Les femmes de plus en plus seules !

*Evolution des moeurs en Occident

**L’idée du couple a radicalement changé.

INTERVIEW – France Prioux, directrice de recherche à l’Ined, explique les résultats d’une étude sur le nombre de familles monoparentales…La vie à deux n’est plus la norme absolue. Selon une étude de l’Ined (Institut national d’études démographiques) parue ce jeudi, entre les deux derniers recensements de 1999 et 2006, la proportion de Français vivant en couple et âgés de 25 à 65 ans aurait baissé de près de 4%. Une tendance continue depuis trente ans. *  Votre étude prouve que les 25-65 ans vivent plus seuls qu’en 1999, comment expliquer ce phénomène?
Par des ruptures plus fréquentes. On a connu une révolution des mentalités depuis 30 ans et les jeunes générations sont plus exigeantes et ne prolongent plus des unions mal assorties. La conception du couple a radicalement changé: dès le début de la vie à deux, on envisage déjà sa fin. L’idée du couple éternel est donc en péril, ce qui est à la mode désormais c’est d’avoir plusieurs vies amoureuses.

*Comment expliquer que la solitude touche davantage les femmes diplômées?
Par le fait qu’elles n’hésitent pas à rompre avec leur conjoint quand cela ne va plus car elles ont les moyens de s’assumer, au contraire des moins diplômées. Par ailleurs, une part de ses femmes ont d’abord misé sur leur carrière et se retrouvent parfois au final, sans conjoint.

*A l’inverse, les hommes les moins qualifiés plus seuls…
Oui, car ils sont moins attirants pour les femmes. L’idée reçue selon laquelle une femme ne doit pas dominer financièrement son conjoint, a la vie dure…

*Votre étude souligne aussi l’augmentation du nombre de femmes élevant seules leurs enfants (+3 % entre 1999 et 2006). Cette tendance va-telle perdurer ?
Oui, je le crains, ce qui va accroitre le niveau de pauvreté de ces familles monoparentales, qui sont de plus en plus nombreuses à solliciter l’aide sociale. (20Minutes-13.01.2011.)

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**Femmes seules

** femmes «brûlées» pour toute la vie

Entretien- avec *Mohamed Mebtoul. Professeur de sociologie à l’université d’Oran et directeur du Laboratoire de recherche en anthropologie de la santé.

Etre une femme seule, isolée et sans soutien, c’est déjà porter le stigmate de «prostituée»

-Etes-vous pour la réouverture programmée des maisons closes ?Non, car même si le contrôle sanitaire est régulier, les travailleuses du sexe se perçoivent comme étant «brûlées» pour toute la vie, en ayant opté pour cet espace d’enfermement qui réduit considérablement leur autonomie d’action. L’enfermement de ces femmes dans des maisons closes ne mettra pas fin à leur exclusion et à leur rejet de la société. L’étude que notre Laboratoire de recherche en anthropologie de la santé (université d’Oran) a conduite auprès des travailleuses du sexe à Oran, Alger et Tamanrasset (2006*), a tenté de montrer que les lieux du travail du sexe (la rue, les maisons closes, les boîtes de nuit, les cabarets) conditionnent en grande partie les formes de la prostitution, le type de clientèle, la nature des risques, les postures à l’égard de la police et les statuts des prostituées.Concernant les maisons closes, il est important de rappeler qu’elles fonctionnent effectivement à partir d’une approche réglementariste. Elles sont identifiées par les travailleuses du sexe à une prison où règne une exploitation forcenée de celles-ci par la patronne. Il n’est pas étonnant que les termes évoqués soient encore ceux du XIXe (filles soumises, tenancières, permission une fois par mois, etc.). Pour comprendre le travail du sexe, il est essentiel d’opérer un dépassement des  deux prismes suivants : la morale et le misérabilisme ; d’où notre tentative de questionner le travail du sexe en référence aux rapports sociaux qui montrent l’implication de multiples acteurs sociaux au cœur de la prostitution (proxénètes, patronne de maison, clients,  institutions sociales, etc.). Aujourd’hui, le problème majeur réside, quel que soit le lieu du travail du sexe, dans la stigmatisation dont il est l’objet dans la société. L’enfermement de ces femmes dans des maisons closes ne mettra pas fin à leur exclusion et à leur rejet de la société. Etre stigmatisée «d’ordure» dans la société, les rend encore plus vulnérables, contraintes face à la honte, de produire en permanence des pratiques de dissimulation, de se mettre en scène face à «l’autre», et de tenter de mener pour une majorité d’entre elles, une double vie.

-Les maisons closes semblent être la solution idéale pour combattre la prostitution clandestine et offrir une meilleure protection sanitaire. Qu’en pensez-vous ?

Notre étude déconstruit l’idée dominante que les travailleuses du sexe exerçant dans la rue ou dans les bars serait sans protection sociale, et donc implicitement à l’origine de la contamination de certaines maladies. Elles sont au contraire très conscientes qu’elles «vivent avec le risque», selon leurs propos. Elles n’hésitent pas à recourir aux relations personnalisées pour se soigner, conseillées par les amies qui exercent dans les structures de soins. D’autres ont recours aux gynécologues privés. Il est vrai que les prostituées des maisons closes sont soumises à un contrôle sanitaire hebdomadaire assuré dans les structures publiques de santé.

Notre enquête indique, par exemple, que le préservatif est souvent refusé catégoriquement par certains clients qui n’hésitent pas à payer davantage. Il est donc important d’insister sur les rapports prostitutionnels et non pas uniquement sur la prostituée. L’usage du préservatif  ne dépend pas donc seulement de la travailleuse du sexe, mais  fait intervenir d’autres éléments : l’argent, les rapports de domination masculin (la virilité), la concurrence entre les travailleuses du sexe, la qualité du préservatif, leur disponibilité et le regard stigmatisant des «autres».

-Au lieu d’interdire les maisons closes, ne faut-il pas plutôt éduquer les gens ?

Il me semble qu’on ne naît pas «prostituée», on le devient. Au-delà de l’éducation, ces femmes mettent l’accent sur leurs trajectoires familiales brisées à l’origine des violences physiques et symboliques au sein de la famille et de la société. Les interdits sociaux et les rapports de domination de sexe contribuent en partie à expliquer ces ruptures familiales en raison des mariages forcés, des divorces non admis souvent par certains parents, de l’abus sexuel, de la peur et de la honte face à une grossesse non désirée, etc. De plus, il semble difficile d’occulter la conjoncture politique de la décennie 1990, à l’origine de drames et de souffrances sociales liés au terrorisme. Si la précarité matérielle est présente dans les discours de ces femmes, elle est toujours articulée aux rapports de pouvoir dans la famille et dans la société qui se construisent au détriment de la femme.

-N’a-t-on pas un regard manichéen sur les prostituées entre une société qui condamne  l’activité et des prostituées pour qui ce n’est qu’un travail ?

Il semble en effet important de décrypter leur représentation sociale à l’égard du travail du sexe en Algérie.  Elles attribuent un sens très négatif à leur activité quotidienne, l’étiquetant de «sale», «d’ordure», contribuant elles-mêmes à renforcer le caractère illégitime du travail du sexe. La prostituée est le prototype de la femme stigmatisée. Le travail du sexe impose, selon elle, une socialisation spécifique qui l’oblige à le caractériser comme étant «sale» et de fortement «dévalorisant». Etre prostituée, c’est nécessairement selon elles, «être autre» et faire autrement dans une société qui la stigmatise parce qu’elle a été contrainte de rompre avec les rapports de violence subis dans la famille.

Exercer le travail du sexe, c’est aussi vivre dans la peur d’être reconnue par un membre de la famille. Certaines d’entre elles n’hésitent pas à rappeler leur statut de femme dans la société. Etre une femme seule, isolée et sans soutien, c’est déjà porter le stigmate de «prostituée». En reprenant les critères d’impudicité et de déshonneur, elles intériorisent les perceptions et les normes sociales dominantes qui rejettent catégoriquement toute transaction sexuelle illicite, en dehors du mariage.

-Comment faire des prostituées autre chose que des victimes ?

Notre étude ne s’est pas enfermée dans une forme de dramatisation sociale de la vie professionnelle des travailleuses du sexe. Elle a consisté, au contraire, à montrer qu’elles sont aussi des personnes porteuses d’une expérience sociale, et souvent familiale, en ayant  souvent une double vie qui les contraint à s’inscrire dans une logique de mensonge qui émerge comme une technique de protection face à la peur et au sentiment d’insécurité. Il est réducteur de se focaliser uniquement sur les risques de santé, en occultant les multiples violences physiques, symboliques et les vols commis par certains clients, principalement pour celles qui exercent dans la rue.

Elles nous indiquent bien l’importance d’être sur leurs gardes, de se méfier de tout, et de tenter de faire à toutes les formes d’agression. La peur les oblige à acquérir des techniques de défense et de protection. Notre étude montre qu’elles ne sont pas uniquement des victimes. Elles ont acquis progressivement un savoir-faire pour affronter les mondes sociaux des clients. Il importe de savoir à qui on a affaire, d’user de l’observation fine de leurs différents comportements. Il faut savoir patienter, prendre la bonne distance quand il le faut, ne jamais se précipiter, savoir narguer et se jouer de la «virilité» de certains clients. (El Watan-17.12.2010.)

*Mohamed Mebtoul. 2006, Travail du sexe et VIH/Sida, étude réalisée au profit de l’association AIDS Algérie et ONU Sida, 178 pages.

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*De plus en plus de trentenaires souffrent de solitude

Les femmes de plus en plus seules ! media_xll_4934363

La solitude concerne 11% des Français, une part en hausse depuis deux ans, et les 30-39 ans, jusqu’à présent épargnés par le phénomène, sont désormais 10% à s’estimer en situation d’isolement, révèle lundi une enquête de la Fondation de France.

Selon cette enquête, la part de la population française souffrant de solitude a augmenté de 20% depuis 2010. Aujourd’hui, 4,8 millions de personnes ne disposent d’aucun réseau de sociabilité et peuvent être considérées comme objectivement seules.
Plus largement, 21% des Français affirment se sentir seuls, un sentiment éprouvé sans distinction de sexe, de profession ou de lieu d’habitation. En revanche le chiffre double quasiment chez les personnes ayant des revenus inférieurs à 1.000 euros par mois (38% éprouvent un sentiment de solitude ou d’isolement).
L’isolement touche aujourd’hui d’une manière plus forte l’ensemble des foyers ayant des revenus compris entre 1.000 et 1.500 euros: 17% d’entre eux sont isolés, contre 7% en 2010. Le travail ne brise plus la solitude Autre phénomène nouveau, 9% des 30-39 ans sont en situation d’isolement en 2012, contre 3% en 2010.
Selon la Fondation de France, le profil de ces trentenaires peut expliquer cet isolement: ils vivent généralement seuls, sans enfants, sont peu diplômés et rencontrent des difficultés à trouver leur place dans le monde du travail.
Pour autant, ce rajeunissement ne signifie pas que la situation des seniors se soit améliorée, poursuit l’enquête. La solitude des plus de 75 ans augmente ainsi de manière assez sensible, passant de 16% en 2010 à 21% en 2012, et touche particulièrement les plus démunis.
Le travail ne semble plus un gage d’insertion sociale: en effet 27% des Français en emploi disent ne pas être en mesure de construire des relations autres que strictement professionnelles avec leurs collègues (contre 20% en 2010). AFP-25.06.2012.

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**L’abstinence sans culotte

Sophie Fontanel, auteure de « L’Envie », et Ghislaine Paris, sexologue, lèvent le voile sur un sujet étrangement tabou. À l’heure de l’hyper sexualisation et du tout permis au lit, Sophie Fontanel, aka Fonelle de Elle, raconte dans L’Envie sa vie sans sexe. Loin de revendiquer l’abstinence, elle nous dit pourquoi l’expérience lui a été salutaire et comment ce roman libère la parole sur la honte de ne plus désirer. Le point sur le plus gros tabou sexuel depuis la simulation.

« Merci Sophie », « C’est tellement vrai ! », « Enfin ! », « On ne s’attend pas à ce que Fonelle ait vécu ça aussi », « Je me suis reconnue dans chaque ligne »… Rien qu’en lisant les 211 commentaires bouleversés laissés sur son blog le jour de la sortie de son roman, Sophie Fontanel peut s’accorder sur ce point : dans une société où l’on nous certifie que les Français font l’amour trois fois par semaine, elle n’est pas la seule à ne pas avoir trouvé le « sexe idéal ».

Ouvrez grand vos yeux : l’abstinence n’est pas réservée aux ecclésiastiques ou aux moches ! Temporaire, chronique ou définitive, l’absence de vie sexuelle existe (discrètement) partout. Résultant d’une blessure. Ou pas. Par choix. Ou par besoin. « Un jour, je n’ai plus pu », relate Sophie Fontanel qui, après une première expérience déstabilisante et marquant le début d’une longue série de rapports pas réellement consentis, a préféré se délivrer momentanément de la pression sexuelle. « J’ai passé dix ans de ma vie à faire l’amour à côté de mon corps. Je me doutais bien qu’un homme et une femme peuvent se toucher et ne plus savoir où est le sol. Mais je ne le vivais pas de cette manière. Je crois que ce que j’ai fui, c’est le côté réaliste et mécanique du rapport sexuel. » Une attitude politiquement incorrecte qui lui a valu la désapprobation d’une société qui, même dans les sphères les plus libérées, continue de chérir ses convenances. « Je me souviens d’un dîner où une nana m’a dit « et toi, alors ? », et moi qui réponds « et moi, rien », et elle qui continue « comment ça, rien ? », et moi « ben, l’imagination ». Ce soir-là, je suis passée pour une énorme vicelarde. Comme si mes fabulations m’emmenaient forcément sur des terrains pédophiles. »
Dans la même veine que la masturbation, la non confrontation à l’autre et l’assouvissement sexuel dans le fantasme dérangent énormément. « À la base, la sexualité, c’est la procréation, l’avenir de l’espèce. Un individu qui ne veut pas participer à cela va donc contre la nature. » C’est ainsi que le tabou s’installe et que tout le monde se tait. « J’avais inventé des amants, pour que mes amis ne s’aperçoivent de rien ! », se souvient Sophie Fontanel.

Un tabou aberrant.

Ce sentiment de honte, la sexologue Ghislaine Paris le rencontre presque quotidiennement dans son cabinet. « C’est une gêne qui naît de la prise de conscience d’une norme. Aujourd’hui, ne pas avoir de vie sexuelle, c’est ne pas avoir de valeur, ne pas avoir été choisi. » Sophie Fontanel confirme : « comme cette absence de sexualité dérange les gens, ils essaient de trouver des solutions. On me disait « mais tu as déjà essayé avec une femme ? ». C’est là qu’est la pression sociale : vous devez fonctionner sexuellement. Sharon Stone, dont j’étais proche à l’époque et qui n’était d’ailleurs pas loin de vivre ce que je vivais, a carrément voulu me caser avec Shimon Peres ! »

Même si, aujourd’hui, elle a retrouvé la voie du désir de l’autre, Sophie Fontanel soulève dans son livre le tabou aberrant de la solitude sexuelle. En accusant la sexualité d’être normative et en refusant le sexe comme une servitude, elle met à mal la tendance actuelle à l’hyper sexualisation. « En admettant que trois fois par semaine soit la fréquence moyenne des coïts dans un couple, il faudrait surtout savoir s’ils sont contents du résultat. Cela ne veut rien dire faire l’amour en tant que tel. Mais désirer quelqu’un au point de faire l’amour tous les jours, ça c’est une grâce. Et je ne suis pas sûre que ce soit le lot de la majorité. »

Bon sang, comme j’aimerais reprendre tout ça à zéro !

L’avis de Ghislaine Paris est plus nuancé, mais pas contradictoire. « Tout n’est pas mauvais dans le fait de parler beaucoup de sexualité aujourd’hui. Le problème, c’est qu’on l’évoque trop souvent en référence à une norme. Or cette norme entraîne de fausses pathologies : certains se créent des angoisses et des souffrances parce qu’ils ne collent pas au modèle ambiant, celui de la performance ou de l’orgasme multiple, notamment. »

Selon Sophie Fontanel, cette fièvre sexuelle pourrait bientôt retomber. « Sachant, qu’aujourd’hui, avec une femme, c’est ok pour faire l’amour le premier soir, c’est ok pour qu’éventuellement vous ne la rappeliez jamais, c’est ok pour regarder en même temps une vidéo porno, on ne sait plus quoi inventer. C’est même étonnant que les hommes n’aient pas essayé de mettre leur pénis dans une oreille ! Alors, ça ne m’étonne pas que les gens s’arrêtent, que tout d’un coup, ils appuient sur le frein. Si mon livre fait écho, c’est parce qu’ils sont de plus en plus nombreux à se dire « bon sang, comme j’aimerais reprendre tout ça à zéro ! ». »
Alors, bye bye l’épidémie de sodomie ou le sextoy de rigueur ; et place au tout frais retour du sexe vanille, à l’arrivée en fanfare d’une tendance new chastety ? Les renifleurs de l’air du temps nous le diront bientôt. Et Sophie Fontanel leur aura un peu mâché le boulot. (Madame Figaro-08.09.2011.)

***Etre célibataire et survivre dans ce monde de couples

Etre célibataire et survivre dans ce monde de couples. Chercher l’homme, au bureau, sur la Toile ou ailleurs. Ferrer l’amour. Puis se poser tout un tas de questions aussi existentielles que futiles : Saurai-je le garder ? Serai-je fidèle ? Mais pourquoi diable ne m’appelle t-il pas ? Comment panser un cœur brisé ? Réponses sérieuses ou décalées dans notre dossier Love de la rentrée, dans le magazine Madame-Figaro..
Love, sexe, etc.

**L’amour au travail ?

Des sondages révèlent l’ampleur du phénomène et suscite la curiosité des experts

Le bureau des cœurs

L’amour au travail ? Le sujet délie les langues et suscite la curiosité des experts. Des sondages réalisés au niveau européen révèlent l’ampleur du phénomène. Plus le monde de l’entreprise se durcit, plus les mœurs s’adoucissent. Ajoutez un soupçon de goût du risque, le plaisir de l’interdit, d’évidentes affinités… Décryptage.

L’adage populaire est pourtant clair : No sex in job. Traduction un rien édulcorée : pas de relations intimes dans le cadre du travail. Une gentille mise en garde dont n’ont que faire les Anglaises. Selon un récent sondage réalisé sur 2000 salariées par le site newwoman.co.uk, 82 % des femmes interrogées avouent flirter avec un de leurs collègues. Parmi elles, 61 % sont déjà passées à l’acte. Soit plus d’une femme sur deux. Et n’allez pas attribuer ces chiffres record à l’excentricité légendaire des Britanniques… L’Europe n’est pas en reste, loin de là. Selon une étude réalisée par Monster (1) en 2007 dans plusieurs pays d’Europe, 30 % des couples se sont rencontrés au travail ; pas moins de 50 % des personnes interrogées avouent fantasmer régulièrement sur un de leurs collègues.

Des chiffres qui n’étonnent en rien Loïck Roche, docteur en psychologie et auteur de Cupidon au travail (2) : « La sexualité est partout, pourquoi s’arrêterait-elle aux portes de l’entreprise ? » interroge-t-il. Aussi les franchit-elle allègrement pour s’immiscer partout : des couloirs aux escaliers de secours ; des cages d’ascenseur aux parkings souterrains… Qu’on se le dise : il s’en passe des choses entre la machine à café et la photocopieuse, surtout à l’heure du déjeuner. « C’est le meilleur moment pour ne pas se faire voir », raconte Hélène, chef de projet dans une agence d’événementiel. Son repaire lorsqu’elle fréquentait son collègue Tristan ? La réserve à fournitures. « Qui pouvait bien venir entre midi et deux y chercher une cartouche d’encre ou un cahier à spirale ? Nous étions dans un endroit clos, sombre, petit… Le lieu idéal. » Hélène a rencontré Tristan, du service informatique, au rythme de problèmes répétitifs avec son PC. « Il est venu me dépanner une fois, deux fois, trois fois… De fil en aiguille, notre relation a dérapé dans une sphère plus intime. Le fait de consommer dans le secret rendait nos rendez-vous plus excitants. » Hélène a mis fin à cette relation au bout de quelques mois – « Les bruits de couloirs commençaient à se faire trop insistants » –, mais elle ne regrette rien. Comme 65 % des femmes interrogées par nos voisins anglais, qui ne renient en rien ce passage à l’acte. (Madame Figaro-21.04.2011.)

(1) Monster.fr, site d’offres d’emploi.
(2) Aux Éditions d’Organisation. Également coauteur d’ Éloge du bien-être au travail, aux éditions PUG.
**Le fantasme idéal

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Car il s’agit bien de cela : un passage à l’acte. « Entretenir une relation sexuelle au travail a longtemps fait partie des fantasmes les plus fréquents, commente le Dr Ghislaine Paris, gynécologue et sexologue (3) : transgresser l’interdit, s’amuser avec les jeux de pouvoir et de séduction, se donner rendez-vous dans des endroits insolites…, c’était le fantasme idéal. » Seul hic, d’après la sexologue : le merveilleux fantasme… n’en est plus seulement un. « Je vois toujours plus de patients qui ont franchi le pas, témoigne-t-elle, et c’est dommage : un fantasme doit rester un fantasme. Il est là pour alimenter nos rêveries érotiques et booster notre énergie libidinale, il joue donc un rôle capital dans notre vie sexuelle. »

Se sentir plus vivant

Mais les chiffres sont sans appel. D’après l’étude menée par Monster, ces douze dernières années ont enregistré une nette augmentation des relations intimes au travail. Pour Loïck Roche, la société actuelle et les nouvelles règles qui régissent le monde du travail expliquent cette montée en puissance : « L’entreprise est devenue un milieu hostile, parfois violent émotionnellement parlant. On y passe du temps, on y essuie des échecs, on peut y subir toute forme de harcèlement moral. En ayant une relation intime suivie sur place, l’individu cherche du réconfort, regonfle son ego, adoucit cette violence. En bref, il récrée du vivant dans un milieu qui peut être mortifère. On ne se sent jamais plus vivant qu’en faisant l’amour, non ? » interroge le psychologue.

Bien évidemment, d’autres facteurs participent à cette augmentation massive de cas. « Les nouveaux outils de communication tels que les smartphones ou le Net facilitent grandement le passage à l’acte, ajoute Ghislaine Paris. Les “sextos” échangés en réunion et les e-mails un brin coquins accélèrent le processus : on se permet des fantaisies de langage que l’on n’oserait absolument pas de vive voix. » Ajoutez à cela un séminaire par-ci et une after-work party par-là, et passer à l’acte devient un jeu d’enfant.

Les mises en garde

Vous faites partie de celles qui ont craqué ? Sachez qu’il y a quelques règles élémentaires à adopter d’urgence pour vivre au mieux cette situation délicate. Commencez par apprendre à tenir votre langue : maintenue secrète, votre relation aura plus de chances de durer. Restez zen : si vous terminez l’afterwork party dans les bras de votre ami, ne montrez surtout pas votre gêne le lendemain matin ; au contraire, faites comme si de rien n’était et passez vite à autre chose. Soyez imaginative : fixez toujours vos rendez-vous dans l’entreprise mais à des endroits insolites. Restez pratique : qui dit ébats cachés dit ébats furtifs… Enfin et surtout, soyez raisonnable : si votre histoire devient sérieuse, rendez-la officielle rapidement par respect pour votre hiérarchie. Dernier conseil : si vous êtes dans le même service, demandez à changer de poste afin que votre relation reste privée et n’empiète pas sur votre travail. Les mises en garde sont nombreuses, mais une question reste en suspens : y couperons-nous ? Sommes-nous tous prédestinés à flirter, un jour ou l’autre, au travail ? « Oui, oui, oui et encore oui! », s’exclame Loïck Roche. Selon l’expert, le climat qui règne dans les entreprises nous y pousse, et le bureau se révèle un « vivier merveilleux en retrait de notre vie privée ». Conclusion : nous plongerons. Reste à savoir avec qui… Loïck Roche nous met en garde : « Les pulsions sexuelles réservent parfois bien des surprises. » À bon entendeur. (Madame Figaro-21.04.2011.)

(3) Auteure de Faire l’amour pour éviter la guerre dans le couple, aux éditions Albin Michel.

***Quel est le quotient sexuel de votre entreprise ?

Certains milieux professionnels sont plus propices aux rencontres que d’autres. Classement qui n’a évidemment rien d’officiel…

En haut de la pyramide

Le showbiz, ou les secteurs des médias audiovisuels et du cinéma. Attention, chaud devant ! Dans cet univers lié à l’image, l’ego est généralement surdimensionné. Résultat ? L’être se sent galvanisé et invité à un sentiment de réussite dans tous les domaines, y compris celui du sexe. C’est un peu la loi du no limit qui règne. Traduction : je fais ce que je veux, quand je veux, et surtout avec qui je veux

.Au milieu

Les milieux hospitaliers. La série Grey’s Anatomy et ses coucheries à répétition sont-elles fidèles à la réalité ? Les affinités électives entre médecins, infirmières, chirurgiens ont fière réputation. Plusieurs raisons à cela : le mythe de la blouse blanche ferait toujours autant rêver. De plus, dans un milieu directement lié à la maladie et à la mort, la charge émotionnelle est telle que l’individu cherche du réconfort auprès de l’autre. Ajoutez à cela un rapport au corps complètement décomplexé, et nous y sommes.

Juste en dessous

La politique. Ce n’est un secret pour personne, qui dit pouvoir dit jeux de séduction poussés à l’extrême. Ne nous leurrons pas, les dossiers brûlants de la République ne sont sûrement pas les seules occupations des cabinets ministériels.

Encore en dessous

La publicité et les métiers directement liés à la création. Les psychologues le répètent haut et fort : la pulsion créatrice est très proche de la pulsion sexuelle. Créer provoque une excitation positive qui peut se transformer en tape dans le dos, voire plus si affinités.

Au bas de la pyramide

La presse féminine et autres professions typiquement féminines. Inutile de tourner autour du pot : le nombre d’hommes au mètre carré étant très faible, le quotient sexuel est proche de zéro.

*Et ailleurs:

 L’Amérique interdite

Office romance.

Aux États-unis, l’amourette de bureau est fortement déconseillée, comme le tabac ou les aliments riches en graisses saturées. Hollywood adore recycler cette peur en matériel de thriller : un semblant de tension sexuelle dans l’entreprise entraîne une explosion d’adultères et d’actions en justice cataclysmiques ! De fait, les médias regorgent de récits de chutes après une liaison au travail (vertigineuse : celle du p-dg de Boeing en 2005).
Des empires menacés,comme celui du fondateur de la marque de prêt-à-porter American Apparel, Dov Charney, qui accumule les procès d’anciennes employées l’accusant de harcèlement sexuel après des échanges de « sextos ». Le PDG d’origine québécoise découvre toute l’étendue de la législation américaine, qui recouvre certes l’offre sexuelle d’un supérieur à un(e) subordonné(e) mais encore la mise en place d’un environnement hostile (commentaires salaces, attouchements…).

Pas moins de 15 000 plaintes sont déposées chaque année devant l’agence fédérale EEOC (la Commission de l’égalité des chances devant l’emploi), laquelle a distribué en 2010 quelque 50 millions de dollars de compensation aux victimes.

Pour se protéger juridiquement, les entreprises américaines organisent des formations pour leurs employés. Certaines font signer aux amants un love contract, un contrat de « relation consentante » dans lequel chacun s’engage à ne pas faire un procès en cas de rupture. D’autres interdisent toute office romance. Peu réaliste dans un pays où les semaines de cinquante heures sont monnaie courante et les vacances rarissimes (neuf jours par an en moyenne !). Selon le site d’emploi vault.com, les relations sur le lieu de travail sont en recrudescence, et un tiers d’entre elles mèneraient au mariage…

Par Emmanuelle Richard, à Washington.

Les Chinois se libèrent

De la réserve, mais pas de tabou.

Le flirt au bureau est plutôt bien accepté dans les grands centres urbains de Chine. Personne n’ignore, par exemple, l’usage chronique de petits pingouins qui apparaissent au bas des écrans d’ordinateur : ils sont la mascotte de QQ, service de messagerie instantanée qui revendique… 600 millions d’utilisateurs, et outil de mille et une confidences pendant les horaires de travail. Dans un système où la pression durant tout le cursus scolaire est forte, ceux qui ont fait des études mettent même beaucoup d’espoir dans leur vie professionnelle pour trouver l’âme soeur. Pause-déjeuner, sorties entre collaborateurs…, les occasions sont nombreuses, et les collègues jouent parfois les entremetteurs.

Héritage d’un système maoïsteet puritain oblige, les relations restent discrètes. Depuis seulement six ans, les entreprises chinoises ne peuvent plus interdire à leurs employés de se fréquenter. Une loi en 2005 a parallèlement permis de réfréner l’ardeur de certains patrons qui n’hésitaient pas harceler leurs employées en toute impunité. Les 330 millions de femmes actives que compte la Chine sont aujourd’hui davantage protégées. Sur le papier du moins. Car beaucoup préfèrent encore démissionner pour éviter de perdre la face. Dans une économie en plein boum, le défi paraît moins difficile que d’affronter son lubrique supérieur.

Par Julie Desné, à Pékin. (Madame-Figaro.12.04.2011.)

***Manuel de survie pour néocélibataires

Dating, sex friends etc. Petite remise à niveau pour les jeunes femmes fraîchement divorcées

Le célibat, vous n’y pensiez plus. Jusqu’à ce que votre couple vole en éclats. Vous voilà avec un ego à rebooster, une vie intime à réinventer… et plus de mode d’emploi. Comment reprendre les rênes sans se laisser désarçonner par l’entourage ? Que faire des nouveaux codes du dating version 2011 ? Âmes sensibles s’aguerrir.

Manuel de survie pour néocélibataires

Le pire est derrière vous : des mois, voire des années, de mésentente conjugale, guerre froide ou disputes franches, soldés par une séparation ou un divorce, le déménagement dans un nouvel appartement (plus petit) et la garde alternée des enfants. Le meilleur serait-il devant vous ? Pas sûr. Car vous qui vous êtes endormie compagne casée, sécurisée par la chaleur du foyer, la présence rassurante d’un homme, même bancal, et le train-train quotidien, vous vous réveillez un matin dans la peau d’une célibataire. Or, le célibat, vous en avez de vagues souvenirs joyeux du temps de votre folle jeunesse… Autant vous prévenir tout de suite : ça n’est pas tout à fait la même chose quand on a 35 ans et plus, qu’on est divorcée, mère de deux enfants. Petite remise à niveau et bons conseils.

La pression sociale ne tarde pas à se faire sentir

Détoxifiez-vous du couple

Passé le vendredi soir où vous vous retrouvez seule à errer dans la chambre vide des enfants, le coeur serré et les larmes aux yeux, arrive le samedi matin. Soit la perspective d’un week-end exaltant consacré tout à soi, sans lessive familiale ni courses au supermarché du coin. Partagée entre la soif d’aventure et la peur du vide à combler, vous pouvez vite perdre pied. D’autant que la pression sociale ne tarde pas à se faire sentir, chaleureuse et pesante à la fois. Et c’est le défilé de coups de fil d’amies célib compatissantes, qui vous conseillent de sortir dans tel ou tel lieu trendy absurde (« Tu n’es jamais allée à une soirée voyance à l’hôtel de Sers ? »). Ou de copines fraîchement casées qu’on a connues célib en chasse, qui vous assènent un aimable : « Tu veux venir dîner avec Jean-Marc, qui n’arrive pas à se caser ? Comme tu es seule, maintenant… » Un conseil : résistez. « Car il est impératif, lorsqu’on est à nouveau célibataire, de se protéger des “il faut” et “tu dois” de l’entourage qui, en général, croit savoir ce qui est le mieux pour nous, explique Sophie Cadalen, psychanalyste et auteur de Tout pour plaire et toujours célibataire (éd. Albin Michel). On a avant tout besoin de se débarrasser d’un mode de fonctionnement rythmé par les modalités du couple et de se retrouver soi. » Un temps précieux consacré à faire le deuil de sa relation passée, à se remettre en cause en cessant de chercher à tout prix un bourreau et une victime. Quitte, sans se culpabiliser, et malgré les protestations des proches, à vous laisser aller.
« Depuis que j’ai rompu avec Paul, je peux rester des soirées entières chez moi devant ma télé, raconte Marie, 41 ans. Autour de moi, on s’inquiète, on me dit que je n’ai plus 20 ans, que je perds mon temps. Mais même si je n’envisage pas mon avenir sans amour, j’ai besoin de ces moments pour me purger de quinze ans de vie commune, sans comptes à rendre à qui que se soit, si ce n’est à mes enfants. Et pour réfléchir à la suite, en prenant en considération mes erreurs passées ». Alors oui aux soirées détox postséparations.

Evitez les boulets !

 La nouvelle d’un célibat tout frais a vite fait le tour de votre réseau. Comme par miracle, des prétendants, comme on dit dans les émissions de télé-réalité, commencent à affluer (plus ou moins) timidement. « J’ai d’abord eu l’ex qui m’avait sauvagement quittée et qui a refait soudain surface », compte sur ses doigts Méline, 38 ans. Puis le dragueur professionnel qui m’a contactée sur Facebook. Et puis tous les laissés-pour-compte dépressifs qui imaginent que je ne peux pas refuser. » Vous pouvez ainsi passer une semaine chargée à prendre un verre à l’Hôtel Amour avec un homme gentil et entreprenant qui ne vous plaisait qu’à moitié lorsque vous étiez en couple, et qui ne vous plaît pas davantage depuis que vous êtes célib ; à dîner en tête à tête avec un copain de jeunesse ; ou à entreprendre une correspondance enflammée par e-mail avec un vieux monsieur amoureux de vous et tellement courtois. Ne vous voilez pas la face. Ces erreurs d’aiguillage sans conséquence ont une cause : le manque affectif.

Le boulet est l’ami de la célibataire en mal d’amour.

Assumez au lieu d’en pleurer, faites rire vos copains avec ces histoires. Mais ne tombez pas dans le panneau. « Car le piège de la célibataire esseulée est de craquer pour le premier venu, analyse Julie, 37 ans, de revoir ses ambitions à la baisse, donnant l’impression d’avoir choisi un nouveau compagnon par défaut. » Serait-ce alors ce qu’on appelle un « homme de transition » ? « Oui, répond Jean-Christophe Bonicard, fondateur de la Love Academy, nouvelle école de séduction ouverte à Paris. La relation de transition agit comme une piqûre de morphine. Pour tenter d’oublier son histoire passée au lieu de faire le point avec soi-même, on se précipite dans les bras d’un autre. Au risque de rester piégée pendant des années. » Alors le boulet, non, l’homme de transition, peut-être, mais avec modération.

Lachez-vous !

 Après quelques mois de célibat, vous voilà rodée, mieux dans votre peau, prête à sortir à nouveau et à profiter d’une semaine sur deux de liberté chèrement gagnée. Il se peut que votre vie flirte avec la schizophrénie. Une semaine, mère de famille, levée à 7 heures pour emmener les enfants à l’école, la semaine d’après, ado attardée couchée à trois heures du matin malgré le travail au bureau. Vos copines, surcasées, persiflent :

Ce n’est pas comme ça que tu vas trouver un homme

Là encore, ne vous refusez rien. « Si on a envie de s’étourdir dans d’incessantes sorties, pourquoi pas, assure Sophie Cadalen, car l’important est de se reconnecter avec ce qu’on aime vraiment. Et de ne pas être dans une attente angoissée de l’autre. Il faut faire la part entre le besoin et le désir, et retrouver son désir. On aura alors un positionnement face à l’autre complètement différent. » Pour trouver vos compagnons de sortie, n’hésitez pas à multiplier les possibilités : le couple d’amis plus jeune et sans enfants qui vous trouve sympa et délurée, la copine amoureuse d’un homme divorcé qui ne le voit qu’une semaine sur deux, une relation de travail. Évitez les célibataires endurcies et leurs remarques aigres qui vous minent le moral. « Il est important de développer son réseau social, de ne pas se cantonner toujours au même style de gens qu’on connaît, de s’ouvrir à d’autres connaissances, dit Jean-Christophe Bonicard. Cela servira également pour plus tard, car il est prouvé que ce sont les couples les plus ouverts sur l’extérieur qui durent le plus longtemps. » Et si c’est la Love Academy qui le dit…

Pour ou contre le sex friend ?

Le « sex friend », cet ex ou ami bienveillant qu’on ne voit que pour faire l’amour, est tendance. Faut-il pour autant souscrire à cette nouvelle mode ? « Pendant six mois, j’ai fréquenté un ex que je ne voyais que pour le plaisir, explique Daphné. C’était une solution de facilité qui me convenait bien, et qui me permettait d’arriver plus détendue aux soirées. Mais du coup, je faisais moins d’effort pour trouver un homme, et je me mettais moins en danger. J’ai arrêté et je ne m’en porte pas plus mal. »

Passez aux travaux pratiques

Connaissez-vous l’homme de votre vie ?

Sans vous mettre la pression outre mesure, ciblez vos lieux de sortie. Oubliez de préférence les boîtes de nuit destinées aux jeunes et concentrez-vous plutôt sur les cafés-bars de quartier sympas. On peut aussi se lancer sur les sites de rencontres, qui fleurissent sur la Toile, comme Meetic, le pionnier, AdopteUnMec.com, où l’on peut croiser la fine fleur des bobos parisiens, Reelation, où les amis communs jouent le rôle d’intermédiaire, Smartdate, le site basé sur le réseau Facebook. « Je me suis inscrite pendant six mois et je suis vite devenue accro, raconte Julie. On a un peu l’impression de visiter un supermarché de l’homme, c’est palpitant. Le danger est qu’on a vite tendance à zapper d’une annonce à l’autre. Ou au contraire à croire tout de suite au grand amour lorsque l’homme qu’on a contacté vous renvoie des emails charmants. »« Il m’est arrivé d’enchaîner trois rendez-vous dans la même journée, renchérit Estelle, 38 ans. Au premier rendez-vous, on a le cœur qui bat, au fil des rencontres, on prend plus d’assurance, comme pour des entretiens professionnels. »
Le site de rencontres, la meilleure et la pire des choses ? « C’est un outil générationnel, rappelle Sophie Cadalen. Ne perdons pas de vue cependant que vont s’y rejouer, comme dans la vraie vie, toutes les angoisses et toutes les névroses. » Sans s’attendre à dénicher la perle rare du premier coup, on peut y trouver, à force de persévérance, l’âme soeur. Mais n’oubliez pas qu’une fois rencontré le nouvel homme de votre vie, le plus ardu reste à faire : construire un couple qui dure.

10 conseils avant de surfer sur un site de rencontres

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En évaluant ses points, évitez l’homme qui tourne en boucle sur le site depuis trois ans sans jamais réussir à se caser. Vous le repérerez vite.
● Prenez ces rendez-vous avec légèreté et décontraction : une femme qui stresse a vite fait de passer pour une désespérée.
● Entre la photo proposée et la réalité, il y a parfois un monde, anticipez-le.
● Rappelez-vous que les hommes mentent autant que les femmes sur leur âge.
● Les boulets sont aussi présents sur les sites que dans la vraie vie (voire plus). Sachez les éviter.
● Ne parlez jamais durant un «date » des autres hommes que vous avez contactés sur le site ; ce sera très mal pris.
● Ne donnez jamais rendez-vous à un homme dans un café près de chez vous. Si l’entrevue se passe mal, vous éviterez ainsi de le recroiser tous les jours dans votre quartier.
● Correspondez par e-mail pendant quelque temps avec l’homme que vous avez choisi avant de le rencontrer. Mais ne vous éternisez pas. La fiction l’emporterait volontiers sur la réalité.
● Prenez rendez-vous par portable avant de le rencontrer.
● Essayez de ne pas vous attacher à trop de critères : beau + bonne situation + humour + personnalité = ça fait beaucoup. (Madame Figaro-22.06.2011.)

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**Après l’homme-Kleenex, l’homme-pansement

Réparer les cœurs brisés : drôle de concept pour un site de rencontres

Après l’homme-Kleenex, l’homme-pansement

Une semaine s’est écoulée depuis que Sophie vous a raconté, en larmes, son dernier fiasco sentimental. Paniquée à l’idée qu’elle commette l’irréparable, vous la conviez à une soirée margarita-fraise. Mais l’ingrate décline : elle a déjà rendez-vous avec son « homme-pansement ». Décryptage d’un concept 2.0 qui va mettre sur le carreau bien des copines.

L’homme-Kleenex, on connaissait : fort, doux, jetable… mais pas recyclable. Alors que 100 % green, l’homme-pansement s’inscrit au contraire dans une démarche de développement durable : réparer les cœurs brisés en prodiguant des conseils réconfortants. « Pour moi, c’est un petit peu le docteur de l’amour, celui qui guérit les blessures de l’intérieur », interprète Léo, nouvel inscrit sur le site www.hommepansement.com, conçu par Cécile Mariotti et Jean-Marcel Rocchesani, deux étudiants diplômés en fiscalité internationale et marchés financiers

.À écouter ces jeunes Parisiens qui totalisent à eux deux moins de 50 ans, l’idée serait venue de l’histoire concomitante de deux de leurs amies « qui ont réussi à surmonter une rupture sentimentale grâce à la présence rassurante d’un homme ». Trop beau pour être vrai ? Peut-être. La plupart des adhérents ne semblent pas complètement dupes, mais acceptent de bonne grâce de jouer le jeu d’un énième site de rencontres qui ne dit pas son nom. Et pour cause.

Certains mettront le pansement après l’acte.

Mis en ligne en mai, hommepansement.com compte déjà 3 800 femmes à la recherche d’une oreille attentive, voire plus si affinités. « J’ai l’impression que je peux entamer une conversation sans être dans un échange de séduction », confie Irina qui, en attendant de « mieux comprendre les garçons », se réjouit d’avoir déniché un « homme qui prend sa mission très à cœur ». Si tel n’est pas le cas de tous les utilisateurs (« certains mettront le pansement après l’acte », plaisante Léo), le concept fait néanmoins vibrer la fibre conjugale de nombreux inscrits, y compris des plus jeunes. « Une femme qui traverse un chagrin d’amour a besoin d’être écoutée et valorisée en tant que personne », assure Stéphane, 25 ans.

Gare aux “arnacœurs” !

Son discours est aux antipodes du comportement d’un « arnacœur » surexcité à l’idée de pouvoir tomber des proies fragilisées par une déception amoureuse. Et pour qui ce site offre un formidable terrain de jeux… À moins, bien sûr, que lesdites proies n’attendent que ça ? Car contrairement à Irina qui a choisi un pansement « bon psy », les demoiselles moins sages peuvent opter pour des pansements « disponibles immédiatement » ou même « jetables », bien plus proches de « l’homme-objet à câliner » du site www.adopteunmec.com que du conseiller désintéressé.

Ni cavaleur, ni sauveur, Toussaint (1) espère quant à lui trouver la femme qui guérira ses blessures : « J’ai moi aussi besoin d’oublier une histoire », révèle-t-il. À défaut de donner des conseils, ce beau brun qui se cache derrière une photo de trois quarts a décidé de prendre son temps avant de se dévoiler. « On parle un peu de soi, de ce que l’on fait dans la vie, de ce qui nous a amené sur le site », évoque-t-il sans s’embarrasser de détails. Alors, à quand la « femme-pansement » version 2.0 ? « C’est une bonne idée », répond Irina, disposée à rendre service à son tour, « mais je doute que cela fonctionne car peu d’hommes osent se confier, virilité oblige » ! À moins que ces messieurs n’aient peur de tomber sur un pansement trop collant ? (Madame Figaro-08.07.2011.)

(1) Le prénom a été changé.

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11 réponses à “Les femmes de plus en plus seules !”

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