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**Miroir, mon beau miroir, tu me déprimes

 Les femmes se regardent en moyenne 38 fois par jour dans le miroir

les femmes sont complexées par les diktats de la beauté actuels

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 Les femmes se regarderaient en moyenne 38 fois par jour dans le miroir, les hommes 18. Une habitude narcissique qui nous fait plus de mal que de bien, affirme une étude britannique. Même ceux qui se disent heureux de leur apparence commencent à se sentir anxieux et déprimés après dix minutes passées à observer leur reflet dans la glace. Sans surprise, l’étude démontre que les femmes sont beaucoup plus critiques que les hommes à propos de leur image corporelle.

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Les chercheurs anglais avaient prévu d’étudier le comportement de patients souffrant de dysmorphie corporelle, persuadés d’avoir des défauts physiques imaginaires. Contrairement à leurs attentes, le groupe de participants « sain » a lui aussi éprouvé du stress en se regardant dans le miroir. Selon les psychologues, ces résultats s’expliquent parce que les personnes en bonne santé ne passent normalement pas autant de temps à s’observer dans la glace. « Il est possible que se regarder dans le miroir pendant une longue période ne soit pas une bonne chose », conclut Andrew Hill. (CD-08.02.2012.)

**Une femme sur deux n’aime pas son corps

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48% des femmes avouent ne pas aimer leur corps tel qu’il est, voilà le constat peu surprenant que révèle une étude française réalisée par OpinionWay pour une gamme amincissante. Et contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, l’estime de soi n’augmente pas avec l’âge, puisque si 42% des Françaises âgées de 18 à 24 ans se déclarent insatisfaites de leur apparence, c’est le cas de 58% des 50-65 ans.
D’après les 1.100 femmes interrogées, la quête d’une silhouette « convenable » demande énormément d’efforts. Seulement 30% d’entre elles estiment qu’il est naturel d’avoir un beau corps. Mais s’occuper de son apparence n’est pas une priorité pour la majorité. Elles sont plus nombreuses à passer une heure ou plus à surfer sur Internet (94%) ou à faire la cuisine et s’adonner aux tâches ménagères (80%) qu’à s’occuper de leur corps (68%). (CD-19.01.2012.)

**À quel âge une femme se sent enfin bien dans sa peau?

Une étude britannique tente de rassurer les femmes complexées par les diktats de la beauté actuels. Un jour, on se sentira enfin bien dans sa peau, on se regardera dans le miroir en se trouvant plus sexy qu’un ange de Victoria’s Secret, on marchera la tête haute et le corps exultant de confiance débridée. Oui, ce jour viendra pour toutes les femmes. Quand elles atteindront l’âge de 52 ans. En sachant que l’espérance de vie d’une femme belge est estimée à 82 ans, on peut donc se réjouir de ces trente dernières années où on se sentira vraiment bien dans son corps.

L’enquête, sponsorisée par Spécial K, s’est basée sur le témoignage de plus de 3.000 femmes, dont la majorité s’est prononcée en faveur de l’âge de 52 ans, celui où elles estiment qu’elles ont accompli la plupart de leurs buts dans la vie, où elles se sentent les plus sexy et les plus confiantes physiquement. Outre la révélation qu’il va falloir attendre un demi-siècle et probablement une ménopause pour être en paix avec son image, l’étude nous apprend également que les femmes confiantes aiment s’habiller en rouge (tiens, comme la couleur des pubs Spécial K) et que les femmes complexées préfèrent le noir. (CD-29.12.2011.)

**Raconter sa vie serait une source de plaisir insoupçonnée 

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Parler de soi, raconter sa vie serait une source de plaisir au même titre que le sexe et la nourriture, selon une étude menée par un neuroscientifique de l’université d’Harvard.

Vous vous demandez pourquoi certains de vos amis sont trop bavards? Le Pr Jason Mitchell de l’université d’Harvard a peut-être trouvé la réponse à cette question. Selon ce neuroscientifique américain, le fait de parler de soi aurait les mêmes effets que le sexe, la nourriture ou les drogues sur le cerveau en activant le circuit de la récompense. Les résultats de ces travaux ont été publiés la semaine dernière dans la revue de l’Académie des sciences américaines (PNAS).

Au départ, les auteurs de l’étude ont constaté que nous passions 30 à 40% de notre temps de parole à informer les autres de nos expériences personnelles et à raconter une histoire dont nous étions le personnage central. Le Pr Mitchell et son ancienne étudiante en psychologie, Diana Tamir se sont alors demandés pourquoi nous aimions tant parler de nous.

Parler de soi à tout prix

Pour comprendre ce qui se passait dans notre cerveau, plusieurs expériences ont été menées sur des participants qui devaient notamment répondre à ces trois questions.

1) Á quel point aimez-vous les sports d’hiver comme le ski?

2) Á quel point le président Barack Obama aime les sports d’hiver?

3) Vrai ou faux? Léonard de Vinci a peint la Joconde.

Le constat fut sans appel: quelle que fut la question posée, les participants finissaient toujours par répondre en fonction de leur expérience personnelle.

Un autre test a confirmé cette tendance. Les chercheurs proposaient de rémunérer les participants qui parviendraient à parler d’un sujet éloigné de leur vécu. Résultats, certains ont préféré perdre de l’argent, juste pour le plaisir de parler d’eux, même quand le sujet de conversation ne s’y prêtait pas. «Tout comme des étudiants auraient été prêts à laisser de côté l’argent pour admirer de jolies filles, nos participants étaient prêts à renoncer à l’argent pour parler d’eux», commente le Pr Mitchell dans son étude.

Au centre du plaisir, la dopamine

D’après les chercheurs, cette irrésistible envie de parler de soi aurait une origine neurobiologique: le système de récompense. En scrutant le cerveau des participants qui parlaient d’eux-mêmes, les chercheurs ont observé une hausse de l’activité du système mésolimbique, une zone connue pour s’activer pendant les rapports sexuels. Ainsi, quand une personne parle d’elle, cette partie du cerveau libère de la dopamine, une substance chimique liée aux sensations de plaisir et d’anticipation d’une récompense. Le succès de Facebook, de twitter et des blogs n’est donc peut être pas un hasard. Connectés sur les réseaux sociaux, les internautes passent environ 80% de leur temps à parler d’eux. Est-ce un mal? Pour les auteurs de l’étude, cette propension à parler de soi renforce les liens sociaux et permet aux gens de mieux se connaître.(Le Figaro-Santé.15.05.2012.)

**Pourquoi les femmes aiment tellement parler d’elles?

 La science a enfin découvert le pourquoi de ces innombrables statuts Facebook et autres tweets qui n’intéressent personne à part nous. Si on aime autant parler de notre petite personne, c’est tout simplement parce que ça nous fait du bien.

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Selon une équipe de chercheurs californiens, 40% de ce qu’on raconte nous concerne plus ou moins directement. Et cette activité narcissique particulièrement en vogue sur le web déclencherait les mêmes zones cérébrales que la perspective de nourriture ou d’argent.
« Cela nous aide à comprendre pourquoi les gens adoptent tant ce comportement. Ca leur apporte une valeur subjective », explique la psychologue Diana Tamir. « Parler de soi est un comportement quasi permanent. Quand on discute avec quelqu’un, on parle principalement de soi. » L’évolution de l’être humain, une explication que les scientifiques affectionnent, pourrait également jouer un rôle dans ce phénomène. « Si une créature sociale ne partage pas d’information, elle ne peut pas interagir avec les autres. Notre cerveau a évolué de manière à motiver la sociabilisation. » (7s7-09.05.2012.)

**Loin des fantasmes

«Aujourd’hui, la neuro-imagerie, c’est comme survoler une ville. Le jour, on peut voir les routes, les structures, et la nuit on voit les lumières, l’activité.

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L’imagerie du cerveau a fait des progrès considérables au cours des dernières années.

 Elle permet, outre l’anatomie bien sûr, d’observer le cerveau en fonctionnement. Mais jusqu’où et quels sont les risques? «Vous voyez, Gary, cette tache sur l’image de votre cerveau, je l’appelle le signe en or. Quand je la trouve, je pose toujours la question: “Avez-vous déjà été traumatisé?” Il semble que vous ayez connu de nombreux traumatismes dans votre famille en grandissant.» Science-fiction? Non, neurosciences. La scène se passe de nos jours en Californie et Gary Greenberg est atteint de dépression. Il raconte son parcours dans un livre paru il y a deux ans (Manufacturing Depression, Bloomsbury). Le psychiatre qui lui parle, le Dr Daniel Amen, est à la tête de plusieurs cliniques. Pour délivrer son diagnostic, il s’appuie sur les images obtenues la veille par TEP-scan, une technique d’imagerie du cerveau qui détecte l’activité cérébrale.

Ce qu’ignore Gary Greenberg, c’est que son psychiatre surinterprète l’imagerie. «Aujourd’hui, la neuro-imagerie, c’est comme survoler une ville. Le jour, on peut voir les routes, les structures, et la nuit on voit les lumières, l’activité. Mais on ne lit pas dans les pensées», explique Sylvain Ordureau, patron d’une société spécialisée dans l’imagerie du vivant et de la matière au sein de l’université Paris-Descartes. De là à en tirer des conclusions pour tout un chacun en dehors des laboratoires de recherche comme le fait le Dr Amen, il y a donc un fossé qu’aucun chercheur sérieux ne franchit. Pour faire le point, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) devrait rendre un avis sur les enjeux de la neuro-imagerie fonctionnelle.

«Il faut faire la part des choses des splendeurs et misères de l’imagerie cérébrale. Il faut sortir du fantasme», insistait le Pr Lionel Naccache (Institut du cerveau et de la moelle épinière) en janvier dernier lors des Journées annuelles d’éthique. Certains voient la neuro-imagerie comme un superdétecteur de mensonges. Le Pr Naccache relativise: «La capacité à identifier par l’IRM que quelqu’un ment me semble irréaliste, inatteignable pour l’instant. On ne peut pas différencier mensonge et réaction d’anxiété, d’émotion.»

Ce qui n’a pas empêché le Pentagone de consacrer 240 millions de dollars l’an dernier aux travaux de recherche en neurosciences, rappelaient mardi deux universitaires américains, Michael Tennison et Jonathan Moreno, dans la revue en ligne PLoS Biology. Les auteurs invitaient même les neuroscientifiques à s’interroger sur les implications éthiques de la militarisation de leurs travaux comme l’avaient fait avant eux les savants atomistes opposés au développement des armes nucléaires.

Reste que la réalité des neurosciences d’aujourd’hui est loin des fantasmes d’un film comme Minority Report, où des citoyens sont condamnés sur l’intention de commettre un crime. Heureusement d’ailleurs, car criminaliser la pensée conduirait à nier la responsabilité morale du passage à l’acte. Or, la représentation cérébrale est obtenue à partir de reconstruction artificielle de milliers d’images de coupe du cerveau. Et la représentation de la pensée sous forme d’image est encore plus spéculative, car on ignore toujours comment le cerveau la produit. «Le cerveau humain est complexe et nous n’en connaissons encore que très peu de chose, même si c’est déjà considérable», souligne le Pr Jean-Antoine Girault, directeur d’un centre de recherche consacré à l’étude du développement et de la plasticité du système nerveux, «Ce qui ne remet bien sûr pas en cause l’intérêt des neurosciences pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain et ses maladies. Il n’y a pas vraiment d’autre approche scientifique.»

Toute la subtilité de l’approche neuroscientifique de la pensée se niche peut-être dans les propos du Pr Yves Agid, membre de l’Académie des sciences et du Comité consultatif national d’éthique: «Le cerveau est une structure matérielle qui donne lieu à la production d’une pensée immatérielle.» Pour les médecins, l’apport de la neuro-imagerie est évident. Dans l’épilepsie, par exemple, où, selon la métaphore du Dr Vincent Navarro (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière), la crise démarre «comme une étincelle qui met le feu à une région cérébrale et se propage de proche en proche», il est désormais possible d’atteindre un niveau de précision sans précédent. Pour le Pr Didier Dormont (Faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie et groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière), que ce soit dans les maladies de la moelle épinière, la sclérose en plaques, les accidents vasculaires cérébraux ou pour localiser précisément une tumeur cérébrale et ses extensions, la neuro-imagerie constitue d’ores et déjà «un progrès colossal». Entre progrès et limites, le CCNE devrait tracer la ligne.(Le Figaro-Santé.21.05.2012.)

**La stimulation du cerveau aide à garder «toute sa tête»

L’entraînement cognitif ainsi qu’une activité physique régulière pourraient aider à lutter contre la maladie d’Alzheimer.

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À 82 ans, Jean a encore «toute sa tête». Qu’il vente ou qu’il neige, cet ancien comptable ne passe pas un jour sans faire une promenade d’une bonne heure en ville avec un vieil ami. Autres rituels incontournables: la lecture de son quotidien, les journaux télévisés de 13 heures et de 20 heures avec, entre les deux, l’émission «Des chiffres et des lettres». Sans le savoir, Jean suit depuis vingt ans un programme d’entraînement cognitif qui a pour effet de stimuler les fonctions supérieures de son cerveau.

«Le plus important, c’est la motivation. Il faut prendre en compte la dimension du plaisir», explique Maribel Pino, spécialiste des neurosciences cognitives à l’hôpital Broca (APHP-Université Paris Descartes).

Mais est-il vraiment utile de stimuler son cerveau? Le précepte anglais «use it or loose it» («utilisez-le ou perdez-le») s’applique-t-il aux fonctions cérébrales? Les travaux les plus récents permettent de répondre par l’affirmative à ces deux questions. On peut également se demander si une activité comme la lecture, le sudoku, les mots croisés ou les jeux de cartes ne mobilisent qu’une partie des capacités cérébrales et si le bénéfice n’est pas circonscrit au type d’activité en question.

«Réserve cognitive»

C’est ce que craignaient les scientifiques, jusqu’à ce qu’une grande étude menée chez des septuagénaires confirme, en 2002, l’extension du bénéfice à l’ensemble du cerveau. Mieux encore, il aura suffi de dix séances d’entraînement pour permettre de conserver une protection contre le déclin cognitif cinq ans plus tard! Un effet prolongé que l’on avait déjà identifié pour ceux qui avaient eu une vie intellectuellement stimulante. Le bilan après dix ans est attendu prochainement.

Le concept de «réserve cognitive» s’est aujourd’hui imposé pour expliquer un phénomène qui a beaucoup intrigué les chercheurs. Pourquoi observe-t-on parfois des lésions cérébrales typiques de la maladie d’Alzheimer (plaques amyloïdes) dans le cerveau de patients décédés sans avoir jamais eu de symptômes de la maladie? Pour Valenzuela et Sachdev, neuropsychiatres australiens de l’université duNew South Wales, «les personnes qui ont une grande réserve cognitive n’ont pas seulement un large répertoire de stratégies cérébrales conscientes ou inconscientes pour effectuer des tâches complexes, ils ont aussi un plus grand nombre de circuits neuronaux susceptibles de maintenir celles-ci, même lorsque le cerveau est agressé». Autrement dit, un cerveau actif n’évite pas complètement la maladie d’Alzheimer, mais il y résiste plus longtemps, le cas échéant.

Plus on bouge, plus le risque diminue

C’est pourquoi les scientifiques mettent beaucoup d’espoir dans les nouvelles technologies et les jeux cognitifs, dont le développement est exponentiel. Évelyne Klinger, chercheur au laboratoire «arts et métiers» ParisTech d’Angers, qui travaille sur les apports de la réalité virtuelle à la prise en charge de troubles cognitifs et comportementaux, insistait lors d’un colloque organisé par le Centre d’expertise national en stimulation cognitive (Paris, 29 novembre 2011): «Les technologies de la réalité virtuelle offrent la possibilité d’agir dans un monde complexe et les aspects ludiques soutiennent la motivation.» De plus, les jeux permettent aussi parfois d’associer activité physique et mentale. Intéressant, lorsque l’on sait que le moyen le plus efficace à ce jour pour réduire le risque de déclin cognitif et de maladie d’Alzheimer est l’activité physique régulière. Plus on bouge, plus on diminue son risque! Une étude américaine publiée le 17 janvier dernier montrait même que faire du cybercyclisme – du vélo d’appartement devant un paysage obligeant à suivre une route tout en tentant de doubler d’autres cyclistes virtuels – était encore plus efficace que le vélo d’appartement classique pour lutter contre le déclin cognitif. Le 23 janvier dernier, ce sont des chercheurs de l’université de Berkeley (Californie) qui franchissaient une étape supplémentaire en montrant que ceux qui avaient exercé toute leur vie des activités stimulantes pour le cerveau avaient moins de dépôts amyloïdes, donc de risque de maladie d’Alzheimer. Une bonne nouvelle pour les lecteurs réguliers du Figaro.(Figaro-Santé.05.02.2012.)

**un bon niveau d’études protège contre Alzheimer

Une longue scolarité préserverait les fonctions cognitives en dépit de la présence des lésions cérébrales responsables de cette démence. L’apparition de la maladie serait retardée de sept à dix ans.

Si tout le monde faisait des études, y aurait-il encore des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer? Sans doute, mais peut-être seraient-elles frappées à un âge plus avancé qu’aujourd’hui. C’est en tout cas ce que laissent présager des travaux menés conjointement par des chercheurs anglais et finlandais et publiés la semaine dernière dans la revue américaine Brain. Selon eux, le fait d’avoir fait des études permettrait de stocker des «aptitudes cognitives» capables de contrebalancer les effets délétères des lésions cérébrales responsables de la maladie. Aucun médecin n’a pour l’instant découvert la recette miracle contre cette affection qui touche plus de 800.000 personnes en France.

Cela fait déjà quelques années que l’on sait qu’un bon niveau d’études peut protéger contre Alzheimer ou retarder son apparition. Mais une question restait en suspens : le fait d’avoir suivi un cursus scolaire poussé empêche-t-il l’apparition des lésions cérébrales liées à la maladie ou permet-il simplement d’atténuer leur impact?

Pour en avoir le cœur net, l’équipe anglo-finlandaise a analysé le cerveau de 832 personnes âgées qui avaient participé, des années avant leur décès, à des enquêtes sur la problématique du vieillissement. Beaucoup de données sur leur niveau d’études, d’éducation, leur milieu socioculturel, leur état de santé, mais aussi leurs éventuels troubles de la mémoire ou les diagnostics de démence avaient été accumulés au moment où leur cerveau était autopsié.

Lésions dégénératives

Première constatation : quelque soit le niveau d’études, les lésions histologiques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer – plaques amyloïdes entre les neurones, accumulation de la protéine TAU à l’intérieur des neurones – sont similaires. Il n’y a pas moins de lésions histologiques chez les personnes ayant suivi une longue scolarité. Et pourtant, la plupart d’entre elles n’ont pas souffert d’Alzheimer de leur vivant, alors que d’autres, qui présentaient les mêmes lésions mais n’avaient pas autant usé les bancs de l’école ou de l’université, sont devenues malades.

«Nos résultats montrent qu’avoir fait des études peut aider les personnes âgées à gérer sur le plan clinique les lésions dégénératives du cerveau», explique un des coauteurs, Hannah Keage (université de Cambridge, Grande-Bretagne). La scolarité préserverait en quelque sorte les fonctions cérébrales, malgré une altération histologique. «L’éducation est un facteur d’équité sociale. Notre travail soutient encore plus la nécessité d’investir au début de la vie sur des programmes qui ont un impact sur toute la société et pendant la vie entière», déclare Carol Brayne, coauteur de l’étude, également professeur à l’université de Cambridge. L’étude Paquid menée en France sous l’égide du Pr Jean-François Dartigues, neurologue au CHU de Bordeaux, avait déjà abouti à des conclusions allant dans ce sens : «Le niveau d’études confère des capacités de réserves cognitives très importantes, par le biais notamment du réseau de connexions neuronales et de la taille des neurones», explique-t-il. Même chose pour la Nun Study, une étude américaine basée sur l’autopsie de cerveaux de religieuses (nun, en anglais) décédées. Là encore, les lésions étaient similaires chez toutes les participantes. À ceci près que celles ayant un bon niveau d’études avaient des neurones plus gros au niveau de l’hippocampe (une région du cerveau impliquée dans les phénomènes de mémorisation) et avaient moins souffert de démence

Un effet protecteur

Apparemment, ce n’est pas l’importance de l’activité intellectuelle au cours de sa vie qui paraît avoir un effet protecteur. Mais bien le niveau d’études, les capacités intellectuelles accumulées avant 25 ans. «Le fait d’avoir suivi un cursus scolaire retarde l’apparition de la maladie d’Alzheimer de sept à dix ans, estime le Pr Dartigues. Lorsque l’on n’a pas été à l’école, on a deux fois plus de risque que lorsque l’on y a été. L’école influencerait le développement des synapses cérébrales et la taille et le nombre des neurones. La profession jouerait un rôle moindre.» Tout récemment, des guérilleros colombiens ont accepté d’apprendre à lire. L’examen par IRM de leur cerveau a permis de voir que ce simple apprentissage avait développé leur matière grise. Pour se protéger, rien de tel qu’une passion, peinture, musique… «Il faut développer des liens sociaux, note le Pr Dartigues. Lire et discuter de ses lectures avec son entourage.» Et pourquoi pas Le Figaro et en parler ensuite autour de soi? (Figaro-Santé.01.08.2010.)

 

**Qu’est-ce qui rend les femmes jalouses au boulot?

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Les jolies femmes n’ont pas la vie facile dans le milieu professionnel. Après l’étude qui démontre qu’il vaut mieux ne pas être trop attirante sur la photo de son CV, une autre recherche nous apprend que les travailleuses peuvent se montrer très jalouses de leurs collègues un peu trop belles. Au boulot, la compétition féminine serait plus féroce que chez les hommes. « Les femmes compétitrices sont plus jalouses si leur rivale est attirante et plus envieuses si elle est plus puissante et dominatrice », explique le professeur Rosario Zurriaga, de l’Université de Valence. Si les hommes se montrent moins jaloux entre eux, ils sont en tout cas aussi envieux des bonnes compétences sociales de leurs collègues que les femmes. « C’est la perception d’une menace et d’une comparaison avec les autres qui nous effraie. » (7s7-09.05.2012.)

**Le mot magique qui aide à gravir les échelons

Il n’est pas toujours facile d’évoluer dans son milieu professionnel ou d’obtenir une promotion. Une nouvelle étude de l’USC Marshall School of Business vient de découvrir que dire « merci » après l’évaluation et les critiques (posititves et négatives) de votre patron peut vous faire gravir les échelons. En effet, ce petit mot vous ferait paraître plus intelligent et plus compétent.
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont fait deux groupes: les « patrons » et les « employés ». Les « patrons » devaient évaluer les compétences et performances de ceux qui étaient dans la peau des « employés ». Ceux qui ont reçu un « merci pour le feedback » de participants ont mieux noté ces candidats.  Gratifier son chef d’un « merci » peut se faire, même si vous ne l’avez jamais fait auparavant. L’étude indique que les gens qui ont commencé à remercier leur boss alors qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant, ont été reconsidérés (positivement) par leur supérieur. Pour les chercheurs, un « merci » oral (ou écrit) donne l’impression, à celui qui l’entend, d’être valorisé. Et si le patron se sent valorisé, il serait plus susceptible de vous accorder une promotion. (7s7-05.04.2012.)

**Est-ce que les riches bossent plus dur que les autres?

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Alors que les inégalités de revenus et de consommation ne cessent d’augmenter depuis vingt ans, une étude se pose la question: est-ce que les puissants du monde sont au sommet parce qu’ils ont plus bossé que les autres ou parce qu’ils se sont montrés plus malins économiquement? L’étude d’Orazio Attanasio, Erik Hurst et Luigi Pistaferri suggère que les Américains au niveau d’éducation supérieur et donc au revenu plus conséquent passent en effet plus de temps à travailler et moins de temps aux loisirs que les personnes qui gagnent moins d’argent.  Selon les données compilées par ces chercheurs, l’inégalité des salaires s’accompagne d’une inégalité du temps de loisir. Ainsi, les hommes et femmes plus riches et plus éduqués ont perdu en moyenne 3 heures de loisir (télé, jeux, hobbies, web) depuis 1985. On observe la situation contraire chez les moins privilégiés. (7s7-30.04.2012.)

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* La nouvelle mariée…De la calèche à la limousine

Si autrefois, on ramenait la nouvelle mariée vers son nouveau foyer dans la fameuse 404, aujourd’hui, on le fait dans la 4X4. Le standing d’un mariage se juge à la première voiture du cortège et se chiffre au nombre des véhicules, qui suivent et à leurs marques. Au fil de la dernière décennie, une industrie de voiture de luxe de location s’est développée: on a même aujourd’hui des limousines disponibles selon les heures et les commandes des clients. Autant que les robes de mariées, les salles de fêtes, les fausses mèches, les assiettes, les fausses fleurs et la citerne d’eau, ou le guitoune dans l’arrière-pays. La limousine n’est cependant pas la seule offre sur le marché. Dans un mouvement de retour vers le folklore, certains ont opté pour le cheval et d’autres pour la calèche de nos ancêtres. Cela coûte cher, mais le prestige vaut la facture. Les propriétaires des voitures de prestiges restent harcelés dans leur quartier et par leurs proches pour faire «le cheval de cortège», mais cela fait partie de nos traditions non payantes. Sur la liste, la limousine est classée en premier, suivi par la Touareg, la BMW X6, la Qashqaï, la Mercedes, la 407, la voiture de l’immigré venu cet été, ou la voiture de l’époux lui-même, lorsqu’il veut bien faire les choses. C’est selon les moyens, les amis, les relations, l’âge et le prestige.(SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.30.07.09.)  

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* Le chapeau féminin est en vogue à Aïn Defla (Algérie)…. Le chapeau féminin dans la wilaya de Aïn Defla n’est plus une tendance de mode ou le reflet d’un rang social particulier mais bel et bien un accessoire indispensable que les médecins recommandent pour se protéger du soleil dans cette région où le mercure affiche ces derniers temps plus de 40 degrés. Timidement mais sûrement, cet objet commence à s’imposer sur les têtes féminines surtout celles des jeunes filles, adolescentes et fillettes. A signaler que le chapeau de forme souvent ronde et aux larges bords, parfois agrémenté de rubans, est porté également sur le khimar ou foulard, ce qui n’enlève rien au charme de celles qui le portent. En revanche, signalons que certaines femmes ayant en outre difficilement adopté les lunettes de soleil, considérées encore dans cette wilaya comme un objet de mode, hésitent par contre à sauter le pas, parfois même lorsqu’il s’agit du chapeau, craignant sans doute d’être la risée des passants indélicats. Ces derniers en effet accaparent depuis le début de l’été les moindres espaces à la recherche d’un coin ombragé. A noter que cet engouement pour le chapeau féminin fait jubiler les marchands des souks informels. Ainsi, l’un d’eux nous exprimera sa satisfaction car, a-t-il affirmé, le produit en provenance de Chine se vend bien. Notre interlocuteur expliquera qu’il ramène sa marchandise du souk national d’El Attaf auprès d’un fournisseur sétifien et le cède entre 100 DA et 150 DA. Il est bon de signaler que le port du chapeau pour femme a tendance à se généraliser à travers plusieurs régions du pays comme il serait bon de signaler que dans la tradition purement algérienne, cet habillement faisait partie du décor. En effet, la femme travailleuse dans les champs ne manquait pas de mettre un chapeau sur la tête afin de se prémunir contre les rayons de soleil. Fabriqués le plus souvent à base de halfa, les chapeaux que les femmes travailleuses portaient sur la tête étaient accompagnés d’un foulard afin d’éviter la sueur sur le front et sur le cuir chevelu. Bien plus tard, plusieurs créateurs ont repris à leur compte la fabrication du chapeau en alfa avec une note tirant beaucoup plus vers le côté mode et un style qui s’adapte plus aux nouvaux temps.(El Watan-15.07.09.)

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*************************** * Mariage collectif à Méchria …Une dizaine de jeunes couples issus de couches défavorisées au niveau de la wilaya de Nâama a convolé en justes noces à l’issue d’un mariage collectif, organisé par l’association caritative El-Islah Wa El-Irchad de Mécheria, jeudi dernier, en présence des autorités communales, de personnalités religieuses et les parents des nouveaux mariés. En effet, pas moins de 500 invités ont pris part à la cérémonie de célébration qui a eu pour cadre la maison de jeunes de Mécheria. Un riche programme culturel et artistique a été concocté à l’occasion avec au menu des chants religieux, des pièces théâtrales animées conjointement par la troupe musicale El-Kawtar et une autre troupe venue de la wilaya de Tlemcen. De nombreux cadeaux dont des trousseaux complets ont été offerts aux nouveaux mariés avec des enveloppes contenant des chèques d’une valeur de 30.000 DA pour chaque couple. (Q.d’O.13.07.09.)

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*La fugue virtuelle des femmes…. Désormais, c’est la toile contre le voile. Mieux que les balcons, le hammam, le salon de coiffure ou la porte du lycée, c’est sur Internet que les jeunes femmes algériennes retrouvent un peu de liberté, ou un peu trop. Dans les cybercafés, on les retrouve de plus en plus nombreuses à chercher l’âme sœur sans risquer d’être vues par le voisin ou le grand frère. Discuter sans s’engager. Aimer sans risquer. Négocier sans se dévoiler. Et même mentir sans rougir. Internet n’a pas libéré que les mœurs mais aussi les jeunes femmes algériennes. Le «Chat» a aidé à des rencontres, à la sociabilité mais a aussi provoqué des malentendus et des déceptions. Presque tous ont eu droit à ce «jeune homme présentable, haut cadre, yeux bleus, grand de taille, élégant et aimant les voyages et la lecture». Et beaucoup d’entres nous les femmes au clavier, se sont retrouvées avec un divorcé trois fois, quatre enfants, borgne et laid, chœur et resquilleur lors de la première rencontre physique. L’inverse est aussi vrai: la jeune femme blonde ou brune délicieuse s’est révélée être une femme en Burka ou une vieille fille de la cinquantaine en quête d’un rajeunissement par le livret de famille. Le Net n’est pas toujours très net selon le slogan connu. Et si la Toile aide à dépasser le voile, parfois ce n’est pas toujours vers le meilleur. Internet est cependant là, sous les yeux, dans la vie de tous les jours et pour tous les usages: de l’apprentissage à la fugue virtuelle chaque nuit ou chaque après-midi….(  SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.09.07.09.)

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* A quel âge faut-il se marier ? …A l’âge où, se présente le meilleur candidat. C’est-à-dire un homme mûr, avec un logement, deux salaires, une voiture, pas de belle-mère, cheveux encore noirs, gentil comme un mouton de Sougueur, rentrant avant 17 heures chaque jour, et incapable de dire non. Le problème, c’est que pour avoir tout ça, un prétendant algérien doit travailler, sans interruption pendant vingt ans. Cela suppose qu’il ne peut se marier qu’à quarante cinq ans avec une femme qui a vingt ans. Mais à vingt ans, une femme est-elle une femme, ou une jeune femme, qui ne sait pas encore cuisiner ? Il y a cinquante ans, l’âge de mariage était ex-æquo entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, ça a changé. Une femme rêve que son demandeur de main, lui vienne monté dans un golf série 6 quand elle a vingt ans. A vingt cinq ans, elle ne dit rien s’il vient dans une Clio blanche. A trente ans, elle acceptera qu’il vienne à pied. A quarante ans, une femme algérienne sait que la moitié de sa vie et derrière elle : là, c’est parfois elle, qui va à pied pour chercher et trouver un mari. A cinquante ans, une femme algérienne, pensera alors qu’il vaut mieux continuer son chemin et aller à la Mecque laver ses os, plutôt que chercher un mari pour lui laver sa chemise. Quel est le meilleur âge pour se marier ? L’âge du Mektoub, disent les plus vieux. L’âge de la première chance, disent les jeunes filles. L’âge de raison, dit la raison...(  SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.30.06.09) 

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* Toutes les femmes dans le même sac? …. Les femmes ne réfléchissent pas toutes de la même manière, n’ont pas les mêmes envies et n’aiment pas être mises toutes dans le même sac. Comme les hommes, les femmes se diffèrent. Certaines sont plus tolérantes que d’autres. Elles sont plus sensibles que d’autres, plus compréhensives que d’autres, plus féminines que d’autres. Alors qu’il existe des femmes invivables, avec lesquelles on ne peut rien faire. Ce sont des femmes plutôt rudes, sévères, aux horizons bouchés. Ce sont des femmes qui ne discutent pas, elles agissent. Elles ne réfléchissent pas, elles foncent. Elles n’attendent pas mais provoquent. Elles ne connaissent pas la sensibilité et ne croient pas à l’amour. Des femmes comme ça, il en existe de plus en plus. Elles croient au pouvoir de l’argent et des relations. Les hommes ne les approchent pas et font tout pour ne pas les mettre en colère car ils savent qu’elles sont capables de tout. Elles sont malheureuses en ménage et n’ont que peu d’amies. Mais leur plus grand malheur, c’est qu’elles sont affreusement jalouses, surtout de toutes ces femmes qui sont heureuses sans être exigeantes, sans être méchantes et sans être tout le temps à la recherche d’un bonheur inaccessible. En fait, c’est tout à fait comme les hommes. Ils ne sont pas tous pareils..(  SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.28.06.09) 

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* partager l’amer et le sucré …

«Avant le mariage, la femme est la moitié de l’homme. Après le mariage, l’homme est la moitié de la femme, c’est-à-dire le quart de ses moustaches. Avant le mariage, la femme sourit, l’homme grogne. Après, la femme rouspète et l’homme ne parle plus qu’à sa télécommande. Avant le mariage, la femme se fait belle du matin au soir et uniquement pour son futur mari. Après, elle se fait belle pour les mariages des autres et uniquement pour ses voisines, amies et surtout ennemies. Avant le mariage, la femme ne demande que la paix et le bonheur. Après le mariage, elle vous demande le salaire et la fiche de paie. Avant que ne vous demandiez sa main, la femme vous offre sa tête et son cœur. Après, elle vous demande vos deux mains et une corde pour les attacher derrière votre dos ou au robinet de la cuisine. Avant les noces, votre femme vous dit qu’elle va partager l’amer et le sucré avec vous. Après, dès la deuxième année, elle vous dira qu’elle va partager ça avec sa mère. Avant le mariage, la femme vous promet de cuisiner avec son cœur. Trois ans après, elle ne le fera qu’avec ses pieds et seulement pour les omelettes. Avant le mariage, la femme vous dira qu’elle fera votre bonheur. Après, elle ne fera que le siens ou, au mieux, celui de vos enfants. Avant le mariage, vous rêvez d’elle. Après le mariage, vous rêvez de vous-même lorsque vous étiez jeune, beau et surtout célibataire. Avant le mariage, vous ne regardiez qu’elle. Cinq ans après le mariage, vous ne regardez plus que la télévision»..(Le Carrefour d’Algérie-27.06.09.)

 

 

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*Quel maillot pour cet été ?  La mode est aux imprimés à fleurs et formes graphiques pour les femmes, aux boxers couleur claires pour les hommes. Bikini, une pièce, short : nous avons fait le tour des boutiques pour savoir ce que vous porterez cet été sur la plage…La mode cet été sur les plages ? Ce sera peut-être le trikini. Vous avez certainement remarqué cet ovni de l’industrie du maillot à la télévision : toutes les stars du moment occidentales comme orientales s’arrachent ce summum du glamour. De dos, on a l’impression que c’est un deux-pièces, mais vu de devant, le haut est en triangle à nouer autour du cou, lié au bas par des boucles dorées, des strass ou des perles. Le trikini se portera donc cet été sur les plages privées et autres piscines de la jet-set algéroise. Détail : à porter pour se promener sur la plage mais pas pour bronzer sous peine de voir les traces des anneaux ou des perles sur la peau… Cet été, les tendances des maillots de bain ont bien évolué. Une promenade dans la capitale et ses environs s’impose : toutes les boutiques de vêtements et accessoires se sont passé le mot, l’été sera chaud ! Et pour cause, la multitude de styles et de teintes qui sont consacrée aux maillots de bain féminin et même masculin. Désormais les hommes ne seront plus obligés de porter cet ancestral bermuda qui ne les met pas forcément en valeur. Les stylistes l’ont bien compris, cet accessoire estival intéresse les deux sexes et se décline maintenant en boxer à l’allure sportive. Généralement en tissu synthétique, sauf exception pour quelques modèles de marque en fine toile, ajustés de fausses poches.On trouve également les fameux shorts avec une combinaison de couleurs qu’on ose porter clairs : bleu, beige, vert émeraude et à motifs variables. Seul hic, le cordon de serrage trop long et démodé. Pour madame, le choix est beaucoup plus large. On trouve, bien sûr, l’incontournable deux-pièces en noir et blanc, imprimé aux teintes ocre, marron et lagon. Plus rétro, certains modèles, passés de mode, rappellent les folles soirées hollywoodiennes des années 1950 avec leur shorty et leur balconnet sophistiqué et attrayant que vous trouverez au centre-ville. Pratique pour dissimuler les rondeurs. Le bikini (le deux-pièces plus proche de la coupe brésilienne) se décline, quant à lui, sous toutes les gammes de couleurs possibles. « Il n’est plus méconnu du grand public ! Pour preuve, il est une référence et un signe d’émancipation pour nos clientes. Elles ne craignent plus de s’afficher ainsi. Il y a quelques années, on n’aurait pas pu imaginer voir un tel phénomène de mode… », assure Nacima, propriétaire de la boutique Fashion Lady à Draria. Rehaussé d’anneaux ou de chaînettes sur le côté, avec ou sans motifs, unicolore ou imprimé, il y en a pour tous les goûts. Pour les prix, comptez à partir de 600 DA à 3000 DA et plus. Avec tous ces modèles, on pourrait penser que tout le monde se mettra à la mode brésilienne, et pourtant le maillot une pièce, plus pudique, fait toujours le poids face à ces innovations. Il reste toujours tendance et offre un look distingué.

**Le maillot ramené d’Égypte…C’est un autre phénomène de mode un peu différent du bikini… Le maillot spécialement conçu pour les femmes voilées ! L’idée est celle de Mohammed Chahine, un styliste turc. Le principe : une combinaison – collants et tunique à manches longues – complètement imperméable avec foulard intégré élastique qui tient autour du visage (un peu comme les bonnets de piscine, plus large derrière pour ranger les cheveux). Le must : un cordon qui serre aux poignets. Très difficile à trouver sur le marché algérien, certaines l’ont pourtant dans leur sac de plage. « Je l’ai ramené d’Egypte, nous confie une adepte. Il me permet d’aller nager loin sans avoir à tenir mon pantalon et sans la sensation désagréable des vêtements qui collent à la peau après un bon plongeon. »

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 * Nager en trikini…. Si les hommes se posent la question de «comment traverser la mer», les femmes algériennes se posent la question de savoir «comment y nager?» et dans quelle tenue? L’été 2009 sera très court en effet entre les dernières pluies et le premier jour du Ramadan et la question se pose en urgence: faut-il nager en bikini, en pantalon, en hidjab, en survêtement ou en robe de mariée ? Pour ce faire, les Algériennes sur la plage ont inventé les tenues les plus abracadabrantes: le hidjab plus short, le jean avec foulard, la robe retroussée, le pantalon pyjama pour nager ou le fameux trikini. Ce dernier est une pure invention algérienne post-FIS. Ce n’est pas le bikini des plages de Nice, avec deux pièces osées, impossibles en Algérie même au Club des Pins. Ce n’est pas le monokini brésilien, impensable chez nous de la Malaisie au Maroc, ce n’est pas le nudisme impossible en terre d’Islam. C’est le trikini, composé du bikini, avec haut et bas, en plus d’une jupe par en dessus pour cacher aux regards le corps de la femme. Le trikini est aujourd’hui vendu tel quel, disponible dans les magasins et répond à la solution algérienne: islamistes, conservateurs, nationalistes. Ou arabophones, berbérophones, francophones. Tout le monde y trouve un peu son compte et cela permet aux Algériennes de nager et pas seulement regarder la mer à la télé ou regarder nager leurs enfants et les immigrées sans oser toucher l’eau sauf pour laver la vaisselle ou laver le linge sale.(Le Carrefour d’Algérie-25.06.09.)

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* Comment saluer les femmes ? …..Modernité et ascenseur. Aujourd’hui, il paraît qu’il faut s’adapter mais nous ne savons pas comment. Les algériens sont le seul peuple qui ne sait pas encore comment s’habiller algérien: avec voile, hidjab, haïk, Rotana ou foulard et jean? Nous ne savons pas aussi s’il faut embrasser les femmes proches et parentes sur les joues ou leur tendre la main ou les saluer seulement avec le menton et les yeux. On n’a pas encore tranché la question de savoir s’il faut embrasser trois fois comme les hommes, quatre fois comme les femmes ou deux fois comme les occidentaux et les gens de la ville. On ne sait pas encore comment faire dans le taxi lorsque ce dernier transporte déjà un homme assis à l’arrière: faut-il quand on est une femme le faire descendre pour prendre sa place au siège arrière et lui demander de monter à l’avant? Ou s’asseoir à l’avant du taxi même si c’est mal vu pour une femme? Et si deux hommes sont à l’arrière, est-il décent de monter dans le taxi et de prendre siège entre les deux? Le pire, c’est enfin dans les ascenseurs des nouveaux grands immeubles. Là, la question se pose en attente d’une fatwa urbaine : quand une femme appelle l’ascenseur et que la porte s’ouvre sur un homme qui s’y trouve déjà, faut-il monter avec lui? Ne pas le faire et attendre que l’ascenseur soit vide? Monter quand même et risquer le risque de cette intimité «illégale» de quelques minutes quitte à provoquer son mari, sa belle-mère, son frère aîné ou son propre père? On ne sait pas. Les codes mentaux des femmes et des hommes algériens sont encore ceux d’autrefois. Le reste de la vie, a déjà pris l’ascenseur pendant que les mentalités prennent le long chemin des escaliers.(  SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.06.06.09) 

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*Bakhta ennegracha…..Elle ne s’arrête jamais. Elle râle tout le temps, matin et soir. Elle trouve toujours un prétexte. Et si elle démarre, impossible de l’arrêter. «R‘ha», ya ben aâmmi. Elle se lève le matin pour préparer le café, et l’alerte est donnée. La voilà qui se plaigne déjà. Tout le monde dans le quartier la connaisse et tente toujours de l’éviter. Lorsqu’elle aborde une voisine dans la cage d’escalier, elle l’a retient au moins pour une heure. De la propreté de l’immeuble, au bruit que font les enfants, en passant par tous ces jeunes, qui passent leur temps dans le quartier, etc., etc… Oui, elle est connue. On la même surnommée «Bakhta ennegracha», tant il est vrai, qu’elle est insupportable. L’épicier, un vieux monsieur, dès qu’il la voit, il abandonne son magasin. Heureusement, le pauvre, qu’il a un fils, qui le remplace au pied levé. Quant au facteur, il ne rentre dans l’immeuble qu’une fois sûr de son absence. Depuis qu’il a été obligé de la supporter presque trois heures, c’est fini. «Omr Daoud la y’aâoued». Mais le plus martyrisé, c’est évidemment son mari, lui qui vit avec elle, sous le même toit. Tout le monde le plaint dans le quartier. Le pauvre, il n’en peut plus. Il est à bout de nerf. Mais Bakhta ne s’en rend même pas compte. Elle commence à râler le matin, et ce n’est que tard dans la nuit qu’elle s’arrête. Un répit en attendant  la levée du jour. (  SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.03.06.09)

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* Des femmes qui veulent tout et tout de suite….Les femmes d’aujourd’hui ne sont ni compréhensives, ni tolérantes, ni mêmes patientes. Elles veulent tout et tout de suite. Il n’y a pas à discuter. Et pour couronner le tout, elles divorcent aussi vite quelles se marient. Elles commencent d’abord par poser des conditions impossibles. De la parure à la mode, à la salle de fête, elles choisissent tout y compris les plats. Que le futur mari ait les moyens ou non, est le dernier de leurs soucis. La fête passée, madame exige un voyage de noces là où, vont toutes ses copines. Tant pis pour le mari s’il n’avait pas pris ses dispositions. Il n’a qu’à demander un prêt. Madame commence déjà à le regarder drôlement. Le pauvre…, il n’a qu’à se débrouiller comme il l’avait fait pour les frais de mariage. En rentrant du voyage, l’épouse doit se relooker. Pour cela, elle a besoin d’aller chez l’esthéticienne puis chez sa coiffeuse, le mari doit se cacher à la maison de peur de tomber sur ses prêteurs. Mais, il n’est pas au bout de ses peines, puisque madame exige d’organiser un repas pour ses amies qu’elle n’avait pas revues depuis son mariage. «Mais…, je n’ai pas un sou !», éclatera enfin le mari. «Ah non, j’ai déjà prévenu mes copines. Tu n’as qu’à te débrouiller», lui rétorque-t-elle. Se débrouiller… encore. Seulement, il ne peut pas, il ne peut plus. Il consulte à son tour ses copains, et la maman, bien sûr et finira par jeter l’éponge. «Je ne me débrouillerai plus, c’est fini», lui dira-t-il dans l’espoir qu’elle lâcherait un peu de lest. Mais, madame ne veut rien savoir. «Ya khouya, koum wella taleg». Le mari accepte donc de divorcer car déjà il est en pleine banqueroute. Il s’est marié pendant l’été, et à peine l’hiver le voilà déjà divorcé, fauché et endetté jusqu’au cou. – SOUG ENN’SSA – Le Carrefour d’Algérie.02.06.09.)  

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 *cherche mari avec appartement…. Aujourd’hui en Algérie, certaines femmes ne cherchent pas des hommes pour se marier mais plutôt des appartements. Celle-ci passe en priorité, l’homme n’étant qu’une option. Si l’homme n’a ni appartement, ni studio et n’ayant pas déposé quelque part un dossier pour l’obtention d’un logement, ses chances de se marier sont presque nulles. Si les hommes aujourd’hui pensent d’abord au logement en priorité avant d’envisager le mariage, ce n’est pas seulement pour vivre en paix, ils savent qu’en procédant ainsi, ils auront moins à faire pour trouver une femme. La femme de son côté sait aussi qu’un appartement avec un mari vaut mieux d’un mari sans. Car le mari peut partir, l’appartement non. «Tu possèdes un appart?» Cette question n’a rien de spontané. Elle révèle en fait sur les intentions de la femme. En répondant oui, le programme de récupération de l’appartement et d’expulsion du mari est donc déclenché. Après quelques mois de mariage seulement sous un toit où ni la belle mère, ni la belle-soeur ne vivent, commence le cauchemar. Tout est réglé à l’avance, entre l’épouse et sa mère, entre l’épouse et son frère, etc… L’idée est de mettre le mari hors de lui, jusqu’à ce qu’il craque et demande le divorce. «Divorce», mot magique qui sonne bien dans les oreilles de l’épouse. Son plan touche à sa fin. Enfin l’appartement sera le sien. Et le mari, il n’a qu’à chercher où se loger… en attendant de se remarier!(Le Carrefour d’Algérie- SOUG ENN’SSA-30.05.09.)

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 * La femme «amoureuse d’elle-même». Elle est ce qu’on appelle une narcissique. Elle ne voit qu’elle-même et personne d’autre. Comme l’histoire grecque qui raconte comment un héros est mort noyé dans un lac parce qu’il s’est trop penché sur son propre reflet qu’il trouvait très beau. Quant à elle, son lac, se sont les miroirs. Elle en a partout. Elle aime aussi se voir dans les yeux des autres, hommes intéressés ou femmes jalouses. Quand elle marche dans les rues, elle surveille son reflet dans les vitrines, les pare-brises, les lunettes, les vitres et les flaques d’eau. Se trouvant trop belle, elle se demande sans cesse comment les autres la voient. Et surtout, pourquoi ils ne voient pas qu’elle puisqu’elle est la plus belle de tous. Les autres sont ses photocopies mal faites. Son plus grand plaisir c’est d’entendre les gens parler d’elle sans savoir qu’elle peut entendre. Son bonheur est de faire tourner les têtes dans les rues. Son drame est qu’elle fait pitié sans le savoir. Sa joie est de garder un silence indifférent lors des invitations, des mariages et des cérémonies et de se faire passer pour un mannequin de cire, regardant les gens du haut de son deuxième étage mental. Selon la sagesse de nos mères, la narcissique est dite, en algérien, «âadjba rouh’ha», traduire «amoureuse d’elle-même». Généralement, la femme narcissique est belle, creuse comme un arbre décédé, sans avenir hors sa trousse de maquillage, ne sachant rien faire d’autre que se regarder sans cesse, méprisante et handicapée par un terrible manque de confiance en soi. On n’en voit dans les salons de coiffures, chez les manucures et devant chaque miroir de la maison ou du bureau. (Le Carrefour d’Algérie- SOUG ENN’SSA-28.05.09.)

 

 

2 réponses à “miroirs de femmes”

  1. 11 11 2011
    league of legends download (00:13:45) :

    Well, all things considered…




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