D’un canapé à l’autre

19102012

**Bienvenue chez les couchsurfeurs !

  Le « couchsurfing » ou l’aventure à prix réduits

Le couchsurfing ou « surf de canapé » permet de voyager à travers le monde en logeant gratuitement chez l’habitant. La contrepartie : accueillir aussi des voyageurs sur son canapé.

D’un canapé à l’autre

*Le but revendiqué de l’échange d’hospitalité est de promouvoir les échanges entre les peuples afin de faire avancer la paix. Le mouvement s’appuie sur l’idée que les individus peuvent changer le monde, comme l’annonce le slogan de Couchsurfing.com : « Participez à la création d’un monde meilleur, canapé après canapé ! ». Son objectif : favoriser des expériences enrichissantes et positives.

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Tu me prêtes ton sofa pour la nuit ?

Le « couchsurfing » ou surf sur canapé est un concept qui bouleverse tous les codes du tourisme classique. Voyager pas cher tout en s’enrichissant de ses rencontres… voilà le deal !

Le couchsurfing : un concept original misant sur la solidarité

En 1999, Casey Fenton, un jeune webmaster américain s’achète un billet d’avion low cost pour l’Islande. Plutôt que de dépenser ses économies dans des nuitées d’hôtel, il a l’idée un peu folle d’utiliser la base d’emails des étudiants sur place pour demander l’hospitalité. Il reçoit 50 réponses et de là échafaude le concept du couchsurfing.

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Le couchsurfing, comment ça marche ?

Le site internet communautaire couchsurfing.org est la référence. Le service met en relation ceux qui proposent un lieu d’accueil, pour une nuit ou plus, et les voyageurs du monde entier. Un canapé, une chambre, un jardin pour planter une tente… Il n’y a aucune obligation de retour de services contrairement au wwoofing ou au home-sitting. Que l’on soit surfeur, hoster (hôte) ou les deux, il faut se créer un profil pour pouvoir échanger. L’inscription est gratuite. Le site est à but non lucratif et survit grâce aux dons, voilà pourquoi il existe une étape payante mais non obligatoire le «  Get verified ». Il s’agit d’une validation de l’identité et de l’adresse du couchsurfeur qui coûte 25$ (environ 20 euros). Le site est disponible en 32 langues dont le français.

Comment se déroule un échange ?

Un an de couchsurfing à Malaga - Ouishare | Le CouchSurfing, nouvelle forme de tourisme. | Scoop.it

Comme pour toute communauté en ligne, tu dois te créer un profil. Cela nécessite un peu de temps, mais s’il est bien rempli, les surfeurs seront sans doute plus enclins à venir le voir : photos, passions, attentes de l’expérience… Pour rencontrer des gens du monde entier, n’hésite pas à compléter ton profil en plusieurs langues si tu peux, surtout en anglais. Ensuite, tu reçois des demandes d’hébergement ou tu procèdes à une recherche pour trouver un lieu. Une fois ton choix arrêté, tu peux facilement contacter le couchsurfer et démarrer une discussion qui aboutira peut-être à un échange. L’hôte est libre d’offrir le couvert ou d’accompagner son invité à la découverte de la ville. Après la rencontre, tu laisses une évaluation de ton hôte ou de ton surfeur. Cette notation est importante : positive, elle rend les futurs contacts plus simples; négative, elle peut totalement te décrédibiliser aux yeux de la communauté.

Le couchsurfing c’est bien, mais n’est-ce pas un peu risqué ?

La question est légitime. On est en droit de se demander où on va atterrir et qui on va recevoir. Plus les profils seront détaillés et évalués, plus tu pourras te faire une idée de ce qui t’attend. Le site de couchsurfing.org donne d’ailleurs de précieux conseils pour voyager en toute sécurité mais aussi pour recevoir son hôte.
Le couchsurfing est avant tout un état d’esprit. Il faut se montrer ouvert et curieux pour rencontrer des personnes de tous horizons. Le but est de découvrir un lieu en totale immersion avec les habitants. Il faut se montrer disponible et prévenant, les couchsurfers cherchent la chaleur d’un foyer pour un passage enrichissant, fuyant ainsi la solitude et la froideur d’une chambre d’hôtel.

238 pays et territoires représentés, 330 langues parlées, plus de 1 908 000 couchsurfers inscrits sur le site… A en juger par les quelques 2 148 000 expériences réussies (plus de 97%) et les 2 295 000 amitiés nées de ce concept depuis la création du site (chiffres au 1er juillet 2010), le couchsurfing a encore de beaux jours devant lui… Il doit bien y avoir quelques fourmis surfeuses de canapé dans le lot, non ? *Source: Radin.com-10/07/2012

Tu fais du couchsurfing et tu veux partager ton expérience ? Laisse un commentaire !

*Grâce à notre fille qui a pratiqué le couchsurfing aux USA nous avons mis nous aussi un pied dans la ruche et avons reçu de charmantes jeunes filles en juillet. Il est évident que cela ne peut marcher que si la confiance est totale et sans équivoque sinon….et ben on ne s’inscrit pas et on passe à côté de jolis moments d’échanges, de discussions et pourquoi pas d’amitié. je pense que nous chercherons des hôtes la prochaine fois que nous partirons à l’étranger…ou en France, histoire d’éviter comme il est écrit les chambres d’hôtel impersonnelles.

*Couchsurfing toute la vie ! On rencontre ainsi des gens formidables, on découvre, on échange.. L’humanité parait plus belle ainsi !

*Je suis un couch surfeur est je valide à 100%, quoi de plus enrichissant que d’accueillir le monde entier chez soi!! L’état d’esprit des visiteurs est toujours le même : ouverture d’esprit, curiosité et soif de découvrir de nouvelles cultures. Dernièrement nous avons accueilli deux russes pour deux nuits et en revenant au boulot j’avais l\’impression d’être moi même parti en vacances. En plus ça fait travailler l’anglais et permet de découvrir sans bouger de chez soi. C’est également un moyen de se tisser un réseau d’amis à l’échelle mondiale.

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Vidéo: Welcome to CouchSurfing

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Quatre histoires extraordinaires de canapé

Près de cinq millions de voyageurs préfèrent dormir sur le canapé d’un inconnu. Parce que ça ne coûte rien ou presque. Parce qu’on y trouve l’aventure. Depuis quatre étés, le « couchsurfing » (surf de canapé, littéralement) explose. Près d’un million de pratiquants de plus [PDF] chaque année, principalement des Occidentaux de moins de 30 ans.

Mongolie, Turquie, Jordanie, Chili : désormais, il est possible de couchsurfer dans 207 pays. Vous vous inscrivez sur le site Couchsurfing.org et envoyez des demandes d’hébergement aux membres qui vous inspirent tout au long de votre périple des vacances. Ceux qui sont prêts à vous loger vous répondent.

Parmi ces expériences, quelle est la plus exceptionnelle que vous ayiez vécue ? La question a été posée pour Rue89 sur la page Facebook des « couchsurfeurs ». Plus de 140 ont répondu, à grand renfort de smileys et d’enthousiasme :

il y a les romantiques, ceux qui ont trouvé « l’amour au premier regard », sont « devenu père grâce au couchsurfing » ou ont rencontré « celle qui est devenue [leur] femme » ;

il y a les fêtards pour qui les nuits ne sont jamais assez longues. Soirée underground en Iran pendant le ramadam pour Annyia. Beuverie aux Philippines pour Henner. Nouvel an dans le centre de Berlin pour Vianna : « Dans la maison de types sympas… la moitié de la ville invitée… En un mot : effarant ! » ;

et puis il y a les voyageurs qui apprécient de découvrir un peu plus que des musées, voire d’être détournés de leur route. Comme ces couchsurfeurs polonais et vénézuéliens invités à Java à un mariage traditionnel. Ou Henner, qui s’est retrouvé dans la peau d’« un local » le jour où il a dû garder une maison vide en Thaïlande. Ou encore Anna, qui a dormi dans un kibboutz en Israël et a pu, en pleine nuit, se promener « dans des zones interdites de la mer Morte, avec des petits lacs, des sources d’eau chaude, sous un ciel exceptionnel ».

Enfin, il y a les surprises, les imprévus inclassables. Les hôtes qui vous plantent au dernier moment. Toujours avoir un plan B, recommandent les pros. Les hôtes tripoteurs. Les hôtes généreux (un New-Yorkais a donné un ordinateur à un visiteur en panique parce que le sien avait planté). Les visiteurs surprenants (« En pleine nuit, ma couchsurfeuse a ouvert la porte de ma chambre, elle s’est arrêtée sur le seuil. Je l’ai regardée, elle s’est brusquement réveillée : elle était somnambule ! »).

Certains couchsurfeurs ont bien voulu nous raconter leur expérience en détail.

1-Kolia, l’amour à Lyon

Kolia, c’est la fête qui l’intéresse. A Lyon, avec des colocataires, il a pris l’habitude de recevoir des couchsurfeurs du monde entier. Ça plaît bien au Lyonnais de faire découvrir sa ville, plus particulièrement les bars.

Sauf que, parfois, il ne sait pas quelle couchsurfeuse s’introduit en pleine nuit dans son lit. Et ça l’embête un peu. Enfin, il est mitigé. L’étudiant, qui vit maintenant à Bogota, se souvient notamment de cette Américaine de la Nouvelle-Orléans, assistante d’anglais dans un collège poitevin.

Quelques jours avant la fête des Lumières, elle demande si elle peut débarquer. Les colocataires hébergent déjà des amis, et viennent de refuser un groupe de Français et un groupe d’Espagnoles. Mais l’Américaine vient seule, elle pourra dormir dans le salon.

Le deuxième soir, le groupe rentre en Vélov’ de la Croix-Rousse. Kolia va se coucher

« Mes souvenirs sont brouillés et brouillons, mais une chose est sûre : je me réveille avec une étrangère qui me chevauche, m’offrant ses lèvres, et aucune autre option que de répondre à ses avances.

Après un réveil en galipettes qui se termine par un petit “shower time”, nous nous rendons au marché de producteurs de Perrache. Les produits sont frais et sains. C’est cliché peut-être, mais c’est l’image de la France aussi. Ça fait parti du jeu de la découverte culinaire. »

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2-Annarita, à scooter dans les Andes à 63 ans

Annarita a 63 ans. Elle a toujours aimé voyager seule, mais « plus cool ». A la retraite, elle a eu envie de parcourir le monde de manière un peu plus aventureuse. Mais toujours dans sa « zone de confort », partout où l’anglais et l’italien sont parlés.

En 2011, elle empoigne sa valise à roulettes, et quitte Saint-Brieuc pour parcourir durant deux mois l’Argentine en couchsurfing :

« Sur la route 40, une famille de cinq enfants m’a accueillie. La femme, Fernanda, m’a proposé d’aller voir sa mère dans la montagne. Nous sommes parties à la fraîche, vers 17 heures, à scooter. Elle roulait très doucement. Il fallait pousser l’engin dans les torrents, il avait beaucoup plu.

Nous avons fini par rejoindre quelques maisons de terre. Sa mère avait presque mon âge, mais en paraissait bien plus. Elle était indienne et avait eu seize enfants. Elle nous a reçues avec le maté et une tartine de pain à la confiture de pêche.

Je n’avais pas compris que nous restions la nuit… Au réveil, Fernanda a été chercher un tambourin. Les femmes ont commencé à chanter des chansons traditionnelles. Voilà ce que j’ai eu pour mon petit déjeuner. J’étais tellement émue que je n’ai pu prendre aucune photo. »

3-Benjamin, des catacombes dans chaque pays

Benjamin utilise le couchsurfing pour assouvir sa passion : dénicher des sites abandonnés, des usines désaffectées, des souterrains oubliés. Il a commencé à chercher les amateurs également couchsurfeurs pour passer les voir en vacances.

Le quadragénaire a ensuite poussé le vice plus loin. Il est « auditeur qualité, autrement dit, le plus souvent, client mystère », ce qui l’oblige à bouger. Alors, en déplacement professionnel aussi, il dort sur le canapé :

  • à Montpellier, il a fait un peu de « spéléo au pied levé », dans des grottes de l’arrière-pays ;
  • en Alsace, il a visité des brasseries abandonnées ;
  • en Espagne, des sites miniers désaffectés et difficiles d’accès (« Fallait crapahuter, traverser des rivières »). C’est là que l’un des ses ancêtre s’est tué en travaillant, et Benjamin tenait à voir le lieu ;
  • à Paris, « la face cachée » des catacombes (« J’adore me dire que je suis sous l’avenue d’Italie et que, sous terre, elle ne fait que 60 cm. ») ;
  • en Lettonie, en vacances cette fois, d’anciens silos de missiles SS-20 russes.

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4-Anthony, le bon Samaritain des couchsurfers

Les couchsurfeurs tiennent à leur communauté. Ils se dépannent en cas de problème, préviennent quand un « mouton noir » sévit dans une ville. Ils organisent aussi de grands rassemblements partout en Europe dont le but n’est pas extrêmement défini, mais dont on comprend qu’il s’agit de pratiquer les langues étrangères autour d’une tente de camping, de découvrir boissons et plats d’un peu partout, voire d’organiser des jeux dans des champs de maïs.

A 28 ans, Anthony fait partie de ces membres actifs. Et il se souvient particulièrement d’un rassemblement dans les Abruzzes, en Italie :

« Plus de 400 personnes étaient attendues. Mais les indications pour trouver le camp, en pleine montagne, restaient succinctes : prendre le train jusqu’à une petite gare, se rendre à la pizzeria d’en face, où le patron devait donner toutes les explications.

Dans le train, je rencontre cinq mecs qui y vont, de cinq nationalités différentes. Mais à notre arrivée à 23 heures, la pizzeria est fermée. Dans la rue, personne ne parle anglais. Les gendarmes ne sont pas informés et proposent leur jardin pour planter la tente. Finalement, un gars nous embarque dans le coffre de son utilitaire. Nous ne sommes pas sûrs qu’il ait bien compris…

Il nous dépose en pleine montagne devant deux maisons et repart. Nous sonnons. Un vieux monsieur ouvre, puis disparaît. Quand il revient, c’est pour dire : ’’OK, ça marche. Vous voyez ce petit chien ? Vous le suivez, il va vous guider. »

Il est plus de minuit, il commence à pleuvoir. A chaque croisement, le chien nous attend. Au bout d’une demi-heure, il s’arrête. L’endroit est désert. Je crains un traquenard.

Nous nous étions trompés d’un jour, le rassemblement ne commençait que le lendemain. »

**source: Rue89–22/08/2012

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Ça vous dirait de venir surfer sur mon canapé ?

« J’ai bien compris que CouchSurfing n’est pas un site de rencontres. » Il faut cocher la petite phrase pour s’inscrire sur ce réseau de canapés autour du monde. On est bien d’accord : allez dormir sur les canapés des autres, ça ne veut pas dire avec eux.

« L’objectif du réseau est de promouvoir les relations entre les cultures, il n’est pas fait pour faire la cour à d’autres membres. Nous ne tolérons pas le harcèlement » , dit encore le règlement du site, fondé il y a quatre ans par un Américain et qui totalise plus de 250 000 surfeurs et 126 000 canapés à travers le monde.

Rencontrer des gens du monde entier, c’était bien l’idée de Vincent H., 26 ans, quand il s’est inscrit sur Couchsurfing.com -même si l’histoire nous apprendra qu’il est tombé amoureux d’une surfeuse par la suite, « mais on ne va pas s’étendre » . Le garçon n’est pas exactement un hippie en sandales. Il loue un studio Porte Maillot, à Paris, dans un immeuble avec gardien, et part au travail à 6h30 le matin. Dans la journée, il est ingénieur mécanicien, spécialiste de l’emballage des déchets nucléaires.

20071023couchinside_0Vincent dort dans le matelas réservé à ses hôtes.

Chez lui, entre son lit, les étagères à DVD et la table à repasser (aussi chargées l’une que l’autre), il y a une couette pliée dans un coin. Déroulez la et voilà le canapé. Ce n’est pas exactement le Crillon, mais depuis que Vincent s’est inscrit sur Couchsurfing, il reçoit chaque semaine une quinzaine d’emails de surfeurs du monde entier prêts à y dormir gratuitement.

« Au début, je disais oui à tout le monde, mais j’ai été débordé » , dit Vincent. Maintenant, il trie ses invités en fonction de la durée de leur séjour. Et pas dans le sens que vous croyez : Vincent choisit de préférence ceux qui veulent rester chez lui longtemps. Les passages en coup de vent ne l’intéressent pas. « C’est pas pour faire hôtel. »

L’Américaine qui vient de partir est restée là neuf nuits. Sur une étagère, plein de petits mots laissés par des surfeurs, dont une pluie de remerciements signés de sa première surfeuse, Ashley : « Je ne peux pas croire que tu aies fait ma lessive ! “ Une autre lui a, de reconnaissance, gribouillé une Joconde scotchée au mur. ‘ C’est comme recevoir des amis d’amis’ , dit Vincent.

Paris est devenue la capitale des surfeurs de canapé

Avec plus de 6 000 surfeurs, Paris est devenue la première ville de couchsurfing. A une demi-heure de chez Vincent, aux Halles, Julien, 37 ans, s’est inscrit avec trois autres copains. Ils proposent en général aux surfeurs de passer les deux premières nuits de leur séjour chez eux, dans une superbe vieille tour du XVIIIe siècle au cœur de Paris, avec leur chat Jean-Poil. ‘ Pour eux, c’est l’arrivée au château ! Ils ont même rédigé une poétique feuille d’instructions pour trouver les lieux depuis n’importe quelle gare ou aéroport.

Mais qui choisir ? Julien reçoit une dizaine de demandes par jour. Il a hébergé 39 personnes depuis le début de l’année, dont des Australiens et des Polonais, et se détermine en fonction des centres d’intérêts, livres, films, disques préférés mentionnés dans le profil du surfeur. ’L’Alchimiste’, de Paulo Coelho, c’est éliminatoire’ , rigole t-il. Ce sont des gens qui vont vivre chez vous, autant avoir des choses à se dire.

Parce que ça nous semble presque trop beau, on peut pas s’empêcher de les titiller un peu. Et des histoires foireuses ? Des types qui seraient partis avec l’argenterie ? Des fous qui auraient tout cassé ? Non, rien. Le site qui demande aux surfeurs de noter leurs passages chez les uns et les autres annonce un taux d’ ‘ expérience négative’ de 0,1%.

Autre manière de dire les choses : selon les fondateurs, ‘ seuls deux incidents ont demandé l’intervention de la police’ . Et sans se connaître, Vincent et Julien nous donnent la même définition du scénario noir. ‘ C’est quand il ne se passe rien’ , dit Vincent. ‘ Si c’est quelqu’un de timide et qu’il n’y a pas de rencontre… dit Julien.

Le souvenir de Kate, barmaid américaine, les larmes aux yeux devant la tour Eiffel

Mais pourquoi font-ils tout ça ? Au début, on se dit qu’on va voyager gratuit’ , raconte Julien. C’est vrai, Vincent, aussi, a commencé comme ça : un voyage en Israel où un surfeur l’a hébergé pendant deux semaines. Mais ce n’est plus ce qui les anime. Ils nous parlent des repas italiens ou mexicains que concoctent les visiteurs, se souviennent des amis du bout du monde dont ils peuvent suivre les aventures sur une carte.

Vincent est encore ému au souvenir de Kate, barmaid américaine, les larmes aux yeux en train de manger du fromage devant la tour Eiffel. Sur l’écran de son ordi, Julien cherche où se trouve Eve, qui, du Michigan, surfe de canapé en canapé autour du monde. ‘ Tiens, elle est à Bangkok.’

C’est tout ce dont rêvait Casey Fenton, l’américain fondateur du site. Il y a quelques années, préparant un voyage en Islande, il avait envoyé un e-mail à 1 500 étudiants islandais leur demandant qui pourrait le loger. Couchsurfing est né de l’accueil formidable qu’il a reçu. En créant son site il y a quatre ans, il s’était promis de de ne plus descendre à l’hôtel quand il voyage, mais plutôt de rencontrer les habitants d’une ville.

Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’être propriétaire d’un canapé pour s’inscrire : on peut se proposer ‘ pour un café ou un verre’ . Des surfeurs se retrouvent même le lundi soir, dans un pub parisien, rue Mouffetard. Une virée en roller-blades. Un goûter au parc André-Citroën… Le pompon, l’an dernier, c’était le réveillon du 31 décembre organisé dans l’immeuble de Julien, et ouvert à tous les surfeurs. Ils étaient 300 du monde entier. L’histoire ne dit pas sur quels canapés ils ont dormi.**source: Rue89–23/10/2007

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Jakub Kachelmaier, un étudiant polonais, a effectué un voyage de plusieurs mois à travers la Sibérie orientale sans presque rien débourser pour son hébergement. « Nous n’avions besoin que d’un endroit pour poser nos sacs de couchage ». Pour Jakub, le couchsurfing (littéralement : la recherche d’un canapé pour passer la nuit) n’est pas seulement un moyen d’économiser : « Cette façon de voyager permet de communiquer avec les habitants, qui connaissent les endroits à visiter, et ainsi de mieux découvrir la culture de l’intérieur ».

D’un canapé à l’autre : le « couchsurfing » ou l’aventure à prix réduits

L’idée d’échange d’hospitalité de masse est arrivée en Russie grâce à l’organisation Servas International, fondée en 1949. Le nom du réseau signifie littéralement, en esperanto, « Je sers la cause de la paix ». L’organisation a établi sa présence en URSS en 1980, et fonctionné illégalement pendant les quelques années qui ont suivi.

« Mes parents ont rejoint Servas en 1988. Je me souviens toujours de ces étrangers qui nous rendaient visite », raconte Alexeï Terchtchenko, chef du bureau russe de l’organisation. « Nous avons accueilli par exemple le chef du programme spatial japonais. Et une autre fois, nous avons hébergé un Grec qui parlait quatorze langues. Servas est une grande famille au sein de laquelle on ne peut jamais se sentir seul ou malheureux ».

Après son lancement par Servas, le concept d’échange d’hospitalité est rapidement devenu très populaire, plus de cent réseaux existant à ce jour dans le monde. Le leader incontestable est couchsurfing.org, site qui compte quelque 5 millions de membres, dont 40 000 Russes. Considérée comme assez importante, la communauté de « couchsurfers » en Russie n’est toutefois pas présente dans toutes les villes du pays, près de la moitié de ses membres vivant à Moscou et à Saint-Pétersbourg.

Jakub a visité, à l’aide de son réseau, Vladivostok, Tchita et Oulan-Oudé. « J’ai commencé à chercher des « canapés libres » à deux ou trois semaines du voyage, relate-t-il. J’envoyais tout simplement des messages en demandant l’hébergement. Parfois, nous recevions des invitations tout de suite. Mais dans le cas de certaines villes, dont la population de couchsurfers est restreinte, c’était plus difficile. Je parle russe et ça m’a beaucoup aidé à trouver un canapé et à communiquer, car certains de nos hôtes ne maîtrisaient pas l’anglais ».

La Russe Anna Rouditcheva, qui hébergeait avant d’occuper « le poste de voyageur à plein temps », avait une stratégie bien définie pour sélectionner les couchsurfers qu’elle acceptait de recevoir : « Parfois, c’est un profil intéressant qui m’attirait – je préfère notamment des gens d’origine multiculturelle. Le site couchsurfing.com m’a aidée plusieurs fois quand je n’avais presque pas d’argent et que j’avais besoin d’un logement. Alors, je peux accueillir une personne qui se trouve dans une situation difficile, même si au deuxième jour il s’avère que nous n’avons pas de sujets de discussion communs. Je mets comme condition principale de ne pas violer mon espace personnel ».

*La Russie d’Aujourd’hui- 18 octobre, 2012

*tourisme jeunesse

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 Le « couchsurfing »

L’hospitalité. Une valeur qu’on pourrait croire disparue mais qui revient en force grâce à la magie d’Internet. Partout dans le monde, des hôtes accueillent des voyageurs pour quelques nuits, sur un bout de canapé ou dans la chambre d’amis, pour le simple plaisir de la rencontre et de l’échange. Un clic-clac à Buenos Aires, un futon à Berlin, ça vous tente ? Bienvenue chez les couchsurfeurs !

 

Le « couchsurfing » : qu’est-ce que c’est ?

Imaginez un immense réseau social de plus d’un million de personnes prêtes à s’offrir l’hospitalité les unes les autres pour une nuit ou plus. La démocratisation du transport aérien a bouleversé notre conception du voyage, le couchsurfing change encore la donne.

Il permet de se loger gratuitement dans le monde entier et, surtout, offre la possibilité de rencontrer les habitants des pays visités, de partager pour quelques jours leur quotidien et de bénéficier de leurs conseils. Le couchsurfing n’a pas de frontières : le principal site d’échange d’hospitalité, couchsurfing.com, compte 3 millions de membres dans 247 pays !

L’échange d’hospitalité n’a pas attendu Internet pour voir le jour. Après la Seconde Guerre mondiale, Bob Luitweiler crée Servas, une association pacifiste qui permet aux membres d’ouvrir leurs portes aux uns aux autres. Plusieurs initiatives similaires ont été lancées par la suite. L’arrivée d’Internet, outil idéal pour un tel réseau, a permis au mouvement de prendre de l’ampleur dans les années quatre-vingt-dix.

L’un des premiers sites, Hospitality Club, a été inventé par un jeune Allemand en 2000. L’association Couchsurfing.com a elle été fondée par un Américain, Casey Fenton. En 2000, ce routard partait quelques jours en Islande mais n’avait aucune envie de dormir tout seul dans un hôtel. Il eut l’idée d’envoyer un mail à 1 500 étudiants de Reykjavik en leur demandant si certains étaient prêts à le loger pour quelques nuits. Il reçut des dizaines de propositions. L’expérience fut au-delà de ses espérances.

À son retour, il eut l’idée de lancer le projet CouchSurfing. Quelques années plus tard, en 2004, le site débarquait enfin sur la toile. La version 2.0 du site a été lancée en 2006, année qui marque l’essor du projet. Régulièrement, des groupes de couchsurfeurs se réunissent pour améliorer et développer le site.

Changer le monde grâce au couchsurfing

Le but revendiqué de l’échange d’hospitalité est de promouvoir les échanges entre les peuples afin de faire avancer la paix. Le mouvement s’appuie sur l’idée que les individus peuvent changer le monde, comme l’annonce le slogan de Couchsurfing.com : « Participez à la création d’un monde meilleur, canapé après canapé ! ». Son objectif : favoriser des expériences enrichissantes et positives.

Comment ça marche ?

Sur le même principe qu’un réseau social comme Facebook, il faut s’inscrire sur l’un des sites d’échange d’hospitalité pour se lancer dans l’aventure. L’inscription est le plus souvent gratuite. Vous devez préciser si vous avez la possibilité d’héberger des couchsurfeurs, si vous souhaitez juste rencontrer des voyageurs autour d’un verre ou si vous n’êtes pas disponible en ce moment. Vous n’êtes donc pas obligés de recevoir des voyageurs pour avoir accès au réseau social, le couchsurfing ne repose pas sur la réciprocité.

Définir votre profil

C’est une étape essentielle. Entrez le maximum d’informations afin de donner une idée de votre personnalité, de vos centres d’intérêt et de vos valeurs. Le site Couchsurfing.com invite les membres à indiquer leur philosophie. Essayez d’aller plus loin que le banal « J’aime voyager et rencontrer des gens », qui n’en dira pas beaucoup sur vous!

Donnez des exemples concrets. Indiquez votre métier, les langues que vous maîtrisez, les pays qui vous ont marqués, la musique que vous aimez, votre film favori… La photo peut sembler un détail, elle est cruciale. Pas d’impératif en la matière mais choisissez une photo agréable, qui donnera envie aux couchsurfeurs d’en savoir plus sur vous. Une fois membre actif, ce sont les commentaires des autres à votre sujet qui parleront le mieux de vous !

Sélectionnez des hôtes

En cherchant un sofa à Amsterdam, vous serez vite perdu devant les centaines de possibilités qui s’offrent à vous ! Choisir un hôte est une étape importante. Ne contactez que les personnes que vous avez vraiment envie de rencontrer. C’est là que le profil et les commentaires des autres membres s’avèrent utiles. Soyez attentif aux détails : avez-vous des centres d’intérêt en commun ? Quel est son style de vie ? Le mode d’hébergement qu’il propose vous convient-il ? Une seule règle, trouver au moins un élément qui vous donne envie de discuter avec cette personne.

Pensez aussi au but de votre voyage: si vous partez à Londres pour faire la fête toute la nuit, ne choisissez pas de loger chez quelqu’un qui indique dans son profil qu’il travaille très tôt le matin !

Organisez votre séjour

Il n’y a pas de règles précises quant à l’organisation en amont de votre visite. Vous avez toutefois plus de chance de trouver un hébergement en vous y prenant à l’avance. Ne soyez pas trop prévoyant non plus, six semaines avant, les personnes auront du mal à vous indiquer leurs disponibilités! De même, si vous les contactez à la dernière minute, elles ont peu de chances d’être prêtes à vous accueillir. Deux à trois semaines de délai semblent être raisonnables.

« Un mois avant mon départ pour la Roumanie, j’ai envoyé des mails à une trentaine de personnes en leur indiquant mes dates de voyage pour demander si elles seraient éventuellement prêtes à me recevoir, explique Caroline. Pour les sélectionner, je regarde attentivement les profils, tout simplement en cherchant des gens qui me donnent envie de les rencontrer ! J’ai recontacté ceux qui m’avaient répondu quelques jours avant mon arrivée dans leur ville, par téléphone, en leur indiquant mes dates précises ».

Quand vous rédigez vos mails, soignez les détails. « Je personnalise toujours mes premiers mails en expliquant à la personne pourquoi j’ai envie de la rencontrer, ce qui m’a attirée dans son profil, explique Eva. Et quand on me contacte pour être hébergé à Paris, je réponds rarement à ceux qui envoient un message impersonnel. »

Pensez à contacter plusieurs hôtes pour être sûr de trouver quelqu’un qui pourra vous accueillir. Enfin, pensez à prévenir votre hôte si vous changez de programme, pour lui dire que vous ne viendrez pas ou que vous arriverez un jour plus tard.

Une fois sur place

Vous êtes logé gratuitement par une personne, la moindre des choses est de faire tout votre possible pour vous adapter à son mode de vie. À votre arrivée, parlez clairement de votre programme et demandez toutes les instructions concernant la maison ou l’appartement. Soyez respectueux et, en partant, laissez bien sûr l’endroit comme vous l’avez trouvé ou encore plus propre ! Il est aussi courant d’apporter un petit cadeau de remerciement (une bouteille de vin, un bouquet de fleurs, un pot de confiture… C’est l’attention qui compte !

*Témoignages

Caroline a voyagé deux semaines en Roumanie grâce à Couchsurfing.com. Elle héberge également des couchsurfeurs chez elle, à Rennes.

« Avec le couchsurfing, on se retrouve vraiment dans des situations improbables… Un soir, en Roumanie, nous logions avec ma sœur dans une famille. Nous avons fêté avec eux l’anniversaire de leur fils. Une soirée mémorable à boire des bières en écoutant du rock avec des jeunes de 20 ans !

On s’implique vraiment dans le quotidien des gens. Nous avons par exemple été accueillies chez un couple d’Américains qui s’installaient tout juste dans le pays. Ils n’avaient pas un radis mais nous ont laissé leur lit. Eux ont dormi sur des matelas par terre, impossible de les faire changer d’avis… À Bucarest, nous avons logé avec un couchsurfeur anglais chez un Roumain qui, malgré son absence, nous avait confié les clés. Souvent, nous nous sommes retrouvées dans des conditions de grande promiscuité, à cinq dans une chambre par exemple. L’ambiance est toujours détendue et simple.

J’héberge aussi des gens chez moi: j’ai reçu un Américain, un Québécois et une Allemande, que j’ai eu l’impression de connaître depuis toujours. J’ai aussi participé à une soirée jeux de société organisée par un couchsurfeur dans ma ville.
                Je pars à la fin du mois en Tasmanie, toujours avec ma sœur. À Hobart, nous avons déjà trouvé un canapé! Mon seul conseil: ne pas craindre la rencontre et oser la promiscuité. Au pire, si ça ne marche pas, on peut toujours rester moins longtemps que prévu ».

Stéphanie et Vincent ont voyagé ensemble grâce au couchsurfing en Turquie.

« Le plus étonnant, c’est qu’on se retrouve à avoir des discussions assez profondes avec des gens qu’on ne connaît pas. Au pied du Mont Ararat, un guide de haute montagne nous a hébergés. Il était Kurde et nous a beaucoup parlé de la situation de son peuple.

Par le biais du site Couchsurfing, nous avons aussi pris un café avec des militaires en poste dans la région. Leur point de vue sur la question kurde était, bien sûr, complètement différent. Ces rencontres nous ont appris plein de choses. C’est aussi l’occasion d’avoir de bons tuyaux. À Istanbul, le couple qui nous accueillait nous a amenés dans un port de pêche, au bord de la mer Noire, en voiture. Ils nous ont fait découvrir des endroits où nous ne serions jamais allés sans eux !

Être en couple ne nous a pas posé de problème, nous avons été extrêmement bien reçus, même s’il est arrivé qu’on nous demande si nous étions mariés. Toujours à Istanbul, nous avons pris un café avec un jeune informaticien qui ne pouvait loger personne car il vivait chez ses parents. Il n’était jamais sorti de Turquie mais connaissait plein de choses grâce à ses rencontres avec les couchsurfeurs de passage ! Finalement, on se rend compte que, où qu’on aille, on partage certaines valeurs avec ces personnes ».

Marie a tenté l’expérience au Québec et à Buenos Aires

« J’ai testé le couchsufing pour la première fois au Canada. Avec une amie de Montréal, nous avions envie d’aller visiter Québec, mais nous avions un tout petit budget ! J’avais une légère appréhension, donc je suis contente d’avoir expérimenté ce système à deux. J’ai contacté une dizaine de personnes, qui m’ont presque toutes répondu très vite. Finalement, nous avons été accueillies par René, dans un super appartement en plein centre de la vieille ville ! Nous avions une chambre pour nous avec deux lits. En posant nos affaires, on n’arrivait pas à y croire !

Emballée par cette première expérience, j’ai récidivé à Buenos Aires, où je suis partie en tant que volontaire pour un mois. J’ai été hébergée par un Italien, dans une colocation. Je ne devais rester que deux nuits, j’ai finalement habité là une semaine. Dès que je suis arrivée, il m’a emmenée jouer aux échecs dans un parc avec toute une bande de couchsurfeurs du monde entier. Grâce à lui, j’ai trouvé un petit boulot. Il a été ma première attache à Buenos Aires, et j’ai continué à le fréquenter par la suite. Le couchsurfing est un excellent moyen de nouer des rencontres en débarquant dans une ville ».

Eva, une couchsurfeuse autour du monde !

« J’ai commencé l’échange d’hospitalité par le biais du site Hospitality Club, en Europe de l’Est. Depuis, je n’ai jamais arrêté ! Cela permet de ne pas voyager un guide entre les mains et de s’immerger dans la vie des gens. À Prague, je logeais chez une fille, en banlieue. C’est finalement dans son quartier que j’ai commencé mon projet de photo. Le couchsurfing m’a permis tant de choses !

À Berlin, j’ai squatté dans une grande colocation, on changeait de chambre tous les soirs. L’expérience qui m’a le plus marquée, c’était dans une colonie israélienne en Palestine. Ce sont des lieux complètement fermés, et pourtant une famille m’a reçue. C’était des gens adorables et cette rencontre a nuancé mon opinion sur la politique israélienne.

Dans chaque pays, j’ai été accueillie différemment. Au Canada, on m’a souvent prêté la voiture de la famille, donné des clés… Je n’ai jamais été aussi bien accueillie ! Souvent, je remercie ceux qui me logent en cuisinant, je prépare des gâteaux par exemple. Je n’ai eu que des bonnes expériences, sauf une, en Russie, chez quelqu’un qui vivait vraiment dans la saleté… Je pense que le couchsurfing m’a aussi aidée à vaincre ma timidité, à m’ouvrir aux autres. Ça fait vraiment du bien ! »

*conseils pratiques

Soyez disponible !

Réfléchissez bien à ce que signifie le couchsurfing : vous allez dormir chez un inconnu! La rencontre demande de la disponibilité et, avant tout, de l’envie ! Esprits obtus et pressés s’abstenir. Il faut voyager en étant flexible. Le couchsurfing est réservé aux routards qui privilégient la rencontre et savent improviser.

Profitez de ce système pour découvrir des endroits où vous n’auriez pas été spontanément. Si le profil d’un hôte vous donne envie de le rencontrer, prenez le temps d’aller lui rendre visite, même si cela implique un détour! Hors des sentiers battus, dans des zones isolées des grands circuits, les hôtes sont moins sollicités et donc encore plus heureux de vous recevoir.

Est-ce que c’est sûr ?

C’est la première question de ceux qui hésitent à se lancer, notamment les femmes seules : est-ce que c’est risqué ? Le site Couchsurfing.com met tout en œuvre pour que le réseau soit le plus sûr possible.

Première barrière : les commentaires des uns et des autres sur les profils. Regardez-les attentivement, ils sont la source d’information la plus fiable. Vous repérerez vite les intrus, à commencer par des hommes qui espèrent profiter du réseau pour nouer des rencontres amoureuses…

Deuxième barrière : la certification. Afin d’être certifié, le membre doit faire un don à l’association, ce qui prouve son implication dans le réseau. Cela prouve aussi que son adresse a été vérifiée. Enfin, le cautionnement permet de confirmer sa confiance envers un autre membre. Comme le rappelle le site Couchsurfing, c’est le jugement de chacun qui reste la meilleure mesure de sécurité. Aidez-vous de tous les éléments à votre disposition sur les profils des membres pour vous forger votre opinion. Et si en arrivant vous ne vous sentez pas en sécurité, il est encore temps de filer dans une auberge !

Et la confidentialité ?

Le réseau Couchsurfing a là aussi tout prévu. Vous pouvez paramétrer à votre guise votre profil pour déterminer qui y aura accès et quelles informations personnelles seront visibles.

À votre tour d’accueillir des couchsurfeurs !

Il suffit d’un peu de temps et d’espace pour voir le monde entier débarquer à votre porte ! Où que vous soyez, vous aurez des demandes. À Paris, le risque est de crouler sous les mails. Ailleurs en France, selon les régions, les demandes peuvent être plus espacées. Si vous n’avez pas la place d’héberger quelqu’un, vous pouvez mentionner sur le site Couchsurfing que vous êtes partant pour rencontrer des voyageurs autour d’un verre

**Adresses et sites utiles

CouchSurfing : www.couchsurfing.com. C’est le site le plus important de l’échange d’hospitalité. L’association compte plus 3 millions de membres, de 247 pays différents et de 80 000 villes ! Des « ambassadeurs couchsurfing » promeuvent l’esprit et les valeurs de l’association. Vous pouvez vous inscrire en quelques clics et avoir ainsi accès aux milliers de profils des membres. L’avantage est bien sûr la taille du réseau, mais aussi la qualité de l’interface du site, très facile d’utilisation. Les Parisiens y sont très actifs puisque la capitale française est la ville la plus représentée sur le site !

Hospitality Club : www.hospitalityclub.org. Pionnière du mouvement sur internet, l’association compte 328 629 membres de 207 pays. Le modèle est le même que celui de couchsurfing.com. L’inscription est gratuite, le but est de donner une chance de se rencontrer. Là encore, la réciprocité n’est pas de mise.

Sur le même principe, BeWelcome : www.bewelcome.org, Stay 4 Free : http://www.stay4free.com/ et GlobalFreeloaders : www.globalfreeloaders.com mettent en relation des membres du monde entier.

Bedycasa : http://fr.bedycasa.com/.  Un éventail de chambres chez l’habitant, familles d’accueil, chambres indépendantes ou hébergements à louer, Bed & Breakfast, chambres d’hôtes et gîtes (en France), casas rurales, (en Espagne et au Portugal), guest houses, homestay, fermes et auberges, pensions, riads (au Maroc), minshuku et ryokan (au Japon).

Servas Open Doors : www.servas-france.org.  Servas compte 20 000 hôtes dans plus de 120 pays. Cette ONG a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1948, pour encourager une meilleure compréhension entre les peuples et promouvoir la paix. À l’origine, il fallait être membre d’une organisation pacifiste pour y adhérer. Aujourd’hui, il suffit de régler une cotisation annuelle de 19 € et de passer un entretien au cours duquel on évalue votre motivation. Vous recevrez ensuite une lettre de présentation ainsi qu’une liste d’hôtes selon les pays choisis. Les membres s’engagent généralement à vous recevoir gratuitement pour deux nuits et à vous offrir le dîner.

Pasporta Servo : www.tejo.org/ps. TEJO a pour but de promouvoir la langue internationale espéranto au moyen de rencontres et de programmes d’échanges. L’organisation défend la richesse culturelle de la diversité linguistique, les droits des minorités linguistiques et la compréhension internationale pour des contacts plus faciles. Elle a mis en place en 1974 le « Pasporta Servo » (service des passeports), un service d’hébergement gratuit à disposition des espérantophones . Le système propose à ses membres de loger ou de recevoir d’autres membres (généralement pour un ou deux jours). Chaque espérantiste peut donc s’inscrire auprès de l’organisation TEJO, contre la somme de 15 € par an. En échange,  il reçoit une liste d’adresses lui indiquant des hôtes répartis dans 44 pays membres et leurs conditions d’accueil (combien de places sont disponibles, si les repas sont gratuits, s’il faut réserver à l’avance etc).

Warm Shower List : www.warmshowers.org. « La vélo-hospitalité sur le web », dixit le site français. Depuis 1993, Warm Shower List rassemble des internautes disposés à offrir l’hospitalité aux cyclotouristes. Inscription gratuite et basée sur la réciprocité. Si vous voyagez à vélo, vous êtes sûr, grâce à ce réseau, d’avoir au moins un point commun avec vos hôtes !

Le témoignage d’un serial-couchsurfeur : www.letmestayforaday.com. Entre 2001 et 2003, le Hollandais Ramon Stoppelenburg a voyagé dans 18 pays grâce à son site « Let me stay for a day ». Le principe : il demandait l’hospitalité par le biais de son blog et racontait, en échange, toutes ses aventures et ses rencontres au jour le jour. Très populaire aux Pays-Bas, Ramon Stoppelenburg a par la suite écrit un livre sur ce projet.

*source: routard.com

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Le couchsurfing ou « surf de canapé » permet de voyager à travers le monde en logeant gratuitement chez l’habitant. La contrepartie : accueillir aussi des voyageurs sur son canapé.

 

 

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**Des vidéos

*CouchSurfing - Envoyé Spécial Juin 2006

*COUCH SURFING!   Youtube

*SURFING HAWAII

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Les adepte du couchsurfing

Le couchsurfing ou « surf de canapé » permet de voyager à travers le monde en logeant gratuitement chez l’habitant. La contrepartie : accueillir aussi des voyageurs sur son canapé.

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Le concept est né en 2004 quand un jeune Américain, Casey Fenton, décide de partir en vacances en Islande. Sans logement, il envoie des mails à des Islandais pour leur demander un hébergement. Son audace est payante et il décide de créer une plateforme pour aider les voyageurs à trouver un logement gratuit. Mais au-delà de l’aspect financier, le couchsurfing est une philosophie tournée autour des valeurs de solidarité et de partage des cultures. Aujourd’hui, le couchsurfing regroupe plus de 600 000 membres répartis dans plus de 231 pays.

Pour bénéficier des avantages du couchsurfing, il faut s’inscrire sur les sites www.couchsurfing.com ou www.hospitalityclub.org.

Pour adhérer, des donnés personnels comme le nom, le prénom, l’age, la location et l’adresse mail sont à renseigner dans le formulaire d’inscription.
L’inscription terminée, vous êtes immédiatement membre de la communauté : vous pouvez partir dès le lendemain aux caraïbes si vous trouver un couchsurfer disponible.

Le couchsurfing, mode d’emploi

Le contrat est le suivant : en vous inscrivant sur le site, vous accédez aux mails de tous les membres pour leur demander de vous héberger une nuit ou plus. En contrepartie, vous acceptez vous aussi d’accueillir d’autres membres.

Rassurez-vous, vous n’avez aucune obligation. Vous commencez par correspondre par mail : si le courant passe et que les dates coïncident, vous pouvez accepter de recevoir pour une ou deux nuits la Portugaise avec qui vous correspondez depuis une semaine. Quant à vous, vous vous envolerez peut-être pour le Brésil la semaine d’après.

Très clairement, le couchsurfing n’est pas conçu comme un hébergement de longue durée. La durée des séjours dépasse rarement 3 nuits. N’oubliez pas que votre pension gratuite dépend uniquement de l’hospitalité du membre… C’est un moyen de dépannage car vous serez certainement amenée à dormir sur un canapé. Mais c’est surtout l’occasion de découvrir une culture et de faire des rencontres exceptionnelles.

Faire du couchsurfing en toute sécurité

Accueillir un inconnu chez soi peut vous faire peur. Pour éviter toute mauvaise surprise, les sites de couchsurfing ont mis en place un système d’évaluation des membres. A chaque fois que vous logez chez une personne ou que vous l’accueillez, vous pouvez faire un commentaire sur le couchsurfer.
Le site couchsurfing.com a mis en ligne un guide pour les femmes voyageant seules (en anglais seulement).

Principales recommandations :

- Lisez bien TOUS les commentaires sur les membres même s’il y en a beaucoup. Dans la mesure du possible, préférez loger chez une femme ou une famille plutôt que chez un homme célibataire.
- Ne divulguez pas votre email. Sur le site, il existe des options pour contrôler les personnes qui peuvent accéder à vos informations personnelles.
- Quand vous faites du couchsurfing, prévoyez toujours un plan B. Partez avec l’adresse ou le téléphone d’un hôtel.
- N’hésitez pas à quitter votre hôte si vous vous sentez mal à l’aise. N’ayez pas peur de l’offenser, votre sécurité passe avant tout !

Si le couchsurfing vous fait vraiment trop peur ou que vous souhaitez partir en famille, une autre solution s’offre à vous : l’échange de domicile.

Le principe est simple : pendant que vos hôtes profitent de votre maison ou de votre appartement, vous passez vos vacances chez eux. Grâce à la multiplication des sites internet spécialisés, il est maintenant possible de partir aux quatre coins du monde grâce à l’échange de domicile.

Les sites internet (souvent payants) servent d’intermédiaires entre les particuliers. Une fois que vous êtes entrées en contact avec la personne avec qui vous voulez échanger la maison, multipliez les échanges par mail histoire d’être préparée à votre arrivée.

D’ailleurs, les personnes qui pratiquent l’échange de maison entretiennent souvent des relations cordiales. Chacun laisse à disposition de ses invités des guides touristiques, des recommandations et le mode d’emploi de la machine à laver. Si vous possédez des objets de grande valeur, évitez de les laisser à votre domicile.*FemmeActuelle- le 05 juin 2009

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**Autour du monde en auto-stop

Beaucoup de gens, sinon presque tous, aiment voyager. Particulièrement dans les pays lointains, où on peut voir quelque chose que tu ne trouveras pas dans la patrie. Mais il y a peu de gens qui font de ces voyages un mode de vie. A quoi bon ? Maintenant, en effet, ce n’est pas « l’époque des grandes découvertes géographiques ». Toutes les rivières, les îles et les routes sont déjà portées sur les cartes.

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Le Moscovite âgé de 37 ans Anton Krotov regarde le monde d’un autre œil. Il découvre les chemins du monde pour lui-même personnellement. À la différence des autres gens, qui passent par des compagnies touristiques, il préfère profiter des voitures qui vont dans le même sens. « Si on se trouve au bon moment sur la route, il suffit de lever le bras, et tôt ou tard, la portière de quelque voiture s’ouvrira pour vous », – dit Anton.

« En Russie et en CEI, il y a 182 régions. J’en ai visité 178, il reste à visiter seulement 4. Et aussi, je peux me vanter d’avoir visité 70 pays. Je voyage ainsi depuis 1991. A cette époque, j’avais 15 ans. Je voyage jusqu’à présent ».

D’abord, Anton ne s’éloignait pas trop loin de sa ville natale, Moscou. Puis, le temps des grands voyages à travers la Russie est venu, puis, ensuite, à travers les pays de l’ex-URSS. Anton a commencé la découverte des pays étrangers plus lointains par l’Iran.

« Voyager en auto-stop en Iran – c’est normal. Les Iraniens vous prennent volontiers, les routes sont bonnes. Les gens sont hospitaliers. L’Iran est un des pays les plus accueillants du monde. Il est très agréable de voyager là. En plus, c’est mon premier voyage étranger lointain. J’y suis allé 4 fois et j’irai encore un jour ».

Le livre qu’Anton a publié en 1997, – Au-delà de sept frontières, est le bilan du voyage en Iran. Là, tout est décrit en détail : comment il arrivait en Iran, comment il se déplaçait à travers le pays, quels gens il rencontrait, il y parle aussi de l’expérience de son comportement aux marchés.

Au total, Anton Krotov a déjà publié près de 40 livres.

En dehors des voyages, Anton Krotov a le temps d’accueillir des dizaines de visiteurs, de donner des cours et d’organiser des rencontres avec les lecteurs dans différentes villes de Russie, d’écrire les livres, d’organiser des réunions dans l’Académie des voyages libres créée par lui.Le principe essentiel qui est le fil conducteur pour ce « voyageur libre », est le suivant : il ne faut pas dépenser le temps sur ce dont vous n’avez pas besoin en fait. Le principe est sage, à vrai dire. Une seule chose est difficile – comment comprendre ce qu’il vous faut en réalité. Certains le comprennent à la fin de la vie. Heureusement, Anton l’a compris plus tôt. *Olga Semina- french.ruvr.ru-29.07.2013.

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Un tour du monde sans jamais prendre l’avion

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Ce Danois s’est lancé dans une folle aventure: faire le tour du monde -en passant au moins 24 heures dans chaque pays que compte la planète- en ne prenant jamais l’avion. Torbjorn Pedersen a déjà parcouru 65 pays et il ne veut pas retourner chez lui tant qu’il n’aura pas terminé son rêve. « Ma devise pour ce voyage est: ‘ »un étranger est un ami que vous n’avez pas encore rencontré’ » et jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu ».

« Les mots qui résument ce voyage, ce sont les gens, les cultures, la vie, briser les barrières et l’aventure ». Et ce voyageur intrépide n’en a pas fini avec ce beau projet. Sur son blog,Once Upon a Saga, il révèle également pourquoi il a décidé de renoncer aux déplacements en avion et les raisons qui l’ont poussé à entamer ce voyage. 

« Si j’étais un homme riche, l’avion serait un choix facile pour visiter de nombreux pays, mais trouve-t-on du plaisir dans ce qui est facile? Ce sera donc un voyage par transport terrestre, principalement avec des trains, des bus et des bateaux de toutes les sortes. Je ne vais pas acheter, emprunter ou louer un véhicule pour aller d’un point A à un point B. De cette façon, je passerai beaucoup plus de temps avec les habitants et les touristes -une façon incroyable de découvrir le monde- ».
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**voir vidéo

**deuxième vidéo

Jusqu’à présent, lorsqu’on lui demande quels ont été les moments forts de son périple, il cite sa traversée de l’Atlantique Nord et sa visite de Reykjavik. Pour ce qui est de son pays préféré, il explique que cela dépend de ce qu’on entend par « favori ». « En général, je peux dire que les pays qui m’ont le plus impressionné sont les pays où je suis resté pendant une longue période ou ceux où j’ai été surpris de ce que j’y ai découvert car je m’attendais à autre chose. Je citerais donc Saint-Marin, Andorre, la Serbie, la Lettonie, l’Islande, le Groenland, le Nicaragua, la Colombie, l’Equateur, le Suriname, le Venezuela et Trinidad & Tobago. Mais c’est une question injuste ».

Ambassadeur de bonne volonté pour la Croix-Rouge, ce statut lui a permis de se faire ouvrir certaines portes habituellement fermées. « La Croix-Rouge est en mesure de me fournir une assistance administrative ou concernant les itinéraires de voyage les plus sûrs, comme par exemple pour la Syrie. En ce qui concerne la Corée du Nord, vous pouvez en fait facilement obtenir un visa de touriste » explique-t-il.

Comment se paie-t-il son voyage? « J’ai un budget d’environ 14-15 euros par jour parrainé par Ross Offshore et Ross Engineering ». « Avec 203 pays sur ma liste, je tente de rester en moyenne 7 jours par pays, ce qui donne un voyage d’environ 4 ans. Si je passais un mois dans chaque pays, il me faudrait plus de 16 ans pour accomplir ce périple ». Son voyage a débuté le 10 octobre 2013 à 10h10 exactement au Danemark et devrait se terminer dans les Seychelles.*7sur7–mardi 18/11/2014

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