Les coraux de Polynésie anéantis par le cyclone Oli

28032010

Si les coraux sont parmi les plus vieilles espèces vivantes sur la planète, ils sont aussi extrêmement fragiles.
Si les coraux sont parmi les plus vieilles espèces vivantes sur la planète, ils sont aussi extrêmement fragiles. 

Il faudra dix ans pour que ces animaux, déjà abîmés par une étoile de mer, repoussent.

Les coraux de Polynésie anéantis par le cyclone Oli   dans écologie coeur- Les 3 et 4 février dernier, le cyclone Oli s’est abattu sur la Polynésie française, à l’ouest de Tahiti, une région particulièrement riche en corail. Les îles de Bora-Bora, Raiatea-Tahaa, Huahine et Maupiti ont subi une houle de 6 à 7 mètres et des vents de 170 km/heure en rafales. Tahiti, Moorea puis l’île de Tubuai furent également balayées par des vents de 210 km/heure en moyenne. Les coraux de Polynésie avaient déjà été décimés par Acanthaster, une étoile de mer particulièrement vorace. Mais, au moins, la structure des récifs était-elle restée en place. Rien de tel après le passage d’Oli, comme l’ont constaté des plongeurs du CNRS basés au Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe). «Jusqu’à dix mètres de profondeur, les récifs sont totalement détruits, explique Serge Planes, directeur de recherche CNRS au Criobe, en précisant que «cette zone proche de la côte est la plus riche en coraux car ces organismes ont besoin de lumière et d’oxygène pour s’épanouir».

Si les récifs ont été anéantis, les maisons sur les îles sont restées parfaitement intactes. La «barrière» de corail, si justement nommée, a protégé les terres. Sans elle, les habitations situées sur le littoral auraient été détruites.

«Remplacés par une autre espèce»

«Le nouvel assemblage qui va se mettre en place sous la mer va être différent. D’autres espèces de corail vont dominer mais la biodiversité ne va pas pour autant disparaître», estime Serge Planes. Au début des années 1980, un cyclone avait déjà frappé le lagon qui comptait alors de grands coraux avec des assiettes d’un mètre de diamètre. Tous avaient été détruits et remplacés par des coraux d’une autre espèce.

Il faut dire qu’il existe une multitude d’espèces de corail. Les biologistes en recensent 400 et toutes ne poussent pas partout. La croissance diffère selon les espèces. Les coraux branchus ou à tiges poussent rapidement, de 8 à 10 cm par an. Ceux qui sont plus massifs croissent en revanche dix fois moins vite. Quelle que soit l’espèce, le corail constitue un réservoir de nourriture pour le monde sous-marin. «C’est un animal qui crée de l’habitat pour les poissons, les coquillages, les crustacés, les langoustes, explique Serge Planes. Il s’agit d’une véritable chaîne alimentaire.» Une dizaine d’années seront nécessaires avant que le récif retrouve sa taille initiale. (Le Figaro-24.03.2010.)







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