Pêcheurs et activités de pêche-3

*Thon rouge. l’Algérie tente de récupérer son quota initial 

L’Algérie qui jouissait auparavant d’un quota initial de 680 tonnes, soit 5% du total des captures admissibles (TAC) en Méditerranée et en Atlantique-est, ne dispose cette année ue de 370 tonnes.

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<p><strong><span style=Treize armateurs ont postulé pour la campagne 2015 de pêche au thon rouge, dont le quota attribué à l’Algérie a été revu à la hausse par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta).

Selon le chef de cabinet du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques cité par l’APS, les armateurs intéressés ont eu des informations sur «l’enjeu, l’importance et la sensibilité de cette pêche internationale, d’autant que l’Algérie tente de récupérer progressivement son quota initial de pêche perdu au fil des ans au profit d’autres pays mieux nantis en moyens humains et matériels».

L’Algérie, qui jouissait avant 2010 d’un quota initial de 680 tonnes, soit 5% du total des captures admissibles (TAC) en Méditerranée et en Atlantique-est, dispose cette année de 370 tonnes, après avoir réussi à pêcher 243 tonnes en 2014. La Cicta, réunie en novembre dernier à Gênes (Italie), avait décidé l’augmentation du quota annuel de l’Algérie et maintenu son droit à recouvrer, progressivement, son quota initial. Une décision qui a été obtenue difficilement cependant par l’Algérie, qui a dû faire un véritable forcing auprès de la Cicta pour arracher ses droits, selon le ministère de la Pêche.

L’Algérie doit maintenant prouver ses capacités sur le terrain, en pêchant la totalité de son quota 2015, comme elle l’a fait en 2014. Ce n’est qu’à cette condition qu’elle verra son quota progresser pour atteindre 460t en 2016 et 543t en 2017. «Il est très important de capturer la totalité de ce quota pour prouver à la Cicta les capacités de pêche de l’Algérie et renforcer, ainsi, les arguments de l’Algérie pour la préservation de ses quotas et, partant, restituer la totalité de notre quota historique», souligne M. Neghli dans une déclaration à l’APS. Il précise que le ministère de la Pêche «a pris des mesures strictes, qui doivent être appliquées à la lettre».

Ce même responsable note qu’il a été demandé aux 13 thoniers de mobiliser les membres de leurs équipages pour effectuer, en avril prochain, une formation dans les techniques de pêche de ce thonidé qui sera assurée par ce département ministériel. De surcroît, l’Algérie doit répartir son quota entre les armateurs selon les règles de la Cicta, c’est-à-dire en fonction de la dimension du navire. «Avant que notre quota soit augmenté, l’Algérie dérogeait à cette règle, du fait que les quantités de pêche permises étaient réduites par l’ancienne quote-part», relève le même responsable.

Afin de maximiser les chances de capture, les pouvoirs publics encouragent les armateurs à se constituer en groupes de pêche. Le processus de participation des armateurs à cette campagne de pêche prévue pour mai prochain sera «très sélectif», étant donné «la délicatesse de l’opération du fait de son caractère international» et l’enjeu qu’elle représente pour l’Algérie qui est toujours en quête de rétablir son quota initial qui était de 5% du total des captures admissibles (TAC) en Méditerranée et en Atlantique-est.

Il s’agit, entre autres, de veiller à ce que les caractéristiques techniques prescrites par la réglementation en vigueur soient «scrupuleusement» respectées, pour garantir l’opérationnalité des navires.

Par ailleurs, M. Neghli fait savoir qu’un arrêté ministériel régissant l’exploitation du thon rouge va être promulgué afin d’y inclure les améliorations enregistrées dans cette activité. A rappeler que le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques avait décidé, en 2010, d’exclure les exploitants étrangers des  campagnes de la pêche de thon rouge dans les eaux sous juridiction algérienne, en réservant cette activité exclusivement aux thoniers algériens.

Il s’agit maintenant de former ces armateurs et de les aider à honorer les engagements de l’Algérie, qui avait réussi l’année écoulée à pêcher la totalité de son quota, bien avant la fin de la campagne prévue le 24 juin 2014, avec la participation de huit armateurs scindés en trois groupes.*Zhor Hadjam/ El Watan/ dimanche 15 mars 2015

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*Les sardiniers algériens ne pêchent que 50% des besoins nationaux.

C’est ce qu’a révélé, hier, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques en marge du regroupement régional Est de consolidation de la stratégie nationale et du programme quinquennal 2015-2020 «Aquapêche bleue 2020», organisé hier à Annaba.

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	Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la P&ecirc;che  » src= »http://www.elwatan.com/images/2014/11/17/peche_2513996.jpg » /></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></p>
<p><span style=**photo:Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche

Selon les analyses des experts appelés à contribution, il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande de sardine. En chiffres, ce sont 100 000 tonnes de ce poisson bleu qui sont pêchées annuellement pour une demande estimée à 200 000 tonnes, soit 50% des besoins nationaux», affirme le ministre. A la question de savoir pourquoi le prix de la sardine ne baisse jamais, le ministre a indiqué que «la vente de la sardine passe par des circuits flous de trafic de poisson.

Les habitants des villes côtières ne mangent jamais la totalité de la sardine pêchée chez eux. A cela, il faut ajouter la vente aux grossistes qui augmentent la marge bénéficiaire. En revanche, nous envisageons de mettre en place, dans chaque wilaya côtière, un marché de gros dont les transactions seront réglementées».

En ce qui concerne la pêche au thon, Sid Ahmed Ferroukhi a confirmé que «L’Algérie a pêché la totalité de son quota bien avant la fin de la campagne, dont le délai prévu était le 24 juin. La flotte algérienne engagée, soit huit armateurs nationaux, avait pu pêcher 243 tonnes attribuées à l’Algérie par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT)». Sur le plan local, M. Ferroukhi a annoncé : «Dans le cadre du prochain quinquennat, il est prévu la réalisation d’un port de pêche d’envergure. Le site qui devra l’abriter est situé entre le littoral de Annaba et d’El Tarf.

A cela il faut ajouter la mise en place d’une école de formation pour les plongeurs, en prévision de l’ouverture de la pêche au corail prévue dans le courant de l’année prochaine.» Par ailleurs, il n’a pas manqué de relever que quelque 95% des bateaux de pêche sont dans un état vétuste, appelant les armateurs locaux à exploiter les facilités accordées via les dispositions de financement mises en place par l’Etat pour les renouveler.

Rappelons qu’en présence des experts nationaux et étrangers  et de l’ensemble des acteurs et partenaires concernés par le secteur de la pêche venus de plusieurs wilayas de l’est du pays, les organisateurs de cette rencontre ont souligné qu’«un cycle de rencontres régionales Est-Centre-Ouest, devant déboucher sur une rencontre nationale, prévue le 4 décembre prochain à Alger, est programmé, dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale du secteur de la pêche et de l’aquaculture».

Depuis juin 2013, 46 rencontres ont été organisées à travers toutes les régions dont la clôture de la phase de concertation élargie est prévue en décembre prochain. En mai 2015, le ministère passera à la phase de conception du programme «Aquapêche 2020». Ce dernier nécessite une enveloppe de 170 milliards de dinars, tous financements confondus. L’objectif assigné est la création de plus de 30 000 postes d’emploi directs dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture qui renforceront les rangs des 70 000 travailleurs déjà en activité.*Leïla Azzouz–El Watan-mardi 18 novembre 2014

*réactions d’internautes:

Lesnami   le 18.11.14 | 15h35

Pêcheurs et activités de pêche-3 ico_reac_doublequote Petits projets=grands succès!

Que fait-on en attendant « Aquapeche 2020″? Plutôt que de planifier de grands projets à coup de centaines de milliards et attendre des années pour leur aboutissement, de petits projets d’investissement bien contrôlés et bien ficelés sur le court/moyen terme permettraient de sortir de l’impasse en couvrant les besoins immédiats. Ce constat amer est malheureusement inhérent à beaucoup de secteurs en Algérie.

varan   le 18.11.14 | 16h40

ico_reac_doublequote la loi de l’argent

les carences en production halieutique sont dues essentiellement à divers facteurs ,entre autre de la pollution, de toute la façade maritime d’est en ouest,les rejet de déchets solides et liquides l’existence de seuil de pollution au micro plastique les pratiques mafieuses de certains de puis plus de 50 ans qui utilisent des procédés douteux tel que la dynamite ont met en danger tous les plateaux de production halieutiques à cela s’ajoute les grands bateaux de gros tonnage faisant des vidanges en plein mer.cette situation de destruction de toute la flore marine et les sanctuaires du poisson et de la sardine ,a vite eu un effet sur la production ,en chute libre malgré qq efforts .allez y faire un tour dans les ports de pêches et vous verrez comment les choses fonctionnent bateaux filets et autres Equipements utilisés sans pour autant parler des infractions au période de repos biologique.allez voir qui a pris en otage pour ne pas dire investit dans le secteur de la pêche ,échappant à tout contrôle et toute réglementations.

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le secteur de la pêche a tout le potentiel pour devenir rentable. Mais les courants contraires sont puissants

En dépit de tous les plans de relance qui n’ont jamais rien donné, le secteur de la pêche a tout le potentiel pour devenir rentable d’ici cinq ans. Mais les courants contraires sont puissants.

Le soleil n’est pas encore levé. Dans la halle à la marée du port d’Alger, Mhamed, 76 ans, doyen de la Pêcherie, regarde les caisses de merlan et de chien de mer que les manœuvres plus jeunes que lui viennent de décharger. Cette nuit-là, le peu de poisson arrivé est venu de Annaba, par bateaux et par camions. Le vent qui souffle depuis plusieurs jours sur l’Ouest et le Centre épargne pour l’instant l’est du pays, seul espoir d’arrivages pour Alger. Car la pêche, comme tout le reste, n’échappe pas à l’hypercentralisation : c’est par Alger que la plupart de la production et des importations transitent pour desservir le reste du pays.

De l’autre côté de l’avenue, devant les voûtes, des camionnettes frigorifiques sont stationnées les unes à côté des autres. Les plaques d’immatriculation indiquent qu’elles viennent de toutes les wilayas. Sous la lumière blanche des ampoules vissées au-dessus des devantures, qu’il vente ou qu’il fasse beau, les transactions doivent se conclure, entre deux gobelets de café et quelques cigarettes.

Quand un restaurant demande de l’espadon, il faut en trouver. De l’espadon, justement, ce matin, il y en a quelques pièces posées sur un cageot. «Alors qu’on est en période de repos biologique !, note un grossiste. Je peux vous dire que celui-là a été pêché en Algérie; alors qu’il n’aurait pas dû l’être.» Pendant que dans la Pêcherie, pas un poisson n’échappe au contrôle vétérinaire, de l’autre côté, sur le trottoir, règne l’informel, de minuit à 7h. Soit, selon les professionnels qui arpentent les deux mondes… 60% du marché.

Mais les équipes du ministère de la Pêche et de la wilaya l’affirment : ce règne sera bientôt terminé. Parce qu’un grand parking sera construit à l’endroit même où se garent les camions frigorifiques, pour le grand public qui aura accès à la toute nouvelle poissonnerie de détail, au port et aux restaurants avec terrasses qui ouvriront bientôt sur les quais. Les onze carreaux en marbre qui accueilleront treize mandataires sont fin prêts, tout comme la chambre froide qui permettra de stocker le poisson invendu. «Les efforts que nous faisons depuis trois ans pour réorganiser le secteur commencent à se voir, souligne Rabea Zerrouki, directrice de la pêche de la wilaya d’Alger, en inspectant la poissonnerie.

Regardez la pêcherie : elle a été complètement rénovée, et cela pour la première fois depuis sa construction en 1937 ! Nous avons réussi à bannir les caisses en bois pour y imposer des caisses en plastique, plus hygiéniques.» Mais c’est sur les quais du port de pêche, désormais ouvert au public, que la transformation est plus flagrante. Les pêcheurs ont désormais à disposition une station Naftal pour s’approvisionner en carburant, des bornes d’eau et d’électricité, une fabrique de glace, un magasin de matériel de pêche et, d’ici peu, des toilettes, quasiment terminées.

La douche

En face du port, la wilaya a même cédé deux voûtes : une fois les travaux terminés, elles comprendront 48 cases de pêcheurs, une sorte de dortoir pour que le personnel des sardiniers puisse dormir au sec, stocker ses affaires et prendre une douche. Enfin, les pêcheurs ont surtout à leur disposition, sur le quai, une antenne avec des correspondants sociaux pour toutes leurs démarches administratives  : CNAS, retraite, etc. ainsi qu’un centre médical avec un médecin du travail.

Depuis 2010 (dans le cadre du programme du gouvernement 2010-2014), des mesures ont été prises pour faire avancer le secteur et pas seulement à Alger : de nouvelles halles à marée ont été ouvertes ou rénovées sur toute la côte, des associations professionnelles ont été créées par filières, un nouveau régime de protection sociale est entré en vigueur, la pêche au corail a rouvert, un nouveau corps d’inspecteurs de pêche a été mis en place, etc. Une réorganisation et une modernisation de la profession que le ministre, Sid Ahmed Ferroukhi, compte accélérer grâce à un nouveau plan de développement, Aquapêche 2020 (voir infographie). Mais il est encore trop tôt que pour que dans notre assiette, les choses changent vraiment.

Le poisson reste cher et sur l’étal, il y a toujours aussi peu de choix. Abderrahmane Lafer est le représentant des 13 mandataires (ceux qui s’occupent de la transaction entre le pêcheur et le grossiste) de la Pêcherie d’Alger. C’est là que se trouve son bureau, hérité de son père, où une carapace de tortue, des coquillages, un vieux tableau de voilier perdu en mer, une roue de navigation et, dans l’air, une odeur tenace de poisson et de tabac froid, témoignent de l’ancrage de la famille dans le business du port.

Relève

Dans cette pièce où le temps s’est arrêté, l’homme évoque ce qui, à ses yeux, tire le secteur vers le fond : «En Algérie, la pêche reste artisanale. Les patrons de pêche vont toujours aux mêmes endroits, c’est pour ça qu’on parle de surpêche ! Mais du poisson, il y en a, il suffit de connaître les coins…» Sous les voûtes, s’il y a un sujet qui énerve les grossistes, c’est bien celui des limites des ressources halieutiques. «C’est vrai, il y a dix ans, il y avait davantage de poisson, parce que moins de pollution, admet Sofiane.

Mais aujourd’hui, on a aussi moins de moyens. Les vieux meurent et il n’y a personne d’assez bien formé pour prendre la relève. Il faudrait trouver de nouvelles zones de pêche, mais ça c’est le travail du ministère !» Mohamed Haouchine, consultant en pêche, aquaculture et environnement marin, est aussi de cet avis : «En Algérie, il existe trois zones de pêche liées à la configuration du plateau continental.

En gros, on peut pêcher à l’Est et à l’Ouest, où le plateau est large, ce qui représente environ 30% de notre littoral. Au Centre, où le plateau est étroit, il faudrait oser aller plus loin. Le problème, c’est que les pêcheurs ne sont ni équipés ni formés pour s’aventurer au-delà.» Abderrahmane Lafer renchérit : «Le problème, c’est qu’on ne nous laisse pas travailler ! Moi par exemple, j’aimerais importer des chalutiers d’Espagne.

Avec la crise, ils sont vendus pour trois fois rien — entre 4000 et 5000 euros contre 7 à 12 millions de dinars en Algérie – et encore, le temps qu’on me le construise, je serai mort. Seulement voilà, s’ils ne sont pas neufs, la loi ne me le permet pas  !» Pour Smaïl, armateur, la faible rentabilité est aussi imputable au matériel. «Sur toute la côte algérienne, la moitié de la flotte ne sort pas.

Parce que les bateaux ont besoin d’être réparés. En Algérie, on ne trouve pas certaines pièces et il est aussi très difficile de les importer. Surtout pour tout le matériel dit ’sensible’, comme les GPS ou les sonars. Résultat : là où en huit heures de pêche, les Tunisiens ramènent 100 caisses de poisson, nous en ramenons 20. Pourtant, nous avons le même plateau et les mêmes méthodes de pêche. Mais un sardinier tunisien est équipé de 24 lampes. Un sardinier algérien n’en a que 8.»

Mobylette

Si la bureaucratie, les contraintes sécuritaires, le manque de formation, le passif de mauvaise gestion, etc. freinent le développement de la pêche au même titre que toute l’économie, dans la profession, des résistances existent aussi. Ce matin-là, sur le quai, des marins, déjà chagrinés par le mauvais temps, se sont réunis pour protester contre les mesures de sécurité qui obligent les petits métiers à présenter deux hommes à bord pour sortir en mer. Non pas qu’elles soient nouvelles, mais depuis la mort récente d’un pêcheur solitaire en mer suite à une crise cardiaque, les autorités ne ferment plus les yeux.

«C’est très compliqué parce que parfois, ils partent à deux pour poser des filets et quand il faut aller les chercher, l’autre n’est pas là. Alors le filet ramasse toutes les ordures qui traînent et, pour eux, c’est une perte sèche. Mais voilà, il y a des consignes à respecter», note un responsable du port. Malgré les explications des responsables, rien n’y fait. Ils menacent de faire grève.

Rabéa Zerrouki a quant à elle beaucoup de mal à convaincre les vendeurs de sardine ambulants de souscrire au nouveau dispositif Angem. «On leur propose une mobylette équipée d’une caisse isotherme qui permet de ranger jusqu’à six caisses. Elle comprend aussi un parasol, une balance, des gants, un casque et un tablier.

Elle coûte 10 000 DA et on leur accorde un prêt sans intérêt qu’ils remboursement à raison de 2000 DA par mois.» Les pêcheurs sont aussi les premiers à parler de la pêche à la dynamite encore et toujours pratiquée, en particulier à l’Ouest, en raison du relief qui rend périlleux le jeté de filet. A dénoncer les chalutiers qui raclent les petits fonds marins malgré la réglementation qui leur interdit de pêcher dans les zones inférieures à 50 m. A critiquer ceux qui ne respectent pas les périodes de repos biologique ou la taille des mailles des filets. Ou encore à parler des pêcheurs qui «sont obligés de rentrer au port après deux ou trois heures alors qu’en Tunisie, ils restent en mer toute la journée».

Ce matin, sous les voûtes, une grande partie du poisson arrive justement de Tunisie. Un négociant pour les restaurants grimace. «Notre problème, c’est qu’il n’y a pas de poisson frais. Le rouget et le merlan sont importés de Tunisie ou d’Espagne. Pour faire croire qu’ils ont été pêchés en Tunisie, ils les enlèvent des caisses en polystyrène pour que ça se voie pas.» Le poisson algérien a de la concurrence. Et à en juger par l’activité devant le port, proportionnelle à l’agitation des mouettes qui attendent le départ des camions, éliminer l’informel sera sans conteste le plus difficile des chantiers.

Un bateau, un stagiaire

A en croire les professionnels de la pêche, l’autre gros problème du secteur est la formation. Même sur les quais, on admet : «Quand un patron de pêche part à la retraite, il ne veut céder son bateau à personne d’autre qu’à ses enfants.»

Et on se désole que «les étudiants en mécanique qui sortent de l’Institut national supérieur de la pêche et de l’aquaculture sont recrutés par l’ERENAV (entreprise publique de réparation navale) ou partent chez Air Algérie ou à la SNTF» et plus globalement «de ne pas trouver de main-d’œuvre».

Pour Mohamed Abbas, directeur de l’INSPA, c’est aussi aux pêcheurs de faire un effort. «Le niveau de formation est bon. Si chaque bateau acceptait de prendre un stagiaire, ils trouveraient de la main-d’œuvre ! Après 200 heures de cours, nos étudiants doivent suivre un stage de 3 mois à bord d’un bateau.

Mais pour trouver un marin qui accepte de les embarquer, il faut du piston ! Alors que ce n’est qu’un stage et qu’ils ne sont pas rémunérés !» Les jeunes qui souhaitent s’inscrire à des formations initiales ne manquent pas, mais les remises à niveau pour le personnel ont moins de succès. «Pourtant, on a du matériel de simulation, un sonar, etc., poursuit le directeur. Mais pour eux, c’est une perte de temps.

Ils n’ont pas compris que le poisson n’allait pas monter tout seul à bord !» Pour améliorer la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, le plan Aquapêche prévoit la mise en service de trois navires-écoles (deux navires de pêche et un catamaran), l’ouverture de quatre centres de formation spécialisés en sécurité maritime (à Alger, Collo, Cherchell et Beni Saf), la création de neuf laboratoires de biologie et neufs ateliers d’aquaculture équipés de fermes pédagogiques, l’acquisition d’un navire-école pour la formation à la pêche hauturière et l’ouverture de trois établissements de formation aux métiers de la plongée sous-marine à El Kala, El Marsa et Oran. *El Watan-06/03/2015

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*Thon rouge-campagne 2014

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 26 février 2014

Les armateurs des navires thoniers, battant pavillon algérien désireux de prendre part à la campagne de pêche au thon rouge pour 2014, peuvent déposer leur dossier auprès de l’administration, indique un communiqué du département de la pêche.

Le dossier des candidats doit comporter une demande écrite de l’armateur précisant la nature de la pêche ciblée, pêche au thon rouge mort ou pêche au thon rouge vivant, ajoute la même source. L’armateur doit aussi notifier les caractéristiques techniques du ou des navires de capture et les moyens utilisés pour la traction des cages de transport du thon rouge vivant ainsi que celles des moyens et des engins de pêche et de traction à utiliser. Les candidats sont également invités à fournir le procès-verbal de visite d’inspection supplémentaire attestant que le ou les navires de capture est ou sont aptes à la navigation à la pêche à laquelle ils sont destinés et que le matériel et l’équipement sont conformes. Il s’agit encore de remettre une copie certifiée de l’acte de nationalité des navires ainsi que les informations relatives sur les méthodes de transfert du thon rouge vivant capturé.

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 26 février. La campagne de pêche au thon rouge de 2013 avait généré six millions de dinars de redevances versées au Trésor public et environ 2,5 millions d’euros de recettes à l’exportation, soulignait, début décembre, Kamel Neghli, chef de cabinet du ministère de la Pêche. Ce responsable affirmait encore que l’Algérie, qui a vu son quota de thon rouge réduit considérablement en 2010 à 143 tonnes, continuera à «se battre» jusqu’à la restitution de son quota historique de 680 tonnes. Selon lui, la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique avait reconnue, en 2012, de façon implicite le «tort causé à l’Algérie en réduisant considérablement son quota de thon rouge» de 5% à 1% en 2010. Pour la campagne de 2014, le quota de l’Algérie sera de 243 tonnes. *El Watan-26.12.2013

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**Thon rouge

la campagne 2013 s’étalera du 26 mai au 24 juin 2013

Le ministère de la pêche et des ressources halieutiques a appelé les professionnels algériens de la pêche au thon rouge à se préparer à la campagne 2013, qui s’étalera du 26 mai au 24 juin, a indiqué une source responsable du ministère.

Les armateurs de thoniers sont invités à se manifester pour participer à la campagne de pêche au thon rouge, dont le quota algérien est fixé à 243 tonnes» pour 2013, a indiqué à l’APS la chargée de la communication du ministère M. Yasmine Khazem.

Le ministère a annoncé l’ouverture de la période de dépôt des dossiers pour l’obtention des permis de pêche au profit des armateurs de bateau de pêche battant pavillon national, armés pour la pêche au thon. La période de réception des dossiers durera jusqu’au 26 février 2013, selon un avis du ministère paru dans la presse nationale.

Les armateurs intéressés doivent préciser dans leurs demandes la nature de la pêche ciblée (thon mort / vivant), les caractéristiques techniques des navires et des engins de pêche, ainsi que les procès verbaux de visites d’inspection supplémentaires attestant l’aptitude à la navigation des embarcations et la conformité des moyens utilisés.

A cet effet, les armateurs sont invités à mettre à niveau leurs équipements aux spécifications techniques «minimales» établies et définies par la réglementation, souligne la même responsable. Une journée d’information et de sensibilisation a été organisée la semaine dernière au siège du ministère afin d’expliquer aux professionnels de la pêche au thon les procédures et la réglementation à suivre.

Par ailleurs, l’Algérie participera à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) qui se tiendra du 18 au 21 février à Séville (Espagne). Lors de cette rencontre, les pays membres présenteront leurs plans de pêche afin de vérifier leurs conformités aux dispositions de l’organisation.

La CICTA réunit l’Union Européenne, les Etats-Unis, le Canada, le Japon et plusieurs pays méditerranéens dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, et la Syrie, ainsi que le Mexique, la Norvège, l’Islande et le Brésil.

Le quota de pêche au thon rouge alloué à l’Algérie a augmenté en novembre 2012, lors de la réunion de la CICTA à Agadir (Maroc) pour passer de 138 tonnes à 243 tonnes, rappelle-t-on. Ce quota sera exploité exclusivement par des opérateurs algériens sans faire appel aux armateurs étrangers.

Un responsable au ministère avait indiqué que durant la campagne précédente seulement 69 tonnes de thon rouge ont été pêchées, soit 50% de la part allouée à l’Algérie (138 tonnes).*16 Février 2013-Le Financier

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40 milliards de dinars pour moderniser les pêcheries

Cela concerne les quelques 70 ports et abris de pêche se trouvant sur le littoral algérien

La vétusté de la flotte de pêche, la mauvaise gestion des infrastructures, les méthodes illicites employées, souvent par les pêcheurs et l’archaïsme par manque de formation font que l’Algérie pêche seulement 10% du million de tonnes de poissons pêchés annuellement en méditerranée.

Le ministre de la pêche et des ressources halieutiques Sid Ahmed Ferroukhi , explique cette carence par le recours à la pêche traditionnelle et l’état déplorable des pêcheries qui souffrent tout autant de la vétusté des équipements et des carences de gestion.

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Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le ministre de la pêche et des ressources halieutiques a indiqué qu’un plan de modernisation du secteur de la pêche maritime sera lancé par son département notamment l’aménagement des pêcheries des 14 wilayas côtières.

Ferroukhi a précisé qu’une enveloppe de 40 milliards de dinars a été dégagée pour cette modernisation. Elle concernera les quelques 70 ports et abris de pêche se trouvant sur le littoral national. Ceci côté infrastructures.

Du point de vue technique de pêche, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de mener d’une manière graduelle le passage d’une pêche traditionnelle à une pêche moderne, en valorisant le capital humain dans le secteur qui compte un effectif 50.000 inscrits et les quelques 70.000 personnes employées dans le secteur.

Ceci passera par une meilleure gestion des potentialités humaines, par la formation aux techniques modernes et par la prise en charge sérieuse des problèmes sociao- professionnels des acteurs du secteur de la pêche.

Le but, selon Ferroukhi, est de répondre à une demande qui progresse de 7 à 8 % par an, en Algérie. Il faut souligner que le ratio de consommation algérien en poisson (moins de 5 kg par an et par habitant) est loin en deçà des normes universelles en la matière (plus de 10 kg/an/h).

Au sujet de la pêche du thon rouge, le ministre de la pêche et des ressources halieutiques a estimé que l’Algérie pourra bien pêcher son quota, estimé à 243 tonnes attribué par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) en novembre dernier, tout en précisant qu’un appel à manifestation d’intérêt a été lancé par son département.

Dans le même sillage, il a rappelé que l’Algérie compte 11 thoniers tout en précisant que la capacité d’un thonier nécessaire à la pêche du thon rouge devrait se situer aux alentours de 60 tonnes.

Ferroukhi est optimiste quant à la capacité de l’Algérie de pêcher son quota en 2013 même s’il n’a pas manqué de préciser que l’on saura plus après la collecte des offres des armateurs algériens appelés à se manifester avant le 26 février 2013. Pour rappel, la campagne de pêche au thon rouge aura lieu du 15 mai au 15 juin 2013.*18 Février 2013-Le Financier

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*Pic de production de poissons pélagiques    

 125 tonnes de poissons débarquées en un seul jour sur les quais d’Oran et d’Arzew

Le prix du kilogramme de la srdine: entre 120 da et 90 da

La production de la sardine a atteint jeudi dans les ports d’Oran et d’Arzew son plus haut niveau, a affirmé le directeur de la Pêche et des Ressources halieutiques, Mohamed Bengrina. La wilaya d’Oran a enregistré son plus haut niveau de production, estimé à environ 39 tonnes de sardine. Cette performance ne concerne pas uniquement la sardine, mais toutes les espèces de poissons pélagiques. Au total, une récolte de 125 tonnes de pélagiques a débarqué hier sur les quais d’Oran et d’Arzew. Outre 39 tonnes de sardine, on a enregistré 22 tonnes de sorel, 20 tonnes de bougue, 39 tonnes d’allache, 1,5 tonne de melva, plus des quantités appréciables de crustacés, indique-t-on de même source. Les prix de la sardine, poisson très prisé par les consommateurs, ont connu, à leur tour, une baisse sensible. Le prix du kilogramme étant affiché, à la poissonnerie d’Oran, à 120 DA, tandis que la vente en gros de la sardine, dans le port d’Arzew, s’est établie à des prix inférieurs, jusqu’à 90 DA le kilo. Selon le directeur du secteur, cette performance a été rendue possible grâce au processus de régénérescence des ressources halieutiques côtières, laquelle a été favorisée par le respect de la période de repos biologique et la baisse significative du phénomène de la pêche illicite. Pour rappel, les prix de la sardine avaient enregistré une hausse vertigineuse depuis près d’une année, atteignant 500 DA/kg lorsque la moyenne de production dans la wilaya d’Oran était comprise entre 4 et 5 tonnes seulement.*Quotidien d’Oran-11.10.2012.

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*Mostaganem: plus de 5000 marins pêcheurs vivent de la pêche aux espèces pélagiques comme la sardine ou l’anchois

**l’usage dénoncé des filets pélagiques qui font des ravages ! 

Ils sont plus de 5000 marins pêcheurs à ne vivre que de la pêche aux espèces pélagiques comme la sardine ou l’anchois et à un degré moindre les bonites, les maquereaux et le thon, des espèces qui se font de plus en plus rares dans les eaux de la baie de Mostaganem. 

Après la grogne des patrons de pêche et des armateurs de sardiniers, rapportée dans ces colonnes, ce sont de simples marins pêcheurs qui sont montés au créneau afin de dénoncer avec force l’usage soutenu des filets pélagiques et semi pélagiques par les gros chalutiers. Ils sont plus de 5000 marins pêcheurs à ne vivre que de la pêche aux espèces pélagiques comme la sardine ou l’anchois et à un degré moindre les bonites, les maquereaux et le thon, des espèces qui se font de plus en plus rares dans les eaux de la baie de Mostaganem. Jeunes et moins jeunes parlent de leur détresse face à la rareté drastique du poisson dit bleu qui était pêché uniquement par des filets sennes, dont la taille des mailles permet une prise sélective, évitant les juvéniles et les poissons de petite taille.

Ce que ne font pas les filets pélagiques utilisés par les chalutiers. Ce sont des pêcheurs en plein désespoir qui nous montrent les minuscules sardinelles ramenées dans les filets des chalutiers. Malgré les multiples précautions, nous parvenons à monter sur le pont d’un chalutier et à fouiller sous les filets encore humides. C’est sans difficulté que nos accompagnateurs parviennent à mettre en lumière la présence de juvéniles de sardines, dont l’âge ne devrait pas dépasser 2 ou 3 semaines. La découverte est stupéfiante, tant la fragilité des minuscules sardines est frappante. Ce sont ces alevins qui deviendront, au bout d’une année, de véritables sardines autorisées à la pêche.

Pour cet ancien marin pêcheur récemment transformé en armateur à la faveur de la mise en application du dispositif de soutien à cette activité, qui n’en est pas à sa première découverte, ces pratiques finiront par tuer définitivement cette activité. Très convaincant, il dénonce la gabegie et l’irresponsabilité à la fois des responsables, des armateurs et des patrons de pêche qui acceptent d’utiliser ce type de filet. Mahfoud n’hésite pas à parler de crime. Furieux contre le ministère qui ne fait rien pour mettre fin à ce massacre, il parle de ses nombreux collègues dont les femmes assurent de maigres revenus en vendant des galettes traditionnelles et du couscous qu’elles roulent à la maison. Mejdoub, habitant du quartier de Tigditt – là où se recrutent la plupart de ses collèges –, renchérit en déplorant le fait que «certaines femmes de pêcheurs ont été contraintes de vendre leurs bijoux afin de subvenir aux besoins de la famille». Le métier est devenu un pis-aller, soutient-il avec amertume.

Les armateurs redoublent de vigilance

Il fera remarquer que «si rien n’est fait de la part de l’Etat, et si ces filets, qui ne sont utilisés qu’à Mostaganem, dans une année ou deux, la sardine disparaîtra pour ne jamais revenir». Peinant à se retenir, il demande à un vieux ramendeur de nous parler «des prises miraculeuses des années 70, lorsque des milliers de casiers de sardines étaient débarqués chaque matin au port de Mostaganem». «Dis-lui que le casier de 16 kg se vendait péniblement à 50 DA !» Ce n’est que difficilement que son interlocuteur parle enfin de «ces années fastes, lorsque toutes les familles de Tigditt se partageaient sardines et anchois que certains savaient conserver dans d’énormes barils en bois».

Un bref instant de nostalgie interrompu par l’arrivée intempestive et menaçante du gardien qui nous toise avant de nous demander de nous éloigner du chalutier. Tout juste le temps de prendre encore quelques clichés et de disparaître. Car depuis que la presse s’est intéressée à cette pratique, les armateurs de chalutiers ont redoublé de vigilance. Une fois à quai, les chalutiers ainsi que les filets sont apprêtés afin de ne rien laisser transparaître de l’insoutenable gâchis. Le toilettage s’effectue au large, seuls quelques alevins et autres juvéniles parviennent à tromper la vigilance des maîtres du moment. Il a fallu toute la dextérité d’un jeune matelot pour retirer les larves de roussettes et de raies, fortement imbriquées dans les filets grâce à leurs minuscules tentacules.

Ils sont la preuve qu’au fond de la mer, les filets pélagiques n’ont aucun état d’âme, ni aucun égard pour les larves, les œufs, les juvéniles et les alevins ; ils raclent pour tuer toute forme de vie. Sur ce filet complètement envahi par les algues et la flore sous-marine, même les minuscules oursins et autres fruits de mer, pourtant fortement arrimés aux rochers, n’ont pas résisté à la furie des hommes. Le jeune Miloud, qui nous sert de guide, dénonce cette «folie qui perdure depuis plus de 10 ans sans que cela choque ceux qui en tirent un profit cruel. Ce sont des gens sans scrupules et sans conscience», soutient-il avec insistance. «Si au moins ils faisaient attention à la baisse visible des prises, ils comprendraient sûrement que la fin est proche», finit-il par lâcher en guise de cri de détresse. (El Watan-10.04.2012.)

***Un bateau scientifique pour évaluer nos ressources halieutiques

La campagne nationale d’évaluation de la ressource halieutique a été lancée hier à Arzew avec le bateau scientifique Krim Belkacem. Après Mostaganem, ce bateau doit parcourir Arzew afin de déterminer avec précision le stock de nos ressources halieutiques. Cette campagne de recensement pélagique permettra de cartographier les bancs de poissons blancs et d’élaborer un plan de gestion de cette ressource. Avec un équipage de onze personnes, ce bateau spécialisé dans la recherche et l’évaluation va se baser sur les effets du climat et sur le taux de salinité dans les zones de pêche connues pour recenser le véritable potentiel de nos côtes.
Initiée par le ministère de la pêche et des ressources halieutiques, cette campagne nationale vise à adapter les moyens de pêche et surtout de se fixer sur les investissements à projeter. Des rectifications en matière de politique de formation, d’investissement et de soutien à la production seront menées sitôt la campagne nationale d’évaluation du stock des ressources halieutiques achevée, apprend-on auprès des initiateurs de cette campagne. Celle-ci a été déjà lancée dans les régions du Centre et de l’Est du pays.
De ce fait, cette campagne est nécessaire car elle vise à encourager la nouvelle politique du secteur de la pêche, notamment en ce qui concerne la formation l’investissement ou le soutien à la production précise-t-on. Actuellement, le bateau doit parcourir toute la côte ouest pour élaborer cette banque de données, laquelle permettra de tirer des conclusions. Notons par ailleurs, que le secteur de la pêche a bénéficié dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014 de 1.840 millions de dinars répartis entre le soutien à la profession, aux investissements et à la formation. (Quotidien d’Oran-05.06.2012.)

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*Que deviennent les petits pêcheurs ?

*La pêche traditionnelle est-elle menacée ?

Une décennie après l’entrée en vigueur du programme de revalorisation de la pêche, que deviennent les petits pêcheurs ? La pêche traditionnelle est-elle menacée ? Force est de constater que les mécanismes étatiques d’aide à la pêche n’ont pas profité aux propriétaires de petites embarcations. Pourtant, nombre d’entre eux avaient déposé des dossiers pour continuer à exercer dans le respect des normes.
Reportage à la Pêcherie d’Alger, avec ceux qui se sentent marginalisés.

La pêche traditionnelle est pourvoyeuse de milliers d’emplois. Selon les statistiques du ministère de la pêche et des Ressources halieutiques, il existe près de 10 000 actifs. Partout en Algérie, des ports de pêche abritent les petites barges. Ils ont hérité le métier de père en fils, comme Omar, un trentenaire originaire de Cherchell. D’autres, par affinités, sont entrés dans la corporation. Tous partagent la passion de la mer. A la Pêcherie d’Alger, ils subsistent encore des pêcheurs qui pratiquent le métier d’une manière traditionnelle. Prenant le large avant l’apparition de l’aurore, ils reviennent au port pour vendre leurs prises à la criée. Le reste de la matinée est consacrée à la réparation des filets. Omar vit dans la capitale depuis 6 ans.

Pour lui, «la pêche traditionnelle est menacée de disparition». «Les mécanismes étatiques d’aide à la pêche n’ont pas profité aux gens du métier. Ceux qui ont contracté des prêts n’ont pas de relation avec la pêche. Souvent, c’est par connaissance qu’ils ont pu obtenir les crédits bancaires», fulmine-t-il. Pour Omar, «les vrais gens du métier» ont été marginalisés. Les conséquences sont palpables : «On parle souvent de raréfaction des ressources halieutiques. Ce n’est pas vrai. Il faut savoir que les techniques de pêche ne sont pas maîtrisées par ceux qui ont été privilégiés. La pêche est un art, et ce n’est pas n’importe quelle personne qui peut l’exercer», estime-t-il.

Hadji Ali, 72 ans, affirme pour sa part que «faire disparaître la pêche traditionnelle pour encourager la pêche industrielle est la plus grande erreur des gouvernements qui se sont succédé durant la dernière décennie». «Les pêcheurs traditionnels respectent les écosystèmes marins. Ils ne déversent pas de produits chimiques en haute mer, car ils sont conscients qu’une mer propre pérennisera leur gagne-pain. C’est ce que les chalutiers ne font pas», dénonce-t-il.

Veut-on tuer la filière traditionnelle ?

Il y aurait, selon nos interlocuteurs, «une volonté de marginaliser les petits pêcheurs qui, eux, ne disposent pas de moyens pour continuer à pratiquer le métier». «Si les chalutiers polluent les côtes et s’ils vendent des quantités que nous ne pouvons pas pêcher, il est certain qu’il ne restera que quelques années pour que nous disparaissions», disent-ils, amers. Omar rebondit sur son cas : «Cela fait cinq ans que j’attends l’approbation de mon dossier. Je n’ai rien demandé d’extraordinaire, juste un petit prêt pour continuer à pêcher convenablement. Je peux vous assurer que des gens venus d’horizons divers ont profité des crédits, alors que le dépôt de leur dossier ne dépasse pas les 2 ans. Il est clair qu’il y a une volonté de tuer notre pêche et la laisser aux industriels.» Hocine Bellout, président de la Fédération algérienne des marins pêcheurs (FAMP), affirme que «la pêche traditionnelle est finie». «Le gouvernement ment. Il présente parfois des chiffres inventés.Les gouvernements de la décennie 2000 ont anéanti la pêche traditionnelle», poursuit-il. M. Bellout ajoute :  «Les normes de pêche restent archaïques. Ils ont condamné les petits pêcheurs à la disparition.» Le président de la FAMP présente d’autres facteurs, comme «la pollution et la pêche à la dynamite, le prix de l’essence ou la non-réfection des embarcations».

«Une gestion partisane du secteur»

Le fait est, d’après Ferhat Aït Braham, armateur de pêche industrielle, que «toutes les catégories de pêche ont été victimes de la multiplicité des centres de décision, dans la gestion et le soutien public, et que le ministère en charge du secteur a connu des dévoiements de mission durant les années de gestion partisane du secteur». Toutefois, M. Aït Braham pense qu’«il est toujours possible de remédier aux problèmes inhérents à cette activité dans notre pays, en favorisant l’approche pragmatique et méthodique, sans préjugé ni parti pris, en essayant de réactiver l’existant au lieu de se lancer dans une nouvelle aventure aussi onéreuse que contreproductive comme la première, objet de toutes les critiques aujourd’hui».

Ferhat Aït Braham observe que «les fractures présumées entre les intérêts des petits pêcheurs et ceux des grands armements, ainsi qu’entre les marins et les armateurs, ne sont que le cheval de bataille de personnes orientées en fonction d’intérêts restreints et de préjugés étroits, mais surtout en quête de positionnement par le squat bruyant de la voix supposée du secteur et de ses opérateurs qui ont plus besoin de s’écouter que de s’invectiver».

Mourad Brahimi, ancien pêcheur, actuellement propriétaire d’un sardinier, suppose que «le métier de la pêche traditionnelle peut être sauvé si on apporte une touche de modernité». Il estime qu’«aujourd’hui, pour joindre la qualité à la quantité, il faut s’adapter à la technologie, comme l’acquisition de radars pour repérer les zones de prolifération poissonneuse». Une source au fait du dossier rappelle que «le premier plan de relance devait multiplier la production de poisson et améliorer les conditions des pêcheurs». Cependant, poursuit-il, «dans les faits, il a réduit la production et mis beaucoup de pêcheurs en difficulté socioprofessionnelle».

«Le coût des dépenses a atteint 27 milliards de dinars prélevés sur le Trésor public et le double des banques», a-t-il avancé. Si les Algériens trouvent que le poisson est cher et éprouvent des difficultés pour accéder à ce produit, souligne-t-on à la Pêcherie, le problème devrait être résolu à la source, en mettant en place une politique qui n’occulterait pas l’expertise ancestrale des vrais pêcheurs.*Bsikri Mehdi-El Watan-06.03.2014

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La faune et la flore marines plus que jamais mises en danger en Algérie

Pour la énième fois, Hocine Bellout, président du comité national des marins pêcheurs tire la sonnette d’alarme : « la faune et la flore marines est en danger  en Algérie». Et pour cause « la mafia y  opère en toute impunité  en procédant avec des moyens de pêches très nuisible  pour le milieu marin ».

Bellout dénonce ainsi  et depuis voilà plusieurs années une mafia qui opère  tout au long du littoral algérien, soit dans 31 ports de pêches et échappe à tout contrôle. « Une mafia qui possède un matériel sophistiqué » révèle-t-il.  Dans cette « course » à la pêche, plusieurs espèces sont en voie de disparition.

Et si l’algérien ne  consomme  en moyenne qu’un gramme de poisson par an contre 10 kilos pour nos voisins tunisiens, cela est dû à l’une des conséquences graves  de « la gestion maffieuse de la pêche ». 

Le conférencier appuie ses propos « cette mafia opère à partir de 2heures du matin jusqu’ à 8 heures du matin. Cela lui permet d’échapper à tout contrôle » affirme le président du comité national des marins pêcheurs dans sa conférence organisée au siège de l’UGCCA, ce mercredi 2 janvier.  Aux premières heures de la journée, ils vendent leurs marchandises aux poissonniers  en spéculant. « Cette spéculation fait que les poissonniers vendent au marché de détail, les poissons très cher ».

Bellout énumère d’innombrables menaces qui guettent le milieu marin algérien. Conséquences d’une « gestion hasardeuse ».

À cause de de cette rapacité « même les dauphins ne sont pas à l’abri ». Ainsi affirme-t-il  « pourtant l’Algérie est signataire de la convention de Madrid, cet être vivant est pêché insoucieusement.   Pire on le pêche pour vendre son foie  à 5000 da le kilogramme ».

Rapport après rapport soumis au ministère de la pêche par le comité des marins pêcheurs  depuis 2005, « rien n’est encore fait. Les rapports sont consultés et juste après ils sont  mis au tiroir » s’indigne H.Bellout.

« Le ministre de l’époque a promis en 2005 de former la police de pêche » rappelle Bellout.  « Aucune  promotion de police de pêche n’est  sortie depuis» se désole-t-il. « Pourtant la formation ne nécessite que deux années » enchaine-t-il. 

D’après Hocine Bellout « le ministère de la pêche actuel  a montré sa volonté de solutionner les problèmes que nous lui avons soumis. Mais mêm le ministre  affirme que la complexité des problèmes  de la pêche lui échappent ».

En outre ,notre interlocuteur affirme que la marche décidée en avril 2012 n’a pas eu lieu car les rangs des marins pécheurs ne sont pas unis et que du coup « moi seul  je ne peux rien contre les problèmes qui rongent le secteur de la peche ». *El Watan-02.01.2013.

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**Projet algéro-espagnol pour l’élevage de la daurade à Tigzirt au nord de Tizi Ouzou

Un projet algéro-espagnol pour l’élevage de la daurade sur le littoral de Mizrana, daïra de Tigzirt (40 km au nord de Tizi Ouzou), est actuellement “en maturation” à la Direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya, a-t-on appris auprès du responsable du secteur. Une moyenne de production de près de 1 650 tonnes/an de daurade est fixée pour ce projet de partenariat, dont la mise en œuvre devrait générer une cinquantaine d’emplois permanents, en plus de 150 autres indirects, a indiqué à l’APS Belaïd Abdelhafid. “Le projet est actuellement aux dernières retouches et devrait être concrétisé au 1er trimestre 2013”, a-t-il encore précisé, ajoutant qu’il nécessitera l’installation en mer de 18 cages flottantes (de grand calibre), en plus d’une chambre froide et d’une structure légère, dont la mise en place n’excédera pas les six mois. La wilaya de Tizi Ouzou produit une moyenne de 1 000 tonnes de poissons et crustacés, sur un littoral long de 82 km, selon les données fournies par la Direction locale de la pêche. En 2011, cette wilaya a exporté 25 tonnes de crevette royale et une douzaine de tonnes durant les quatre premiers mois de 2012. (Liberté-05.06.2012.)

*daurade rose et daurade marbrée

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L’Union européenne subventionne à l’aide de milliards d’euros des pêcheurs responsables de l’épuisement des stocks halieutiques.

*Une association dénonce les subventions accordées aux pêcheurs européens

Une association dénonce les subventions accordées aux pêcheurs européens

Un pavé dans la mer: selon l’ONG Ocean2012, l’Union européenne subventionne chaque année, à l’aide de milliards d’euros versés par les contribuables européens, des pêcheries responsables de l’épuisement des stocks halieutiques. Alors que les ministres européens de la pêche se réunissent lundi à Bruxelles, l’association rappelle qu’en 2009 le secteur a touché près de 3,3 milliards d’euros en subventions et aides. «Cette même année la valeur des poissons capturés était plus basse que la totalité des aides fournies aux pêcheurs», indique Ocean2012. Selon les estimations de cette alliance, regroupant 160 organisations de lutte contre la surpêche, «grosso modo entre 2007 et 2012, ce sont plus de treize milliards d’euros payés par les contribuables qui auront été dépensés en subventions pour le secteur européen de la pêche». Les subventions sont destinées à moderniser les navires, à construire des ports, à mettre en place une industrie de transformation du poisson, soutenir les marchés et le stockage des captures, selon Ocean2012. Les pêcheurs bénéficient non seulement d’exemptions fiscales et d’aides pour l’achat de carburant, mais également de soutiens indirects pour la collecte de données et les activités de recherches, selon la même source.

Des subventions pour les pêcheurs de thon rouge

Parmi les exemples de subventions «aberrantes», le rapport cite les 33,5 millions d’euros consacrés entre 2000 et 2008 à la modernisation des flottes de pêche au thon rouge, une espèce qui frôlait l’extinction dans les années 2004 à 2008. De même, les sommes versées pour le contrôle des quotas de pêche et le respect des objectifs de la politique commune de pêche de l’Union européenne, soit moins de cinquante millions d’euros par an, apparaissent minimes face aux 850 millions d’euros de financement de mesures structurelles comme la modernisation des navires. Le rapport dénonce également la poursuite du versement de subventions aux opérateurs de pêcheries impliqués dans des activités illicites. En Espagne, par exemple, plus de 80% des sociétés de pêche condamnées à des amendes, et qui ont interjeté appel, ont continué à toucher des subventions l’an dernier. Selon les estimations de l’alliance pour 2011, 63% des stocks de poissons connus dans les eaux européennes ont été surpêchés contre une moyenne mondiale de 28%. En Méditerranée 82% des stocks ont été victimes de surpêche. (20Minutes avec AFP-14.05.2012.)

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*Après la mort de huit marins à Ténès

Les pêcheurs à l’arrêt en signe de deuil

Dix jours après la catastrophe, Ténès donne l’aspect d’une ville morte, car la vie dans cette cité est étroitement liée à la pêche.

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La corporation des pêcheurs, de la wilaya de Chlef a cessé toute activité en signe de deuil, après la disparition tragique de huit des siens dans le naufrage du chalutier Khalil, le 30 décembre dernier, au large de la côte ouest de Ténès. Depuis, aucune embarcation n’a quitté le port local, car le choc est tel que personne ne peut rester indifférent face à la tragédie qui a frappé les professionnels du secteur et toute la population de Ténès et de ses environs. «Dans ces conditions, la pêche n’est plus possible et nous devons rester aux côtés des familles de nos collègues disparus pour les aider à surmonter cette dure épreuve, d’autant plus que tous les corps n’ont pas été retrouvés à ce jour», a indiqué un membre de la Chambre de la pêche, ajoutant que les «familles des victimes n’ont pas encore fait leur deuil».
Dix jours après la catastrophe, Ténès donne l’aspect d’une ville morte, car la vie ici est étroitement liée à la pêche et à tout ce qui touche à cette activité. Certains magasins sont fermés, tandis que les maisons des familles endeuillées sont prises d’assaut par les habitants.

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Abdellah Khenafou, n’était pas en reste, puisqu’il a dépêché, jeudi dernier, une délégation officielle pour présenter ses condoléances aux proches des disparus. Rappelons que quatre corps sur les huit ont été repêchés entre mardi et samedi derniers sur les côtes d’Alger et de Tipasa. Deux d’entre eux ont été rejetés par la mer, avant-hier, samedi, sur la plage de Bordj El Bahri et non loin de l’embouchure de oued El Harrach. Le cinquième corps, retrouvé le même jour près de la baie d’Alger, n’était pas celui de l’un des pêcheurs disparus, selon la rectification apportée hier, dimanche, par la cellule de crise.(El Watan-09.01.2012.)

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*Une ferme aquacole à Azeffoun (Tizi Ouzou-Algérie)

Pour développer le secteur de la pêche dans la wilaya de Tizi Ouzou, les pouvoirs publics ont préconisé, depuis quelques années, la promotion de l’activité aquacole. Pour les responsables en charge du dossier, c’est le seul créneau capable d’améliorer la production locale halieutique, actuellement dérisoire, avec les 4500 tonnes par an. Tizi Ouzou compte une seule ferme aquacole, construite en 2009 à Azeffoun. A titre indicatif, durant l’année 2011, cette ferme a produit 186 556 kg de poisson (de la daurade et du loup de mer).
Le reste du programme de réalisation d’autres fermes aquacoles n’est toujours pas entamé. Il s’agit du lancement de cinq projets aquacoles dans le cadre du quinquennat 2010-2014, dont 4 projets à Tigzirt et un dans la commune d’Ait Chaffaâ (Azeffoun).

En outre, deux autres projets pour la réalisation de fermes piscicoles pour l’élevage du loup de mer et de la daurade en cages flottantes à Sidi Khaled, sont encore au stade d’étude. Ainsi, la direction de wilaya de la pêche compte exploiter tout le potentiel hydrique de la wilaya dont les barrages hydrauliques et les retenues collinaires, pour promouvoir la pêche continentale. Cinq concessions ont été attribuées dans ce cadre durant l’année 2010 dont 3 au niveau de Taksebt et 2 au barrage de Oued Lekhel (wilaya de Bouira). Une concession d’exploitation a été également attribuée durant l’année 2011. Le barrage de Taksebt produit, à lui seul, 87,221 tonnes/an de poisson, selon des chiffres rendus publics. Visitant jeudi dernier le port de pêche d’Azeffoun, le ministre de la pêche et des ressources halieutiques a indiqué que «l’Etat se charge seulement de construire des ports et les gérer, mais il appartient aux gestionnaires du port d’attirer les investisseurs privés que l’administration accompagne sur les plans administratif et technique».

Parmi ces porteurs de projets, figure un investisseur dans la réparation navale, mais dont le projet dort depuis début 2009.Le ministre a alors donné son feu vert pour le lancement des travaux de cet investissement. Ce chantier naval était destiné initialement à construire des bateaux et à en assurer l’entretien, mais le ministre s’est montré sceptique quant à la possibilité de construire des bateaux au port d’Azeffoun, avouant qu’il n’est pas favorable à la réalisation d’un port mixte, où pêche et commerce s’entremêlent. «Je ne suis pas favorable pour une telle réalisation. L’expérience nous a montré déjà que cette option ne sert ni la pêche ni le commerce. On préfère que les terre-pleins soient occupés par des investisseurs qui exercent différentes activités, tels que les halles à marées, des entrepôts frigorifiques, entre autres investissements», a précisé le ministre.

Bien qu’achevée depuis un an, la halle à marrée d’Azeffoun, dont le rôle est de réguler les prix et contrôler la qualité du poisson, n’est pas encore mise en service. Son ouverture dépend de l’installation d’autres équipements électroniques, avant d’obtenir l’autorisation de l’entreprise de gestion des ports et abris de pêche (EGPP). (El Watan-08.01.2012.)

**  7 petites embarcations immergées au port d’El Kala par des vents violents

Les vents violents, qui ont soufflé durant les dernières heures sur l’extrême est du pays et atteignant des pics de 100 km/h, ont affecté considérablement les petits métiers en rade au port d’El Kala, 26 km du chef-lieu de la wilaya d’El Tarf. Au total, sept petites embarcations de pêche ont coulé, hier, dans le bassin même du port de pêche d’El Kala après avoir été ballottées durant plusieurs heures, apprend-on de sources maritimes. (El Watan-08.01.2012.)

**Grogne chez les pêcheurs de Stidia

Des marins pêcheurs se sont opposés à l’arrivée d’une source de pollution que ses concepteurs tentaient de faire déboucher au niveau de l’abri de pêche.

C’est la colère et la consternation chez les mains pêcheurs de la Stidia. Son système de lagunage des eaux domestiques est en train de prendre l’eau de toutes parts. En effet, suite à la décision de mettre fin à l’exploitation par les agriculteurs de sa lagune, le niveau du bassin est devenu alarmant. Au point de menacer sérieusement les cités voisines. En effet, alors que durant plus de 15 ans, des maraîchers avaient réussi à réguler le niveau de la retenue en y puisant de l’eau pour irriguer leurs cultures, c’est l’arrêt de cette exploitation et la fermeture de plus de 20 puits qui a provoqué une rapide remontée des eaux. Avec les dernières pluies, la situation est devenue incontrôlable au point où les élus de la commune ont pris la décision d’ouvrir un exutoire vers la mer. Mais cette opération décidée dans l’urgence ne semble pas être du goût des marins pêcheurs et des riverains qui craignent à juste titre que le déversement des eaux usées directement au niveau du minuscule abri de pêche ne vienne perturber le milieu marin qui n’en avait pas besoins.

photo:Le méridien de Greenwich passe par Stidia

Ils viennent de se liguer contre ce projet qu’ils jugent inacceptable et totalement contraire à la politique de protection de l’environnement que Stidia se faisait un point d’honneur de respecter. Regroupés au niveau de la plage, ils se sont opposés avec fermeté à l’arrivée d’une source de pollution que ses concepteurs tentaient de faire déboucher au niveau de l’abri de pêche. Même la promesse d’ériger une canalisation off shore longue de 500 mètres n’a pas été retenue par les opposants au projet. Campant sur leurs positions, les pêcheurs ont reçu le soutien d’une grande partie de la population côtière qui craint pour la qualité des eaux de baignade.

Le bras de fer qui dure depuis plusieurs jours semble avoir été contourné par la proposition des responsables de prolonger la canalisation plus à l’ouest. Mais rien ne dit que, sous l’effet de vents dominants, les effluents nauséabonds ne finissent par envahir l’ensemble du rivage situé entre Ouréah et l’embouchure de la Macta, soit la zone où il est encore possible de faire quelques bonnes prises à même de maintenir l’activité de pêche que pratiquent depuis des lustres une cinquantaine de familles. (El Watan-22.12.2011.)

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3 réponses à “Pêcheurs et activités de pêche-3”

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