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la journée mondiale de l’environnement-5 juin

5062009

 **des images inédites de 50 pays vus du ciel**

Ce vendredi 5 juin, Journée mondiale de l’environnement est aussi celui de la sortie mondiale grand public –y compris en Algérie- de Home, le film 100% aérien de Yann Arthus Bertrand. Un événement à ne pas rater.En nous permettant de voir des images inédites de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus Bertrand, photographe et défenseur de la planète, nous fait partager à la fois sa fascination et son angoisse. Dans Home, son dernier film diffusé aujourd’hui dans le monde entier, il veut nous inciter à prendre conscience des mouvements tectoniques qui menacent notre existence. Il y a ceux qui polluent avec insouciance et ceux qui n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme sur les dangers qui guettent l’environnement. Comme l’infatigable Yann Arthus Bertrand (YAB). Le réalisateur français récidive le 5 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, en diffusant un film sur l’état de la terre sur laquelle nous vivons.

Home (maison ndlr) est le titre du documentaire qui sera montré simultanément dans le monde sur 60 chaînes de télévision. National Géographique, aux USA, Globo, au Brésil, Al Jazzera Children, dans les pays arabes, France2 et d’autres ont déjà donné leur accord. Objectif : sensibiliser encore et toujours sur les dangers écologiques qui menacent la planète et inciter ses habitants à prendre soin d’elle, au risque d’y être emportée par les catastrophes naturelles. Pour faire parvenir ce message aux habitants des grandes métropoles, où la pollution est des plus inquiétantes, YAB n’a pas lésiné sur les moyens. A Paris, par exemple, de nombreuses salles de cinéma ont donné leur accord pour diffuser le jour même le film, ce qui est une première, tandis que trois écrans géants seront installés sur le Champ-de-Mars, proche de la Tour. Idem aussi pour le Central Park, aux USA et le Trafalgar Square, à Londres qui vont prendre part à l’événement. Luc Besson, célèbre réalisateur français, qui participe à ce projet, prévoit modestement 200 millions de téléspectateurs en vingt-quatre heures. Il espère être regardé par les pays sous-développés, où la question de la sauvegarde de l’écologie relève du domaine de la science fiction pour les gouvernements. Le but étant de montrer que notre impact sur la terre est plus fort que ce qu’elle peut supporter.

« Nous consommons trop et nous sommes en train d’épuiser toutes nos ressources. Depuis le ciel, on voit facilement les endroits où la terre est blessée. Home explique simplement les problèmes actuels, tout en disant qu’il y a une solution », a assuré Yann Arthus Bertrand. Annoncé à coups de grosses pancartes de publicité déployées dans les rues de Paris avec comme message « Nous avons tous rendez-vous avec la planète », YAB et Luc Besson veulent faire de ce film documentaire un événement mondial. Aucune crainte. Il sera montré simultanément vendredi prochain dans 54 pays et distribué dans 87 autres, en plus de la possibilité de le regarder gratuitement sur internet et facebook. Traduit dans 14 langues, sa réalisation a coûté la bagatelle de 12 millions d’euros, dont 10 offerts par un mécène français. Home a nécessité 217 jours de tournage et permis d’obtenir 733 cassettes de tournage. Un travail colossal rien que pour protéger notre petite planète en peine.(El Watan-05.06.09.) 

**Où le voir en Algérie ?

A Alger. A 10h. Arts et culture organise une projection pour les enfants participant aux activités de l’établissement. A la salle Casbah, au complexe culturel Laadi Flici, théâtre de Verdure, Alger. Contact : 021 71 25 30. Sinon. Connectez-vous dès le matin sur www.youtube.com/homeproject. Si vous avez France 2. La diffusion du film est prévue ce vendredi à 20h35, heure française, donc 19h35 heure algérienne.

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*L’Algérie mise sur les énergies renouvelables

L’environnement, dans sa définition veut dire l’ensemble naturel et culturel dans lesquels les êtres vivants et les éléments existent. Donc c’est tout ce qui nous entoure, tout y est, montagnes, océans, forêts et essentiellement l’air que nous respirons au quotidien. Puisque nous y « vivons » il est de notre devoir de le protéger et de lui venir en aide quand il a besoin de nous, car on est ses destructeurs, on est pour beaucoup dans toutes les déformations qu’il a eues à subir depuis la nuit des temps. L’humanité consciente de l’importance d’un environnement « sain », et dans le souci de réduire les risques que nous pourrons vivre dans le cas où cette « destruction perdure », un sommet de la Terre a regroupé les concernés en 1992 à Rio De Janeiro au Brésil. Une rencontre axée sur les meilleures stratégies ayant pour but la préservation de cet environnement et surtout de minimiser les dégâts. L’Algérie est partie prenante dans cet environnement, consciente qu’elle est, que cette problématique de la « protection de l’environnement », a toujours fait partie de ces conventions signées ici et là, et sur le terrain, l’on met les moyens nécessaires à la disposition des «spécialistes» pour qu’ils puissent de leur côté contribuer au bon fonctionnements des éléments protecteurs de ce qui nous entoure. Dans ce cadre, le Centre de presse d’El Moudjahid, a abrité à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, une conférence débat ayant pour thème, cette année, « votre planète a besoin de vous ». Etaient présents à cette table ronde des experts des différents secteurs jugés plus concernés par cette problématique, tels que les services de météorologie ainsi que des chercheurs dans le domaine des énergies renouvelables. Des associations actives dans ce sens étaient, elles aussi de la partie. Kara en sa qualité de directeur général de l’agence nationale du réchauffement climatique dira dans son intervention que «l’humain est seul responsable de ces malheurs qui se résument en le réchauffement climatique, ou autres », avant d’ajouter, « cet humain, voudrait avancer dans tous les domaines confondus, c’est légitime mais ce progrès ne devait se faire en aucun cas au détriment de la nature ». Les autres conférenciers et autres participants sont unanimes à dire, « que l’industrie et les gaz dégagés par le nombre impressionnant de voitures qui circulent dans le monde sont pour plus de 70 pour cent dans le réchauffement climatique » qui selon Rabah, un métrologue de fonction, « tout ça perturbe les Extrêmes Evénements Météorologiques qui étaient à l’époque entre 40 à 50 ans ». Ces événements reviennent actuellement chaque deux ans, où l’on enregistre de fortes précipitations de pluie et même des canicules et des vagues de chaleur insoutenables dans la plupart des coins du globe. «Dans tout ce que nous relatons, les choses s’avèrent aller dans le plus mauvais sens, ce qui nous amènerait à aller chercher des solutions fiables, rapides et moins couteuses », soulignera de son coté Mme Bouhired, chercheuse en énergies renouvelables » et de poursuivre « que le soleil en Algérie est en permanence, c’est une richesse de laquelle il faudrait tirer profit, pour notre bien être à nous tous. On a tous les moyens pour recourir à cette énergie ». Cette politique, est envisageable et elle pourrait porter ses fruits début 2025, sans se passer des services des hydrocarbures mais réduire le champ de leur utilisation. Pour rappel, la commémoration de la journée mondiale de l’environnement est fêtée cette année, au Mexique. (Le Courrier d’Algérie-)

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*Le climat dans tous ses états…C’est M. Mahi Tabet Aoul, pro-fesseur à l’université de Laval Canada et chercheur au CRASC et aux laboratoires LABSIS, qui a animé une conférence intitulée «Panorama sur les changements climatiques à travers des études faites en Algérie» pour célébrer la journée mondiale de l’environnement au siège de l’ASPEWIT, jeudi. Cette année, rappellera-t-il, le slogan de l’ONU pour la préservation et la protection de la planète est: «Unissez-vous pour le changement climatique». Et, bonne coïncidence, un extrait d’un de ces articles a été choisi comme texte support pour l’épreuve du BEM 2009. Après un bref aperçu sur les concepts ayant trait à tout ce qui est environnement, M. Tabet Aoul explique que l’homme est devenu un acteur dans le réchauffement climatique et qu’une concentration d’ozone à la surface du sol en contact avec le soleil est un danger par oxydation et justement nous sommes un pays où le soleil est présent tout au long de l’année. «Le rayonnement solaire traverse directement l’atmosphère pour réchauffer la surface du globe, la terre à son tour renvoie cette énergie dans l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. La vapeur d’eau, le gaz carbonique absorbent ce rayonnement renvoyé par la terre, ce qui empêche l’énergie de passer directement de la surface du globe vers l’espace et réchauffe l’atmosphère.»

Avant d’introduire le volet économique, M. Tabet Aoul rappellera le protocole de Kyoto en 1990 où l’année 1976 a été choisie comme année de référence pour faire l’inventaire des émissions pour les stabiliser. Seulement voilà, nous sommes à l’heure actuelle à 25% de plus que le niveau de 1976 (année de référence). Il y a vraiment urgence. La phase 2 du protocole étant de trouver des solutions aux effets des émissions de gaz à effet de serre. Cela devient difficile quand on sait que les pays riches produisent 5 tonnes de carbone par an et par habitant contre 0,2 à 1t/an/hab dans les pays pauvres. Des études faites en Algérie ont montré que la température a augmenté de 17° en 1926 à 19° en 2010, le double de la moyenne du pôle Nord qui est de l’ordre de 0,75°. Ces recherches faites dans les laboratoires algériens sont essentielles pour une négociation car il y aura un jour le phénomène de quotas qui induit automatiquement un embargo pour les pays qui ne le respecteront pas.

L’impact sur le Maghreb est d’autant plus alarmant en 2010 que les températures augmenteront entre 1 et 1,5°, les pluies baisseront de moins 28% ; en 2050 les températures s’élèveront de 2 à 2,5° et les pluies seront en baisse de moins 20% à moins 50% avec une forte réduction du ruissellement et donc de la mobilisation des eaux dans les barrages, avec une évaporation plus grande, une accentuation de l’érosion, une occurrence des incendies de forêts et une augmentation de la salinisation des sols.

Il y aura aussi, selon le professeur Tabet Aoul, une élévation du niveau de la mer à Annaba, région basse, mais aussi une intrusion des eaux marines salées dans les aquifères côtiers, une acidification des eaux marines à cause de l’absorption de CO2 et une occurrence de phénomènes extrêmes: inondation, sécheresse, vague de chaleur. Actuellement l’océan joue un rôle d’amortisseur en matière de concentration et d’absorption de gaz carbonique mais cela ne peut durer que 30 ans encore. Sur l’homme l’impact sera lamentable puisqu’il s’agira de déplacement massif de population dû à la hausse du niveau de la mer de 9 à 88 cm avec risque d’inondation ou de submersion surtout en Inde et au Bangladesh. Il y aura aussi une augmentation du phénomène d’immigration dans plusieurs régions d’Afrique et d’Asie et par ricochet de la pauvreté, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires.

Sur l’agriculture au Maghreb, avec la baisse de l’hygrométrie, il se produira une prolifération des adventices et parasites, une propagation des maladies infectieuses et un déclin de la diversité biologique. L’alfa a déjà remplacé l’armoise dans les régions steppiques de Sebdou. On constate déjà une diminution de la production végétale, de la production animale due à la réduction des pâturages et de la productivité des pâturages. Cependant pour parer au plus urgent, certaines actions ont été mises en oeuvre. L’Algérie a créé une agence nationale du changement climatique et de quelques services chargés du M.D.P. Il y a aussi la création de décharges contrôlées par enfouissement qui, sous l’effet du pourrissement des déchets organiques, peuvent produire du méthane à long terme.(Le Quotidien d’Oran-07.06.09.)

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*L’eau, ce colossal défi de l’Humanité….L’Algérie est-elle en train de remporter la bataille de l’eau qui fait invariablement partie de la sécurité alimentaire ? A l’évidence, la réponse est «oui» selon le ministre chargé du secteur. Invité du Forum de la télévision du samedi 30 mai, loin de se départir de la truculence dans le propos, M. Abdelmalek Sellal a levé plusieurs zones d’ombre sur un secteur que l’unanimisme ambiant plaçait dans les secteurs fustigés par la vox populi. Ce secteur, rendu vulnérable par sa transparence à travers le simple robinet qui ne coule pas ou peu, traîne une tare qui est passée dans la chronicité. Il faudrait à un moment ou un autre, créditer ce qui se réalise et voir venir. Desservi par des errements antérieurs, le secteur, à qui il faut cependant accorder des circonstances atténuantes, a dû mettre les bouchées doubles pour rattraper, un tant soi peu, les retards cumulés, opérer une mise à niveau par un plan de relance des plus périlleux et attendre la manne pluviométrique. Cette dernière, comme tous les impondérables, ne relève d’aucune volonté humaine. Après plus d’une décennie de rude sécheresse qui avait même fait envisager par le gouvernement d’importer de l’eau, voilà que le ciel déverse des quantités inespérées faisant au passage de malheureuses victimes: inondations de Ghardaïa et Béchar entre autres. L’ondée providentielle aurait pu connaître le même sort que les précédentes n’eût été la mise à l’eau d’ouvrages tels que Béni Haroun à l’est et Koudiet Asserdoun au centre du pays. Cette relative sécurité hydrique nous fait approcher, avec notre ratio de 600 m3/hab, des normes internationalement admises de 1.000 m3 /hab. Ce taux de satisfaction sera de 700 m3/hab à fin 2010, selon les affirmations du ministre.

L’eau est considérée de par le monde comme un enjeu économique, notre pays en fait un facteur de développement social sachant pertinemment qu’il génère des coûts de production et d’exploitation. L’Algérienne des Eaux (ADE) consent un prix de revient de 31 DA par mètre cube, le seul prix de revient électrique pour sa production s’élève, lui, à 6,25 DA. Il est vrai que, compte tenu de la modulation de la tarification en six catégories, la faveur est bien évidemment accordée à la consommation domestique dont la moyenne de tarification ne s’élève qu’à 19 DA/m3. Quant aux secteurs économique et industriel, ceux-ci sont facturés au prorata de la consommation et de la valeur ajoutée. L’ADE, qui a toujours «pris» gracieusement cette eau, devra à l’avenir, selon un projet à l’étude, s’acquitter de 1 à 2 DA par mètre cube au bénéfice de l’Agence nationale des barrages (ANB) dont les équipements sont pris en charge financièrement par le budget de l’Etat. Et c’est à ce propos que le patrimoine en réserves d’eau est soulevé par la question d’un journaliste, qui voulait faire préciser la consistance du parc actuel et à venir des barrages. Le pays a disposé jusqu’à l’année 2000 d’une trentaine de barrages de moyenne contenance, il dispose actuellement de 61 et prévoit 80 à l’horizon 2014. L’innovation est dans l’approche de création de réserves régionales, comme c’est le cas de Béni Haroun, qui alimente déjà cinq wilayas de l’est du pays. Le méga projet Mostaganem-Arzew-Oran (MAO), dont les eaux seront transférées de l’oued Chéliff, desservira la bande côtière ouest. Sa réception est prévue pour juin ou juillet de l’année en cours. La problématique de l’envasement est prise en compte, l’étude en cours a ciblé 27 ouvrages qui bénéficieront de réhabilitation. L’opération menée déjà avec le département de l’agriculture prévoit la protection des talwegs et des bassins versants par la reforestation. La lutte biologique par ensemencement piscicole participe aussi à la réduction du phénomène. La réception des 14 stations de dessalement prévue pour l’année 2011 fera éloigner le spectre de la soif à toute la bande côtière du pays qui, comme chacun le sait, est plus peuplée que le reste du territoire national. A la réflexion d’un journaliste qui rapportait les incriminations de riverains à l’endroit de certaines stations de dessalement, le ministre n’eut que cette réplique pour rappeler si besoin était, que de tels ouvrages ne peuvent être qu’en bord de mer: «On ne peut tout de même pas nous demander de les implanter dans le Bouzegza !».

Ce foisonnement de projets n’a pas, pour autant, fait que les Hauts Plateaux et le Sud ne soient en bonne place dans la prospective du secteur. Et c’est dans le contexte que le membre du gouvernement qui, en toute apparence, maîtrise son sujet sans en référer à quiconque parmi le staff présent, parle des grands transferts hydriques tels que celui qui alimentera les hautes plaines sétifiennes à partir du littoral bougiote pour les besoins d’irrigation de 30.000 hectares de terres agricoles et celui de Méniaâ (M’Higane) vers les Hauts Plateaux du centre (sud de la wilaya de Tiaret-Djelfa et sud de la wilaya de M’sila) ainsi que le projet du Chott El-Gharbi. En ce qui concerne la reconversion des eaux vannes et usées pour les besoins agricoles, les 75 stations d’épuration ou projetées produisent déjà 500 millions de m3. Ces quantités seront de l’ordre de 700 millions à fin 2011. Dans le registre de la pollution, oued El-Harrach évoqué a fait dire au ministre que les relents olfactivement perçus sont moindres que par le passé. L’Office national de l’assainissement a eu recours à un leurre chimique rappelant l’odeur de l’orange. La solution définitive viendrait de la ponction de l’oued au niveau de Hammam Melouane pour les besoins du nouveau barrage de Douéra et l’obligation faite aux unités industrielles polluantes pour s’équiper conséquemment.

Qu’en est-il du projet du In Salah-Tamanrasset ? (projet du Président, a tenu à préciser M. Sellal). Celui-ci est en bonne voie. Les quinze forages situés à 70 kilomètres au nord-est de In Salah ont été complètement réalisés. Ils mobilisent 100.000 m3/jour, soit le double des besoins transférables. La double adduction courant sur une distance de 775 km, sertie de 6 stations de refoulement de grande sophistication, rencontre un problème de taille, celui de la déclivité. Faut-il rappeler que le plateau de Tam culmine à près de 1.400 mètres ? L’ouvrage connaît, en dépit des aléas topographiques, un taux d’avancement qui avoisine les 50%. Il faut noter au passage les difficultés inhérentes à la nature du terrain dans les gorges d’Arak et la climatologie saisonnière qui avoisine les 50 °C à l’ombre. Souder sous une telle température relève beaucoup plus de la gageure que de l’oeuvre courante. Ce projet drainera sur son passage des retombées significatives sur la région et sur la bande sahélienne et au-delà même. Qui ne connaissait pas Tamanrasset des années 70 ne pourra jamais imaginer le bond qualitatif qu’a opéré cette région en matière de développement. Et là, M. Sellal, qui a été en exercice dans cette région, ne pouvait restituer le contexte d’alors qu’en usant de métaphore: «On ne pouvait prendre sa douche qu’avec l’équivalent d’un verre d’eau» ! C’est dire le dénuement hydrique séculaire de la région. Le ministre balaie d’un revers de mains les supposés motifs qui ont conduit à la réalisation de cette grande oeuvre. Seuls les hommes et les cheptels ont prévalu dans ce choix stratégique, dira-t-il. Induite par une interrogation journalistique, la remontée des eaux de Ouargla et d’El-Oued sera bientôt inscrite dans les registres des mauvais souvenirs que les prochaines générations ne connaîtront pas. D’un coût approximatif de 27 milliards de dinars chacun, les deux projets sont en phase de réception. Le paradoxe ici réside dans la profusion en eau des nappes superficielles de ces deux régions. El-Oued serait mieux alimentée en eau que la ville de New York (dixit le ministre). Pour rester toujours dans le comparatif, Alger et son agglomération et dont les besoins en eau sont déjà satisfaits à hauteur de 81%, seraient à un niveau supérieur que ceux enregistrés à Casablanca et Tunis. Fasse Dieu que la bonne gouvernance soit à la hauteur de l’investissement consenti et que la désillusion du cauchemar ne se substitue pas à l’illusion du rêve. Les espérances sont grandes et les défis plus grands, rappelons-nous seulement que les plus grandes embellies culturelles présentes et passées de l’humanité se sont réalisées grâce à la disponibilité de l’eau, du Yang-Tsé-Kiang à la Mésopotamie et de la vallée du Nil à l’Hudson.(Le Quotidien d’Oran) 

 







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