Des corps sans vie dérivant au gré des vagues en pleine mer

* La poignante quête d’un deuil des familles de harraga disparus en mer

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A chaque grognement de la grande bleue, ce sont des dizaines de corps sans vie que les vagues poussent, sans relâche, vers le rivage. Les morgues d’Almeria, d’Alicante et beaucoup d’autres villes méditerranéennes, sont pleines de centaines de corps d’Algériens, candidats à l’émigration clandestine, décharnés et devenus méconnaissables par leur long séjour dans les eaux salines, dérivant au gré des vagues en pleine mer. Sans aucun document à même de pouvoir les identifier d’une manière formelle, ces corps sans vie n’auront, en fin de compte, connu de l’eldorado européen, que le fond glacial d’un tiroir numéroté d’une morgue qui, en se refermant, a définitivement mis fin à leur existence.
Non identifiables, ces victimes de la harga, continuent depuis des mois, voire des années, à « gémir » et pourrir à l’intérieur de leurs casiers exigus, n’espérant plus autre chose que de pouvoir accéder au repos éternel dans une sépulture digne, dans la tradition musulmane, dans leur chère terre natale. Un vœu plus que légitime qui désarme à la fois les autorités algériennes et espagnoles incapables de trouver une solution à cet épineux problème. En effet, les tentatives de rallier l’Europe, via l’Espagne, par la mer, n’est pas l’œuvre unique des Algériens mais, aussi, celle de milliers de Marocains et d’Africains du Sud saharien qui, de Tanger, Melilla, Oran, Ghazaouet, Béni-Saf, entament ce dangereux périple, vers les terres ibériques. Une ruée frénétique et bigarrée aux nationalités multiples qui, quand les conditions météorologiques sont favorables, permettent aux boat-people d’échouer sur une plage espagnole. En ce sens, l’Algérie, pour ce qui est des corps non identifiables, ne peut se permettre de les rapatrier. Ce serait transférer le problème d’un Etat à un autre. Ainsi donc, la boucle est loin d’être «bouclée» et le calvaire continue pour des centaines de familles algériennes, dont un ou plusieurs de leurs enfants, ont tenté la harga et qui n’ont plus donné de nouvelles depuis plusieurs années. Un trop long silence synonyme des plus mauvaises appréhensions, celles de la disparition tragique de leur progéniture. «Mon fils qui a 25 ans, n’a plus donné signe de vie depuis cinq ans maintenant. D’après ses copains intimes, il aurait tenté la traversée en compagnie de copains du quartier. Depuis cette époque, au même titre que toutes les mères de ses copains d’infortune, je n’ai plus de nouvelles de lui», nous dira une mère, la cinquantaine révolue, originaire de la ville de Tiaret, totalement abattue, rencontrée à l’hôpital d’Aïn El Turck. Elle nous dira que depuis la disparition de son enfant il y a cinq ans, elle passe la majorité de son temps à aller d’une morgue à une autre. A la moindre information de la découverte d’un cadavre rejeté par la mer, elle se présente pour une probable identification du corps de son fils. Une épreuve douloureuse mais dont elle a besoin pour mettre fin à un supplice quotidien qui n’aura que trop duré. «Pour nous, les mères des enfants qui n’ont plus donné de nouvelles, nous sommes totalement décimées par un mal encore plus douloureux que le cancer… Le doute!», avouera-t-elle en pleines larmes. Des mères dans sa situation, il y en a beaucoup. Des femmes qui suite à la disparition de leurs enfants, ont arrêté de vivre. Elles sont la proie d’une avalanche de questions sans réponses, d’une perpétuelle mise en cause, qui lacère leurs corps à coups de remords et de culpabilité. Elles n’auront de répit qu’en accomplissant un dernier geste d’amour à leurs enfants.
Celui de leur offrir une sépulture où elles viendront se recueillir et pleurer. Leur combat et impitoyable, la faiblesse et le découragement n’y ont aucune place et jusqu’au dernier souffle, elles continueront inlassablement, et vaille que vaille, à chercher une vérité, qu’elles appréhendent mais qu’elles refusent à admettre. «A chaque épreuve d’identification d’un cadavre, ce sont des dizaines de personnes qui affluent à la morgue. Et c’est là qu’on s’aperçoit réellement du drame de la harga qui frappe de plein fouet les familles algériennes», nous dira un responsable hospitalier. Au même titre que les cadavres rejetés par les flots, des centaines de parents sont, eux aussi, totalement noyés dans un chagrin et un malheur indescriptibles.
«A chaque identification infructueuse, c’est la même chose. Je suis partagé par le bonheur d’un infime espoir et le désarroi d’un combat loin d’être fini», résumera, Mohamed à la recherche de son fils âgé d’à peine 17 ans, et ce, à l’intérieur d’une morgue silencieuse où des dizaines de personnes se côtoient sans se voir, totalement anéanties et seules face à l’adversité d’un deuil non accompli.
Un drame que l’on peut considérer comme national et qui touche toutes les tranches d’âges de la société. Mais, en grande majorité, c’est la jeunesse algérienne qui est victime de ce nouveau phénomène de la harga. Une jeunesse totalement déprimée et aux horizons bouchés, qui laisse exposer un sentiment d’incompréhension et de colère en participant à ce suicide collectif. C’est dire que pour la plupart de ces jeunes, ils considèrent que l’avenir d’un jeune Algérien, c’est de devenir…vieux. Malgré le cri de colère des autorités sur l’hécatombe et le vote d’une loi qui pénalise l’émigration clandestine, rien n’y fit. A chaque accalmie, les départs vers l’autre rive de la Méditerranée se chiffrent par dizaines. Les gardes-côtes du littoral oranais sont sur le qui-vive et les passeurs sont de plus en plus traqués par les autorités qui ne laissent plus rien au hasard. Les opérations de la traversée sont tenues au grand secret jusqu’à l’ultime moment. Chaque candidat est informé le jour même du grand départ.
Une organisation parfaite qui ne permet aucune erreur. Bien au fait des risques qui pèsent sur eux et sur leurs passagers, un voyage qui n’offre pas la sécurité et le confort d’un paquebot, ces «négriers» obligent leurs jeunes clients à prendre toutes sortes de saletés à même de calmer leurs «nerfs». Le récit de Malik ayant au tout dernier moment, décidé d’annuler son périlleux voyage, est tout simplement effarant. «Nous étions sept individus, parqués dans un garage à bateau, mon contact m’a présenté à notre passeur qui était en compagnie de deux autres personnes». Il ne dira pas que l’une des règles imposées dans ce genre de traversée, le plus important, c’est d’obéir aveuglement au guide. Jusque-là, tout allait bien, mais quand il ordonna à tout le monde d’avaler des pilules un peu bizarres et de fumer des joints, pour soi-disant détendre l’atmosphère, j’ai commencé à avoir peur.
En premier lieu, j’ai refusé, ce qui a déplu au trio composé du guide et des deux autres personnes qui l’accompagnaient et qui devenaient de plus en plus menaçants. Face à mon refus de me laisser droguer, ils m’ont isolé du groupe, pour me signifier que si je voulais partir en Espagne, il faut obéir aux ordres. En ne voulant rien entendre à ces propos et ayant perdu toute confiance en eux, j’ai fini par leur dire que je voulais rentrer chez moi. Dès lors, ce fut le cauchemar.

Les coups fusaient de partout, séquestré et incapable de me défendre face à des individus totalement déchaînés. Mon martyre durera des heures, jusqu’à ce que le guide décide de prendre la mer. Il me laissera aux grands soins de ses deux acolytes qui, une fois l’embarcation disparue dans l’opacité de la nuit, me relâcheront en sous-vêtements et partiront à bord d’une Renault Express blanche». Il perdra plus de 130.000 dinars, ses vêtements, et se vit tabassé pour avoir cru, un moment, dans l’absurdité d’une entreprise qui ne pouvait le conduire que vers un suicide presque certain. En fait, les guides expérimentés sont quelque part, obligés de gaver leurs passagers de psychotropes et autres drogues.
L’une des principales raisons des naufrages qui coûtent la vie à des dizaines de harraga, n’est autre que la panique. Au moindre problème, avarie, mauvaise mer, des disputes éclatent parmi les occupants de l’embarcation. Alors, la loi du plus fort y règne et la situation n’est plus maîtrisée, ce qui conduit inéluctablement au désastre. «A bord de la barque que j’ai prise avec dix autres personnes, pour tenter l’aventure, il y avait parmi nous des gens qui cachaient des sabres sous leurs vestes pour protéger leur argent et leur nourriture. Fort heureusement que notre voyage s’est arrêté au large de l’île Plane, après qu’une vedette de la marine nationale nous ait interceptés. C’est là où je me suis rendu compte de ma bêtise, car à ce moment, ces gens ont commencé à se débarrasser de leurs armes, en les jetant par-dessus bord», nous confiera Hamid qui s’en tirera à bon compte avec une peine de prison de six mois avec sursis et 5.000 dinars d’amende.
Le récit d’un jeune vraiment chanceux ayant été épargné par la colère de la grande bleue. Une grande bleue qui tient dans ses profondeurs abyssales, des centaines de cadavres de jeunes Algériens qu’un jour elle rejettera totalement méconnaissables et sur lesquels il sera impossible de coller un nom, des corps qui n’auront pas droit à une sépulture et qui finiront incinérés et leurs cendres disséminées aux quatre vents, pénalisant des parents qui ne pourront jamais faire le deuil de leurs disparus. (L’Echo d’Oran) 

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*Un autre drame en Méditerranée

*Près de 400 migrants portés disparus en Méditerranée

**Les damnés de la terre

Ils étaient 300 Maliens, Nigériens et Ivoiriens à quitter le littoral libyen dans une embarcation brinquebalante. Seuls neuf postulants à l’émigration sont arrivés vivants sur les côtes italiennes. Un autre drame, mais un drame de trop…

Originaires d’Afrique de l’Ouest  francophone, accompagnés de femmes et d’enfants, 400 candidats à l’immigration illégale ont été entassés sur trois (quatre selon les survivants) embarcations pneumatiques et envoyés à la mort par des passeurs sans scrupules et avides de gain. Partis des côtes libyennes samedi, après avoir payé chacun 650 euros, près de 400 réfugiés africains ont, malgré les conditions météorologiques très mauvaises, pris la mer à destination de l’île sicilienne de Lampedusa.

La protestation de certains d’entre eux, inquiets des conséquences du mauvais temps, a été inutile face aux passeurs armés. Les passagers venaient pour la plupart du Mali et de Côte d’Ivoire et espéraient un avenir meilleur pour eux et leurs familles, mais leur rêve n’aura duré que quelques heures. La première embarcation a chaviré à 100 miles de l’île de Lampedusa, près du canal de Sicile.

Les secours menés par les vedettes de la Marine italienne, lundi soir, ont pu sauver 76 personnes, alors que sept corps ont été découverts à bord ; 22 autres passagers sont morts de froid durant leur transport vers les hôpitaux. Les 29 cadavres ont été répartis entre les cimetières de 20 communes de Sicile. Les recherches menées par l’armée italienne se poursuivent pour repérer la quatrième embarcation dont parlent les naufragés et pour repêcher les corps des autres naufragés qui manquent encore à l’appel.

Drames récurrents

Le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Carlotta Sami, a rapporté qu’en réalité il y avait quatre embarcations, selon le récit des survivants, qui ont rapporté que 460 immigrés étaient partis samedi en direction des côtes de l’Europe. Les organisations de défense des droits de l’homme et certains partis politiques de gauche italiens accusent le gouvernement de Matteo Renzi d’être moralement responsable de ces tragédies.

On lui reproche d’avoir mis fin, pour réduire le coût de ces opérations de contrôle des flux migratoires via la mer, à la mission Mare Nostrum qui permettait de sauver des vies en vertu des conventions internationales qui obligent à prêter secours aux personnes en difficulté et jugent dérisoire le nouveau plan de substitution, dénommé Triton, placé sous l’égide de Frontex, l’agence européenne pour le contrôle des frontières.
En 2014, plus de 3400 réfugiés ont péri en Méditerranée.

Le commissaire européen à l’immigration, le Grec Dimitris Avramopoulos, demande à l’Union européenne de mettre en place davantage de moyens pour venir en aide à ces damnés de la mer. «Chaque vie perdue est une de trop !» dénonce celui qui, dès sa nomination, avait averti : «La meilleure stratégie pour lutter contre l’immigration illégale est de poser un cadre légal de gestion des flux migratoires et non de construire ‘‘une Europe forteresse’’.»*Nacéra Benali-El Watan-12/02/2015

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*Vaste opération de secours en mer, entre les côtes libyennes et l’île italienne de Lampedusa

Des corps sans vie dérivant au gré des vagues en pleine mer media_xll_7489644

Une vaste opération était en cours dimanche 15/02/2015   entre les côtes libyennes et l’île italienne de Lampedusa pour recueillir des immigrés clandestins à bord d’une dizaines de canots, a-t-on appris auprès des gardes-côtes et des médias sur l’île. 43 immigrés, dont trois femmes, à bord d’un canot pneumatique, ont été les premiers à monter à bord d’un remorqueur. Les autres sauvetages se poursuivaient dans de bonnes conditions. Vendredi, environ 600 immigrants à bord de six canots pneumatiques avaient déjà été secourus à 50 milles marins des côtes libyennes par des navires marchands et un bateau des gardes-côtes italiens. 

Quelque 330 migrants d’Afrique sub-saharienne partis le 7 février d’une plage proche de Tripoli avaient disparu ou étaient morts de froid en tentant de gagner l’Italie dans de très mauvaises conditions météorologiques. Les survivants racontent que les passeurs les menacent avec des pistolets pour les obliger à embarquer. Le chaos croissant en Libye provoque une augmentation des départs des clandestins, hommes, femmes, enfants, mineurs non accompagnés, venus souvent en Libye depuis l’Erythrée et l’Afrique sub-saharienne, dans l’espoir de trouver paix et sécurité en Europe.*15/02/2015 – 16h25  Source: Belga

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**une trentaine de migrants retrouvé morts d’hypothermie en mer

Des vagues de huit mètres, un vent de force 7 et un froid glacial: près d’une trentaine de migrants qui tentaient de traverser la Méditerranée sont morts d’hypothermie entre dimanche et lundi, malgré les efforts des gardes-côtes italiens. Ils étaient 105 migrants, originaires d’Afrique sub-saharienne, partis de Libye à bord d’une embarcation de fortune dans l’espoir de gagner l’Europe. 

Dimanche après-midi, alors qu’ils se trouvaient encore près des côtes libyennes, ils ont appelé les gardes-côtes italiens au secours par téléphone satellitaire. Un navire commercial qui se trouvait dans la zone a été détourné, et deux vedettes des gardes-côtes sont parties de l’île de Lampedusa, en dépit « d’une situation véritablement dramatique, de vagues de 8 mètres et de vents de nord-ouest de force 7″, a déclaré Filippo Marini, un porte-parole des gardes-côtes. A leur arrivée sur zone, les deux vedettes ont embarqué les migrants. Sept d’entre eux étaient déjà morts de froid et malgré les efforts du personnel médical présent à bord, plus d’une vingtaine d’autres sont morts pendant l’interminable trajet vers Lampedusa. En raison des conditions climatiques, les vedettes ne sont en effet rentrées au port de l’île italienne que lundi dans l’après-midi. Une source médicale de l’île a confirmé à l’AFP qu’il y avait alors 29 cadavres à bord. Les secours cherchaient à évacuer par hélicoptère vers la Sicile ou d’autres sites mieux équipés plusieurs autres migrants qui se trouvaient encore en hypothermie. L’hiver et le mauvais temps n’ont pas mis un terme aux départs de migrants clandestins, essentiellement depuis la Libye, après une année 2014 record qui a vu plus de 170.000 personnes débarquer en Italie. Selon le ministère italien de l’Intérieur, 3.528 migrants sont encore arrivés en janvier. 

L’après Mare Nostrum
En trois semaines entre fin 2014 et début 2015, les gardes-côtes avaient d’ailleurs sauvé près de 3.000 migrants, dont plus de 2.000 dans des conditions dramatiques, alors qu’ils se trouvaient sur des cargos abandonnés par leur équipage près des côtes italiennes. 

« Je suis bouleversé, je suis vraiment bouleversé. Je ne réussirai jamais à m’habituer à ces tragédies », a déclaré à l’agence AGI le directeur sanitaire de Lampedusa, Pietro Bartolo. « Mais cette fois, je peux dire que cette tragédie pouvait être évitée (…). Ces réfugiés pouvaient être sauvés. Il aurait fallu qu’on aille les prendre avec des navires militaires et non ces vedettes, en pleine mer avec ce gel et ce mauvais temps », a-t-il ajouté. « Avec la fin de Mare Nostrum, nous recommençons à compter les morts en mer », a-t-il regretté. 

La vaste opération de sauvetage en mer « Mare Nostrum », mise en place à l’automne 2013 après un naufrage ayant fait 366 près de Lampedusa, a progressivement cédé la place depuis novembre à « Triton », une opération européenne de contrôle des frontières. Mais « Mare Nostrum », qui coûtait plus de 9 millions d’euros par mois aux contribuables italiens, envoyait des navires militaires patrouiller jusqu’au large de la Libye, tandis que « Triton », avec un budget trois fois moindre, ne prévoit de faire sortir ses bateaux des eaux territoriales italiennes que de manière exceptionnelle. 

« Horreur au large de Lampedusa. Des gens sont morts non pas dans un naufrage mais de froid. Voilà les conséquences de l’après-Mare Nostrum », a réagi sur Twitter la présidente de la Chambre des députés italiens, Laura Boldrini. « Les 366 morts de Lampedusa n’ont servi à rien, les paroles du pape (François sur l’accueil des migrants) n’ont servi à rien », s’est insurgée dans les médias italiens la maire de Lampedusa, Giusi Nicolini. *09/02/2015 – 15h50  Source: Belga

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Environ 50 morts dans un naufrage entre Malte et la Sicile

* 11/10/2013 -20Minutes.

Le bateau a fait naufrage entre Malte et la Sicile

IMMIGRATION – L’embarcation aurait transporté entre 200 et 250 personnes…

Un bateau, transportant  vraisemblablement des immigrés, a fait  naufrage entre Malte et la  Sicile, a annoncé à l’AFP un porte-parole de  la marine militaire. Selon l’agence ANSA, il y aurait environ 50 morts.

«Nous avons envoyé nos bateaux de secours et des hélicoptères  sur le  site à quelque 70 milles au nord de Malte. Nous avons des  informations  selon lesquelles le bateau aurait coulé et des migrants  seraient à la  mer, mais ne pouvons en dire plus à ce stade», a déclaré  ce  responsable.

«L’opération est en cours. Les conditions de navigation sont  difficiles, avec un vent fort», a-t-il ajouté. Des canots pneumatiques  de secours ont été lancés depuis les hélicoptères. Selon l’agence italienne Ansa, des corps auraient été   aperçus aux  abords de l’embarcation, qui aurait transporté environ 250   personnes.

Ce sont les immigrés qui ont donné eux-mêmes l’alerte grâce à un téléphone satellitaire.

On ne sait pas encore s’il y a des morts

«Il s’agit d’un naufrage dans les eaux territoriales  maltaises. Nous apportons notre aide aux autorités de Malte. On ne sait  pas encore s’il y a des morts», a déclaré pour sa part à l’AFP Filippo  Marini, commandant des gardes-côtes italiens.

Cet accident survient une semaine après le naufrage d’un  bateau de pêche au large de l’île de Lampedusa (sud de l’Italie), le 3  octobre, qui a coûté la vie à plus de 300 immigrés.

A ce jour, 328 corps ont été retrouvés à l’intérieur et à  proximité de l’épave. Le navire transportait plus de 500 réfugiés, en  majorité érythréens, et seuls 155 ont survécu au drame.

Selon le Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR), «entre 50 et 70 corps se trouveraient encore en mer», autour de l’île de  Lampedusa. *11/10/2013 -20Minutes.

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Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les harragas

La majorité des migrants qui sont décédés aux portes de l’Europe – par noyade, asphyxie, faim ou froid

Un nombre record de migrants sont morts en Méditerranée en 2014

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**Si on avait accepté de leur donner un visas d’entrée, tout celà ne serait pas arrivé!

Plus de 3.000 migrants ont péri en Méditerranée depuis janvier 2014, soit plus du double de 2011, année du Printemps arabe, a déploré lundi l’Organisation internationale pour les migrations.

Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les migrants irréguliers. Depuis le début de l’année, l’OIM a enregistré la mort de 4.077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts – 3.072 – en Méditerranée. Depuis l’an 2000, plus de 22.000 migrants ont perdu leur vie en Méditerranée. Pour la Méditerranée, « 2014 est l’année la plus meurtrière », loin devant le pic de 2011, lorsque 1.500 décès avaient été enregistrées (en prenant les neuf premiers mois de l’année). La majorité des migrants qui sont décédés aux portes de l’Europe – par noyade, asphyxie, faim ou froid – étaient originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l’OIM.Au total, au moins 40.000 migrants sont décédés dans le monde depuis l’an 2000 en tentant d’entrer en Europe, aux Etats-Unis, en Australie ou dans d’autres pays. « Depuis un an, l’augmentation du nombre de morts s’explique surtout par la progression des morts en Méditerranée », explique l’OIM, qui reconnaît ne pas comprendre très bien cette tendance. Les plus nombreux à être arrivés en Italie cette année sont les Syriens, dont le pays est ravagé par une guerre civile depuis plus de trois ans et demi, et les Erythréens, qui fuient leur pays pour échapper à la répression brutale du pouvoir, au service militaire à vie, et au travail forcé, non rémunéré et à durée illimitée.*29/09/14 – 15h38  Source: Belga

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*photo:Un paquebot de croisière a secouru jeudi 300 migrants, en majorité des femmes et des enfants, se trouvant à bord d’un bateau en difficulté au large de Chypre*25/09/2014 

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3 réponses à “Des corps sans vie dérivant au gré des vagues en pleine mer”

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