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Combien coûtent vos vacances ?

26072010

*Entre séjours ici en Algérie et les destinations étrangères

Combien coûtent vos vacances

Ces étés qui divisent les Algériens.
1La Tunisie demeure la destination préférée des Algériens. Cette situation dénote l’absence d’une véritable industrie touristique en Algérie. Le manque à gagner n’est pas négligeable. Outre le million d’Algériens qui se rend en Tunisie, une partie de la communauté émigrée est dissuadée de séjourner en Algérie. En raison d’une offre insuffisante et d’un rapport qualité/prix très désavantageux pour le pays. L’Algérie en dépit de son potentiel touristique ne parvient pas à drainer des recettes en devises conséquentes en comparaison de celles de la Tunisie et du Maroc.
Retard dans la réalisation des infrastructures touristiques, déficit en matière de formation, culture touristique quasi absente, services en deçà des attentes, autant de facteurs qui font que l’Algérie ne représente pas une destination privilégiée en Méditerranée.
Côté stations balnéaires, les plages, dans de nombreux cas, sont squattées par les concessions sauvages. En l’absence de l’État. Et les prix des prestations restent élevés. Ainsi, près de 50 ans après l’indépendance, le tourisme de masse ne s’est pas imposé en Algérie. L’État reste propriétaire d’un certain nombre d’hôtels. Un paradoxe dans un pays qui a adopté l’économie de marché dès la fin des années 1980.
Autre effet des carences du tourisme, les vacances pour de nombreux Algériens ne se résument pas à des vacances. Une partie des citoyens est contrainte de rester chez elle, d’autant que le Ramadhan frappe à nos portes avec ses dépenses astronomiques.
Encore une fois, les vacances en Algérie établissent la nette démarcation entre une minorité qui peut s’offrir même les destinations exotiques et une grande majorité de la population privée de véritables vacances. Une manifestation de la paupérisation de la population et d’une érosion du pouvoir d’achat qui frappe également les couches moyennes. Une question de justice sociale qui ne semble pas préoccuper nos gouvernants. Il est vrai que ces derniers disposent, eux, du choix entre plages et séjours VIP. (Liberté »-26.07.2010.)

                 **où aller ?

1Une question aussi anodine nous renvoie nécessairement à des réponses complexes. D’abord, de quels Algériens il s’agit ? Les couches moyennes et celles dites “aisées” , oui bien sûr, mais les autres, tous les autres, ceux que la question n’effleure même pas l’esprit, ceux du sud du pays qui n’ont jamais connu le Nord, la mer et ses plages, ceux du Nord qui n’ont jamais connu la beauté féerique du sud de leur pays, parce que démunis qu’ils sont, leur priorité se situe ailleurs. Non, ça n’est pas naïf, c’est vrai. Nos concitoyens aspirent réellement à se reposer après une année de dur labeur. Mais que leur offre-t-on ? Politique de tourisme,
dites-vous ? Tous à Tunis, Agadir, Charm el-Cheïkh, Palma, Barcelone, Benidorm… et je ne sais quelle autre contrée, parce que tout simplement ils ne trouvent rien chez eux. Pourtant, dans les années 70, l’Algérie s’était engagée dans une politique volontariste de développement du tourisme essentiellement orienté vers la clientèle étrangère, sans complexe, y compris à travers des opérations de partenariat en relation avec Club Med. Qui ne sait pas que les belles infrastructures touristiques de l’époque avaient été réalisées par le fameux architecte Pouillon. les sites offerts par notre pays avaient attiré des milliers de touristes étrangers et l’activité touristique avait créé beaucoup d’emplois, de même que les instituts de formation de la ressource humaine permettaient d’offrir des prestations de qualité.
C’était un début plein de promesses, sauf que la dynamique du secteur privé était carrément bloquée, contrairement à nos voisins de l’Est et de l’Ouest. C’est ainsi qu’au fil des années, la situation s’est dégradée. Dans le même temps, l’amélioration relative au niveau de vie des Algériens a généré des besoins nouveaux en loisirs et dans le domaine touristique. Dès lors, la demande locale est allée en s’accroissant alors que l’offre nationale est restée inchangée, voire a régressé, en termes d’infrastructures, de lits et de qualité de service, hormis quelques réalisations privées, loin des standards internationaux usités en la matière et inaccessibles pour la majorité des citoyens du fait des tarifs exorbitants pratiqués dans une situation de déficit de l’offre.
Ceux qui ont les moyens préfèrent recourir, à prix égal ou inférieur et avec une meilleure qualité de service, aux prestations touristiques étrangères, souvent chez nos proches voisins. L’activité touristique de par le monde, non seulement constitue un facteur d’échanges et de connaissances des cultures universelles, mais également, un puissant levier de croissance économique à travers, notamment, l’apport en devises et la création de postes d’emploi.
Des pays comme la Tunisie, le Maroc, l’égypte, etc., ont bâti leur économie autour de l’activité touristique parce qu’ils ont su libérer l’initiative privée.
Il est grand temps, au-delà des discours de conjoncture, de développer une stratégie touristique qui tienne, à la fois, compte de la demande locale et du nécessaire placement du “produit Algérie” sur le marché touristique international.
La diversification de nos ressources hors hydrocarbures passe aussi par là. (Liberté-26.07.2010.)

 *Plages

Des prestations bien salées

Prix plus chers, difficcultés de transport, sites balnéaires insuffisamment équipés, autant de contraintes auxquelles sont confrontés nombre d’estivants.

1Il y a différentes catégories d’estivants : cela dépend des revenus, bien sûr, mais aussi de la proximité des plages et de leur manque d’équipement manifeste. Des populations et des clientèles différentes qui se côtoient. Ce qui coûte le plus, c’est sur le compte de l’endurance physique, les portefeuilles étant également fort sollicités : les plages en Algérie, du fait de leur peu d’équipement, en moyenne, ne sont pas pour les 30% d’Algériens malades de diabète, d’hypertension et de troubles cardiovasculaires, sans compter les asthmatiques et les handicapés. Coût au portefeuille : lorsque c’est disponible, ce qui est loin d’être le cas dans toutes les plages, sauf celles prises en charge par un organisme (port d’El-Djamila, complexes touristiques), la grande bouteille d’eau minérale (50 DA, 100%  en plus par rapport aux prix pratiqués dans le commerce), la petite bouteille d’eau minérale (30 DA, +100% également), la petite bouteille de limonade (35-40 DA, +100%), la canette de jus ou de limonade (70 DA, +100%), la crème glacée (30 DA le petit cornet, et 50 pour le grand), le paquet de cigarettes (+30% à +40%). Aux abords de la ville de manière générale, elle n’en est pourtant pas si proche, sauf à Bab El-Oued, (les Sablettes) où il n’y a qu’à traverser l’avenue Abderahmane-Mira pour une trempette, l’accès est libre, et les loueurs de parasols et équipements de plage jouent le jeu de l’accès libre, en restant loin de l’eau : la location du parasol est à 200 DA pour la journée, la chaise à 100 DA, le forfait table, parasol et quatre chaises à 800 DA. Et dans de rares camps de toile (à la plage Colonel Abbès de Mazafran et celle du complexe touristique de Zéralda), la tente à 500 DA la journée, pour une superficie de 2 m2 environ, un prix négociable en cas de location pour plusieurs journées. Des tentes et parasols qui protègent très peu des ultraviolets, et des prix qui ne sont pas très loin de ceux des tentes bâchées des camps de toile aux longs séjours. Sur les routes environnantes et même sur quelques plages, des ventes d’équipement de plages, serviettes, panoplies de jouets pour enfants, chambres à air en plastique en forme de canard, de roues ou de gilets, maillots de bain, lunettes de soleil en plastique, aux prix dépassant de 100% ceux consentis à d’autres périodes de l’année.

Hors de prix
Plages d’accès libre, mais l’entrée pour les véhicules est partout payante à 50 DA pour le parking, explique-t-on. Partout et, parfois, sans ticket.  Pour les familles démunies ou les jeunes désargentés : une bouteille d’eau mise au congélateur la veille de plage fera l’affaire pour une bonne partie de la journée et les casse-croûtes rapportés de la maison assureront l’essentiel de l’ordinaire : sans buvette, restaurant ou même gargote. Car les plages sont démunies en matière d’équipement, à peine des wc payants à 20 DA dans la plage communale de Zéralda et au loin un vendeur à la sauvette de cigarettes et de gaufrettes et biscuits. Une autre astuce pour les jeunes fauchés, un à deux kilogrammes de tomates, peu chères actuellement, pour se nourrir ou se désaltérer. Ou des frites à gogo, ramenés de la maison, la pomme de terre se vendant actuellement à 20 DA, sur les routes.

Plus que les prix
la fatigue
Pour les non-véhiculés, pas de transport aux abords des plages : il faut aller à pied d’El-Djamila à Aïn Benian, des deux plages communales à la gare routière de Zéralda et des autres plages plus au loin, en moyenne un kilomètre, soit une bonne demi-heure de marche sous un soleil brûlant, avec bébés, femmes et enfants, un peu moins à l’est d’Alger ou dans beaucoup de cas, la mer n’est pas loin.
À Bologhine, Baïnem et Hammamat, à l’ouest de l’agglomération d’Alger, de mémoire d’Algérois, beaucoup de petites plages ont disparu, fermées au public pour raison d’hygiène ou carrément par la fermeture abusive des petits accès de dizaines d’entre elles par les maisonnettes environnantes. Sauf à Sidi Fredj qui dispose d’un service de transport vers Staoueli à 6 km, dans la plage Colonel Abbès, un service de transport privé assure le retour à Koléa et Blida, jusqu’à 18h, 19 de temps en temps. Sinon, ailleurs, il faut se rendre à pied à l’agglomération pour rentrer à partir de la plage familiale de Aïn Benian, Azur-Plage et Palm-Beach  et attendre patiemment sous les soleil et la bousculade pour rentrer à Alger, Cheraga, El-Harrach, et puis ensuite prendre les correspondances. Il n’y a que l’Etusa qui sauve un peu la mise en assurant son service jusqu’à 22h sur la ligne Aïn Benian-Alger.
Même pour les véhiculés, le retour de plage est pénible : routes et voies express sont sur-saturées, trajets pour lesquels d’autres bouteilles d’eau sont requises, à une vitesse maximum de 30 km à l’heure en moyenne, des kilomètres de file jusqu’à 22-23h, et l’allure de limace pare-choc contre pare-choc pendant au moins deux heures. L’arrivée à la plage ou le départ de plage ne sont pas de tout repos, avec les bébés, leur équipement, les nattes, les glacières remplies de victuailles et de boissons, et de surcroît quelques parasols et chaises pliantes… en plus de quelques bouteilles d’eau de mer au retour pour se débarrasser les pieds du sable et se rechausser. Les douches sont rarissimes, quand l’eau de boisson l’est encore plus. Et davantage encore pour les toilettes, à telle enseigne que beaucoup d’estivants d’un jour n’ont d’autre ressource que l’arrière des plages, un buisson discret ou les rochers et blocs de béton environnants pour se soulager les sphincters, les pipis, plus discrets, se faisant souvent en mer.
Au final : une bonne initiative que d’avoir assuré par voie légale l’accès libre à la mer. D’autres efforts sont nécessaires pour rentabiliser socialement et économiquement ce magnifique patrimoine du littoral aux nombreuses plages dépassant parfois les 500 mètres de largeur, à partir de 20 km d’Alger, ouvertes à la population quatre à cinq mois par année, vus les printemps à plus de 21 degrés de températures.

Un début d’économie nocturne
Un seul organisme répond toujours à l’appel, la Protection civile sur toutes les plages autorisées. La ville se réapproprie les plages environnantes et une économie nocturne commence à apparaître à partir de cinq kilomètres sur les côtes d’Alger, alimentation, débits de tabacs, restaurants, petits ou plus grands, aux clientèles différentes selon qu’on y serve des boissons alcoolisées ou non, gargotes, ou petits restaurants, cafés, vendeurs de crème glacée, et même de téléphones portables, magasins de cosmétiques, pharmacies, vendeurs de fruits et de légumes. En période de lutte contre le chômage, tout est à prendre. Cela fait longtemps que le complexe touristique de Sidi Fredj est visité par les promeneurs et baigneurs nocturnes. Mais la palme revient à la nouvelle plage artificielle d’El-Djamila et de l’esplanade immense qui la jouxte.(Liberté-26.07.2010.)

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**Aïn Benian

La plage artificielle d’El-Djamila très fréquentée

 La nouvelle plage artificielle d’El-Djamila et l’esplanade immense qui la jouxte attirent la foule quotidiennement mais davantage les week-ends. À la tombée de la nuit, une longue file de voitures de 500 à 600 mètres se forme quotidiennement pour emprunter une petite ruelle, payer l’accès et y rentrer. Juste pour prendre le frais jusqu’à une heure avancée de la nuit. Sécurisée par une présence de la police à  la tenue spéciale en blanc, contrôlant les sacs et sachets, et interdisant les boissons alcoolisées sur la plage ainsi que les chiens, bicyclettes et motos.
La plage artificielle n’est pas très large et son sable est plutôt gris avec probablement quelque petit pourcentage de gravillons. Elle s’étend plutôt en longueur. 10 000 mètres de sable en tout, selon la fiche technique. En eau très peu profonde, pour les enfants qui y barbotent et, cerise sur le gâteau, des rochers à fleur d’eau pour empêcher les jet-skis de s’approcher du bord. Douche et toilette gratuites.
Propreté impeccable, nettoyage tous les matins, y compris les autres plages ainsi que l’esplanade ou pullulent les sachets de plastique et les verres jetables.
Le fin mot de l’affaire s’explique par le fait que la plage soit prise en charge par l’entreprise du Port de pêche et de plaisance. Ce qui n’est pas le cas des autres plages, à la propreté moins évidente et théoriquement prises en charge par les communes, ni même celles occupées ou concédées aux complexes touristiques du secteur public.
Au port d’El-Djamila, malgré l’entrée payante en véhicule, les abords de l’ancien quai du port sont occupés par un gardien qui ne demande rien, qui vous aide à vous garer et empoche… ce que quelques clients avinés lui donnent à la sortie d’un dîner arrosé dans un des très nombreux restaurants d’El-Djamila, qui sont ouverts tous les jours de l’année et ne sont pas spécialement réservés aux estivants, du moment qu’un repas en famille avec deux à trois adultes et deux enfants coûte la bagatelle de 6 000 à 8 000 DA, parfois 12 à 15 000 avec les
“extras”.
En majorité, les gens viennent à la plage avec leur propre équipement, victuailles et boissons, compte tenu de leur indisponibilité, de la cherté des produits mais aussi de l’absence d’hygiène, y compris l’eau de boisson.
La plage est protégée du large par une jetée surélevée, longue de 200 mètres au moins, qui donne sur de gros blocs de béton qui font le bonheur des pêcheurs nocturnes et des amoureux de couchers de soleil.(Liberté-26.07.2010.)

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**Une conséquence de l’absence de l’état

L’ère des concessions sauvages

Les règles d’urbanisme commercial sont ignorées.

Depuis de nombreuses années, des cabanes sont construites, au bord de la mer, sans la moindre autorisation. Tout au long de la côte, entre Zemmouri et Beni Ksila, ce sont les pêcheurs qui les premiers avaient fondé la tradition, en construisant des baraques de fortune pour eux et leur matériel. Mais depuis la fin des années 1970, en l’absence des pouvoirs publics, beaucoup de monde s’y est mis, surtout des jeunes qui ont compris qu’il y avait là matière à gain.
Au cours des années 1980, les APC ont exigé des autorisations délivrées sur simple demande aux postulants pour exercer ce qu’il était convenu d’appeler à l’époque “commerce temporaire”. L’autorisation était délivrée par le PAPC pour la durée de l’été et, en d’autres saisons, pour ceux que cela intéressait, durant la période de Ramadhan.
L’autorisation exigeait que la future  construction soit une bâtisse en matériaux légers, jamais en dur. En France, par exemple, on exige que les constructions soient, comme les tentes, très rapidement démontables. La même autorisation décrivait ce qu’il était possible de vendre ou de proposer aux estivants : sandwiches, crèmes glacée et esquimaux, boissons chaudes et fraîches, jamais d’alcool ni de tabacs dont la vente étaient réservée à des établissements particuliers disposant de licences spécifiques. Ce qui n’a pas empêché que de l’alcool se vende sous le manteau, ou à peine, tout au long de la côte et pas seulement en été.
Le cahier des charges spécifiait les droits et devoirs des contractants.
Désormais les cabanes sont construites un peu partout en dur, sans le moindre respect pour l’environnement ou l’esthétique ; les “propriétaires” les ont meublées de sonos et de postes de télévision dotés de paraboles. On y joue aux cartes et aux dominos durant de longues heures du jour et une partie de la nuit. Prix du thé : 5 DA le petit verre et 10 DA le grand, m’hadjeb à 25 DA/pièce, pizza entre 10 et 20 DA, sandwich calentita à 10 DA, sandwich frites 30 DA et frites-omelette 60 DA, la petite bouteille de Hamoud Boualem et autres sodas 25 DA, la grande bouteille à 60 DA, le verre à 15 et le café à 20 DA.
Côté APC, le premier adjoint d’une commune de l’est de la wilaya de Boumerdès affirme que “c’est sur proposition de l’APC qu’une commission de wilaya confectionne son rapport sur les plages autorisées, ou non à la baignade surveillée. Une plage surveillée suppose qu’elle sera dotée de maîtres-nageurs de la Protection civile, avec son matériel de sauvetage, zodiac avec hors-bord, hommes-grenouilles, secouristes, etc. Cela inclut aussi la présence de la police ou de la gendarmerie”.
La plage autorisée est prise en charge par les services de l’APC territorialement compétente : nettoyage, embellissement, accès, pistes, éclairage, douches et sanitaires. C’est sur cette base que sont accordées les concessions. “C’est la direction du tourisme de la wilaya qui, depuis les années 2000, confectionne le cahier des charges, avant de lancer un avis d’appel d’offres aux intéressés”, affirme l’élu qui ajoute que “les soumissionnaires doivent remplir les conditions du cahier des charges pour bénéficier d’un espace”. L’édile rappelle que “cela n’a pas toujours été le cas. Avant, c’était le PAPC qui accordait les autorisations d’ouvrir un commerce temporaire. Aujourd’hui, la seule procédure permise à ceux qui souhaitent obtenir le droit d’exercer une activité commerciale sur la côte consiste dans tous les cas à soumissionner pour espérer obtenir un tronçon de plage à valoriser. Ce qui semble déranger les jeunes habitués à travailler sans entraves dans une relative anarchie”.
La plage est partagée en plusieurs espaces de 50 à 150 m de long, sur toute la largeur de la plage comprise entre la mer et les terres ou la route parfois. Ces espaces sont cédés aux plus offrants, pourvu qu’ils remplissent les conditions du cahier des charges. À titre d’exemple, les offres pour certains espaces à Boumerdès ont atteint 200 000 DA pour la saison estivale. Dans une commune située à l’est de Boumerdès, l’espace est cédé à 40 000 DA à peine. “Théoriquement il n’y a pas eu d’autorisation délivrée pour les fast-foods, cette année, mais ça existe de façon tout à fait illicite”, d’après l’élu interrogé à ce propos. “L’APC a réalisé le nettoyage de la plage des Salines, ainsi que l’aménagement des espaces. L’APC perçoit un pourcentage sur la location de l’espace, et c’est à elle qu’échoit le gros du travail. Les préparatifs de la saison estivale commencent assez tôt au niveau des plages candidates au classement “plage autorisée”. Si l’APC contribue pour une part des travaux, elle est tout de même aidée financièrement par la wilaya. “La wilaya de Boumerdès a choisi trois plages pour l’ensemble de son territoire. La wilaya, après avoir réalisé une étude d’aménagement global de ces plages, se charge du financement destiné à le concrétiser.”
Curieusement, à côté des bénéficiaires d’espaces au niveau de la plage des Salines, des squatters ont investi indûment des portions de plage, sans bourse délier. Comme ceux qui ont déboursé de l’argent pour obtenir leur autorisation ils vendent boissons et sandwiches et louent des parasols. L’accès à la plage n’est pas payant, tout comme le parking. Ce qui n’est pas le cas ailleurs, si l’on observe ce qui se passe au niveau de toute la côte à l’ouest ou à l’est d’Alger, entre Tipasa et Oued Dehs, entre Bougie et Azeffoun. Les célèbres plages de sable fin, de Petit Paradis ou Beni Ksila, à l’est d’Azeffoun, ne désemplissent pas durant tout l’été, avec campeurs et parasols, comme les plages de Tassallest, Boumzahem ou Sidi Khaled, à Tigzirt, où ressuscitent, chaque été,  les camps de toile avec leurs habitués constitués de familles le plus souvent. Selon un élu, “en 2009, aucun soumissionnaire ne s’était intéressé aux plages de Dellys. Cette année-ci, il y en a eu deux, ce qui est déjà un progrès. Les estivants qui fréquentent les plages autorisées sont des étrangers à la ville, pour la plupart. Les gens du pays, les autochtones préfèrent se baigner en solitaires ou dans des coins fréquentés par les initiés, des copains la plupart du temps”.
Le premier adjoint de l’APC de Dellys affirme que les services communaux se chargent de la voierie et du gros des ordures, alors que l’entretien est laissé aux adjudicataires de la plage. “C’est relativement bien tenu, même s’il reste beaucoup à faire pour atteindre les standards internationaux ou même ceux de nos voisins”, affirment les estivants qui fréquentent ces plages surveillées. Ailleurs, sur les autres portions de côte livrés au tout-venant, dans des baraques de fortune, souvent en dur, on peut trouver à prix modique sandwiches et boissons, au milieu de la saleté ambiante, sachets en plastique, bouteilles PET et parfois égouts. En attendant les améliorations promises par des “plans bleus” et autres programmes éphémères de l’été.(Liberté-26.07.2010.)

**les concessions des plages et toutes formes d’appropriation des espaces sont interdites.

Le 19 juillet 2010, paraissait dans la presse une information qui mettait le holà à des pratiques anarchiques devenues monnaie courante depuis de nombreuses années. Le wali d’Alger y annonçait notamment que “les concessions des plages et toutes formes d’appropriation des espaces sont interdites. La location du matériel de plage (parasols, chaises, transats, etc.) est autorisée dans la limite du respect des règles retenues dans ce cadre”. Par ailleurs les citoyens étaient exhortés à “ne pas céder devant l’intimidation de ceux qui usent parfois de moyens forts pour s’imposer” et qu’ils devaient en cas de besoin faire appel aux forces de l’ordre, pour obtenir gain de cause, alors que les P/APC quant à eux sont désormais tenus de faire respecter ces règles par tous les moyens légaux. Ces instructions contenues dans l’arrêté du wali d’Alger à l’ouverture de la saison estivale 2009 sont toujours en vigueur. Les élus locaux sont directement impliqués dans leur application, afin de limiter sinon éradiquer le squat des espaces côtiers et l’accaparement des plages dès que la belle saison se met à pointer.

 

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**Vacances à l’étranger

       Le palmarès des destinations

Pour les voyagistes, la période estivale s’annonce difficile.

Entre la Coupe du monde et le Ramadhan en plein mois d’août, la saison estivale
de cette année est bien particulière.
1Pour 2010, les vacances se limitent à deux mois : juin et juillet seulement. En effet,  la saison estivale a commencé cette  année à partir de la première dizaine du  mois de juillet, une fois les résultats du  baccalauréat annoncés, et se terminera  le 10 août, date du début du mois de Ramadhan.
Cette situation a engendré un  trop-plein en ce mois de juillet, causant un déséquilibre entre l’offre et la demande, notamment en ce qui concerne le transport aérien des voyageurs vers certaines destinations qui, comme chaque année, ont la cote. Un tour d’horizon au niveau de quelques agences de voyage nous permet de constater que les destinations prisées ne diffèrent des années précédentes que sur quelques points.
Des séjours écourtés et des dates de départ limitées. Les professionnels du voyage essayent, néanmoins, de s’adapter pour pouvoir faire du mois de jeûne un argument de vente plutôt qu’une contrainte, en proposant des séjours à la carte pour plusieurs destinations à savoir le Maroc, la Turquie, la Malaisie, et le Liban. Les demandes ne sont pas nombreuses pour le mois de Ramadhan, mais les voyagistes tentent quand même assurer ces offres.
La destination égypte hors circuit
 Mis à part la destination égypte, qui est devenue hors-circuit depuis la tension entre les deux pays, provoquée par le fameux match de football de novembre 2009, la Grèce, le Maroc, la Turquie ainsi que l’Europe restent, en effet, des destinations où les Algériens aimeraient se rendre. Les séjours étant écourtés, les voyagistes se devaient de trouver les meilleures offres pour les deux mois de vacances. On parle ainsi d’une augmentation des prix de séjour. L’argument avancé pour justifier cette hausse : les tarifs de l’hôtellerie qui ont été revus pour rentabiliser au maximum le rétrécissement de la saison estivale qui s’arrêtent au bout des dix premiers jours du mois d’août.
Concernant les prix, la fourchette se situe entre 80 000 et 85 000 DA pour des destinations comme la Grèce, la Turquie ou le Maroc. Quand on sait qu’un séjour de 10 jours dans un complexe à Tipasa est proposé à 70 000 DA, cela devient une affaire de passer 8 jours en Grèce pour seulement 85 000 DA. S’agissant de la destination Maroc, celle-ci n’est proposée que par avion. La destination Maroc arrive progressivement, mais le produit est plus cher que pour la Tunisie car il est plus élaboré. Une forte demande pour la Turquie, notamment pour Antalya, a été enregistrée au niveau des agences spécialisées dans la commercialisation de la destination, mais la disponibilité des places n’est pas évidente avec la compagnie nationale, indiquent les chefs de ces agences qui ajoutent qu’Air Algérie n’assure pas de vol direct Alger-Antalya, alors que nombreux sont les Algériens qui souhaiteraient se rendre dans cette ville touristique. Ces voyagistes sont obligés de faire appel à la Turkish Airlines, qui ne peut pas répondre seule à la forte demande. La Grèce, la Turquie ou le Maroc sont, certes, les destinations les plus prisées, sauf que leurs tarifs ne sont pas toujours à la portée des petites bourses. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir certaines de ces destinations, notamment en famille. Ce sont les destinations des plus nantis des Algériens. Pour les autres, il y a la traditionnelle Tunisie qui se présente comme la plus accessible des destinations puisque la plus ouverte au tourisme de masse. (Liberté-26.07.2010.)

 **Près d’un million de touristes y sont attendus cet été

     *La Tunisie, l’Eldorado des Algériens

Un programme spécial Ramadhan est proposé aux Algériens par les professionnels tunisiens.

En 2009, le nombre de touristes algériens qui ont visité la Tunisie a atteint environ 1 million de personnes. Pour cette année, les Tunisiens tablent sur le même chiffre puisque même avec la Coupe du monde et l’avènement du Ramadhan, la Tunisie s’attend à accueillir le même nombre d’Algériens sur son territoire. La Tunisie reste donc la destination la plus convoitée par les Algériens. Il faut dire que les formules sont plus variées.
Départs en bus ou en avion, location d’appartement, pension complète en hôtel, il y en a pour toutes les bourses, ce qui encourage les Algériens à opter très facilement pour la Tunisie comme première destination.  
Cette année, les tour-operators étaient dans l’obligation d’adapter leurs agenda et calendrier afin de faire face à une nouvelle donne, à savoir le mois de Ramadhan.
Côté tunisien, on essaye d’anticiper les évènements. D’abord pour la Coupe du monde, tout a été pris en charge, les autorités tunisiennes ont mis en place des écrans géants en plein air dans les grandes villes touristiques, les hôtels, les restaurants ainsi que dans les espaces de repos. Concernant le mois de Ramadhan, certains hôtels tunisiens ont prévu de programmer des buffets spécialement pour la rupture du jeûne et des spectacles, le soir, animés par des troupes musicales traditionnelles. Des navettes reliant hôtels et mosquées ont été programmées afin de permettre aux touristes algériens et autres d’accomplir la prière du “taraouih”. Les professionnels du secteur ont anticipé afin de mettre en place un programme spécial Ramadhan, adapté à la clientèle algérienne en particulier, et maghrébine en général, dans un cadre qui répond à cette période.
Même si les autorités tunisiennes ont concocté un riche programme à l’occasion du mois de Ramadhan qui interviendra au milieu de l’été, la demande n’est pas très importante puisqu’une minorité d’Algériens a opté pour des vacances en Tunisie durant ce mois de jeûne. Parmi le million d’Algériens qui visitent la Tunisie durant les 12 mois de l’année, 35% d’entre eux y séjournent durant la saison estivale. La grande majorité des Algériens qui se rendent en Tunisie le font par voie terrestre. 800 000 Algériens se rendent chaque année par route. Il y a en moyenne 7 000 voitures/jour qui y transitent. Les touristes algériens choisissent, pour la plupart, de résider dans des appartements et villas meublés en bord de mer. Nombreux, d’ailleurs, sont les Algériens qui louent des maisons en Tunisie.
Plus de 40% des Algériens choisissent de louer des maisons privées. Conscients de l’importance du marché algérien, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), est intervenu pour la facilitation des procédures d’accès au niveau des principales zones frontalières entre la Tunisie et l’Algérie afin de réduire l’encombrement enregistré dans les centres de transit. Cet engouement des autorités tunisiennes pour faciliter l’accès des touristes algériens s’explique par la manne engrangée par le secteur touristique tunisien grâce aux touristes algériens.
En effet,  les statistiques pour le mois de juillet 2009 font état de l’arrivée en Tunisie d’environ 47 000 familles algériennes avec des transferts de l’ordre de près de 20 millions d’euros (38 millions de DT). En outre, 11 000 autres familles algériennes expatriées en Europe étaient venues rejoindre les leurs en Tunisie en apportant 22 millions d’euros (40 millions de DT). Les mêmes statistiques montrent que le touriste algérien est classé parmi les premiers dépensiers avec une moyenne 500 dollars par semaine.Un séjour d’une semaine en tunisie coûte en moyenne 70.000.00 DA.
Ce prix inclut  la location d’un étage de villa.La clientèle touristique algérienne est fortement consommatrice puisqu’ elle dépense environ trois fois ce que dépense un touriste européen.(Liberté-26.07.2010.)


 

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