Pôle Nord, pôle Sud :la fonte des glaces s’accélère

25102010

Pôle Nord, pôle Sud :la fonte des glaces s'accélère dans chronique 210b89fa-28dd-11de-94c9-b806e68df628
 

Alors qu’un immense pont de glace vient de se briser en Antarctique, 60 pays se sont réunis la semaine dernière à Washington pour tenter de préserver les pôles. Une première.

coeur- dans écologie Pôle Nord, pôle Sud même constat ? L’énorme plaque de ­glace qui s’est détachée il y a quelques jours à l’ouest du continent Antarctique est un nouveau signal d’alerte. Un pont de glace d’environ 40 kilomètres de long qui maintenait en place la plaque Wilkins s’est brisé en son point le plus étroit, là où il ne mesurait que 500 mètres de large. Il reliait l’île Charcot qui, pour la première fois, devient une véritable île.

 

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«Ce phénomène est la conséquence directe du réchauffement», explique Frédérique Rémy, directrice de recherche au laboratoire d’étude en géophysique et océanographie spatiale de Toulouse. Pour autant il ne faut pas perdre de vue deux points fondamentaux.

«On se trouve en Antarctique Ouest, dans une région où, en été, les températures sont proches de moins un à moins deux degrés Celsius. Du coup, la hausse moyenne des températures de presque deux degrés constatées ces dernières années a un impact considérable», précise la spécialiste.

La partie orientale de l’Antarctique est plutôt stable

 

En revanche, cette même élévation d’un à deux degrés n’a qu’un faible impact sur les glaces qui recouvrent la partie est de l’Antarctique où le thermomètre descend à – 50 °C en hiver et ne remonte que de façon très exceptionnelle au-dessus de – 10 °C en été. «Depuis une trentaine d’années que l’on mesure les températures dans la partie orientale de l’Antarctique, celles-ci se révèlent plutôt stables, voire se refroidissent très légèrement», poursuit Frédérique Rémy sans que l’on sache très bien l’expliquer.

En outre, «l’effondrement de la plaque Wilkins n’a pas d’impact sur la hausse du niveau des océans», poursuit la scientifique, car il s’agit d’un bloc qui flottait et non pas de glaciers provenant de la terre ferme.

Il n’empêche, la disparition de ces bouts de banquise inquiète terriblement les glaciologues. La banquise agit, en effet, comme un frein qui permet de ralentir l’écoulement des glaciers dans les océans. «Cette disparition de la banquise intervient beaucoup plus tôt et beaucoup plus rapidement que ce qui avait été prévu», assure Éric Rignot, chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. Au début des années 1990, les scientifiques estimaient que les premiers symptômes de la vulnérabilité de ces grands blocs de glace de l’Antarctique n’apparaîtraient pas avant une trentaine d’années. Cela a mis moins de quinze ans.

A l’autre bout de la Terre, la situation est pire. Les glaciologues soulignent que les glaces arctiques sont de plus en plus fragilisées par le réchauffement. L’épaisseur de la banquise du pôle Nord et son étendue en hiver sont les plus faibles depuis les premières mesures satellitaires qui remontent à 1979. Selon un rapport récent du Centre national américain de la neige et de la glace, 70 % de la calotte glaciaire du pôle Nord est composée en hiver de glace saisonnière. Autrement dit une glace peu épaisse qui fond en été et se reforme l’année suivante. Il y a une quinzaine d’années, la proportion était de 40 à 50 %.

Le 28 février, la calotte arctique mesurait 15,2 millions de km² soit 720 000 km² (une fois et demi la superficie de la France) de moins en moyenne que durant les hivers de la période 1979-2000. Selon une autre étude menée par l’université de l’État de Washington et l’agence météorologique américaine (NOAA) environ 80 % de la banquise arctique pourrait disparaître en été à l’horizon 2040.

En début de semaine dernière, une soixantaine de pays et d’organisations internationales étaient réunis à Washington au chevet des pôles Sud et Nord. Si le premier est protégé par un traité, le sort du second est beaucoup plus menacé : quand des voix s’élèvent pour lutter contre les effets dévastateurs du réchauffement, d’autres se félicitent des nouvelles opportunités économiques et énergétiques qu’offre la disparition des glaces. (Le Figaro-14.04.2009.)

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 **L’Arctique continue à se réchauffer à un rythme sans précédent

L’Arctique continue à se réchauffer à un rythme sans précédent affectant les populations et les écosystèmes, aussi bien que le climat dans les zones les plus peuplées de l’hémisphère nord, selon le rapport annuel du gouvernement américain sur le sujet, publié jeudi.

Le Groenland enregistre des températures record, une fonte de sa glace et une diminution de la masse de la banquise, conclut une équipe internationale de 69 scientifiques dans son rapport annuel intitulé « Arctic Report Card ».

La glace présente durant la saison la plus chaude continue à se réduire. L’été dernier a été mesurée la troisième plus faible superficie depuis le début des observations satellitaires en 1979.

Le record de contraction de la glace avait été enregistré en 2007, suivi par 2008.

L’épaisseur de la glace flottante s’amincit aussi de plus en plus et la durée de la couverture de neige de l’Arctique a été la plus courte cette année depuis 44 ans qu’elle est mesurée.

Les climatologues ont également observé des signes que les effets du réchauffement de l’air dans l’atmosphère arctique à l’automne contribuent aux changements de la circulation atmosphérique dans l’Arctique et les latitudes moyennes dans l’hémisphère nord.

L’hiver 2009-2010 a montré une relation entre les froids extrêmes des latitudes moyennes, marquées par de fortes chutes de neige, et les changements dans les vents de l’Arctique lié à une phase de l’oscillation arctique.

Il s’agit d’une variation de la différence de pression atmosphérique au niveau de la mer dans l’hémisphère nord d’une année à l’autre.

Cette variation est liée à l’intensité et à la position moyenne des dépressions et anticyclones entre l’Arctique et les latitudes de 37 à 45 nord.

« Tout ce qui doit se produire sur le reste du globe arrive en premier lieu et dans une large mesure dans l’Arctique », souligne Jane Lubchenco, la directrice de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

« Au-delà du fait que la situation en Arctique affecte les populations humaines et l’écosystème de cette région, le réchauffement des températures arctiques, la diminution du permafrost, de la couverture neigeuse, des glaciers et de la glace flottante ont des conséquences étendues pour les systèmes physiques et biologiques dans les autres parties du globe », ajoute-t-elle dans un communiqué commentant ce rapport.

L’Arctique est un important moteur du climat et de la météorologie autour du globe. C’est aussi une source essentielle de nourriture pour de nombreuses populations d’oiseaux, de mammifères et de poissons sur la planète, où nombre d’entre eux se rendent pour se reproduire. (AFP)

 

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