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les Oscars 2009 (commentaires)

23022009

* La musique des Oscars … Un film ne serait jamais le même sans sa bande sonore. Le mariage du cinéma et de la musique a fait naître des «couples célèbres», que ce soit Ennio Morricone et Sergio Leone, Angelo Badalamenti et David Lynch, ou Bernard Herrmann et Alfred Hitchcock.Même si des experts déplorent que le succès du film surpasse l’intelligence des partitions quand les membres de l’Académie récompensent des compositeurs, les catégories de la meilleure bande originale et de la meilleure chanson demeurent prestigieuses. Cette année, les musiques de deux films se démarquent. Celles de Wall-E et de Slumdog Millionaire, nommés respectivement deux et trois fois ce soir.
Pour la bande originale, le compositeur indien A.R. Rahman, un nouveau venu aux Oscars, part avec une longueur d’avance, puisque c’est lui qui a gagné dans la même catégorie aux Golden Globes.
Du côté de la catégorie de la meilleure chanson, les nominations ont fait l’objet d’une controverse, notamment parce que The Wrestler de Bruce Springsteen n’a pas été retenue, malgré sa victoire aux Golden Globes. Surtout que l’Académie a choisi de sélectionner seulement trois chansons, plutôt que cinq.
* voici les détails des catégories musicales.MEILLEURE BANDE ORIGINALE
The Curious Case of Benjamin Button
Alexandre Desplat
Il s’agit d’une deuxième nomination pour Alexandre Desplat aux Oscars, trois ans après celle obtenue pour The Queen. Né à Paris, le compositeur a signé la musique de nombreux films français, dont De battre mon coeur s’est arrêté et Une chance sur deux. En 2007, il a été nommé aux Golden Globes pour la bande originale du film de John Curran, The Painted Veil.
Defiance
James Newton Howard
James Newton Howard décroche une huitième nomination aux Oscars, comme il l’a fait pour des films aussi variés que The Prince of Tides, The Fugitive, My Best Friend’s Wedding et Michael Clayton. Le compositeur permet au film Defiance de décrocher sa seule nomination ce soir. Le drame, réalisé par Edward Zwick (Blood Diamond) relate comment trois frères ont aidé des Juifs à s’évader en Biélorussie durant la Seconde Guerre mondiale.
Milk
Danny Elfman
Danny Elfman n’a plus besoin de présentation. Il est le mari de Bridget Fonda, mais surtout le complice du réalisateur Tim Burton. Elfman sera en lice aux Oscars pour une quatrième fois ce soir, après l’avoir été pour les films Big Fish, Good Will Hunting et Men in Black. Il s’agit de l’une des huit nominations du drame historique Milk.
Slumdog Millionaire
A.R. Rahman
A.R. Rahman est l’un des plus célèbres compositeurs de musique de film indienne. Il a renouvelé le genre en incorporant la musique assistée par ordinateur aux productions de Bollywood, tout en préservant l’héritage culturel indien. Sa première présence aux Oscars se fait en grand, avec trois nominations (les deux autres pour la meilleure chanson). Parions un petit deux que c’est lui qui l’emportera pour la meilleure bande originale, lui qui a déjà le Golden Globe dans la même catégorie.
Wall-E
Thomas Newman
Avec deux nominations ce soir, Thomas Newman franchit le cap des 10 nominations en carrière aux Oscars (The Shawshank Redemption, American Beauty). C’est la deuxième fois qu’il est sélectionné pour un film d’animation, après Finding Nemo en 2003. Thomas Newman poursuit la tradition de son père, Alfred Newman, qui a raflé neuf Oscars pour ses musiques de film.
MEILLEURE CHANSON
«Down to Earth», Wall-E
Musique de Peter Gabriel et Thomas Newman. Paroles de Peter Gabriel.
S’il s’agit de la première nomination aux Oscars de Peter Gabriel, il s’agit de la 10e de Thomas Newman. Mais le musicien britannique a refusé de monter sur la scène du Kodak Theater ce soir, car il ne voulait pas limiter la durée de son numéro à une minute, tel que demandé par les organisateurs pour revigorer les cotes d’écoute du gala. L’ex-Genesis se justifie dans un message vidéo mis en ligne sur son site:
www.petergabriel.com.
«Jai Ho», Slumdog Millionaire
Musique de A.R. Rahman. Paroles de Gulzar.
Il s’agit d’une première présence aux Oscars, à la fois pour A.R. Rahman et Gulzar. Si le premier est l’un des plus célèbres compositeurs de musique de film indienne, le deuxième est un parolier à qui Bollywood doit tout autant. Gulzar est aussi poète, producteur et réalisateur. Il est très connu en Inde, mais moins populaire ici que M.I.A., qui coécrit les paroles de l’autre chanson de Slumdog Millionaire en lice dans cette catégorie.
«O Saya», Slumdog Millionaire
Musique de A.Rahman. Paroles de A.R.Rahman et Maya Arulpragasam.
Le public n’en est pas encore revenu de la performance de M.I.A. aux Grammy, il y a deux semaines. Enceinte jusqu’au cou, elle est montée sur scène le jour prévu de son accouchement. A.Rahman et elles ont de fortes chances de remporter l’Oscar de la meilleure chanson pour O Saya, une pièce plus pimpante que Jai Ho. Comme M.I.A. a finalement accouché, montera-t-elle sur la scène du Kodak Theater ce soir? Au moment de mettre sous presse, l’Académie n’avait pas confirmé sa présence. (La Presse)

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 Les oscars …

- MEILLEUR FILM : «Slumdog Millionaire»

- MEILLEUR ACTEUR : Sean Penn, «Harvey Milk»

les Oscars 2009 (commentaires)  Reader_BestActress_WinsletK  - MEILLEUR ACTRICE : Kate Winslet, «Le Liseur»

- MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN : Heath Ledger, «The Dark Knight»

  – MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ : Penelope Cruz, «Vicky Cristina Barcelona»

- MEILLEUR REALISATEUR : Danny Boyle, «Slumdog Millionaire»

- MEILLEUR FILM ETRANGER : «Departures», Japon

- MEILLEUR LONG METRAGE D’ANIMATION : «WALL-E»

CuriousCaseOfBenjaminButton_artDirection  – MEILLEURE DIRECTION ARTISTIQUE : «L’Etrange Histoire de Benjamin Button»

- MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL : Dustin Lance Black, «Harvey Milk»

- MEILLEUR SCENARIO ADAPTE : Simon Beaufoy, «Slumdog Millionaire»

- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : «Slumdog Millionaire»

Duchess_CostumeDesign  – MEILLEURS COSTUMES : «The Duchess»

- MEILLEUR MONTAGE : «Slumdog Millionaire»

- MEILLEUR MAQUILLAGE : «L’Etrange Histoire de Benjamin Button»

- MEILLEURE MUSIQUE : «Slumdog Millionaire», A.R. Rahman

- MEILLEURE CHANSON : «Jai Ho» dans «Slumdog Millionaire», A.R Rahman et Gulzar.

- MEILLEUR MONTAGE SON : «The Dark Knight»

- MEILLEUR MIXAGE SON : «Slumdog Millionaire»

- MEILLEURS EFFETS SPECIAUX : «L’Etrange Histoire de Benjamin Button»

- MEILLEUR DOCUMENTAIRE : «Man on Wire» (Portrait de Philippe Petit)

- MEILLEUR COURT METRAGE : «La Maison en Petits Cubes»

- MEILLEUR COURT METRAGE DOCUMENTAIRE: «Smile Pinki»

- MEILLEUR COURT METRAGE D’ANIMATION : «Spielzeugland».

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* L’Inde se réjouit du succès de Slumdog Millionaire 

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L’Inde s’est félicitée lundi du succès de Slumdog Millionaire, Oscar 2009 du meilleur film, consécration suprême pour cette fresque des bidonvilles de Bombay néanmoins épinglée par des critiques qui dénoncent une exploitation de la misère. «Ils ont rendu l’Inde fière», a réagi le Premier ministre Manmohan Singh, dans un message de félicitations à «toute l’équipe de Slumdog Millionaire».

Slumdog a également obtenu sept autres récompenses, à commencer par celle du meilleur réalisateur, remise au Britannique Danny Boyle. Le film a aussi ravi les trophées du scénario adapté, de la photographie, du montage et du mixage sonore, puis valu au compositeur indien A.R. Rahman deux statuettes, pour la musique et la chanson originales. Au moment de recevoir sa statuette, A.R. Rahman, surnommé en Inde le «Mozart de Madras» et qui est seulement le troisième Indien à remporter un Oscar, a salué «toute la population de Bombay et l’essence de ce film, qui se veut avant tout un message d’optimisme sur la puissance de l’espoir et de la vie».

Christian Colson, le producteur du long métrage tourné sur un budget de 15 millions de dollars et qui en a déjà raflé 160 au box-office mondial, a évoqué de son côté le «voyage extraordinaire» du long métrage et a également rendu hommage à «l’extraordinaire ville de Bombay». Mais le film n’en suscite pas moins des critiques en Inde même pour avoir par trop plongé dans la misère des bidonvilles. Au sein du sous-continent, si fier de sa phénoménale croissance, certains ne goûtent guère ce que la presse a qualifié de «pornographie de la pauvreté» dans un pays où 455 millions d’habitants survivent chacun avec moins de 1,25 dollar par jour. Lundi, dans le bidonville de Dharavi, le plus grand d’Asie, où a été tourné le long métrage, une immense affiche en hindi proclamait: «Nous ne sommes pas des «chiens des bidonvilles»». «J’ai vu le film, je l’ai bien aimé, mais je me suis sentie mal en raison du titre», a témoigné Varsha Jitendra Boshle, 23 ans, une habitante de Dharavi. «Slumdog Millionaire devrait être considéré comme l’un des plus gros fantasmes gratuits imaginés sur l’Inde au 21e siècle», a fustigé le réalisateur K. Hariharan, dans une tribune titrée «Orientalisme pour un marché mondialisé», publiée la semaine passée par le journal The Hindu. «Pour la majorité des spectateurs occidentaux écrasés sous le poids de la crise économique mondiale, ce conte de fée sur la face la plus sordide de l’Inde devrait certainement servir de catharsis orgiaque», s’est-il insurgé. Dans le bidonville où très peu d’habitants connaissent l’existence des Oscars, certains estimaient que le succès du film aurait bien peu d’impact sur leur vie. «Je ne vois aucun changement à Dharavi et je n’en verrai aucun pendant toute ma vie», a assuré Prashant Dighe. «Nos politiciens n’ont rien pu changer pendant 60 ans, alors que feront ces cinéastes? Ils viendront, tourneront des images et feront de l’argent. Nous serons là aujourd’hui, demain et même après les 60 prochaines années», a-t-il ajouté. Au-delà, le film, tourné dans la capitale indienne du cinéma et produit dans le pays, pourrait par ailleurs contribuer à «accroître la crédibilité de l’industrie cinématographique indienne», a estimé Mrinal Desai, second directeur de la photographie sur le film.(AFP..23.02.09.) 

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* Slumdog Millionaire exaspère l’Inde  

Le film Slumdog Millionaire, qui triomphe en Occident et est favori pour les Oscars, n’attire pas les foules en Inde et exaspère un pays qui déteste les projecteurs braqués sur son immense pauvreté. «Slumdog Millionaire devrait être considéré comme l’un des plus gros fantasmes gratuits imaginés sur l’Inde au 21e siècle» fustige le réalisateur K. Hariharan, dans une tribune titrée «Orientalisme pour un marché mondialisé», publiée cette semaine par le journal The Hindu. «Pour la majorité des spectateurs occidentaux écrasés sous le poids de la crise économique mondiale, ce conte de fée sur la face la plus sordide de l’Inde devrait certainement servir de catharsis orgiaque», s’insurge-t-il. Le long-métrage du Britannique Danny Boyle a remporté de nombreux trophées aux États-Unis et en Grande-Bretagne, pourrait rafler dimanche l’Oscar du meilleur film et s’approche des 100 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord. Mais l’Inde – aux ambitions de superpuissance et si fière de sa phénoménale croissance – ne goûte guère ce que la presse qualifie de «pornographie de la pauvreté» dans un pays où 455 millions d’habitants survivent chacun avec moins de 1,25 dollar par jour. Une émission de télévision demandait même récemment si «vendre la misère en Inde» n’était finalement pas le meilleur moyen de percer en Occident. La superstar de Bollywood, Amitabh Bachchan, a également dénoncé un film révélant la «face sombre» de cette «Inde qui brille»: misère, violence, mafia, drogue ou corruption. Tout au contraire, «c’est l’histoire du triomphe d’un héros, un moins que rien des bidonvilles qui s’en sort contre toute attente», s’est défendu, dans un entretien à l’AFP, Vikras Swarup, l’auteur du roman «Q&A» à l’origine du film. Mais ce conte de fée moderne – le destin d’un jeune Indien illettré d’un bidonville de Bombay remportant le jeu télévisé «Qui veut gagner des millions» – attire à peine les classes aisées urbaines anglophones dans les multiplexes. Et la version en hindi, «Slumdog Crorepati», est un flop commercial dans les petites salles des campagnes. En comparant Slumdog Millionaire au célèbre Salaam Bombay de Mira Nair, le critique cinématographique Kishwar Desai se demande «pourquoi un film aussi médiocre est accueilli avec tant de ferveur (en Occident), 20 ans après un bien meilleur long-métrage». «Salaam Bombay est choquant, réel et totalement authentique», alors que Slumdog Millionaire n’est qu’une vision superficielle et artificielle de l’Inde», estime M. Desai. «Le film de Nair est vraiment indien: il a du coeur. Pour compatir avec ceux qui vivent dans une misère noire en Inde, il faut un réalisateur indien plutÈt que britannique», tranche-t-il. D’ailleurs, Slumdog Millionaire ne plaît pas non plus aux pauvres, qui n’apprécient pas le titre «chien de bidonville». Le représentant d’une association d’habitants d’un bidonville du Bihar (est), Tapeshwar Vishwakarma, a porté plainte fin janvier contre la vedette indienne Anil Kapoor et le compositeur de la bande originale, A.R. Rahman, au motif que le film «violerait» les droits de l’Homme et la «dignité» des miséreux. «M. Vishwakarma ne s’attend à rien de bon venant d’un réalisateur britannique, puisque ses ancêtres nous qualifiaient déjà de chiens», avait alors expliqué son avocat, Shruti Singh, en allusion à la colonisation britannique de l’Inde jusqu’en 1947. Les centaines de milliers d’habitants de Dharavi à Bombay, le plus grand bidonville d’Asie, où a été tournée une partie du film, sont plutôt indifférents: «Un film est un film. C’est pour faire rêver», répond Raju Walla, 38 ans, au seuil de son logement de fortune où s’entassent 21 personnes. «Slumdog Millionaire est très différent de la réalité», dit-il. (AFP)  

 







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