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 **Ghazaouet : La pêche dans le creux de la vague

À peine sortis du conflit qui les opposait à l’EGPP, concernant la taxe de péage sur les produits halieutiques, les armateurs se trouvent confrontés à un nouveau différend avec les services des impôts.Bien qu’au niveau de la chambre de Pêche et d’Aquaculture, les responsables affirment que la flottille devrait atteindre son rythme de croisière, dès cette semaine, les sardiniers seraient sur le point de déposer leurs bilans. « Si ce n’est pas le mauvais temps, c’est la pleine lune. Sinon, c’est les méduses ou la rareté du poisson. Les frais d’exploitation, taxes et impôts faisant le reste… », argumentent-ils. Des marins, rencontrés au port, se sont montrés inquiets, « Ce bateau que vous voyez », désignant leur barque, « navigue depuis plus de 35 ans ; il emploie vingt deux marins, tous des pères de familles ! » Ils montrent à qui veut la voir une notification émanant des services des impôts. Et d’ajouter : « Si on avait cette somme, on ne voit pas pourquoi on continuerait à pêcher alors qu’on pourrait mettre sur pied des commerces qui nous garantiraient une vie aisée ».

L’inspection locale des impôts vient de notifier, à l’ensemble des propriétaires des bateaux, les montants dus en matière de taxes liées aux activités professionnelles depuis l’année 2006. Et c’est à peine sortis de difficiles pourparlers, menés au début du mois précédent avec l’entreprise portuaire, en relation avec les taux de prélèvements sur les ventes brutes de poisson, que les représentants des pêcheurs se retrouvent, une fois encore, sur un fond de contestation général, face à de nouvelles tractations avec les services des impôts. Pour quelle raison la productivité a-t-elle tant baissé dans une région jadis célèbre pour ses sardine, merlan, rouget et surtout ses anchois ? D’ailleurs, les anchois salés, un mets très prisé par les Ghazaouetis, notamment en ce mois de carême, est de plus en plus rare.

« Méthodes illicites »

« Quand on ne respecte pas les zones de pêche, les mailles des filets et la période du repos biologique, on ne donne pas le temps aux poissons de se reproduire ; c’est ce qui mène à l’anéantissement de la faune halieutique », expliqueront certains patrons de pêche consciencieux. « Il y a aussi la pêche abusive », dit un vieux loup de mer, se donnant tous les soirs, depuis son départ en retraite obligé, à la pêche à la ligne à même le port, pour arrondir ses fins de mois. Rappelant les années 80, il affirmera « qu’à cette période, à Ghazaouet, le poisson mourrait de vieillesse. Maintenant, ce n’est plus le cas. Le poisson se sauve ailleurs.

Avec la pêche aux méthodes illicites, on a détruit son nid ». Le vieux retraité est formel, « ce ne sont pas les vrais pêcheurs qui s’adonnent à de tels agissements. Ils sont conscients que, même si ça rapporte énormément aujourd’hui, demain sera un désastre pour l’activité de la pêche ». Toutefois, notre interlocuteur manifeste un certain optimisme expliquant la faiblesse de la production actuelle par deux facteurs, le mauvais temps et la phase de pré-Ramadhan durant laquelle les équipages passent aux travaux de révision, d’entretien, de carénage et de toilettage annuels des bateaux et des équipements. (El Watan-18.08.2010.)

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**Le THON ROUGE …Face aux dangers de la sur-pêche

Le verdict des scientifiques est sans appel : sa survie se joue en Méditerranée où se font 80% des captures (le thon se reproduit uniquement en Méditerranée et dans le Golfe du Mexique). Le thon rouge n’a jamais autant fait parler de lui — il est même au centre d’un scandale —, notamment à travers la récente décision d’exclure les exploitants étrangers de le pêcher dans nos eaux territoriales. Prise de conscience ou intérêt purement commercial ? Les ingénieurs halieutiques travaillant sur le thon nous livrent des éléments de réponse…

Le thon rouge est une espèce menacée. Il figure même parmi les espèces les plus menacées proposées par la Principauté de Monaco en
2007 à l’inscription dans l’annexe I de la Cites, synonyme d’interdiction de son commerce international (depuis son entrée en vigueur en 1975, la Cites régule ou interdit déjà le commerce de 34 000 espèces de faunes et flores sauvages). Sa raréfaction est inhérente à l’exploitation abusive et à la demande accrue du marché asiatique — essentiellement les Japonais qui sont, par rapport à leurs habitudes culinaires (sushi, sashimi), de grands consommateurs — mais aussi à l’essor de cette cuisine dans les pays européens notamment, où la consommation du thon est en vogue.
“Il s’agit d’une espèce très prisée pour ses qualités gustatives qui est hélas  en voie de disparition. Le thon est, faut-il le savoir, une espèce migratrice parce qu’elle effectue deux importants mouvements migratoires. L’une (migration) trophique pour s’alimenter et l’autre de reproduction. Le thon traverse la Méditerranée en bans, ce qui le rend facilement détectable, c’est là que réside sa vulnérabilité”, souligne notre interlocuteur qui ajoute que si le thon figure aujourd’hui sur la liste des espèces marines menacées, c’est aussi parce que sa durée de reproduction est longue et oscille entre 3 et 4 ans. “Quand on pêche les juvéniles, on ne laisse pas l’espèce grandir et donc se reproduire aisément !”
L’appel des scientifiques est justifié par le fait que souvent la pêche a eu à coïncider avec la reproduction des thons rouges qui a lieu entre mai et juin.
Mais encore. “En 2006, quand l’état des stocks était au plus bas, les scientifiques de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat) avaient préconisé l’arrêt pur et simple de la pêche en Méditerranée entre mai et juin. L’Union européenne s’y était opposée, mais elle avait mis en place de nouvelles règles contre la fraude qui touchait tous les domaines : repérage par avion, non-respect des tailles minimales de capture, données fausses ou lacunaires, etc. Résultat, le renforcement des contrôles a quelque peu changé la donne depuis 2008”, est-il mis en sus dans un rapport. Et en quoi donc le thon rouge est-il important pour la biodiversité et les écosystèmes marins ? Selon l’ingénieur halieutique que nous avons rencontré, le thon est un des maillons de la chaîne. C’est un grand pélagique qui consomme essentiellement le calamar qui est, nous l’explique-t-on, utilisé comme appât pour un type de pêche qui est la palangre également appelée le long liner. Le thon rouge est très prisé et pèse sur la balance commerciale. “En 2001, un thon de 300 kg s’est vendu 150 000 euros sur le marché de Tokyo”, est-il rapporté dans un document. Mais ce gros poisson  qui pesait autrefois jusqu’à
700 kilogrammes ne dépasse pas aujourd’hui la moitié !
Et si l’Europe a renforcé depuis quelque temps déjà les contrôles des bateaux et des cages où sont engraissés les thons rouges, ce n’est que ces derniers jours — avant la fin des travaux de la convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées qui s’est tenue à Doha entre le 13 et 25 mars dernier — que les autorités algériennes ont pris la décision d’autoriser la pêche au thon aux seuls opérateurs algériens. Si elle semble parachutée, elle n’est pas moins infondée et permettra déjà sans nul doute de mettre fin à une surpêche d’une espèce menacée qui n’a que trop duré.
Néanmoins, il faut savoir que l’Algérie est membre, voire partie contractante, de la Commission internationale de la conservation des thonidés de l’Atlantique (SICTA) — cela sans compter que l’Algérie dispose de ses propres lois pour préserver ses ressources naturelles.  “Nous sommes tenus de respecter les recommandations et les résolutions qui sont chaque année élaborées au niveau de la SICTA. Même notre réglementation émane de cette dernière : durée de pêche (ouverture et fermeture), maillage, etc.”, précise l’ingénieur halieutique.  Mais alors pourquoi ce laisser-faire a-t-il autant duré ? La réponse coule de source : “Il n’a jamais été question de laxisme. C’est la réglementation qui stipulait cela. Faute de savoir-faire, nous permettions l’affrètement de navires étrangers. Les sociétés ayant répondu aux appels d’offre. Après dépôt des demandes au niveau du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, elles avaient leur quota qui, aujourd’hui revu à la baisse, était discuté au niveau de ladite Commission.” En clair, les navires étrangers qui pêchaient jusque-là dans nos eaux territoriales détenaient un permis de pêche et payaient une redevance par tonne sollicitée. Une redevance qui allait au Trésor public. Qu’en est-il du contrôle et qui contrôle quoi ?
Ce qu’on nous apprend, c’est que les contrôleurs algériens de la pêche et les gardes-côtes opèrent sur chaque navire. Par ailleurs, la réglementation concerne les individus immatures : il y a 6 espèces qui sont citées et la taille minimale marchande, le quota et les zones de pêche à respecter. Il y a à retenir, en outre, qu’à partir de 2010, il n’y aura plus de navires étrangers, et cela sera sans conteste plus bénéfique à l’Algérie. Le seul hic est que même étant depuis peu dotée d’une flotte thonière, la technicité ne suit pas. “Il faut former davantage de techniciens avec des formateurs étrangers. Cela a été déjà fait dans le cadre d’une pêche conjointe”, argue notre interlocuteur, mais cela reste insuffisant.
Ceci étant, la surpêche n’est certainement pas seule responsable de la disparition pronostiquée des thons rouges. La pollution n’épargne pas cette espèce. “Le thon passait près des côtes, d’où le recours aux madragues qui sont une espèce de pièges. Aujourd’hui, le thon fuie la pollution et passe au large. Ce qui pose le problème de l’accessibilité de nos pêcheurs à cette ressource”, conclut l’ingénieur halieutique. (Liberté-17.04.2010.) 

**Pêche illicite du thon rouge ..armateurs algériens et  turques accusés à Annaba…. Le 13 juin 2009, les gardes-côtes de Annaba arraisonnaient trois unités navales turques qui « assistaient » des thoniers algériens.Deux armateurs algériens et 6 turques ont été accusés d’infraction à la réglementation de pêches et d’évasion de la marchandise, tandis que le secrétaire général du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques (MPRH) et le DPMO ont été accusés d’infraction à la réglementation et de trafic d’influence. Au départ déjà, le dossier de l’affaire s’est avéré très technique dans ses aspects réglementations et procéduriers. Ce qui a compliqué la tâche des juges qui avaient à situer les responsabilités des uns et des autres dans l’octroi des autorisations aux armateurs algériens et turcs qui ne devaient pas théoriquement en disposer selon les mesures arrêtées et les décisions prises pour la campagne 2009. Hier, à l’ouverture du procès, le juge Farès Sebti a, tour à tour, interrogé les accusés et fait citer les témoins pour reconstituer les faits sur le fond et la forme des mesures réglementaires arrêtées dans la préparation de la campagne 2009 en la comparant par exemple à celle de 2008. En effet, s’est-il interrogé, pourquoi l’armateur Saâdane, qui n’aurait pas eu d’autorisation pour 2009, était éligible à la campagne de 2008, mais qu’il a été éliminé de celle de 2009, alors que les critères de sélection sont les mêmes. Le juge a encore demandé de quelle manière les navires turcs ont été eux autorisés, comme ils l’affirment mordicus.

Le SG du ministère explique qu’il a été sollicité aussi bien par Saâdane et son associé, qui reconnaissent que les Algériens n’ont pas les moyens pour pêcher sans assistance étrangère, que par les Turcs avec l’intervention de l’ambassadeur en personne. Le juge a ensuite passé en revue les procédures employées dans le cadre de la préparation et du contrôle de la campagne de pêche du thon rouge. Le DPMO et ses collaborateurs ont eu à expliquer en détail les procédures, qu’elles relèvent des recommandations de l’ICCAT ou du fonctionnement interne du MPRH ou encore des relations avec les autres services, notamment le Centre national de l’organisation des secours et de la surveillance (CNOSS). Selon le SG, ce serait avec le concours de la Chambre nationale de la pêche et de l’aquaculture que sont sélectionnés les armateurs qui bénéficient des autorisations de pêche. Ainsi, la liste des bateaux qui est adressée à l’ICCAT et la répartition du quota national échapperaient en partie au MPRH. A la barre, les Turcs ont parlé de complots à cause de leur réussite qui a fait des envieux. Le SG du ministère a reconnu implicitement, contrairement à ses précédentes déclarations à la presse, l’arbitraire de la décision de limoger le DPMO pour le motif d’avoir favorisé les propriétaires des thoniers Balkis Dounia et Serena Myriam en les inscrivant sur la liste ICCAT. En effet, il a déclaré qu’il avait effectivement donné son accord, car pour lui, il s’agissait de navires neufs, payés entièrement sur fonds propres et qu’il souhaitait inscrire le plus d’unités possibles pour le développement du secteur. C’est ensuite qu’il aurait appris que les bateaux présentaient des doutes sur leur origine. Les propriétaires, qui sont de farouches opposants à la politique menée par le MPRH s’en défendent et parlent de cabale. A l’heure où nous mettons sous presse, le procès se poursuit toujours. (25.03.2010.).

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**Béni-Saf: L’école de pêche prépare sa rentrée

A l’école de pêche de Béni-Saf, on pense déjà à la rentrée scolaire 2010-2011. Depuis plus d’une semaine, cette école de formation technique de pêche et d’aquaculture (EFTPA) mène, en collaboration avec la direction de l’Education, une campagne d’information et de sensibilisation à l’adresse d’élèves du moyen et du secondaire. Cette opération, qui a déjà touché plusieurs collèges et lycées des 08 daïrate de la wilaya d’Aïn Témouchent, cible uniquement des élèves des classes de la 4e année moyenne et plus, cursus minimal requis pour l’accès aux programmes de formation ou diplômes. L’objectif de cette action est de vulgariser les activités pédagogiques de cet établissement à une tranche d’élèves dont certains sont, peut-être, déjà en quête d’un avenir professionnel plutôt orientés vers des métiers de la mer. L’action, qui entre dans les traditions de l’EFTPA, se déroule chaque mardi sous forme de «portes ouvertes». Les élèves, qui viennent dans un cadre organisé, ont droit à des communications portant sur les différentes activités de l’école et une visite guidée des installations et équipements pédagogiques.

 Sinon, et toujours dans le même souci d’informer, l’EFTPA met sur pied, pour les établissements qui ne sont pas en mesure de faire déplacer leurs élèves, une caravane pédagogique constituée d’enseignants de l’école.

 Ces derniers vont sur les lieux donner des conférences, toujours soutenues par les moyens nécessaires connectant au mieux ces élèves avec l’école de pêche. Un calendrier a été élaboré communément en fonction de la disponibilité et de l’emploi du temps des élèves, et la caravane a déjà sillonné une partie de la daïra d’El-Amria. Notons enfin qu’à cette campagne de sensibilisation sont associés les appareils de l’Etat du soutien à l’emploi (ANSEJ, ANJEM, ALEM).  Des représentants respectifs interviennent pour apporter leur contribution quant au dessein de ces jeunes collégiens et lycéens. (Quotidien d’Oran-23.03.2010.).

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**vaches maigres pour les paysans de la mer à Béjaia….C’est l’année des vaches maigres pour les paysans de la mer : ni poissons à se mettre sous la dent ni estivants pour glaner un peu d’argent. Les temps sont durs et changeants comme un vent marin. Visiblement, Mohand tire le diable par la queue, mais il n’en perd pour autant, ni son optimisme ni sa joie de vivre. Sa moustache, bien fournie, abrite un sourire qui va d’une oreille à l’autre et dont il ne se départit presque jamais. Nous sommes sur la plage de Oued Des, sur la côte ouest de Béjaïa, un vendredi d’août. Feux de forêt, soleil de plomb et mer d’huile. Notre ami Mohand est un pêcheur dont la baraque de plage tient lieu d’épicerie, de café, de restaurant et de lieu de rendez-vous pour les amis et les habitués des lieux. A cette époque de l’année, il loue également des tentes pour les estivants.

Pour gagner sa vie, Mohand fait flèche de tout bois. «Les 100 DA que je gagne aujourd’hui, c’est toujours mieux que les 100 DA que je pourrais gagner demain», dit-il, enchaînant aussitôt avec ce célèbre dicton kabyle : «Ekker adawidh, ved atswalidh, qim
oulache !» qu’il prend soin de traduire en français : «Pour manger, il faut bouger !» Tout est dit en quelques mots. Pour tirer sa croûte du néant, il ne faut pas être fainéant. C’est cela qui tient lieu de philosophie pour lui. 

Le paysan vit sur terre et cherche de l’eau, nous on vit sur l’eau des fruits de la mer. Pour les uns comme pour les autres, il faut travailler beaucoup pour gagner peu», dit encore Mohand tout en citant des poètes obscurs ou de génie rendant hommage à la beauté de la vie, à la difficulté de vivre ou à la générosité de la nature. Il a toujours une citation à portée de la langue. Quand la mer est calme, ce fils d’Azzefoun part donc la labourer de ses mailles et de ses filets, faisant de sa barque un bœuf traçant sur l’eau des sillons d’écume blanche. Ce matin, il s’embarque avec son ami Yacine, dit «El Hadj», un athlète barbu au physique d’acteur de cinéma , la gentillesse personnifiée sous les traits d’un pêcheur au verbe doux. Nos deux amis pêcheurs nous proposent de les accompagner en mer pour la pose d’un filet et la relève d’un autre. Nous quittons donc le plancher des vaches pour la découverte de leur lieu de travail si peu commun. Une magnifique crique aux eaux turquoises où les rochers de grès prennent d’étranges formes sculptées par la mer et le vent. Le fond est tapissé de formes multicolores ondoyantes. Spectacle garanti.

Ce tableau vivant est un aquarium géant qui reflète le vert émeraude de la forêt et le bleu azur du ciel. On en prend pleins les yeux. Jusqu’à l’île de Sigli, c’est une succession d’îlots, de criques abritées où l’on a envie de jouer les Robinson Crusoé et de piscines naturelles qui invitent au plongeon. Pour celui qui la parcourt, même pour quelques heures, la mer offre une sensation de liberté illimitée. Il suffit de laisser son regard glisser au fil de l’eau pour oublier, se sentir pousser des rêves éveillés et des ailes d’albatros. Ce monde marin et minéral, Mohand en parle comme un poète. En digne fils d’Azzefoun, patrie des artistes à la fibre sensible. Mohand a 33 ans et des yeux bleus pétillants d’intelligence. Il a travaillé comme chef pâtissier pendant 17 ans à Alger avant de changer son fusil d’épaule. Un jour, il est venu en vacances à Oued Des et il y a jeté l’ancre.

Cette petite plage retirée et connue des seuls initiés est devenue son port d’attache définitif. Ce n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme, aurait dit Renaud. Petit à petit, Mohand s’est construit un cabanon, puis il s’est fait pêcheur en apprenant le métier sur le tas, au contact des autres. Nos deux amis commencent par poser un long filet de près de 350 m. Il est déroulé à mesure que la barque avance sur l’eau. Une fois lesté, direction le plan non loin du rocher dit «Amghar». C’est le moment de remonter le filet posé la veille. Au fur et à mesure que les mailles sont remontées, quelques rares poissons apparaissent. Deux rascasses, quelques rougets et une poignée d’autres espèces diverses.

Soit à peine deux à trois kilos, de quoi faire une bouillabaisse ou une grillade légère. Il faut se rendre à l’évidence, ce poisson algérien dont on a toujours dit qu’il mourrait de vieillesse à un âge vénérable d’être pêché se fait de plus en plus rare. Pour Mohand, c’est principalement à cause de la pollution. Trop de sachets en plastique et de déchets de toutes sortes finissent en mer étouffant le poisson. Ce constat amer, El Mouhouv, 47 ans, un habitué des lieux depuis sa plus tendre enfance, le fait également. Enfant, il venait pêcher avec son père. Maintenant, c’est lui qui ramène ses enfants pour une partie de baignade et de pêche à la palangrotte. Pour lui, la raréfaction du poisson est également due à la pollution.

La mer est devenue une poubelle géante où se déversent les tonnes de déchets d’une société qui a pris goût à la surconsommation et au gaspillage. Une société pour laquelle le concept d’écologie n’a aucun sens. De plus, une bonne partie du matériel de pêche usé, comme les filets, traîne au fond des mers. Retour au plancher des vaches. Muni d’un carton d’emballage, Mohand parcourt la plage pour ramasser les bouteilles en plastique et tous les détritus que les estivants laissent derrière eux. Il les ramasse consciencieusement. «Quand le vent souffle de la terre, tous ces déchets finissent en mer», dit-il. Puis dans le ventre des poissons. C’est le moment de dresser la toile sur les supports des tentes. Des estivants arrivent un peu plus nombreux.

La plage de Oued Des n’est pas aménagée. Les autorités n’ont pas bitumé la piste qui y mène et il n’y a ni toilettes, ni eau courante, ni même l’ombre d’une poubelle pour les ordures. Seul un poste de vigie de la Protection civile trône. En cette période de Ramadhan, quelques rares familles profitent des joies de la mer dans un calme qui n’est troublé que par le léger clapotis des vagues qui lèchent le tapis de galets. Le métier de pêcheur fait-il vivre son homme ? Mohand en vit sans se poser trop de questions. Les bons jours, il peut gagner jusqu’à 6000 DA du produit d’une pêche miraculeuse. Des jours aussi où il lui arrive de remonter un gros espadon ou quelques belles pièces, ou alors quand il pêche au large la langouste ou quelque noble poisson.

Les mauvais jours, c’est à peine 800 malheureux dinars. Oued Des compte une vingtaine de barques et autant de pêcheurs. Un mandataire d’Azzefoun passe chaque jour prendre livraison des poissons pêchés. L’endroit étant très isolé, il leur livre également des fruits, des légumes et du pain. En milieu d’après-midi, Yacine doit retourner poser une ligne d’hameçons. En attendant, la mer, belle et chaude, nous tend à nouveau les bras comme une amante. Personne ne résiste au plaisir voluptueux de piquer une tête. Mohand offre de nous retenir jusqu’au soir pour partager sa chorba, mais nous déclinons poliment l’invitation. La perspective d’un barbecue sur le sable après le Ramadhan est beaucoup plus alléchante. Nous quittons les paysans de la mer en promettant de bientôt revenir pour prendre de leurs nouvelles. (El Watan-13.08.2012.)

 *l’emballage dans les bacs en plastique …(Oran) -

 Les produits halieutiques sont des produits hautement périssables qui, en l’absence de conditions d’hygiène et de salubrité adéquates, constituent un danger potentiel pour les consommateurs. Dans différents marchés de poisson à Oran, l’emballage dans des caisses en bois n’offre pas les conditions d’hygiène, alors que les légumes, qui sont moins périssables, sont vendus dans des caisses en plastique. Des mesures pour l’amélioration des conditions de commercialisation des produits de la mer sont entrées en application à Oran dans le cadre de la protection de la santé du consommateur. Ces mesures, interdisant l’utilisation de caisses en bois et leur remplacement par des bacs en plastique, ont fait l’objet d’une journée d’information et de sensibilisation organisée, hier, par la direction de la Pêche et de Ressources halieutiques et la Chambre de pêche et d’aquaculture de la wilaya d’Oran. Cette rencontre vise la mise en application des dispositions de l’arrêté de wilaya N°135 du 26 janvier 2010, déterminant les moyens de conservation et d’hygiène lors du stockage et de l’étalage des produits halieutiques destinés à la consommation. Une décision qui exige l’utilisation de bacs en plastique destinés aux aliments et conformes aux normes d’hygiène dans l’emballage et le transport du poisson. Afin d’assurer une protection efficace du produit et, par conséquent, celle des citoyens, la décision définit les spécificités techniques des caisses en plastique dur qui se prêtent à la congélation et qui sont équipées de système d’évacuation d’eau. Les animateurs de cette journée, qui a eu pour cadre le centre de formation de l’Entreprise portuaire d’Oran ( la pêcherie), ont mis l’accent sur l’obligation du respect de la réglementation intersectorielle en matière de salubrité et de protection de la ressource, la protection de la santé du consommateur, l’utilisation de caisses en plastique qui permettra d’éviter les risques sanitaires causés par les caisses en bois, le contrôle sanitaire des espèces halieutiques et la caractéristique technique des caisses pour l’entreposage, le stockage et le transport des produits de la mer. Désormais, le stockage des produits halieutiques frais doit avoir recours à des bacs en polyester pourvus de système pour l’évacuation de l’eau, en plus de l’usage de caisses du même genre pour l’emballage et le transport. Un délai de deux mois a été accordé aux commerçants et producteurs pour appliquer l’arrêté relatif à ces mesures, rappelle-t-on. Notons que cette journée, animée par de cadres de la direction de la Pêche et des Ressources halieutiques, la direction du Commerce et l’inspection vétérinaire, est destinée à l’ensemble des intervenants dans la filière pêche, production, distribution, manipulation, transformation, armateurs, mandataires, gardes-côtes, ainsi que les fabricants et transformateurs de plastique, entre autres. (Quotidien d’Oran-10.03.2010.)

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 *Ghazaouet : Les professionnels de la pêche tirent la sonnette d’alarme

Le volume de la production halieutique a été évalué par l’administration de la corporation en 2009 à 12000 tonnes, suscitant ainsi moult interrogations dans le milieu des professionnels qui estiment que ces chiffres sont erronés et dépassent de très loin la réalité.

« Le prix de la sardine (entre 200 et 300 DA le kg), soumis à la loi de l’offre et de la demande, explique parfaitement la faiblesse de la production », argumente un membre de la chambre de la pêche. « L’exploitation d’une ressource commune par l’ensemble des pêcheurs, quelque 130 embarcations tous types confondus, de surcroît avec l’utilisation des moyens illicites faisant fi de l’ensemble des conditions nécessaires à la reproduction de cette exploitation, c’est-à-dire sans tenir compte de renouvellement de la ressource, est là le problème primordial auquel nous sommes confrontés », explique Aggab Choaib, le président de la chambre de pêche. Versant dans le même sens, le vice-président de la chambre de pêche Mustapha Hadouchi affirme que la course vers le profit imminent a aveuglé certains patrons pêcheurs qui optent pour la pêche illicite.

« Les méthodes de pêche illicites ou plutôt destructives sont nombreuses, allant de la pêche dans les zones de fraie jusqu’à la pêche à la dynamite en passant, bien entendu, par le moyen le plus répandu, à savoir l’utilisation des filets à cordes ou à double poche, dans des zones interdites. Ces pratiques de pêche illicites détruisent les récifs de coraux et les herbiers sous-marins qui ne sont en fait que des espaces où se reproduisent les différentes variétés de poissons ». Avant d’ajouter : « Même la période de repos biologique instaurée par le ministère de tutelle pour assurer une régénération des stocks de poissons n’a jamais été respectée.

Conséquence, le poisson sur notre côte se fait de plus en plus rare. La plus grande partie des prises débarquées au port proviennent des eaux marocaines. Les patrons de pêche les plus audacieux s’aventurent dans les eaux marocaines », nous révèle-t-il. Abordant la question de la formation professionnelle, certains armateurs indiquent que la faiblesse des prises à répétition, qui a rendu le poisson de plus en plus cher, est due à l’incompétence des patrons de pêche locaux qui n’ont subi aucune formation pour s’embarquer à bord de bateaux dotés d’un équipement moderne et sophistiqué. Ce déficit contraint certains armateurs à faire appel à la compétence des pêcheurs espagnols à qui ils payent une petite fortune (Un patron de pêche espagnol touche environ 3000 euros). Concernant le programme de relance de la pêche, les professionnels s’accordent à dire que le renouvellement de la flottille, vu la vétusté de la flottille existante, était nécessaire.

Cependant, il s’est fait d’une façon anarchique. Ils considèrent que la grande majorité des bénéficiaires du projet n’ont aucune relation avec le métier de la mer alors que les véritables professionnels disposent encore d’une embarcation vétuste. Réagissant à une question relative aux mesures à prendre dans l’immédiat pour conserver et protéger les ressources halieutiques, les membres de la chambre de pêche ainsi que les quelques marins authentiques qui ont pris part à cette rencontre pensent qu’une prise de conscience des marins pêcheurs est désormais impérative car il y va de l’avenir du milieu et des ressources marines. (El Watan-02.03.2010.)

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*Mers El-Hadjadj: La pêche, un métier en perdition ?

Le mauvais temps de ces derniers jours et les vents violents qui ont soufflé sur le littoral n’ont pas été sans causer des dégâts sur le matériel des marins-pêcheurs stationnés à Mers El-Hadjadj. Cette corporation compte la perte d’une embarcation, emportée par les flots à partir du petit port où elle était amarrée, ainsi que des filets que les gens de mer laissent d’habitude sur la petite plage. On signale également la détérioration du matériel et des moteurs entreposés dans deux petits garages à barques de fortune situés dans la plage du petit port. Ces dégâts ne sont pas trop importants dans la globalité, mais perdre une embarcation de la sorte c’est dramatique pour le marin-pêcheur qui voit ainsi son gagne-pain englouti à tout jamais par une mer imprévisible. Ajouté à cela, le souvenir amer du mois de novembre 2001 où une violente tempête a été à l’origine de l’élimination de nombreux garages pour cause de travaux de confortement de la ruelle qui borde le petit port et des promesses non tenues pour la réalisation d’autres petits garages en remplacement de la démolition des anciens garages. Depuis lors, la corporation est confrontée au problème de l’ancrage. En hiver, le problème ne se pose pas, si l’on exclut le risque de vol des filets de pêche et des moteurs coûtant des fortunes, mais en été les embarcations sont interdites de stationnement au niveau de la petite plage, ce qui signifie que les pêcheurs doivent faire comme ils peuvent pour déplacer les lourdes embarcations dans des endroits sécurisés. A Mers El-Hadjadj, il y a presque 80 familles qui vivent de ce métier hérité de père en fils. Mais au rythme où vont les choses, le métier risque de mourir, non pas à cause de la rareté supposée du poisson, mais à cause du manque d’infrastructures adéquates. Nombreux sont ceux qui ont déposé le registre de commerce de l’artisan-pêcheur et qui se sont tournés vers des métiers de terre, d’autant plus que la région qui voit se réaliser le grand complexe d’urée ammoniac a recruté une nombreuse main-d’oeuvre locale. Le village pittoresque qu’était Mers El-Hadjadj se transforme peu à peu en une zone entièrement dédiée à l’industrie pétrolifère. Même les habitants du petit bourg d’El-Grarba, dont l’emplacement fait désormais partie du périmètre de la zone industrielle, ont été dédommagés et délogés, l’été dernier, vers le centre du village pour cause d’utilité publique, précisant que la bande du littoral est un bien domanial interdit à toute construction. Pour ceux parmi les habitants qui y disposent de cabanons, le créneau de la location s’est avéré porteur avec ces innombrables entreprises opérant dans la région et qui manquent de lieux d’hébergement. En somme, la localité a beaucoup perdu de son cachet de station balnéaire, en raison de sa proximité avec la zone industrielle de Bethioua, ceci sans compter avec la grande plage qui aura à abriter la plus grande usine de dessalement d’eau de mer du monde, en terme de production. Le métier de la pêche, ainsi donc, est-il en train de mourir dans la localité ? (Le Quotidien d’Oran-17.01.2010.)

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**El-Kala : Les pêcheurs protestent

Objet de fortes amendes variant entre 60.000 DA et 15.000 DA pour certains et des peines d’emprisonnement de deux mois et plus pour d’autres, suite à des infractions commises l’été passé en allant pêcher dans la zone interdite pour laquelle, toute une campagne de sensibilisation a été entamée par les parties concernées comme la Chambre de la pêche et surtout les gardes-côtes de la station maritime, en vue de respecter les limites autorisées à la pêche de juin à août qui se font au delà des 3.000 miles marins dans le but de protéger et de préserver la période de reproduction des poissons et la régénération des espaces maritimes, pas moins de quinze armateurs sont allés contester ces sanctions auprès de la direction concernée ainsi qu’auprès de la Chambre de la pêche en cette journée de mercredi dernier. Contacté, le directeur de la Pêche dira qu’une réunion aura lieu incessamment avec toutes les parties concernées afin d’étudier ces problèmes et voir comment et dans quelle mesure ils pourront venir en aide à ces armateurs en allégeant un peu ces sanctions.

 Enfin, il est utile de rappeler que les infractions étaient légion en matière de pêche en été sauf que les sanctions ou amendes étaient quelque peu dérisoire.(Quotidien d’Oran-19.12.09.)

*** Conférence internationale de la pêche : Des règles difficiles à appliquer en Algérie

Une conférence internationale à laquelle a participé l’Algérie a réuni, à Baiona (nord-ouest de l’Espagne), une cinquantaine de ministres de la Pêche autour de la question d’une nouvelle approche en matière de gestion durable des ressources halieutiques.

De même, ils se sont prononcés en faveur de la nécessité de développer une culture commune de bonnes pratiques de pêche innovatrices et durables, des pratiques s’appuyant sur des règles de conduite s’appliquant à toutes les personnes exerçant des activités de pêche. D’autres préoccupations et recommandations allant dans le même sens ont été alignées dans le document final de la conférence. Présentées à des professionnels de la pêche à Beni Saf, ces interlocuteurs estiment qu’elles correspondent aux objectifs que s’est tracéle ministère de la Pêche. Cependant, ils jugent leur traduction problématique en raison de l’archaïsme et de l’informel qui sévissent dans le secteur. De la sorte, la politique de modernisation de la flottille a pris une scandaleuse tournure avec la décriée gestion des fonds de soutien comme avec le choix des fournisseurs. Pis, même dans les cas où les bateaux ont été livrés, les chalutiers et thoniers ne s’adonnent pas à la pêche hauturière faute de gens de mer recyclés, ce qui aurait soulagé les écosystèmes côtiers où s’effectuent la reproduction et le grossissement des espèces.

De même, la destructrice pratique pêche à la dynamite perdure sans qu’aucune dénonciation ne soit enregistrée, le personnel marin s’en tenant volontairement à l’omerta parce que payé à la part, le salariat n’étant pas de rigueur et le syndicalisme inconnu. Enfin, quant au contrôle de la taille du poisson pêché et de la conformité des filets utilisés, il ne relève pas du ministère de la Pêche : « Voyez-vous, les professionnels ont pour partenaire le ministère de la Pêche, or pour ce qui est de notre port, qui est exclusivement de pêche, pratiquement toutes les prérogatives lui échappent. Ainsi, vous avez les directions du transport, de l’hydraulique et des travaux publics, les garde-côtes et le SGPP de Ghazaouet qui y sont plus lourdement présents. Ajoutons à cela que nous avons deux ports de pêche à Témouchent avec celui de Bouzedjar qui relève du SGPP Oran, ce qui, bicéphalisme oblige, prive jusqu’aux autorités locales d’un interlocuteur unique. » (El Watan-24.09.2009.) 

***Comment empêcher la pêche à la dynamite

Louable initiative que vient de prendre la wilaya de Tipaza, relative à la campagne de sensibilisation des professionnels de la mer, sur la pêche à la dynamite. C’est au niveau de l’école de pêche de Cherchell, que la direction de la pêche avait réuni les patrons de pêche de la région de Cherchell.

« Il faudra qu’un jour les marins-pêcheurs arrêtent de pratiquer la pêche à la dynamite, déclare le directeur de la pêche de la wilaya de Tipaza. Les textes existent. La lutte contre cette forme de pêche illégale ne concerne pas uniquement notre ministère, ou les services des garde-côtes et les services de sécurité », ajoute-t-il. Selon les statistiques, qui, pour de nombreux professionnels, ne reflètent pas la réalité, les cinq ports de la wilaya (Khemisti, Bouharoun, Tipaza, Cherchell, Gouraya) produisent en moyenne annuellement 9100 t de poisson bleu et 2270 t de poisson blanc. Des travaux supplémentaires d’aménagement et d’extension avaient été entrepris au niveau des ports de Gouraya (2,1 milliards de dinars), Cherchell (1,7 milliard de dinars) et Tipaza (1,22 milliard de dinars) pour augmenter la capacité d’accueil des embarcations. Cette rencontre était animée par des universitaires fonctionnaires de la direction de la pêche de la wilaya de Tipaza. A ce rythme, l’avenir du monde marin est mis en péril. Un professionnel de la pêche nous indique que la pêche des espèces sédentaires en est victime aujourd’hui. Les méthodes de pêche destructives sont nombreuses.

Effets dévastateurs

En plus de la pêche à la dynamite, il y a la pêche au chalut et aux filets dérivants et la pêche au cyanure qui engendrent des effets dévastateurs sur la vie marine et sur le milieu marin. Des inconscients qui ont réussi à se constituer des fortunes grâce à la pêche à la dynamite, se croyant intouchables de surcroît et qui disposent d’embarcations malheureusement acquises dans le cadre de l’aide et du soutien de l’Etat pour le développement du secteur de la pêche, avaient tiré profit de la situation, sans tenir compte de la réglementation, en pratiquant la pêche illégale à la dynamite. Le progrès technologique a encouragé ces énergumènes dans ce mauvais chemin. L’impact de ces différentes formes de pêches, notamment lorsque les pêcheurs versent le cyanure de sodium pour assommer les poissons, utilisent les filets maillants dérivants ou font exploser les bâtons de dynamite sous l’eau c’est l’extermination de la faune et de la flore marines. Quand on pêche à la dynamite, non seulement on tue les poissons, mais aussi les œufs, les coraux, les planctons, les algues, les plantes marines et les organismes vivants. Les détonations et les vibrations produites par les effets de la pêche à la dynamite endommagent le système auditif de nombreuses espèces marines. La dynamite accélère l’érosion côtière, en détruisant les récifs et les coraux, les herbiers sous-marins tels que la posidonie, un environnement dans lequel se reproduisent les poissons et les crustacés. La prolifération de la pêche à la dynamite au niveau de la côte de la wilaya de Tipaza a entraîné un déséquilibre écologique effrayant d’une part et la disparition d’une multitude d’espèces de faune et de flore marine, d’autre part. Des chercheurs universitaires se sont rendus dans certains endroits, en effectuant des plongées sur des sites. Ils s’inquiètent aujourd’hui de l’état des fonds marins. Cette forme dangereuse de pollution marine s’ajoute à d’autres, notamment les déversements des eaux usées et les eaux chimiques, le dégazage des navires en mer. Cette campagne de sensibilisation menée par la wilaya de Tipaza s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la protection de la faune et la flore marines, pour non seulement préserver le milieu marin mais également assurer un développement harmonieux du secteur de la pêche. Le mouvement associatif est impliqué directement dans ces actions dans la préservation de la mer, y compris le secteur de l’environnement. D’autres rencontres similaires auront lieu, en présence de toutes les parties impliquées, en l’occurrence l’administration de la pêche, les services de sécurité et des garde-côtes.

Protéger les ressources halieutiques

La course vers le profit imminent a aveuglé les patrons pêcheurs et leurs complices, qui préfèrent s’adonner à la pêche à la dynamite au lieu de protéger la mer. La disparition des espèces marines est à court terme. Les responsables de l’administration de la pêche de la wilaya de Tipaza, en collaboration avec quelques professionnels authentiques, ont décidé de mener cette campagne de sensibilisation et engager les débats, pour inciter les gens à pratiquer une pêche responsable, de manière à effectuer des exploitations équilibrées des ressources marines, tout en appliquant et respectant les lois en matière de pêche, mais surtout faire respecter les normes environnementales dans le monde marin, en mettant d’abord l’accent sur la valorisation des métiers de toute la filière pêche. « La Méditerranée est une mer qui n’est pas trop productive, nous avait précisé l’ex-directeur du développement de l’aquaculture au ministère de la pêche et des ressources halieutiques, car les eaux ne se renouvellent pas rapidement. Les océanographes avaient prouvé que les eaux de la Méditerranée se renouvellent au bout d’un siècle. Le plus dramatique dans cette situation, c’est que cette mer se retrouve actuellement agressée par plusieurs sortes de pollutions », conclut-il. L’Etat prévoit la création de 100 sites pour l’aquaculture marine à travers la côte algérienne. La justice devra être impitoyable envers tous ces réseaux liés à la commercialisation des explosifs destinés à la pêche des poissons et à l’utilisation de la pêche à la dynamite. La prise de conscience du monde marin est désormais impérative dans l’état actuel de la situation, car il y va de l’avenir du milieu et des ressources marines. Les conclusions du 1er Congrès méditerranéen d’océanologie, qui avait regroupé d’éminentes personnalités du monde scientifique des pays du bassin méditerranéen, et qui s’était tenu du 20 au 23 novembre 2006 à Sidi Fredj (Alger), constituent des indicateurs essentiels qui permettent aux initiateurs de ces rencontres locales de mesurer l’ampleur des conséquences et des impacts de ces changements de comportement de l’activité humaine à l’égard du milieu marin, la faune et la flore marines. (El Watan-26.05.2007.)

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*Complexe aquacole de Hassi Lefhel (GhardaÏa)

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Smaïl Mimoun, a effectué,  dimanche, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Ghardaïa. Accompagné des autorités locales, il s’est rendu dans la commune de Hassi Lefhel, à 130 km au sud du chef-lieu de wilaya où il a eu à visiter le complexe aquacole qu’il a lui-même inauguré le 14 janvier 2008.
Composée de 7 bassins d’une capacité de production de 450 tonnes/an de poisson d’eau douce de type tilapia nilotica (oréochromis niloticus), espèce la mieux adaptée aux rigueurs extrêmes du climat saharien, cette exploitation est la propriété d’un investisseur privé, originaire des environs de Jijel. S’étendant sur une superficie de 4 hectares, ce site, employant actuellement une dizaine de personnes entre ingénieurs, vétérinaires, techniciens et agents spécialisés, est appelé à développer sa structure humaine pour atteindre crescendo un effectif à moyen terme de 70 personnes. Le principal objectif de ce complexe est de mettre à la disposition des populations locales une nouvelle source de protéines, produite à moindre coût sur place et cédée à un prix abordable.  Exprimant sa satisfaction quant aux résultats atteints par cette exploitation en un temps si court, le ministre a, toutefois, exclu tout nouveau financement appelant l’investisseur à s’autofinancer dorénavant pour développer davantage son affaire, l’État ayant, selon lui, rempli toutes ses obligations dans ce domaine. Il a par ailleurs annoncé que la wilaya de Ghardaïa bénéficiera de 4 autres nouvelles exploitations aquacoles dans un proche avenir et qu’une école de formation sur la pisciculture en région saharienne ouvrira bientôt ses portes à El Menéa, à 270 km au sud du chef-lieu de wilaya.(liberté-08.12.09.) 

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*Annaba (Algérie) – Trois spécialités de pêche brevetées… 

D’une enveloppe financière de 450 MDA, 35 projets d’investissements ont été concrétisés dans le domaine de la pêche.Etablis et délivrés par la direction de la marine marchande (DMM), 29 brevets sur 47, dans trois spécialités maritimes – patron côtier, lieutenant de pêche et mécaniciens 3e classe- ont été remis aux heureux lauréats. C’est l’école technique de la pêche de Annaba qui a abrité la cérémonie à laquelle ont pris part, outre Mohamed El Ghazi, le wali de Annaba, le président de la Chambre nationale de la pêche et de l’aquaculture et le directeur local de la pêche. Cette première promotion a subi une formation supérieure et d’un cursus spécial à l’Institut supérieur maritime de Bou Ismaïl d’Alger. Le wali de Annaba a exhorté les professionnels de la pêche, en majorité des marins-pêcheurs, à « se conformer aux normes et à respecter la réglementation régissant la pêche notamment en matière de respect de l’environnement et d’exploitation des ressources halieutiques de façon rationnelle et durable ».

Il a appelé également ses interlocuteurs à exploiter un équipement répondant aux normes exigées à l’effet de protéger les zones sensibles de reproduction du poisson. « Nous sommes ici pour vous soutenir ; en contrepartie, les professionnels devraient s’impliquer encore dans la sauvegarde de la faune et la flore maritime pour un développement durable de l’activité halieutique », a-t-il ajouté. Abordant le volet formation, le président de la Chambre nationale de la pêche et de l’aquaculture, Tewfik Rahmani, a déclaré ceci : « Il est important de se préparer aux activités de la pêche maritime par la formation, la mise à niveau et le recyclage. C’est la condition sine qua non pour accéder à l’évolution des techniques d’exploitation des ressources halieutiques de façon rationnelle et durable. » Tout ouïe, les professionnels de la pêche, tous métiers confondus, ont été invités, à l’occasion, à s’inscrire dans les sessions de formation et de recyclage programmées pour les professionnels de la pêche.

Profitables à plus d’un titre, ces recyclages permettent aux professionnels d’accéder davantage à la maitrise des avancées ayant trait à leurs activités maritimes, en constante évolution. Par ailleurs, une convention d’assurance avec la compagnie GAM a été signée entre les deux parties dont les clauses portent, outre le remboursement des dégâts causés par la mer, sur l’assistance en pleine mer. Inscrits au titre du programme de soutien à la relance économique (PSRE) et celui complémentaire de soutien à la croissance économique (PCSC), 2005/2009, 35 projets d’investissement ont été concrétisés dans le secteur de la pêche dans la wilaya de Annaba. D’une enveloppe financière de 450 MDA (millions), ces projets ont permis la création de quelque 300 postes d’emploi. Ils ont également permis l’acquisition de 20 sardiniers et 9 chalutiers après la signature de plusieurs conventions entre la direction de la pêche et des ressources halieutiques de Annaba et les agences de soutien à l’emploi, telles l’Ansej, l’Angem et la caisse de chômage Cnac.(El Watan-08.11.09.)

Repères :

- 485 unités forment la flottille de pêche à Annaba
- 42 chalutiers
- 121 sardiniers
- 322 petits métiers
- 3 556 marins-pêcheurs inscrits dont 311 activent au port de Chétaïbi
- 2 ports de pêche (Annaba et Chétaïbi)
- 1 abri de pêche de Aïn Barbar (Séraïdi)
- 4 plages d’échouage : Sidi Salem, Seybouse, la Caroube et Chétaïbi.

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*Réception de cinq sardiniers à Beni Saf et Bouzedjar….La flottille de pêche de la wilaya d’Aîn Tèmouchent s’est renforcée mardi par l’apport de cinq sardiniers, respectivement aux ports de Beni Saf (quatre) et Bouzedjar (un), a-t-on observé. L’opération de réception officielle s’est déroulée en présence du directeur de la pêche et des ressources halieutiques, des autorités locales et des responsables des deux ports. Ces embarcations acquises dans le cadre du programme de relance économique et construites au chantier de Beni Saf, portent, selon le du directeur de la pêche et des ressources halieutiques, le total de la flottille à 409 embarcations activant dans les deux ports de pêche. D’une longueur de 21 mètres, les quatre sardiniers du port de pêche de Beni Saf, acquis, chacun pour un montant de 35 millions de dinars, ont une capacité de production globale de 600 tonnes/an de pélagiques (150 t/an chacun). En 2008, la wilaya a enregistré une production de 21 364 t de poissons, en grande majorité de poissons bleus, a-t-on rappelé. Quant au sardiner de Bouzedjar, long de 16 m, il a été construit pour un montant de 22 millions de dinars. Sa production sera de 100 t/an, a-t-on ajouté. Ces cinq embarcations généreront, selon la même source, une centaine d’emplois pour le personnel navigant et 250 postes d’emploi indirects, à quai notamment. Un autre sardinier de 21 m de long, en cours de construction à Beni Saf, sera réceptionné avant la fin de l’année en cours, a-t-on annoncé.(Le Courrier c’Algérie-jeudi 29.10.09.)  

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*Ain Témouchent : option pour la pêche continentale…..

Dans un but de favoriser le développement de la pêche continentale, une nouvelle option a été mise en expérimentation dans la wilaya de Aïn Témouchent. Il s’agit d’une technologie d’intégration de la pisciculture à l’agriculture. L’opération consiste à repeupler des bassins d’accumulation ou d’irrigation d’alevins (micro-poissons), a-t-on relevé d’un point de presse organisé ce mercredi à la direction de la pêche de Aïn Témouchent. Cette mission de repeuplement a été confiée à une commission technique mixte (pêche, agriculture, hydraulique) et exécutée en concert avec le CNDPA (Centre national d’études et de documentation pour la pêche et l’aquaculture) de Bou Ismaïl (Alger). Trois phases ont engendré cette première expérience. Il fallait d’abord choisir des sites idéaux qui répondent aux normes techniques (surface, volume, qualité de l’eau, lieu…). L’aspect scientifique n’a pas été sous-estimé d’où une étude approfondie de l’eau des bassins. Cette opération avait été confiée à l’école des techniques de pêche et d’aquaculture de Béni-Saf, toujours avec la complicité du CNDPA. Tous les paramètres essentiels ont été examinés (température, PH, turbidité, nitrates NO2 et NO3…). Ensuite, une campagne de vulgarisation et de sensibilisation à l’adresse des fellahs bénéficiaires a été animée par le CNDRPA de Bou Ismaïl. Des journées d’informations (explications, démonstrations, documentations…) ont été nécessaires. La formation s’est déroulée sur site. Trois daïras ont été ciblées, Aïn Kihal, Aïn Larbaâ et El-Mallah.
L’opération de lâcher d’alevins a touché 18 bassins d’irrigation. A ce sujet, 1.150 alevins (espèce tilapia, argentée et rousse) ont été vidés, le 30 juin dernier, dans les 18 réservoirs d’eau. Notons ici que l’alevin tilapia, en grande partie importé d’Egypte, est une espèce qui présente en outre la particularité de convenir au climat de la région. Le tilapia résiste très bien. Sa reproduction est très importante (4 fois par an) et il accroît rapidement pour atteindre une taille marchande de 300 g.
Après le repeuplement, une autre opération a suivi le lendemain (soit 24 heures plus tard, c’est-à-dire le 1er juillet), elle a consisté en une pêche d’alevins. Cet alevinage garantit une réussite certaine à l’opération, note-t-on. Histoire de diminuer les bassins d’une partie de leur contenu en espèces déjà en taille, nous résume-t-on. Plusieurs centaines d’individus ont été récupérés à l’aide d’une technique peu commune, un filet à plancton placé durant toute la nuit suivant le lâcher.
Les avantages de cette technologie sont multiples. L’amélioration du niveau nutritif du fellah, de la productivité et la protection de la biodiversité sont les plus citées. Le procédé consiste à faire nourrir le poisson à base de fumier ou de mauvaises herbes, dont le fellah aura à s’en débarrasser, et de temps en temps changer l’eau qui même brunie sera devenue fertilisée, donc très riche en produits organiques, très recommandés à l’inverse des produits chimiques. Et là, on n’est pas loin de la fameuse théorie de Lavoisier: «Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme».
Enfin et pour l’heure, ladite commission est toujours chargée du suivi de ces sites expérimentaux. Pour clore, il est à noter que des opérations similaires ont été réalisées à travers d’autres régions du pays où les mêmes bassins, c’est-à-dire d’utilité agricole, ont été ciblés. A Aïn Témouchent, tout en attendant de lancer une seconde expérience sur le mulet (ou linça) ou encore de viser à mettre en place une écloserie dans la wilaya, on compte élargir le champ d’application de ce processus technologique à d’autres fermiers, encore plus de mettre en évidence l’art culinaire à base de poissons d’eau douce, et plus forcément avec l’implication de la femme rurale.-Quotidiend’Oran-12.07.09.)
 

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* menace sur les huîtres d’Arcachon… 

Le Banc d’Arguin est en crise : depuis dix jours, les ostréiculteurs ne peuvent plus vendre leurs huîtres.
Le Banc d’Arguin est en crise : depuis dix jours, les ostréiculteurs ne peuvent plus vendre leurs huîtres. 

Les ostréiculteurs sont en colère : cet été encore, la con sommation des huîtres est fortement restreinte. La pollution grandissante et l’inefficacité des tests chimiques mettent leur filière en danger. Révélations.

coeur-Maria et Jean-Michel Douet sont sur des charbons ardents. Dans leur cabanon en bois du Cap-Ferret, ces deux jeunes ostréiculteurs attendent le texto fatidique. «Les tests d’Arguin et Bassin sont positifs sur huîtres et moules. Tout est fermé. Bon courage et à bientôt.» En langage d’ostréiculteurs, cela veut dire catastrophe. D’autant que ce scénario se répète depuis cinq ans et met en péril les 380 entreprises qui travaillent sur les 780 hectares de parcs, et assurent une production oscillant entre 8 000 et 10 000 tonnes d’huîtres par an. La dinophysis, une micro-algue naturelle mais toxique, semble être la coupable. Elle libère une toxine qui donne la diarrhée à ceux qui l’ingèrent. Or, les huîtres sont de véritables filtres à eau. Elles absorbent et recrachent quotidiennement des litres d’eau de mer. Et sont donc les premières contaminées. Bien que cette algue maudite ne se soit jamais révélée mortelle, l’Union européenne impose le fameux test biologique de la souris (voir encadré page 54) au nom du sacro-saint principe de précaution, rendant ainsi les ostréiculteurs otages de la mort, ou de la survie, des petits rongeurs blancs…

Après des années de recherche, les scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (l’Ifremer) ont cerné les éléments qui coïncident avec l’apparition de la dinophysis. «Le printemps correspond malheureusement à un ensemble d’événements qui semble lui convenir parfaitement, explique Roger Kantin, directeur de l’antenne d’Arcachon. Une augmentation de la lumière, une élévation de la température de l’eau (à partir de 17 °C), ainsi que l’apport en eau douce, nitrates et phosphates des rivières qui se jettent dans le bassin.» Et sur ces deux derniers points, l’activité humaine apparaît très largement responsable.

Hors période de vacances, les rives du bassin d’Arcachon comptent 132 000 habitants. Mais dès le mois de juin, au moment ou la dinophysis réapparaît, la population quadruple pour atteindre près de 500 000 habitants ! Une explosion que les stations d’épuration des dix communes entourant le bassin ont beaucoup de mal à gérer. Autre redoutable pollueur, l’usine Smurfit Kappa, qui produit 1 400 tonnes de papier par jour. Profitant du parc naturel des Landes qui s’étend à perte de vue et où se dressent des millions de pins, elle emploie 450 personnes mais rejette des millions de litres d’eaux grises.

«Ce qui nous trouble, raconte Olivier Laban, président de la section conchylicole de la région, c’est que bien souvent, les souris meurent alors qu’il n’y a pas de dinophysis dans l’eau!» Pour en avoir le cœur net, les ostréiculteurs, à bout d’arguments et de recours, ont pénétré l’été dernier dans l’enceinte de l’usine. Ils y ont découvert une décharge géante à ciel ouvert ainsi qu’une rétention d’eau de couleur rose… située juste à côté de la Leyre, une rivière qui se jette dans le bassin, à peine deux kilomètres en contrebas. Un an après, rien n’a changé… Plus incroyable encore, «les eaux grises des dix communes, de la moitié de celles de la Smurfit, d’une partie de celles de la base militaire de Cazaux et de l’hôpital d’Arcachon passent par le collecteur de la Salie», raconte Olivier Laban. Cet égout géant court tout autour du bassin et sort de terre devant l’océan, à environ trois kilomètres au sud de l’entrée du bassin. Construit dans les années 70, le pipeline bleu déverse quotidiennement 50 000 mètres cubes d’eaux traitées par les stations d’épuration mais d’une couleur plus que douteuse. Or, la Salie est située à proximité de la réserve naturelle du Banc d’Arguin où vivent les huîtres. Et le courant (jusqu’à 15 kilomètres-heure pendant les grandes marées) oriente ces eaux vers les parcs d’Arguin. «Nous ne disons pas que c’est directement ce qui empoisonne nos huîtres, explique Jean-Michel Douet, mais il est quand même curieux que systématiquement les huîtres du Banc d’Arguin soient les premières à tuer les souris… et donc à être interdites.» D’autant qu’un panneau, planté depuis 2001 à la sortie de la canalisation, interdit la nage, la pêche ou le ramassage des coquillages à un kilomètre à la ronde… Et Olivier Laban de renchérir : «Nous avons diligenté des analyses de l’eau qui ont montré des traces de paracétamol, et d’autres molécules qui passent à travers les filtres des stations d’épuration!»

Plus de 60% des jeunes huîtres naissent ici

Mais le calvaire des ostréiculteurs arcachonnais ne s’arrête pas là. Un autre fléau a fait son apparition l’année dernière et les préoccupe au plus haut point. Les naissains, jeunes mollusques de moins d’une année, sont décimés pour des raisons encore inexpliquées. En quelques jours, ce sont des centaines de milliers de jeunes huîtres qui ont disparu. Le fléau s’est même propagé à l’Irlande, l’Espagne et l’Italie, qui déplorent le même type de pertes dans leurs parcs. En France, producteur de plus de 100 000 tonnes d’huîtres, certains ostréiculteurs ont déjà perdu près de 100 % de leur élevage de l’année dernière. Cette situation ressemble étrangement à la dernière grande crise ostréicole française du début des années 70. En deux ans, elle avait décimé une espèce entière. Depuis, l’huître creuse japonaise réputée plus résistante avait fait son apparition. A lui seul, le bassin d’Arcachon produit plus de 60 % des 4,5 milliards de jeunes huîtres nécessaires à la production ostréicole française. «Si on ne trouve pas une solution rapidement, s’alarme un ostréiculteur, nous allons nous retrouver dans la même situation que les céréaliers. Nous serons obligés d’acheter les naissains à des laboratoires, nous rendant ainsi financièrement dépendants de multinationales. Et rien ne nous dit qu’ils survivront… Il faudra alors trouver une autre espèce.»

Toutes les hypothèses sont évoquées : dégénérescence de l’huître japonaise installée en France depuis trente ans, virus, stress des huîtres provoqué par les 12 000 bateaux qui sillonnent le bassin… Conscient du drame qui s’abat sur les ostréiculteurs, le nouveau préfet de Gironde a promis d’envoyer des échantillons d’huîtres aux Pays-Bas, qui pratique le test du rat, un animal plus résistant. Et d’accélérer les recherches pour comprendre le mystérieux mal qui frappe les naissains. (Le Figaro-03.07.09.)

***L’Union européenne complice du pillage des richesses sahraouies ….

L’Union européenne est «complice» du pillage des richesses naturelles et des potentialités économiques du Sahara Occidental, estime dans un rapport une ONG internationale qui milite pour l’arrêt de ces violations des résolutions de l’ONU sur ce territoire annexé de force par le Maroc. Selon cette ONG, Western Sahara Resource Watch, l’octroi de la Commission européenne de permis de pêche aux armateurs européens est en quelque sorte assimilé à un pillage des richesses de ce territoire. L’ONG a ainsi appelé la Commission européenne hier à cesser «immédiatement» la délivrance de permis de pêche aux navires européens dans les eaux du Sahara Occidental. Mieux, cette ONG qui milite pour la cessation de toutes activités d’exploitation des richesses naturelles au Sahara Occidental, appelle le commissaire européen à la pêche pour l’arrêt des opérations de pêche par des navires européens jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée au conflit opposant le Maroc au Front Polisario sur ce territoire.

 En 2005, le Maroc avait renouvelé, après plusieurs années de gel, l’accord de pêche octroyé à l’UE pour plus de 250 millions d’euros. Cet accord permet notamment aux pêcheurs européens de venir pêcher dans les eaux du Sahara Occidental, en face des îles Canaries. Le Maroc avait bloqué durant plusieurs années cet accord de pêche, exigeant de l’Union européenne qu’elle s’aligne sur sa politique d’annexion au Sahara Occidental. «Aucun Etat au monde ne reconnaît l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc. Et pourtant, l’Union européenne paye des milliers d’euros par an au gouvernement marocain pour permettre aux navires européens de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental», déplore Western Sahara Resource Watch. Cette ONG, qui rappelle que la souveraineté du Maroc au Sahara Occidental n’est reconnue par aucun Etat dans le monde, rappelle que «collaborer avec le Maroc, dans ce contexte, dans l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental est hautement contraire à l’éthique» et «compromet manifestement» les efforts onusiens pour parvenir à une solution à ce conflit. Cate Lewis, coordinatrice internationale de Western Sahara Resource Watch (WSRW), qui regroupe des organisations de plus de 30 pays de défense contre l’exploitation illégale des ressources naturelles sahraouies, a appelé les Nations unies à agir pour mettre fin à l’exploitation illégale par le Maroc des ressources naturelles du Sahara Occidental.

 Dans ce contexte, le gouvernement sahraoui a rappelé hier aux Nations unies leur responsabilité dans la défense et la préservation des richesses et ressources naturelles du Sahara Occidental. Le gouvernement du Sahara Occidental a appelé, dans une déclaration rendue publique hier, la communauté internationale et le Conseil de sécurité à assumer leur responsabilité en exigeant du Maroc de se soumettre à la légalité internationale. L’Exécutif sahraoui a également appelé l’ONU et la communauté internationale à une intervention urgente afin de mettre fin au pillage par Rabat des richesses de ce territoire. Le président de la République arabe sahraouie démocratique a à plusieurs reprises dénoncé le pillage illégal des ressources naturelles de la partie du Sahara Occidental occupée par le Maroc. «Nous dénonçons avec l’extrême vigueur la complicité des pays, notamment européens, qui participent d’une manière cruelle au pillage de nos ressources naturelles», avait affirmé il y a quelque temps M. Abdelaziz, lors d’une conférence de presse. Selon le président sahraoui, le Maroc pompe annuellement, en pillant les richesses naturelles du Sahara Occidental, entre 4 et 5 milliards de dollars, notamment dans l’exploitation des gisements de phosphate de Boucraa, et les accords de pêche avec l’UE.(Quotidien d’Oran-08.11.09.)  

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*Arcachon…huîtres et moules interdites. (AFP- 25.06.09.) . La préfecture de la Gironde a interdit aujourd’hui la consommation des huîtres et moules du bassin d’Arcachon en raison de tests sanitaires défavorables, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Une centaine d’ostréiculteurs ont manifesté aujourd’hui devant la direction des affaires maritimes à Arcachon pour protester contre les nombreuses interdictions qui frappent régulièrement la consommation de leur production, a-t-on appris auprès du syndicat ostréicole de La Teste-de-Buch (Gironde). « Les tests biologiques effectués aujourd’hui par le réseau de surveillance sanitaire de l’Ifremer à partir de prélèvements de moules et d’huîtres réalisés le 22 juin dans les zones de production du bassin d’Arcachon se sont révélés positifs », a indiqué la préfecture. En conséquence, le préfet de la Gironde a pris un arrêté interdisant à compter de aujourd’hui « la pêche, le ramassage, le transport, le stockage, l’expédition, la vente et la consommation des moules et des huîtres en provenance de l’ensemble du bassin d’Arcachon ». Cette interdiction reste valable tant que deux analyses consécutives ne se seront pas révélées négatives. Les résultats du prochain prélèvement seront connus jeudi 2 juillet 2009, a précisé la préfecture. Dans ce contexte, le préfet Dominique Schmitt rencontrera demain les représentants de la filière conchylicole à Arcachon.

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* « Des bébés-poissons » vendus aux consommateurs…Quand va-t-on arrêter le massacre?

L’épuisement des ressources halieutiques se poursuit sur nos côtes. Tout le monde constate sur les étals de nos marchés de détails le petit calibrage du poisson commercialisé et en particulier, celui de la sardine. Certes, les prix de ce poisson sont devenus abordables au grand bonheur des petites bourses mais au détriment malheureusement de la pérennité de la biomasse marine. La période de repos biologique instaurée par le ministère de tutelle entre le 1er mai et le 31 août à l’intérieur des trois miles marins pour assurer une régénération des stocks de poissons ne semble aucunement respectée par les « pêcheurs ». Les services concernés par l’application de la nouvelle législation apparaissent désormais dépassés par l’ampleur du fléau. Qu’est-ce qui entrave l’application de la réglementation contre les contrevenants ? Le directeur de la Pêche et des Ressources halieutiques est formel: «le poisson de petit calibrage commercialisé à Oran vient des autres wilayas de la région et notamment Mostaganem et Tlemcen ». « Les contrôles se font de façon méticuleuse dans les deux ports d’Oran et d’Arzew par nos équipes. Le poisson non conforme à la consommation est généralement pêché dans des ports non surveillés comme à Sidi Lakhdar et Bouzedjar. Il est ensuite acheminé par route vers Oran », regrette notre interlocuteur. Questionné sur les risques sur les ressources halieutiques, il avoue que ces pratiques constituent une réelle menace pour le renouvellement des stocks de poisson sur les côtes ouest. « Nous sommes en train d’examiner de nouvelles solutions pour appliquer des mesures administratives comme le retrait de l’autorisation de pêche. Nous envisageons des actions de coordination avec les autres chambres de pêche pour stopper l’épuisement des ressources », confie notre source. Il précise, cependant, que ce travail de longue haleine nécessite du temps pour assainir définitivement la profession de ces pratiques qualifiées par ce responsable de criminelles. Il y a lieu de signaler que le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques avait annoncé en avril dernier des mesures drastiques destinées à garantir le renouvellement de la biomasse marine. Parmi ces mesures, l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel du 24 avril 2004 fixant les limitations d’utilisation des chaluts pélagiques, semi-pélagiques et de fond dans le temps et dans l’espace. La direction de la Pêche et des Ressources halieutiques de la wilaya d’Oran avait lancé des contrôles sur le terrain par des brigades spécialisées épaulées par les gardes-côtes et les équipes de la DCP. La réglementation prévoit des amendes, des peines d’emprisonnement et même un retrait partiel ou définitif du fascicule ou livret marin du contrevenant. L’article 89 de la loi N°01/11 prévoit des peines de prison allant de six mois à une année et/ou une amende de 500.000 à 1.000.000 dinars contre tout transgresseur des périodes d’interdiction ou de fermeture de la pêche. (Le Quotidien d’Oran-23.06.09.)

****Comment empêcher la pêche à la dynamite…

 Louable initiative que vient de prendre la wilaya de Tipaza, relative à la campagne de sensibilisation des professionnels de la mer, sur la pêche à la dynamite. C’est au niveau de l’école de pêche de Cherchell, mercredi dernier, que la direction de la pêche avait réuni les patrons de pêche de la région de Cherchell.« Il faudra qu’un jour les marins-pêcheurs arrêtent de pratiquer la pêche à la dynamite, déclare le directeur de la pêche de la wilaya de Tipaza. Les textes existent. La lutte contre cette forme de pêche illégale ne concerne pas uniquement notre ministère, ou les services des garde-côtes et les services de sécurité », ajoute-t-il. Selon les statistiques, qui, pour de nombreux professionnels, ne reflètent pas la réalité, les cinq ports de la wilaya (Khemisti, Bouharoun, Tipaza, Cherchell, Gouraya) produisent en moyenne annuellement 9100 t de poisson bleu et 2270 t de poisson blanc. Des travaux supplémentaires d’aménagement et d’extension avaient été entrepris au niveau des ports de Gouraya (2,1 milliards de dinars), Cherchell (1,7 milliard de dinars) et Tipaza (1,22 milliard de dinars) pour augmenter la capacité d’accueil des embarcations. Cette rencontre était animée par des universitaires fonctionnaires de la direction de la pêche de la wilaya de Tipaza. A ce rythme, l’avenir du monde marin est mis en péril. Un professionnel de la pêche nous indique que la pêche des espèces sédentaires en est victime aujourd’hui. Les méthodes de pêche destructives sont nombreuses.

Effets dévastateurs

En plus de la pêche à la dynamite, il y a la pêche au chalut et aux filets dérivants et la pêche au cyanure qui engendrent des effets dévastateurs sur la vie marine et sur le milieu marin. Des inconscients qui ont réussi à se constituer des fortunes grâce à la pêche à la dynamite, se croyant intouchables de surcroît et qui disposent d’embarcations malheureusement acquises dans le cadre de l’aide et du soutien de l’Etat pour le développement du secteur de la pêche, avaient tiré profit de la situation, sans tenir compte de la réglementation, en pratiquant la pêche illégale à la dynamite. Le progrès technologique a encouragé ces énergumènes dans ce mauvais chemin. L’impact de ces différentes formes de pêches, notamment lorsque les pêcheurs versent le cyanure de sodium pour assommer les poissons, utilisent les filets maillants dérivants ou font exploser les bâtons de dynamite sous l’eau c’est l’extermination de la faune et de la flore marines. Quand on pêche à la dynamite, non seulement on tue les poissons, mais aussi les œufs, les coraux, les planctons, les algues, les plantes marines et les organismes vivants. Les détonations et les vibrations produites par les effets de la pêche à la dynamite endommagent le système auditif de nombreuses espèces marines. La dynamite accélère l’érosion côtière, en détruisant les récifs et les coraux, les herbiers sous-marins tels que la posidonie, un environnement dans lequel se reproduisent les poissons et les crustacés. La prolifération de la pêche à la dynamite au niveau de la côte de la wilaya de Tipaza a entraîné un déséquilibre écologique effrayant d’une part et la disparition d’une multitude d’espèces de faune et de flore marine, d’autre part. Des chercheurs universitaires se sont rendus dans certains endroits, en effectuant des plongées sur des sites. Ils s’inquiètent aujourd’hui de l’état des fonds marins. Cette forme dangereuse de pollution marine s’ajoute à d’autres, notamment les déversements des eaux usées et les eaux chimiques, le dégazage des navires en mer. Cette campagne de sensibilisation menée par la wilaya de Tipaza s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la protection de la faune et la flore marines, pour non seulement préserver le milieu marin mais également assurer un développement harmonieux du secteur de la pêche. Le mouvement associatif est impliqué directement dans ces actions dans la préservation de la mer, y compris le secteur de l’environnement. D’autres rencontres similaires auront lieu, en présence de toutes les parties impliquées, en l’occurrence l’administration de la pêche, les services de sécurité et des garde-côtes.

Protéger les ressources halieutiques

La course vers le profit imminent a aveuglé les patrons pêcheurs et leurs complices, qui préfèrent s’adonner à la pêche à la dynamite au lieu de protéger la mer. La disparition des espèces marines est à court terme. Les responsables de l’administration de la pêche de la wilaya de Tipaza, en collaboration avec quelques professionnels authentiques, ont décidé de mener cette campagne de sensibilisation et engager les débats, pour inciter les gens à pratiquer une pêche responsable, de manière à effectuer des exploitations équilibrées des ressources marines, tout en appliquant et respectant les lois en matière de pêche, mais surtout faire respecter les normes environnementales dans le monde marin, en mettant d’abord l’accent sur la valorisation des métiers de toute la filière pêche. « La Méditerranée est une mer qui n’est pas trop productive, nous avait précisé l’ex-directeur du développement de l’aquaculture au ministère de la pêche et des ressources halieutiques, car les eaux ne se renouvellent pas rapidement. Les océanographes avaient prouvé que les eaux de la Méditerranée se renouvellent au bout d’un siècle. Le plus dramatique dans cette situation, c’est que cette mer se retrouve actuellement agressée par plusieurs sortes de pollutions », conclut-il. L’Etat prévoit la création de 100 sites pour l’aquaculture marine à travers la côte algérienne. La justice devra être impitoyable envers tous ces réseaux liés à la commercialisation des explosifs destinés à la pêche des poissons et à l’utilisation de la pêche à la dynamite. La prise de conscience du monde marin est désormais impérative dans l’état actuel de la situation, car il y va de l’avenir du milieu et des ressources marines. Les conclusions du 1er Congrès méditerranéen d’océanologie, qui avait regroupé d’éminentes personnalités du monde scientifique des pays du bassin méditerranéen, et qui s’était tenu du 20 au 23 novembre 2006 à Sidi Fredj (Alger), constituent des indicateurs essentiels qui permettent aux initiateurs de ces rencontres locales de mesurer l’ampleur des conséquences et des impacts de ces changements de comportement de l’activité humaine à l’égard du milieu marin, la faune et la flore marines.(El Watan-26.05.07)

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* Ténès… La sardine à 15 da le kg…( 22.06.09.) – Incroyable mais vrai … la sardine qui se vendait à 200 voire 300 DA le kg, il y a à peine un mois, ne trouve même pas acquéreur à… 15 DA, ces derniers jours. Les ménages n’en reviennent pas, c’est l’abondance. Grillades, mets de «dolma», les habitants s’en régalent de ce produit halieutique dont beaucoup, faut-il le reconnaître, ont perdu même le goût de ses saveurs. Cette abondance de la sardine vient se manifester cependant à une période de l’année où la demande sur le poisson en général est assez marquée du fait des nombreux visiteurs et touristes qui fréquentent l’antique Carthéna. Cependant et à défaut d’une étude scientifique sur l’apparition spontanée et en grande quantité de la sardine sur nos côtes, particulièrement celles de l’ouest du pays, le mystère demeure… au grand bonheur des ménages.(Q.O.)

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* Le retour de la sardine…  Hier samedi, tant au port de Béni-Saf que celui de Bouzedjar, les deux ports de pêche de la wilaya, d’importantes quantités de sardine ont été rejetées à la mer, faute de preneurs. Après une disparition presque totale des étals des poissonneries, la reine du bleu est de retour. Si à Béni-Saf, nous indique le président de la chambre de pêche, il a été comptabilisé 3000 caisses de débarqué, à Bouzedjar, port sardinier par excellence, il y en a eu 4000. Sachant qu’un cageot pèse entre 15 et 16 kg, il a été ramené dans les filets l’équivalent de 1050 q ! « Ca y est la sardine a finit sa harga pour les côtes européennes. », « Non, c’est plutôt la baraka qui a gagné l’EN qui fait son effet boumerang » s’échangeait à Béni-Saf une nombreuse clientèle agglutinée autour des étals à Béni-Saf. La sardine se vendait à 50DA non pas au kilo mais au tas que pouvait contenir un récipient pesant environ 2 kg. (El Watan-21.06.09.)  

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 *la sardine joue à «cache-cache» avec nos pêcheurs (Alger- 20.06.09.) … 

Enfin! Ça y est! Nous savons maintenant pourquoi la sardine joue à «cache-cache» avec nos pêcheurs. Nos éminents spécialistes viennent de nous l’expliquer avec des arguments clairs, nets et précis. Ecoutons le premier de ces spécialistes, notre ministre de la Pêche, dont le silence nous avait inquiétés un moment. Il était lundi dernier à Boumerdès d’où il a expliqué que c’est la faute à la météo. Ecoutons-le se confier à un de nos confrères, pour mieux comprendre: «Durant la saison hivernale, la couche d’eau froide qui est séparée de la couche chaude a diminué en profondeur. Cette couche d’eau froide est justement le vivier de la sardine. Par conséquent, ce poisson a rejoint les profondeurs hors de portée du système de pêche traditionnel. Dès que la situation météorologique a évolué, la couche d’eau froide est remontée, entraînant dans son sillage la remontée de la sardine vers la surface.» Notre confrère poursuit que le ministre lui a rappelé que ce phénomène naturel a été vécu dans notre pays deux fois durant les années 1970 et 1980. Voilà la disparition de la sardine algérienne scientifiquement prouvée. Deux jours après, deux autres spécialistes, s’exprimant au forum d’El Moudjahid, se sont mis d’accord pour, selon l’APS, «imputer cette situation à la baisse de la ressource halieutique, la nature accidentée des deux-tiers du littoral algérien et au non-respect par certains pêcheurs des périodes d’arrêt biologiques de pêche imposées dans le but de reconstituer la ressource». Au passage, ils ont également accusé les gazoducs Medgaz et Galsi pour demander des dédommagements financiers et un rééchelonnement de la dette des pêcheurs. Ils n’ont pas raté l’occasion de faire la promo de l’aquaculture, c’est-à-dire du poisson d’eau douce qui fait selon eux le bonheur d’un opérateur qui les transforme en pâté et en merguez. Avec toutes ces explications, il faut vraiment être bouché à l’émeri pour ne pas comprendre. C’est clair comme de l’eau de roche. Pardon! Comme du poisson de roche. Tellement clair que l’art de noyer le poisson devient d’une simplicité enfantine. Si pour le ministre, le phénomène naturel – pas surnaturel – a eu lieu dans notre pays trois fois seulement en trente ans, on aurait bien voulu qu’il nous rappelle à quel moment depuis l’Indépendance nos pêcheurs nous ont inondés de poissons. A quelles périodes la couche d’eau froide et la couche d’eau chaude n’ont pas fait des leurs. Quant aux deux autres spécialistes, il faut simplement leur rappeler que l’aquaculture a perdu ses chances de succès aux bords du Mazafran quand, dans les années 70 précisément, le gouvernement avait organisé des dégustations gratuites de poisson pêché de l’oued et directement mis dans la marmite. Personne n’en a voulu même à l’oeil. Le seul côté bien salé qu’invoquent nos deux spécialistes sont ces aides financières qu’ils réclament à l’Etat. Salé comme peut l’être une récompense à l’échec. Revenons sur terre. Le poisson qui manque sur nos étals vit en Méditerranée. Une mer que nous partageons avec plusieurs pays. Des pays dont les marchés regorgent quotidiennement de toutes les variétés de cette fabuleuse mer que nous avons en commun. Comment? Pourquoi? On croit savoir qu’ils ont trouvé le moyen de chauffer la couche d’eau froide et le moyen de refroidir la couche d’eau chaude. Entre scientifiques, on se comprend. N’est-ce pas! (L’Expression)

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*La pêche, un secteur au creux de la vague..(Alger- 18.06.09.)  Afin de donner un nouveau souffle au secteur de la pêche, fragilisé dans le temps, les pouvoirs publics ont procédé à la création d’un département propre à lui. Effectivement en 1999, l’on procède à la création du ministère de la Pêche, un département qui aura pour mission de prendre en charge tout ce qui a attrait à la pêche et l’aquaculture. Parmi les organismes qui dépendent de ce département, l’on citerait la Chambre nationale de la pêche et de l’aquaculture qui depuis sa création s’est fixée comme objectif : promouvoir ce secteur dans tous ses volets. Le président de cette dernière a tenu une conférence de presse hier dans la matinée au centre El Moudjahid, durant laquelle il est revenu sur le bilan de leurs activités de l’année 2008 et les perspectives de 2009. Dans son intervention, Mohamed Larbi se dit félicité de ce bilan et s’engage à doubler d’efforts et atteindre l’objectif essentiel, celui « soigner » l’image du secteur de la pêche. Malgré tout ce qui se dit autour de ce secteur, malgré tous les moyens qu’on se dit lui accorder, il reste loin de toutes les attentes. Sinon comment expliquer les prix très élevés de la sardine dans nos marchés, en cas de sa disponibilité car ce n’est pas toujours le cas. Pour un pays de 1 200 km de côtes, il nous suffirait d’une bonne gestion pour qu’on puisse profiter de ce don de la nature. C’est cette politique là justement qui fait défaut. De part ou d’autre on a toujours fui la réalité des choses, on évoque souvent que pour avoir « une bonne » pêche, il faudrait qu’il fasse beau, est-ce vraiment la raison qui fait que nos pêcheries sont vides ? Certainement pas. De l’avis des gens du métier, beaucoup de lacunes sont relevées quant à sa gestion, à citer entre autres, la nonconformité de la plupart des bateaux de pêche et leur états déplorables, ajouter à cela la formation qu’on a promise mais, qui tarde à venir. Les professionnels du métier sont confrontés à un autre problème, celui de la taxe imposée par l’Agence nationale de navigation télégraphique marine, qui est estimé à 50 000 DA pour chaque pécheur. Les marins pécheurs ne demandent pas la lune, seulement une prise en charge de leur situation qui n’est pas du tout réjouissante, et notamment la prise en charge du secteur par « ses enfants ». On attend peut-être jusqu’à ce que notre sardine prenne « la fuite » pour réagir.(Le Courrier d’Algérie)  **Le métier a été dévalorisé … Ils sont des milliers à sillonner la mer pour satisfaire nos envies de manger du poisson. Les conditions déplorables et les contraintes quotidiennes sont leurs lots à transborder chaque jour et à chaque instants de leur vie. Ils affrontent les mauvais temps pour subvenir à leurs besoins mais un mur d’incompréhension se dresse devant eux. Leur métier est dévalorisé. Rejetés par cette administration qui refuse de les écouter, de les comprendre et les aider ; pourtant, ils ont entendu des promesses de la part des pouvoirs publics. Les encouragements ne manquent pas et le discours politiques, maintes fois « rabâché », trop rébarbatif ne donne plus. On ne croit guère aux intentions et chaque fois, le même mot revient pour n’être qu’un rêve chimérique. Aujourd’hui, le métier de pêcheur est devenu une denrée rare, non pas parce qu’il n’est pas prisé mais les problèmes rencontrés sur le terrain d’exercice sont trop complexes et souvent insolubles. Les causes à cet état de fait sont multiples. S’il n’ y a pas de sardines sur le marché, la gravité ne sera pas ressentie comme pour un manque de pain ou d’un médicament. Pourtant, ce secteur vital dans l’accumulation de la richesse n’arrive pas à se développer. Il régresse au fil des années et sa grandeur s’estompe chaque jour. Les pouvoirs publics l’ont toujours délaissé. Si des actions ont été entreprises, elles étaient sporadiques et à court terme. Bien sûr, des investissements ont été consentis pour l’achat de matériel. Une usine pour la fabrication de nasses et de filets de pêche a été même programmée à Azeffoun, mais vite le projet a été abandonné. Et vaille que vaille, on essaie « de rafistoler » le métier en s’émoussant trop vite. Le pêcheur d’aujourd’hui est cette « image révolue, recousue, fanée » qu’offre les vieux livres de Victor Hugo dans son poème « océa nox ». La prise en charge des marins pêcheurs revient comme un leitmotiv. Les contradictions vécues par ce corps sont tellement complexes et compliquées qu’il est du devoir de l’État d’intervenir pour trouver des solutions. Ce n’est pas le matériel utilisé qui en est la cause car sur ce plan, l’acquisition de nouveaux bateaux de pêche et les crédits consentis par les banques ont permis de renouveler la flotte. Le corps de pêcheurs est laissé à son organisation anarchique et surtout guidé par la notion de rentabilité. Cette dernière a créé et engendré un tohu bahu indescriptible où l’intérêt individuel passe avant la collectivité. Agir en ordre dispersé, revendiquer les espaces plus larges, créer une structure dynamique pour organiser le corps des marins pêcheurs, rendre ce métier plus lucratif et plus attirant … sont autant de caractéristiques auxquelles il faut remédier. Naviguer en eau trouble comme le font la majorité des marins pêcheurs aujourd’hui traduit toute cette déchéance dans laquelle se retrouve ce corps de métier mais aussi, ce secteur économique. Il est du devoir de l’État d’agir au plus vite pour que les ressources halieutiques trouvent leur épanouissement et surtout devenir un investissement des plus rentables. Le cri lancé par les marins pêcheurs est ce SOS sans écho. Il y a de cela des décennies que ce navire est resté sans amarres comme cette bouteille jetée à l’eau dans l’espoir de trouver un sauveur.(Le Courrier d’Algérie-18.06.09.) 

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 *Oran (10.06.09.) -Les professionnels de la pêche à Oran soutiennent que si le poisson reste toujours un produit de luxe pour le commun des consommateurs, «ce n’est pas seulement dû au déphasage production-besoin, mais aussi aux dérives des circuits de distribution». A leurs yeux, Il est néces
saire de revoir l’actuel circuit de distribution des produits de la mer qui constitue «un véritable casse-tête» du fait que cela «s’effectue d’une manière anarchique». Ils fustigent en premier chef la vente ambulante de ce produit fragile exposé dans des conditions jugées, par eux, déplorables.
Une étude élaborée par la Direction de la pêche, indique que 101 centres d’habitations dans la commune d’Oran s’approvisionnent en poisson par le canal de vendeurs ambulants, représentant 50 % des besoins de la population en poisson. Pour un professionnel du secteur, la solution est dans la réorganisation du réseau de distribution, notamment dans le réaménagement de la poissonnerie.
A cela s’ajoute le non-respect des normes de pêche, plaçant sur le marché un produit mal calibré (âge, taille, fraîcheur), en dépit d’une réglementation rigoureuse pour la protection des ressources halieutiques. Nombre d’infractions ont été relevées sur les marchés «El Aures» et «M’dina J’dida» où sont vendus la petite sardine et le rouget, «non-conformes à la norme, et à des prix exagérés». La lutte contre les pratiques de pêche qui portent préjudice au patrimoine halieutique se poursuit aussi à Mostaganem où plus de 7 tonnes de sardines non-conformes aux normes réglementaires, soit 6 cm de long, ont été saisies en mai dernier et 25 pêcheurs seront traduits devant la justice. Les armateurs et pêcheurs de la région avaient été appelés à une exploitation rationnelle des ressources halieutiques et à leur préservation en respectant le repos biologique s’étalant du premier mai au 31 août. Ces mesures de protection, visant à réunir les conditions pour une reproduction normale de la ressource halieutique, interdisent également l’utilisation de chaluts pélagiques et semi pélagiques dans des fonds de mer de moins de 03 miles et l’utilisation d’explosifs. Quant aux différentes infractions commises par les armateurs, la Direction de la pêche en a comptabilisé 57 cas, en 2008, où elle s’est constituée en partie civile.
Des peines de prison, allant jusqu’à une année ferme d’emprisonnement, ainsi que des amendes, ont été prononcées à l’encontre des contrevenants.
Rappelons que les types d’infractions vont de la pêche en zones interdites et durant les périodes du repos biologique, punie de 500.000 à un million de dinars et de 6 mois à une année de prison à l’usage de matières explosives, substances chimiques ou d’appâts avec des procédés d’électrocution, dont les contrevenants encourent jusqu’à 5 ans de prison et une amende de l’ordre de 200 millions de centimes. Le même souci a été relevé dans la wilaya de Tlemcen, notamment dans les ports de Ghazaouet, Marsat Ben M’hidi et Honaïne. La production au premier trimestre 2009 a été de 1.400 tonnes, considérée comme «l’une des plus faibles depuis des années», selon la Direction de la pêche.
Parmi les causes de cette chute de production, notamment en ce qui concerne les petits poissons pélagiques (sardine, saurel, anchois…), les responsables du secteur ont particulièrement pointé du doigt la pratique de la pêche prohibée, à l’explosif notamment, et la surexploitation des zones côtières.
Les gardes-côtes ont intensifié leurs patrouilles de contrôle et arraisonné 4 chalutiers qui pêchaient dans les zones interdites. Ils seront prochainement présentés devant la justice. Ce souci de protéger les ressources halieutiques s’imbrique dans une trajectoire de relance de ce secteur créateur de richesses et d’emplois, également marquée par un programme d’extension des ports de pêche, la multiplication des abris, la modernisation de la flotte, la formation des marins-pêcheurs, et le réaménagement des poissonneries, entre autres signes d’une industrie alimentaire montante, a-t-on constaté à Oran, Béni-Saf, Bouzedjar, Mostaganem, ou encore Ghazaouet, Honaïne, Marsa Ben M’hidi, Madagh, Melousse, Sid Lakhdar et Stidia où un abri de pêche d’envergure nationale va voir le jour. Ainsi, pour le premier trimestre 2009, les armateurs activant au niveau de la wilaya d’Oran, ont pêché 1.322 tonnes de poissons avec une prédominance des crustacés. S’il n’y a pas de différence notable avec les statistiques concernant la même période de l’année dernière, il est indéniable de remarquer la nette diminution de la production halieutique à partir de 2007. La sardine, poisson migrateur par excellence, semble avoir déserté les côtes algériennes et oranaises en particulier, si l’on se fie aux chiffres avancés qui font état d’une quantité de 300 tonnes pêchées ces dernières années contre les 8.000 tonnes qui faisaient le bonheur des consommateurs locaux, il y a de cela quelques années. Pour les pouvoirs publics, l’avenir de l’industrie du poisson, frais ou conservé, repose sur les investissements lourds actuellement engagés, devant à terme, assurer la possible autosuffisance et l’entrée en compétition dans le bassin méditerranéen.
A Oran, par exemple, les investissements initiés dans le cadre du plan d’appui à la relance économique, ont ciblé 39 projets d’un coût de plus de 2,29 milliards de DA.
Pour 2010, cette wilaya prévoit une production halieutique de 15.000 tonnes, toutes espèces de poissons confondues, avec une prédominance à 90 % de poisson bleu.
Plus à l’Ouest, à Aïn Temouchent, le secteur est hissé au rang de locomotive économique structurante, avec une zone marine de 5.000 km². La production halieutique a enregistré dans cette wilaya, en 2008, une production de 21.364 tonnes, notamment dans le port de Béni-Saf considéré comme le plus important du pays. Mais ce volume de production est en diminution par rapport à 2007, alors que la Direction de la pêche et des ressources halieutiques assure que la région, avec un littoral de 80 km et une biomasse de 60.000 tonnes, dispose de hautes potentialités pour occuper une place de fer de lance de l’industrie nationale de pêche. Cette perspective de croissance, consolidée par l’école de formation technique de pêche et d’aquaculture de Béni-Saf, s’est matérialisée par l’inscription de 68 projets, dont 61 au titre du plan de soutien à la relance économique (PSRE), devant générer un millier d’emplois directs et 2.262 indirects, pour une production attendue de l’ordre de 9.820 tonnes/an.
Une tendance similaire se fait jour dans la wilaya de Tlemcen où le secteur de la pêche a connu au cours des dernières années, une «évolution appréciable» notamment de sa flottille actuellement forte de 148 embarcations dont 1 thonier, 67 chalutiers, 46 sardiniers et 34 petits métiers, avec 2.520 marins.
Déjà, Mostaganem prévoit cette année une production de 18.000 tonnes, soit 15 % de la production nationale, selon la Direction de la pêche qui assure que les ressources halieutiques de la région permettront d’exporter 1.000 tonnes de crustacés et mollusques vers différents pays d’Europe et du bassin méditerranéen. L’autosuffisance d’abord, l’exportation ensuite, étant en ligne de mire, les regards se tournent aussi vers l’aquaculture dont une industrie s’affirme progressivement, tant sur le littoral qu’à l’intérieur du pays, notamment à Saïda, Relizane et Sidi Bel Abbès .(source..APS) 

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* Kristel – Oran-  Sécurité maritime
Projet de réalisation d’un centre d’entraînement à Kristel
Le secteur de la pêche dans la wilaya d’Oran sera doté d’un centre d’entraînement sur la sécurité maritime prévu dans la localité côtière de Kristel, a-t-on appris de la direction de la pêche et des ressources halieutiques. Le responsable de la surveillance maritime relevant de ladite direction a souligné que ce projet, dont le lancement est prévu en 2010, a bénéficié d’une affectation budgétaire de 300 millions de dinars. Premier du genre à l’échelle nationale, le futur centre va assurer une formation dans la spécialité de la sécurité maritime conformément à un article de la convention internationale, exigeant aux corps activant en mer et dans la navigation maritime de respecter les critères de la sécurité à bord des navires portant le nom «A.S.T.C.W.F». Cet établissement, devant accueillir 10.000 marins activant dans le domaine de la pêche allant du patron pêche jusqu’au matelot, permettra à ces derniers d’acquérir des connaissances sur les procédés d’utilisation du matériel de lutte contre les incendies et de sauvetage d’équipage du navire, précise-t-on. Des cadres de la sécurité en mer formés en Espagne vont assurer l’encadrement des effectifs qui rejoindront ce centre.La formation sera sanctionnée par un diplôme dans cette nouvelle discipline.  Le centre d’entraînement sur la sécurité maritime sera doté d’équipements modernes qui permettront aux stagiaires l’acquisition de connaissances solides, conclut-on. Par ailleurs, 120 petits métiers sur un total de 300 recensés dans la wilaya d’Oran sont réellement opérationnels, apprend-on mercredi de la direction de wilaya de la pêche et des ressources halieutiques. Selon la même source, l’opérati Selon d’assainissement des activités du secteur se poursuit encore, ce qui a permis de connaître les petits métiers qui activent réellement et leur capacité de production.
Les embarcations en activité ont des documents officiels et un permis les autorisant à pratiquer l’activité de pêche au niveau du littoral de la wilaya notamment à «El Ançor», «Cap blanc» et «Kristel».
A noter que ces petits métiers ne dépassant pas les 4 mètres de long, produisent en moyenne 10 tonnes de poissons par an, surtout les espèces halieutiques de valeur, comme la langouste et la dorade qui sont très prisés par les grands restaurants, en plus de leur exportation vers l’étranger.
Les petits métiers qui ne sont pas en activité, la direction de la pêche les a gelés, selon la même source, qui a rappelé que des permis seront délivrés prochainement pour les petits métiers de 12 mètres de long et d’une plus grande capacité de production, pour répondre aux besoins du marché local.(L’Echo d’Oran- 30.05.09.) 

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* Alger (27.05.09.) - Durant deux jours, les 20 et 21 mai 2009, le pavillon C de la SAFEX (Pins Maritimes) à Alger était au rendez-vous avec le GIC Entreprise de Gestion des Ports de Pêche (GIC EGPP) qui présentait toute les opportunités d’investissement à saisir dans les 31 ports de pêche algériens. C’est donc la 4ème édition de cette manifestation qui a pour objectif principal d’attirer les éventuels investisseurs algériens ou étrangers à profiter des énormes potentialités offertes dans nos ports de pêche. Déjà pour les 3 premières éditions, 82 projets ont été retenus pour un montant de plus de 260 milliards de centimes et la création de 1 228 emplois directs. Ces investissements ont touché plusieurs branches comme les fabriques de glace, les entrepôts frigorifiques, la construction et la réparation navales, les stations d’avitaillement, et d’autres activités en rapport avec la pêche. Kamel Ouarab, le président du GIC EGPP affirme que « juste après la création du GIC, nous avons contacté le Laboratoire d’Études Maritimes qui nous a fait un schéma directeur pour l’équipement et la dynamisation des différents ports de pêche algériens, et nous sommes actuellement en train de mettre en oeuvre ce schéma directeur ». Au niveau du pavillon C, plusieurs stands, représentant tous les ports de pêche algériens ont été dressés et des explications sur toutes les opportunités d’investissement propres à chaque port étaient à la disposition des visiteurs, constitués essentiellement de professionnels et d’industriels. Ces derniers peuvent retirer le cahier des charges directement au niveau des EGPP présentes à la MINAPPECH4 et déposer leurs propositions, comme ils peuvent se présenter auprès des différentes directions pour ce faire. C’est donc afin de redynamiser le secteur de la pêche qui est toujours à la traîne dans un pays qui a 1200 km de côtes et qui a d’énormes potentialités halieutiques que cette manifestation a été initiée et qui, selon son P-DG connaît déjà un engouement certain de la part des investisseurs qui trouvent toutes les facilités introduites par les différentes lois et ordonnances dans ce sens.(Le Courrier d’Algérie)

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* Cherchell (Algérie) – Une première dans notre pays dans le domaine de la pêche. Deux thoniers ont été rénovés dans les ports algériens. Jusqu’à aujourd’hui, ceux de la Turquie et du Japon étaient « maîtres des eaux algériennes et méditerranéennes ». I ls écument les fonds de nos mers et ne se soucient guère de nos richesses halieutiques. Ainsi, dans le souci de valoriser ce secteur de la pêche et de mettre à sa disposition des moyens et un savoir-faire local, deux thoniers ont été réceptionnés, hier, en début de matinée au Port d’Alger. En effet après une longue attente sous-tendue par une persévérance des plus notables, la fin du calvaire vient de connaître une issue heureuse. Pour un coût global de 5 millions d’euros, financés en grande partie par la BADR, « Younes 1 » et « Younes 2 », deux noms qui vont faire date. Ces deux thoniers seront, désormais, les deux bateaux de pêche uniques dans nos ports, à sillonner les eaux territoriales nationales. C’est la concrétisation d’un rêve qui intervient après une attente plus ou moins longue. Il répond à la demande en moyens du marché algérien et par là, à celui de la chair de thon trop prisée par le consommateur. Certes, les commandants de bord des deux thoniers sont tunisiens. Mais, leur propriétaire est un Algérien et les raisons de confier ses biens à ces étrangers sont évidentes. Il expliquera ce geste par le fait qu’ « en Algérie, il n’ y a jamais eu de spécialistes de la pêche au thon. C’est pour cette raison qu’il a fait appel à des Tunisiens qui, contrairement à nous, jouissent d’une considérable expérience dans le domaine ». En plus de cette tâche bien définie, ils auront celle « de la formation d’un personnel qualifié dans ce métier et ce, car nous comptons embarquer dans chacun des deux thoniers en question des élèves officiers, après avoir terminé leur formation. Ces élèves apporteront certainement un plus pour cette activité spécifique qui est dans un besoin immédiat et imminent » tient à préciser Chaâbane Boudemagh, armateur et propriétaire des deux joyaux d’un poids approximatif de 260 tonnes, mesurant 30 mètres de long et seront d’une capacité de 100 tonnes par prise. Il est à rappeler que la première sortie en haute mer, des deux bateaux de pêche est prévue pour aujourd’hui du port d’attache de Cherchell.(Le Courrier d’Algérie- 26.05.09.)   

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* Alger…21.05.09. -  Le Salon pour l’investissement dans les activités des ports de pèche et de commerce (MINAPECH) a ouvert ses portes hier mercredi,en début de matinée au Palais des expositions des Pins Maritimes (Alger). Organisé par la Société de Gestion des Participations de l’État, le MINAPECH est à sa 4ème édition, et ce serait une opportunité pour les participants de revenir sur les trois précédentes éditions,évaluer ce qui a été réalisé jusqu’ici et surtout étudier la meilleure manière afin de dynamiser les investissements dans les activités des ports de pèche, équiper qualitativement ces derniers pour une utilisation optimale de leurs capacités, comme il est impératif de mettre en place des moyens d’exploitation modernes afin d’atteindre les normes internationales. Le bilan dressé par le président du Directoire de la Société de Gestion des Ports (SOGEPORT) reflète la politique menée par les pouvoirs publics allant dans le sens de redonner au port de pèche sa vraie valeur et le remettre sur rails, puisque, avec les 82 projets retenus il y a aussi un effectif de 1 230 emplois directs qui ont été créés. La réorganisation du port de pèche à la dimension des attentes des professionnels et industriels du domaine, est plus qu’une nécessité et vu l’importance de son rôle en tant qu’outil de soutien au développement des activités de la pèche, des Entreprises de gestion des Ports de Pêche (EGPP) ont été créées. Ces nouvelles structures auront aussi à mettre en place des outils favorisant les activités liées directement au secteur et la dotation des ports en installations et équipements afin d’assurer le développement de l’industrie de la pêche. Cette dernière requiert en outre, une logistique complexe de transport, d’acheminement, de conservation, de conditionnement en froid de produits de pêche, des ateliers et des équipements de maintenance, et enfin de la construction et la réparation des bateaux de pêche. Les EGPP impliquent un recentrage des activités orientées vers une meilleure satisfaction des besoins des professionnels de la pêche ce qui va vers l’amélioration de la rentabilité de l’outil de production ainsi que sa préservation et sa modernisation chacune dans son enceinte portuaire sous l’égide de la SOGEPORT. Cette nouvelle organisation a permis de regrouper autour du G r o u p e m e n t d’Intérêts Commun des EGPP, des fonctions nécessaires à la réalisation des contrats et des conventions. Nul ne pourrait nier l’amélioration apportée par ces dernières pour les ports de pêche. En effet la situation vécue surtout par les pécheurs avant cette date était lamentable, elle a nettement progressée. Sur les 1 200 Kms de côtes algériennes, le nombre de ports de pêche est de 31 ports, presque tout y est, l’on cite la fabrique de glace, les entrepôts frigorifiques, et les ateliers de réparation navale et les équipements de lavage portuaire pour le hallage. Le MINAPECH 4, serait une opportunité d’investissements à ne pas négliger par les différents acteurs et professionnels de la pêche halieutique, ça serait une occasion à saisir. (Le Courrier d’Algérie)   

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* Boumerdès …pêcheurs en grève…

Un projet de réalisation d’une pêcherie au niveau du port de Zemmouri à l’est de Boumerdès a soulevé l’ire des pêcheurs. Un mouvement de protestation s’en est suivi, lequel a entraîné l’arrêt total des activités du plus grand port de pêche de la wilaya de Boumerdès. En effet, depuis près d’une semaine, l’ensemble des embarcations de pêche sont pratiquement amarrées aux quais d’attache. «Ce qui signifie clairement que nous sommes entrés dans une grève illimitée», s’accordent à dire des pêcheurs. A l’origine de ce débrayage, le refus catégorique de la création d’une pêcherie qui gênerait considérablement toutes les activités de chargement et de déchargement des produits de la pêche, en plus de l’exiguïté du port qui ne permet pas la construction d’une unité commerciale de vente et d’achat des produits de la mer. Cette thèse est défendue mordicus par une majorité d’utilisateurs du port de pêche, ajoutant que le va-et-vient des travailleurs du port et de la pêche empêcherait à coup sûr le séchage des filets et les travaux de ramendage et le maillage des filets.
Du côté de la direction de la pêche comme de la chambre de la pêche, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les responsables affirment que le projet de la nouvelle pêcherie et la construction des halles à marée est initié dans le cadre du plan national de développement de la pêche en général et de l’aquaculture en particulier. Expliquant les motifs qui ont conduit au choix du port de Zemmouri El Bahri pour l’implantation du projet, les chargés du projet estiment que cette structure a été bien étudiée de manière à épouser sans problème le plan d’aménagement du port suivant des normes internationales. «D’ailleurs des moyens et équipements modernes de communication pour les besoins de la vente aux enchères, des écrans géants connectés aux réseaux internet, des chambres froides pour la conservation du poisson vont faire que ce projet sera le premier du genre au niveau national», a indiqué le directeur de la pêche de Boumerdès.
Aussi, il y a d’autres critères important qui sont mis en avant pour ce projet, telles la salubrité et l’hygiène dans la commercialisation des produits de la mer. Pour le moment, les grévistes campent sur leur position et demandent une délocalisation des halles vers un autre port.(Q.d’O.- 25.04.09.)

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6 réponses à “Pêcheurs et activités de pêche-2”

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