• Accueil
  • > Recherche : formation plongeur soudeur

Le métier de plongeur-soudeur

23072011

*Un Job insolite 

underwater.jpg Son job consiste principalement à réparer des structures sous l’eau et aider à en construire. Il passe maximum trois heures par jour dans l’eau, été comme hiver…

La spécialisation du travail de plongeur-soudeur est une corde de plus à l’arc du scaphandrier professionnel qui exécute déjà toutes sortes de tâches techniques sous l’eau.

Pour nous parler de ce « métier-passion », nous avons rencontré Thierry Vanden Eynde qui est instructeur-responsable de la formation pour devenir plongeur-soudeur au CFPME de Dinant.

« C’est avant tout un métier de passionnés de plongée. Comment, par exemple, passer plusieurs mois dans une station d’épuration sans avoir la flamme? »  explique ce scaphandrier professionnel en préambule.

Comment devient-on plongeur-soudeur?

« La formation s’étale sur une année du mois de septembre au mois de juin. Elle est ouverte aux hommes et femmes dès 18 ans. Les candidats doivent uniquement posséder un 1er niveau de plongée. Ce brevet doit correspondre à 6H30 de plongée en milieu naturel.

Du côté du centre de formation CPFME de Dinant, les cours théoriques ont lieu chaque samedi. Il y en a environ 40 sur l’année. Nous organisons aussi 5 sorties pratiques en piscine dans la fosse de 4,5m de notre école. Les élèves se frottent au matériel à ce stade de la formation. »

Cette formation est parachevée par 5 semaines complètes de stage.

« Durant ces 25 journées, passées à la carrière de Gochenée, les stagiaires s’exercent à tout: découpage, soudure, manipulation, inspection, plongée profonde et technique… Au total cette formation d’un an revient à 1600€. »

Quel type profil se lance dans un tel job insolite?

« Nous accueillons des personnes venant d’horizons divers et de tout âge. Les groupes sont composés de gens qui exercaient des métiers de bureau, de gens sur le terrain comme des maçons, des ferrailleurs-coffreurs… Parfois, nous voyons arriver des profils qui avaient d’importantes responsabilités comme gérant d’une enseigne d’une chaîne de produits cosmétiques. Pour l’ensemble des futurs plongeurs-soudeurs deux éléments de motivation reviennent: l’envie de changer de carrière et la passion de la plongée. »

Parlez-nous du job en tant que tel…

« C’est assez simple et très étendu. Nous réalisons tous les métiers du bâtiment et du gros oeuvre sous eau plus un certain nombre de tâches spécifiques comme les ouvrages d’art sur les voies navigables, les barrages, les écluses… A côté de cela, le plongeur-soudeur peut aussi se mettre au service d’entreprises qui utilisent de l’eau ou du gaz non respirable. La liste est longue: station d’épuration, réservoir d’eau, bassin à pompe, décantoir, canalisation, énergie nucléaire, pétrochimie… »

Fait-on carrière dans ce métier?

« En ce qui concerne notre module de formation, entre 50% et 80% des diplômés se lancent ensuite dans cette activité pendant un minimum de une à trois années. Passée cette période, les gens font très souvent une carrière entière dans ce secteur. »

Le plongeur-soudeur ne passe pas ses huit heures de travail dans l’eau?

« Non, c’est évident. Il passera maximum trois heures dans l’eau palier compris si c’est nécessaire. Nous nous basons sur la législation française en la matière. Ces trois heures correspondent en terme de pénibilité de travail à six heures hors de l’eau. Si vous ajoutez les phases d’équipement et de déséquipement, vous arrivez aux huit heures de boulot. Il faut savoir que ces sorties représentent maximum 20% du temps de travail. Et actuellement, en Belgique, il n’y a d’ailleurs pas de chantier avec de la soudure sous l’eau. »

Quelles sont les qualités requises pour exercer cette profession?

« Le courage et la volonté sont importants dans ce travail. Le plongeur-soudeur devra aussi prendre de bonnes initiatives, avoir un grand bagage technique et être responsable. Vous comprenez que ce métier exige la plus grande sécurité sous peine de risque mortel. Par contre, le physique n’est pas prépondérant dans notre métier. Enfin, la passion doit animer le plongeur. Un chantier en été en bord de meuse, c’est sympa. Mais l’hiver, cela se transforme vite en galère… »

Au niveau de la rémunération, cette spécialisation est-elle avantageuse?

« Oui, car le plongeur-soudeur est considéré comme un ouvrier qualifié de type 2 dans le secteur de la construction. Il touchera environ 15€ bruts de l’heure. L’indépendant pourra quant à lui facturer 40€ ou plus. L’ouvrier recevra aussi une série de primes qui dépandront du chantier et de sa dangerosité. Ce sera le cas si vous travaillez dans des canalisations, sous des charges importantes, aux portes des écluses… » (source:Références.be)

Le site du centre de formation en Wallonie: CPFME

Le site du centre de formation en Flandre: Syntra AB

************************







robertlutz |
DOMANIA |
justice&criminalité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | humanbeinginnature
| Biologie totale ICBT secte ...
| C'est le destin de lol_aaaa...