dire aussi que ce buzz autour d’un Michael Haneke «palmable», était presque officiel, plus de deux heures avant la cérémonie de clôture!
De mémoire de festivalier, trente années quand même (!) de rendez-vous cannois, c’était la première fois qu’une info de ce genre n’avait plus du tout l’aspect d’une rumeur (même insistante).
Qui avait donc envie de verrouiller de cette manière les choses, afin de les rendre irréversibles?
Comme disait Maurice Blanchot, «dans la question il y a déjà le poison de la réponse».
On raconte qu’une bonne partie du jury ne voulait pas trop qu’on lui force la main, refusant ainsi d’abonder dans le sens de la radicalité dans laquelle Mademoiselle Huppert aurait voulu, selon (toujours) la rumeur, entraîner son (beau) monde.
Le Philippin, Brillante Mendoza (Prix de la mise en scène, pour Kinatay) aurait alors partagé une bonne partie du pactole avec Haneke, ce dernier a permis à Isabelle Huppert d’avoir, pour la deuxième fois, le Prix d’Interprétation féminine, pour La Pianiste (2000), après l’avoir eu avec Violette Nozières (1978) de Claude Chabrol. Dans un récent envoi cannois, nous avions misé sur le «dilemme cornélien» (sic), outre le pléonasme commis, mais au final, nous avions fait preuve d’une grande naïveté en la matière. A l’inverse de Michael Haneke qui, lui, était plutôt dans le vrai lorsqu’il remercia nommément Huppert, en recevant la Palme qui serait allée, sinon, à Audiard pour Un Prophète.
C’est facile certes, mais la tentation est grande de rappeler, pour la circonstance, que…«nul n’est prophète en son pays!».

Palmarès du 62e Festival de Cannes

Palme d’Or: Le Ruban blanc de Michael Haneke (Autriche)
Grand prix: Un Prophète de Jacques Audiard (France)
Prix exceptionnel du jury à Alain Resnais (France)
Prix d’interprétation masculine: Christoph Waltz (Auutriche) pour Inglourious basterds de Quentin Tarantino
Prix d’interprétation féminine: Charlotte Gainsbourg (France) pour AntiChrist, de Lars Von Trier
Prix de la mise en scène: Brillante Mendoza pour Kinatay (Philippines)
Prix du scénario: Nuits d’ivresse printanière de Lou Ye (Chinois)
Prix du jury: ex aequo: Fish Tank d’Andrea Arnold
- Thirst, ceci est mon sang…de Park Chan-wook
Caméra d’Or: Samson et Delilah de Warwick Thornton (Australie)

Jacques Audiard, qui a eu l’élégance de rappeler la présence de son jeune premier, Tahar Rahim, l’acteur d’origine algérienne qui n’a pu figurer dans la shortlist du jury du 62e Festival de Cannes.
Sans doute parce que Quentin Tarantino ne pouvait s’en retourner bredouille aux USA, et le lot de consolation a donc récompensé Christoph Waltz, l’acteur autrichien d’un film choral, Inglorious Basters, (du culot quand même, quand on y pense!).
Finalement, la Palme est allée au film le plus laborieux, d’un cinéaste dont il faut certes saluer l’acuité des thèmes abordés (l’initiation au fascisme), sans pour autant taire la lourdeur de son découpage qui a «flingué» plus d’un festivalier. Deux heures quarante, pour une histoire que (presque) tout le monde a entièrement cernée, dès la première demi-heure! Dès le baisser de rideau, et comme après une tempête, l’on procéda à l’appel pour constater que les absents étaient nombreux.
Et non des moindres! Une majorité de participants aura relevé l’omission des films de Marco Bellochio Vincere, de Elia Suleiman Le Temps qui reste, etc. Certes, Charlotte Gainsbourg n’aura pas volé son Prix, ne serait-ce que pour avoir subi Lars Van Trier qui, avec AntiChrist a sérieusement hypothéqué ses chances d’être dorénavant crédible tant son propos était si manipulateur et misogyne. Pour avoir apprécié ses précédents films, Breaking the waves notamment et surtout Dogville, l’objet de nombreuses lectures critiques croisées avec Farouk Beloufa, redoutable dans ce genre d’exercice, au regard de tout cela donc, il est permis de penser que le cinéaste danois fera mieux, une fois définitivement sorti de la dépression qui l’a frappé sévèrement trois années durant.
Que dire aussi de ce fameux «Prix Spécial pour l’ensemble de son oeuvre» délivré au maître, Alain Resnais, si ce n’est qu’il suggérait plus l’odeur du sapin que celle des pins d’Alep qui décorent les villas des hauteurs de Cannes?
Fair-play, l’auteur légendaire de Nuit et Brouillard (1955) et de Hiroshima mon amour (1959), a feint de ne rien voir de «préfabriqué», dans cette récompense, alors que le cinéaste en smoking-baskets (des «Converse», pour être plus précis) était venu, à 87 ans, proposer au 62e Festival de Cannes son dernier film Les Herbes folles!…
Resnais qui réalisa Muriel (1963), un des premiers films français qui ait fait une allusion directe à la guerre d’Algérie.
Le premier fut Jean-Luc Godard avec Le Petit Soldat, réalisé en 1960 et bloqué par la censure jusqu’en 1963!
Mais en dépit de ce dérushage (presque) raté par le jury, la sélection de cette année a été d’une bonne tenue, dans l’ensemble. Même dans les sections parallèles.
En tout cas, elle aura permis à Nassim Amaouche de signer de belle manière son passage à Cannes, à la Semaine de la Critique, en décrochant le Grand Prix de cette section et le «Rail d’Or», un trophée décerné par une association de cheminots cinéphiles.
Ce film français Adieu Gary indique s’il en est, la présence, de plus en plus patente, d’une génération de cinéastes d’origine émigrée, qui revendique les mêmes centres d’intérêt que leurs collègues «gaulois».
Elle est en train de se faire une bonne place dans le cinéma européen…
En Italie, Allemagne, France, Scandinavie etc.
«Ta mère est née en Algérie, mais après trente-cinq ans de vie ici, elle a demandé à être enterrée en France», glisse Francis (Jean-Pierre Bacri) à un de ses fils qui veut aller travailler au Maroc. Ce bout de dialogue extrait du film de Amaouche Adieu Gary, illustre bien le désir de son auteur de signifier que pour sa génération, c’est là où elle vit depuis bien longtemps qu’elle doit se sentir chez elle…
Bien sûr, il restera toujours, une sensibilité difficile à taire; Djamel Bensalah ou Rachid Bouchareb (London River surtout) soulignent bien cela.
Mais l’essentiel n’est pas, a priori, du côté du pays des origines. Cela dit, rien n’empêche l’Algérie, comme le font d’autres Etats, de garder vivant le lien avec ce qui pourrait constituer un véritable lobby, pour peu qu’on en saisisse les enjeux.(L’Expression-26.05.09.)

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*Laeticia Casta dans le mythe de Salomé …

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Elle est la tête d’affiche de «Visage» que le cinéaste taïwanais Tsai Ming-Liang a tourné au Musée du Louvre.«Visage» – Drame de Tsai Ming-Liang avec Laetitia Casta, Jean-Pierre Léaud, Fanny Ardant, Nathalie Baye, Jeanne Moreau. Durée : 2 h 17. Sortie : 4 novembre.

coeur- Il y a huit ans, elle faisait son ­baptême du feu cannois en gravissant les marches du Palais avec Les Âmes fortes, du cinéaste franco-chilien Raoul Ruiz qui clôturait le festival. Laetitia Casta se retrouve cette fois en compétition avec Visage de Tsai Ming-Liang. Le réalisateur taïwanais (Et là-bas quelle heure est-il ? et The Hole, tous deux présentés à Cannes) a tourné au Musée du Louvre ce film musical, sorte de relecture du mythe de Salomé mêlé à un hommage au Truffaut de La Nuit américaine par l’intermédiaire de son acteur fétiche, Jean-Pierre Léaud. «Je n’aime pas spécialement la compétition, avoue l’actrice, mais je suis fière d’accompagner le réalisateur à Cannes, d’aller jusqu’au bout de l’aventure. » Après Le Grand Appartement de Pascal Thomas et Nés en 68 de Ducastel et Martineau, elle prend un pari audacieux en incarnant ici un double rôle, celui d’un top-modèle et de la fille d’Hérodiade.«Je chante et je danse en offrant une version moderne des sept voiles revue et corrigée par un cinéaste manifestement très inspiré », poursuit Laetitia Casta qui s’est donc laissée guider par l’imagination de son metteur en scène invité à tourner dans le plus grand musée du monde (coproducteur à 20 % du film). L’institution inaugurant là le premier des trois volets d’une collection intitulée « Le Louvre s’offre aux cinéastes ».

*Une vision poétique et insolite

Mais loin de jouer au milieu des Botticelli, Titien ou Caravage, elle s’est retrouvée plusieurs semaines dans les sous-sols du musée. « C’était une expérience très physique, se souvient-elle. J’ai tourné dans les caves au milieu des tuyaux de chaufferie et dans l’eau glacée des réserves contre les incendies. Je n’ai pas eu cette chance-là mais je n’ai pas attendu ce film pour découvrir le Louvre. » Pour ce rôle de Salomé, elle s’est pliée à la vision « poétique » et forcément insolite de Tsai Ming-Liang qui en fait une Salomé sexy et envoûtante. Et s’il y a bien une tête coupée, elle l’est de façon virtuelle. À 31 ans, Laetitia Casta, qui sera bientôt mère d’un troisième enfant, n’a pas le temps de se retourner sur une carrière déjà bien remplie. Celle qui a été à la fois mannequin pour les plus grands couturiers, de Jean-Paul Gaultier à Yves Saint Laurent, la pulpeuse Falbala de Astérix et Obélix contre César, l’héroïne de La Bicyclette bleue pour la télévision comme la ravissante Ondine de Giraudoux, prend soigneusement le temps de préserver sa vie privée. Considérée comme la nouvelle Brigitte Bardot par les Américains, elle vient justement d’incarner B. B. dans le film que Joann Sfar vient de terminer sur la vie de Serge Gainsbourg. Auparavant, elle avait pris soin de rencontrer l’actrice et d’écouter ses conseils. « J’ai abordé ce rôle avec légèreté parce qu’il est bien évident qu’il est impossible de restituer le mythe B. B. à l’écran. Il fallait que je dépasse tout ça. En revanche, je me suis vraiment amusée à réinventer les pauses, les moues de Brigitte, à jouer le jeu de la séduction. Il y a un côté enfantin, une fantaisie qui me plaisait beaucoup. » Son image sexy, Laetitia Casta l’assume et la cultive avec pas mal d’humour, en essayant de brouiller les cartes, d’éviter le piège de la femme sans cerveau. Alors, elle fait son métier avec l’exigence d’une jeune femme appliquée qui mesure parfaitement son pouvoir de séduction dans le regard des autres.(Le Figaro- 22.05.09.)

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Sur le tapis rouge est arrivée la comédienne Shu Qi. C’est la question que tout le monde se posait: «C’est qui?» Les stars ne brillaient pas de tous leurs feux, aujourd’hui, pour l’ouverture du 62e Festival de Cannes. Pas de Brad Pitt, pas de Penélope Cruz, même pas de Johnny Hallyday, pourtant tous annoncés au Festival dans les prochains jours.La raison est fort simple. Up, le film d’animation de Pixar qui ouvrait le Festival, ne compte pas de vedettes, si l’on fait exception de Charles Aznavour, qui prête sa voix à la version française du film. C’est lui qui a fermé la première montée des marches. Et c’est lui que les centaines de badauds, massés le long de la Croisette, ont le plus applaudi.«Je ne reconnais personne!» a dit une dame à son amie. «Mais si, il y a Jean Rochefort!» Il y avait aussi Charlotte Gainsbourg, Claude Lelouch, Tilda Swinton, Agnès Varda, Elsa Zylberstein, Elizabeth Banks, Isabelle Huppert et tous les membres du jury (dont Shu Qi). Mais peu de comédiens que les touristes néerlandais et américains ont pu reconnaître.«Comment elle s’appelle, celle-là, la Mexicaine?» a demandé ma voisine à son chum. «Ah oui! C’est Salma Hayek!» C’était Aishwarya Ray, l’égérie de L’Oréal… Certains, qui attendaient Éric Cantona ou Gérard Depardieu sont rentrés penauds, des ballons colorés du film d’ouverture, Up, du studio Pixar, à la main. Une «petite» soirée d’ouverture pour Cannes (selon ses propres habitudes), mais une grande première pour Pixar. Alors que le concurrent DreamWorks est un habitué de la Croisette (Shrek, Kung-Fu Panda, etc.), le studio de l’excentrique John Lasseter (Toy Story, Ratatouille, Wall-E) en était à ses premiers pas sur le tapis rouge.Peut-être pour excuser cette invitation tardive, le délégué général Thierry Frémaux, guilleret avant la projection de presse du matin, a proposé à Pixar d’ouvrir le Festival. Up, réalisé par Pete Docter, est non seulement le premier film d’animation, mais aussi le premier film en 3D à faire l’ouverture de Cannes.Un film amusant pour une ouverture qui se voulait tout aussi ludique. Up est l’histoire d’un vieux grincheux de 78 ans, Carl Fredricksen, vendeur de ballons à la retraite, qui gonfle assez de ballons à l’hélium pour voir sa maison s’envoler jusqu’en Amérique du Sud – et ainsi remplir une promesse faite jadis à son épouse disparue.Carl est accompagné bien malgré lui par un jeune scout irritant, Russell, qui l’entraîne de mésaventure en mésaventure, pour le meilleur et pour le pire. Comme tous les films de Pixar, Up est admirablement bien filmé, ingénieux, comique et par moments émouvant. Mais l’intrigue est mince, le scénario assez conventionnel et l’animation en relief, pourtant parfaitement maîtrisée, en manque de punch.Pete Docter, qui a fait ses débuts comme scénariste chez Pixar avec Toy Story, avant d’y réaliser Monsters, Inc., a obtenu un Oscar grâce à sa collaboration au scénario de Wall-E. Up n’est malheureusement pas du calibre de Wall-E ou de Toy Story. Mais ce 10e film de Pixar reste un «produit certifié de qualité», mis au point pendant près de cinq ans par une équipe de 60 animateurs.Un produit qui fait d’ailleurs craindre le pire à Disney, propriétaire de Pixar depuis trois ans. Est-ce que les enfants et leurs parents, le public-cible du studio, seront intéressés par l’aventure d’un vieillard bougon qui fait voler sa maison au Vénézuela avec des ballons? Difficile à dire… John Lasseter, le président de Pixar et réalisateur de Toy Story et Toy Story 2 - qui reprendront l’affiche en format 3D à l’automne avant de connaître une suite en 2010 – ne s’en fait pas outre mesure. «Pixar est un studio dirigé par ses créateurs, a-t-il répété en conférence de presse. Walt Disney disait: ‘Pour chaque rire, il doit y avoir une larme.’ Je crois que ce film est fidèle à ce principe.» Lasseter, qui supervise désormais la production de Disney en plus de celle de Pixar, défend aussi l’utilisation réservée dans Up de la technologie 3D, que vient de redécouvrir Hollywood (et qui est autrement plus au point que son ancêtre des années 80).«On pense toujours d’abord au public. On veut capter son attention. Mais le 3D distrait souvent les gens de l’histoire, par des effets tape-à-l’oeil. Je trouve au contraire qu’il faut se servir du 3D pour garder l’intérêt du spectateur. Le potentiel du 3D est très excitant. Tous nos films d’animation, chez Pixar comme chez Disney, seront désormais créés en 3D».(La Presse-Canada…13.05.09.)

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Les membres du jury du 62e Festival de Cannes: l’actrice Asia Argento, l’auteur Hanif Kureishi, le réalisateur Lee Chang-dong, l’actrice et présidente du jury Isabelle Huppert, les actrices Sharmila Tagore et Robin Wright Penn, les réalisateurs James Gray et Nuri Bilge Ceylan et l’actrice Shu Qi.

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** Ils ne sont pas là pour juger. Ils l’ont tous répété. Qu’on se le tienne pour dit. Le hic, c’est que, ben voilà, ils forment le jury de la compétition officielle du Festival de Cannes… C’est à eux qu’incombe la délicate tâche d’établir un palmarès en fin de parcours, et de déterminer lequel, des 20 films qu’ils auront vu, mérite le plus la Palme d’or. Sauf qu’à les entendre, on a l’impression qu’ils y vont tous à reculons, comme si quelqu’un les y avait contraints. Jugez par vous-même… «Nous ne sommes pas icipour juger, mais pour aimer les films», a déclaré d’emblée en conférence de presse la présidente du jury, Isabelle Huppert. Le ton était donné. «Juger a pour moi une connotation négative, a renchéri l’actrice américaine (et compagne du précédent président, Sean Penn) Robin Wright Penn. Nous réagirons tous différemment. Nous serons en désaccord parfois. Mais il faudra voir quelle oeuvre nous fait vibrer le plus.»
 «Je suis terrifié à l’idée de devoir juger le travail des autres, a de son côté confié le réalisateur James Gray (The Yards, Two Lovers). J’ai accepté d’être sur le jury pour des raisons très personnelles. La dernière fois que j’ai vu 20 films en 10 jours, je devais avoir 19 ans. C’est très égoïste. J’en suis désolé.»
Mais encore? «Je ne me fais pas confiance. Plusieurs fois, j’ai trouvé un film ennuyeux la première fois pour ensuite le trouver génial», dit Nuri Bilge Ceylan. Rassurant. «Je ne suis pas sûr d’avoir les compétences nécessaires pour juger d’un film», a avoué le réalisateur Lee Chang-Dong. OK…
«Les prix sont une très mauvaise idée, jusqu’à ce qu’on en reçoive un», a résumé Hanif Kureishi (auteur du scénario de My Beautiful Laundrette).
Bon ben coudonc, comme dirait l’ami Lussier. On a hâte de voir le résultat de ce que le président du Festival, Gilles Jacob, qualifie de «purgatoire».
**L’expression trop utilisée
«Yes We Cannes». Les médias locaux ont beau l’avoir servie à toutes les sauces, les Français la trouvent encore drôle. Comment disait Sofia Coppola déjà? Ah oui: «Lost in Translation.»
*Entendu
Un monsieur bourru d’une soixantaine d’années, le visage empourpré, déguisé en Donald Duck, la tête de canard surdimensionnée sous le bras, se vexant que certaines personnes ne soient pas plus courtoises avec lui. «Je reste poli, moi. Pourquoi n’en font-ils pas autant?» Je ne sais pas, en effet, d’où vient cette envie irrépressible de frapper une mascotte…
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Quantité de gens, avant l’ouverture officielle du Festival, quêtant des billets pour la première mondiale de Up avec des pancartes «Une invitation S.V.P.». Afin de mettre toutes les chances de leur côté, ils étaient tous en smoking ou robe de soirée. Bien des cinéphiles chic

s qui se sont finalement déguisés pour rien.

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2 réponses à “cannes 2009-suite”

  1. 21 12 2012
    return man 2 (20:57:09) :

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