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Lune de miel sur un voilier

21122008

A Bora-Bora, en Polynésie, l’ile des amoureux… la main dans la main, les yeus dans les yeux.. ! !

(DR)

La croisière à la cabine, comme à bord d’un paquebot mais sur un voilier, permet de découvrir des îles de rêve. A Bora-Bora, joyau du Pacifique en Polynésie française et royaume des perles noires, tout le monde va par deux, main dans la main, yeux dans les yeux. C’est l’île des amoureux, où tous les soirs ukulélés et tambours scandent les déhanchements frénétiques des vahinés et les danses suggestives des mâles dorés, sous le parfum envoûtant du monoï et des fleurs de tiaré. A l’aube, quand atterrissent les premiers avions transportant leurs cargaisons de duos langoureux venus de Los Angeles, Sydney ou Tokyo, les flots bleus scintillent autour du mont Otemanu, dont le pic dressé offre à l’est une forme délicieusement équivoque. Une dizaine d’hôtels ont colonisé les motus autour du célèbre lagon, consacrant de luxueux farés sur l’eau au lucratif accueil des couples du monde entier. Comment jouir du mythe sans sacrifier aux rites commerciaux de la lune de miel ? En quittant la terre et ses plaisirs convenus pour naviguer entre les îles sous le Vent avec trois autres couples sur un grand voilier. Moitessier était sorti squelettique de son épopée pacifique. Sur ces catamarans confortablement aménagés et gérés comme un hôtel (au prix raisonnable d’une belle chambre d’hôte en pension complète), vous risquez plutôt de prendre plusieurs kilos. Seule contrainte de cette originale découverte des archipels polynésiens : partager votre nid d’amour avec de parfaits inconnus. A l’aéroport de Bora, après le transit par Tahiti, le taxi est un bateau, et c’est un zodiac qui emmène ensuite les futurs marins vers le grand catamaran d’Archipels Croisière mouillé dans la baie, sous les sommets de l’île mythique. C’est un Eleuthera 60, un des derniers nés de la gamme Fountaine-Pajot. Oubliez les chaussures! L’hôtesse les enfermera dans un équipet pendant toute la croisière. Sur le pont immaculé du grand multicoque de 18 mètres, on évolue pieds nus, et le plus souvent en maillot de bain ou en paréo. Chacun se serre contre sa chacune, et tout le monde se regarde en chien de faïence, un peu angoissé par la perspective de vivre ensemble une semaine durant sur cet espace étroit et mouvant. Jusqu’où faudra-t-il aller ? Le capitaine est rassurant et son humour serein : il détaille l’itinéraire programmé vers les îles magiques, Tahaa, Raiatea et Huahine, donne quelques consignes pratiques et de sécurité, amorce le dialogue entre les couples de Français et d’Italiens. Quelques heures encore, et de blagues en rires, arrosée d’écume et de vin, la croisière prend un air de sortie entre amis… La découverte des quatre cabines est un soulagement : chaque couple a son nid privé, petit bien sûr, mais avec un grand lit double, plein de rangements, et des toilettes-douche personnelles (dont on apprendra vite, à ses dépens parfois, à manier le mécanisme un peu délicat). Les capots de pont laissent voir le ciel : à fermer vite en cas d’averse! On est en mer, et quand çà tangue, il faut ramasser les serviettes de bain et se tenir aux filières! Mais quel dépaysement : déjà, on regarde l’horizon joue contre joue en équilibre sur le solarium de l’avant tandis que défilent les collines et les plages de Bora. La passe est franchie, le thon grillé et la glace à l’ananas attendent sur le pont!*

 Nage, plongée libre, kayak et farniente sur des motus sauvages- L’énorme avantage du bateau, c’est de vous transporter avec vos bagages vers les sites les plus insolites. Et les motus déserts, les îlots coralliens, les récifs pittoresques, la Polynésie en regorge. Il faut essayer d’arriver sur les lieux avant qu’un énorme paquebot américain ne débarque sa cargaison de chaises longues, de bedaines et de jet-skis, colonisant les plages les plus sauvages en moins d’une heure. Heureusement, les touristes sont moins nombreux que dans d’autres régions ensoleillées du monde et l’on peut encore se prendre pour Robinson, le temps de traverser la jungle de cocotiers et de tamanus d’une île perdue, ou d’en faire le tour en kayak quand le soleil descend sur l’horizon, avec le seul bruit des vagues sur le récif. Le sport magique reste le snorkeling, la balade avec palmes, masque et tuba le long des patates de corail où évoluent des milliers de poissons : chirurgiens, perroquets, Picassos, tous rivalisent de couleurs éclatantes, et se promènent en bancs innombrables et miroitants dans l’eau transparente. L’impression de palmer dans un aquarium… Même sensation, mais avec quelques frissons en prime, lors de la plongée au milieu des petits requins tête noire du lagon ou des somptueuses raies mantas, immenses planeurs sous-marins. Parfois, une murène jaillit d’un fond rocheux. Parfois, le grand voilier (qui navigue d’ailleurs plus au moteur qu’à la voile, à cause des vents contraires), jette l’ancre pour que les passagers puissent découvrir à pied les trésors d’une des îles sous le vent. Perles noires aux reflets moirés dans une ferme marine de Huahiné ou de Raiatea, sculptures sur bois et marché local aux escales à la recherche de l’huile médicinale magique de tamanu et du monoï artisanal au lyang-lyang ou au tiaré, plantations de vanille à Tahaa. Sur cette île aux profondes baies, les habitants vivent encore à l’heure indigène. Alain Plantier, le fils du créateur de la Transat des Alizés, y a construit son faré de façon traditionnelle, avec des palmes de cocotier tressées, des murs de bambous et de hauts plafonds naturellement ventilés. Il cultive un luxuriant jardin tropical où il explique aux visiteurs comment se pollinise à la main cette orchidée délicate que l’on nomme vanille. Quand le soleil descend, chacun sort son appareil photo pour ne pas manquer le spectacle des cocotiers ou des pics ourlés de rose. Les paréos s’enroulent autour du cou à la place des hanches : c’est l’heure de goûter aux plats tahitiens dans un restaurant local, ou tout simplement sur le catamaran (où les moustiques n’oseront pas venir nous titiller). Thon ou mahi mariné dans le lait de coco, poulet-fafa (mijoté aux légumes des îles), porcelet cuit à l’étouffée dans le four en terre du pays, accompagné de bananes-légumes, d’arbre à pain ou de manioc. L’ambiance est au beau fixe : au bout de deux ou trois jours de promiscuité et de partage, après avoir tangué ensemble dans les creux du Pacifique, bu dans la même noix de coco ramassée sur un motu, erré demi-nu à la recherche d’oursins ou de coquillages, plongé de concert en zigzaguant dans les courants entre les coraux, les quatre couples ont l’impression de se connaître depuis toujours. Téléphones et adresses mail s’échangeront entre deux bisous salés le jour du départ : la lune de miel de chacun-chacune s’est mêlée avec harmonie à cette atmosphère conviviale et sportive. Les îles sous le Vent, avec Bora-Bora, restent le circuit classique et permettent une bonne approche de la Polynésie, en essayant de garder un jour ou deux pour découvrir les côtes de Tahiti et ses montagnes tropicales. Moorea est aussi une destination de rêve : avec les splendides échancrures crées par les baies de Cook et ses pentes volcaniques couvertes de plantations d’ananas. Nouveau, Archipels Croisière lance en janvier le tour de Tahiti, un circuit injustement ignoré. Une fois sorti de la ville de Papeete, l’île principale de la Polynésie française révèle ses charmes cachés vus de la mer. Mais pour vivre le paradis selon Robinson, c’est aux Tuamotu qu’il faut naviguer. Rangiroa, l’un des plus beaux lagons du monde où le spectacle sous-marin se déroule à l’infini, avec un foisonnement d’énormes poissons, mérous, requins, barracudas et carangues dans les passes du récif. Fakarava, avec ses plages vierges alignant tous les tons d’ocre, et ses eaux transparentes classées réserves naturelles par l’Unesco. (source.. le Figaro).







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