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La destination préférée

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*Où rêvez-vous de partir en 2011 ?
 

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La question a été posée à plusieurs personnalités. Chacune raconte la destination qui lui tient à cœur. 

coeur- dans loisirs-voyages De l’Aubrac à Buenos Aires, des chutes du Zambèze jusqu’en Colombie, les voyages qui font rêver se jouent des frontières et des fuseaux horaires. Sept personnalités nous ont dévoilé le leur. Nous avons ajouté une référence pratique permettant à chacun de faire ce voyage. Elle a été choisie par la rédaction du Figaro et n’engage en rien celles et ceux qui nous ont répondu.

 

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Franck Cammas * «Avec les albatros, sur l’île de Géorgie du Sud»  

«Je rêve d’une escapade sur cette île quasiment déserte, perdue dans l’Atlantique Sud, proche de l’Antarctique. On y fait de superbes randonnées, entouré d’une faune exceptionnelle: albatros, pétrels géants, sternes, otaries à fourrure… Après une escale ici, Ellen MacArthur a décidé de s’engager pour la défense de l’environnement. Aujourd’hui, la Géorgie du Sud compte une vingtaine d’habitants. Les maisons, le cinéma, les magasins sont en ruines. Passionné de mer mais aussi de montagne, j’ai envie d’aller voir comment la nature a repris ses droits après avoir été maltraitée par l’homme qui chassait la baleine. Et puis, c’est ici que Shackleton (explorateur britannique qui voulait rejoindre le pôle Sud) est enterré. Y aller, c’est s’immerger dans une époque incroyable, celle de la découverte de nouveaux territoires et d’aventuriers qui ne renonçaient jamais.»

Son actu. Fin octobre 2011, Groupama Sailing Team prendra le départ de la Volvo Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales auquel aucune équipe française, depuis Éric Tabarly en 1993, n’a participé.

suggestion. Croisières avec escale en Géorgie du Sud signées Grand Nord Grand Large. Entre 3360 € les dix jours et 8350 € les 19 jours. www.gngl.com

* Skipper de «Groupama 3».

 



 Kris Van Assche * «Fasciné par l’Argentine»  

«Je suis déjà allé à Buenos Aires. J’y ai découvert la fierté des Argentins, leur regard droit qui déroute. Ils ne fixent pas leurs pieds, comme nous, lorsqu’ils marchent, mais sont rivés à l’immensité du ciel. En 2011, je compte découvrir le grand territoire argentin. L’idée de faire une valise avec un vestiaire pour quatre saisons me fascine et me grise. Très loin de mon village du Nord, de ma Belgique natale, l’Argentine me semble une dilatation vertigineuse de l’horizon, tant géographique que mental.»

Son actu. 21 janvier, défilé de sa griffe KRISVANASSCHE et, le 22 janvier, défilé Dior Homme à Paris.

suggestion. Une semaine entre Buenos Aires et le Sud argentin, 3000 € les 10 jours. Cie de l’Amérique latine :  www.compagniesdumonde.com ou Maison des Amériques latines :  www.maisondesameriqueslatines.com

* Directeur artistique de Dior Homme.

 



  

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Laury Thilleman * «Depuis toujours, envie d’Australie»  

«En fouillant dans mes tiroirs, je retrouve des carnets de voyages imaginaires datant de l’école, des livres, des magazines… avec toujours l’Australie en toile de fond. À tel point que je connais mon voyage par cœur ! Ayers Rock, lieu sacré des Aborigènes, au coucher du soleil, puis (je suis surfeuse) les deux spots magiques de la côte est, Gold Coast et Sunshine Coast, avant de continuer vers la Grande Barrière pour explorer ses fonds marins. Enfin, direction Sydney et un spectacle à l’Opéra !»

Son actu. Un an durant, représenter sa couronne.

Notre suggestion. Circuit de deux semaines avec voiture de location : environ 1500 € par personne, vols et repas en sus.  www.asia.fr

* Miss France 2011.

 



 Marie-Agnès Gillot * «Les magies de Cartagena»  

«Je voyage beaucoup, mais presque toujours pour danser. Je n’ai jamais le temps de visiter. Fasse que 2011 me réserve de vraies vacances pour aller à Cartagena en Colombie. J’en ignore tout, mais déjà son nom sonne comme une invitation à l’aventure, ses remparts que j’ai vus en photo racontent les conquistadores, sans oublier la culture ancienne de la Colombie et ses génies du jour comme Gabriel Garcia Marquez… Cela résume tout ce qui me donne envie de voyager…»

Son actu. En janvier, le Boléro, chorégraphié par Béjart, au Bolchoï (Moscou).

suggestion. Circuit de 18 jours, à partir de 4980 €.  www.atlv.net

* Danseuse étoile, Opéra de Paris.

 



 Claudie Haigneré *«à bord du satellite Planck» 

«J’aimerais devenir la passagère clandestine de cet observatoire de l’Agence spatiale européenne. Il ambitionne de regarder l’Univers tel qu’il était il y a plus de 13 milliards d’années, pour en mesurer l’âge et reconstituer son histoire. Planck est le silencieux messager des astres et des galaxies, à plus d’un million de kilomètres de la Terre, aux alentours du second point de Lagrange. Ce serait aussi l’objectif paradoxal de mon périple : c’est par la conquête de l’espace qu’on apprend à mieux connaître notre planète et à la préserver. Quête, conquête, mon voyage rêvé… Comme les promesses d’une année nouvelle, qui transforment le rêve en réalité.»

Son actu. Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture (Éditions du Pommier) ; exposition «Science (et) Fiction, aventures croisées», jusqu’au 3 juillet à la Cité des sciences.

Suggestion. Virgin Galactic prévoit des vols spatiaux grand public à partir de 2013. Le siège : 200.000 $. www.voyageursdanslespace.com

Spationaute, directrice de la Cité des sciences.

 



  

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Philippe Claudel * «Sur le plateau d’Aubrac» 

«Qu’on n’attende pas de moi un voyage au long cours. Les voyages tuent les voyages, et après avoir pris un peu trop d’avions, j’ai envie de rester sur terre, et d’explorer notamment des paysages de France dont la diversité n’a pas d’équivalent au monde. Parmi eux, je choisis le plateau d’Aubrac, cette étrange contrée de silence et de retenue, d’espace, de vent, qui me donne le sentiment troublant du retrait : retrait du monde, retrait du temps. J’aime la façon dont le ciel y étire plus encore les lignes de l’horizon. Quand l’hiver s’y attarde, on pourrait se croire dans quelque contrée russe, tandis que l’été et le printemps lui donnent un parfum d’Irlande ou d’Écosse. La pierre, les pâtures, la forêt, les ruisseaux y composent une beauté élémentaire, sans souillures. Y fut tourné le sublime Roi sans divertissement de François Leterrier, adapté du roman de Jean Giono. Julien Gracq, dans ses carnets, célèbre aussi ce pays, et la cuisine de Michel Bras est peut-être actuellement le plus émouvant hommage qu’un artiste cuisinier puisse faire à la terre qui l’inspire.»

Son actu. Sortie de son deuxième film Tous les soleils, avec Stefano Accorsi et Clotilde Courau, le 30 mars.

 suggestion. Train (une centaine d’euros) pour Clermont-Ferrand puis voiture de location jusqu’à Laguiole. www.voyages-sncf.com et www.avis.fr

* Écrivain-réalisateur.

 



 Régis Wargnier * «Voir les chutes du Zambèze»  

«Je suis un fanatique de fleuves. J’aime le glissement sur l’eau, la sensation physique d’être porté. Il y a là quelque chose d’assez sensuel ou poétique. Et puis, j’aime l’eau qui a trouvé son chemin, qui a dessiné des paysages. Le Zambèze, c’est l’Afrique, des plateaux, des plaines, et le bivouac du soir. Sans compter les moments où cela devient sportif. Je ne suis pas un spécialiste du rafting, mais je trouve extraordinaire la sensation de me laisser emporter dans les rapides, les torrents. On se sent alors complètement intégré dans la nature… J’ai descendu le Maroni, le Congo, le Mékong, le fleuve Jaune. Les fleuves traversent les pays, les civilisations. On passe d’une terre à une autre. Le fleuve est le lien.»  (Le Figaro-12.01.2011.)

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**Le Club Med, tout schuss en Chine

La célèbre enseigne vient de s’installer à Yabuli, une station de ski chinoise. Objectif : devenir ici aussi la référence des vacances à la neige. 

coeur- 5fa44a6a-083a-11e0-9bc6-5950340e455c(Envoyé spécial à Yabuli)

Dans la Chine septentrionale blanchie par l’hiver, «les montagnes dansent comme des serpents d’argent» et «les hautes terres semblent charger comme des éléphants de cire». Cette description lyrique de la montagne chinoise ne figure pas dans les brochures du Club Med, qui vient d’inaugurer son premier village en Chine, dédié aux sports d’hiver. On la doit à Mao, dans l’un de ses plus fameux poèmes, Neige, écrit en 1936, encore en bonne place dans tous les manuels des écoliers chinois. La neige, donc, occupe depuis longtemps le quotidien comme l’imaginaire chinois. Pour le ski, c’est une autre affaire. Le Club Méditerranée a entrepris de s’y attaquer avec une ­certaine hardiesse, en choisissant de ­bivouaquer dans l’extrême nord de la Chine, à Yabuli, à 200 kilomètres à ­peine de Vladivostok.

Une douzaine de pistes 

En cette province nordiste du Heilongjiang, l’ambiance diffère sensiblement de celle de Val-d’Isère. Côté pentes, il faut se contenter d’une petite douzaine de pistes. La montagne voisine, Peak 2, est réservée aux entraînements de l’équipe de ski chinoise ainsi qu’aux soldats de l’Armée populaire de libé­ration. La glisse est là, mais l’œil n’est pas emporté par de vertigineux sommets, l’altitude paressant entre 470 et 1000 mètres. Pas question, à la mi-journée, de s’attarder en terrasse pour s’offrir au soleil le temps d’un café, car le thermomètre affiche -27 °C.

Quand le vent souffle sur les pentes, le «ressenti» du froid s’apparente à la taquinerie du fer rouge. «Par ce froid sec, la neige est plutôt bonne, même s’il faut faire donner le canon à neige, se félicite Mathieu Desbiens, sympathique Canadien en charge du ski. C’est vrai qu’étiqueter “noires” certaines pistes est un peu forcé, mais cela descend bien et la zone d’apprentissage est remarquable.» Très large, pour tolérer les trajectoires hasardeuses, et dotée d’un chapelet de «tapis magiques» en guise de remontées, ce qui évite les chutes en série sur les traditionnels tire-fesses.

Ici, plus des deux tiers des clients découvrent le ski, voire la neige. Dans la Chine de l’enfant unique surprotégé, les parents ont encore du mal à abandonner ne serait-ce qu’une heure leur rejeton à un moniteur. «Pas question de laisser mon fils, surtout avec un sport aussi dangereux», lance Sang Hua, une jeune mère qui semble se demander ce qui a pris au Grand Timonier de louer la poudreuse ! Son mari, designer à Shanghaï, est plus enthousiaste. Il assure qu’il se sent d’attaque après avoir «passé des heures à apprendre avec des amis en ­regardant des vidéos de ski».

Thé vert et mah-jong 

Côté «after», pas d’épaisse tarte aux myrtilles et chocolat chaud quand le soir tombe – très tôt, vers 16 heures – sur les pistes. Thé vert, plutôt, et parties de mah-jong, sinisation des sports d’hiver oblige. Cette adaptation se lit aussi dans les petits salons privés de karaoké. Les amoureux de l’intime chalet en bois des cimes savoyardes seront déçus. Ici, tout est immense, surdimensionné, impérial. Heureusement, l’architecte d’intérieur shanghaïenne Margaux Lhermitte a su réchauffer les lieux. Le Club n’a pas construit son village, mais repris un hôtel de 284 chambres, dont il assure la gestion et la commercialisation.

Qui sont les nouveaux gentils membres chinois ? Des vacanciers très aisés, à l’évidence, pour un établissement classé 4 tridents. Le groupe a même scientifiquement cadré son vivier. «Nous visons les 0,4 % des Chinois les plus riches, et donc un potentiel de 3 à 4 millions de personnes en 2015», explique Caroline Puechoultres, directrice Asie au Club.

Le ski fait ici figure de sport original, «fun et chic», comme le dit une jeune Pékinoise venue avec son fiancé. «On n’a jamais mis les pieds sur les skis mais on veut tout de suite l’équipement le plus technique ou le plus tendance», confirme Christian Noret, chef du village et directeur des opérations du Club en Chine. Dans les canapés du bar, à la veillée, l’accessoire indispensable est l’iPad…

Le Club se veut très adapté à la philosophie asiatique des vacances. «En Asie, on utilise ce temps pour se relaxer mais aussi apprendre, s’enrichir. On ne conçoit pas de ne rien faire, poursuit Caroline Puechoultres, toutes les activités que nous proposons répondent bien à cela.»

Christian Noret savoure aussi un esprit très Club Med des débuts, avec «un fort engouement pour les activités collectives». Et une passion pour la restauration. Le rapport des Chinois aux loisirs évolue vite. La durée de séjour est ici de trois ou quatre jours – contre sept en Europe -, alors qu’une nuitée par lieu est en général la règle.

«Nous passons d’un marché de tourisme à un marché de vacances, où les gens prennent le temps de s’arrêter, assure Henri Giscard d’Estaing, PDG du Club venu pour l’inauguration. Clairement, nous voulons être le leader sur ce créneau.» (Le Figaro-12.01.2011.)







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