Piqûre de méduses : les gestes à faire

*gestes à faire… et pas d’affolement

En cas de piqûre par une méduse, un premier réflexe: retirer les tentacules, s'il en reste, sur la peau.
En cas de piqûre par une méduse, un premier réflexe: retirer les tentacules, s’il en reste, sur la peau.

Leur nombre augmenterait, peut-être sous l’effet du réchauffement climatique. La brûlure est cuisante, rarement grave. 

Piqûre de méduses : les gestes à faire coeur-Vendredi 23 juillet, plage d’Anglet sur la côte basque. La présence de quelques physalies, dont l’une a piqué un surfeur, crée l’émotion parmi les baigneurs et conduit à fermer la plage pour quelques heures, tant cette sorte de méduse est redoutée. «Sur la plage de Biarritz, nous en voyons aussi de temps en temps, confie un maître nageur. Mais elles ne sont pas plus nombreuses que les années précédentes.»

Aussi appelés «galères portugaises», ces animaux remontent la côte atlantique, entraînés par le courant du Gulf Stream. Souvent confondue avec une méduse à laquelle elle ressemble un peu, la physalie est pourtant un organisme différent. Elle est constituée d’une colonie de polypes et surmontée d’un flotteur bleu de 10 à 30 cm qui lui permet de se déplacer en surface, poussée par les vents et les courants. Elle est munie de fins tentacules de pêche, long parfois de 10 m et garnis de cellules urticantes identiques à celles des méduses. Des fragments de tentacules arrachés peuvent aussi flotter dans l’eau où ils sont alors pratiquement invisibles, mais conservent leur pouvoir urticant tout comme les physalies mortes qui s’échouent parfois sur les plages.

Rincer à l’eau de mer

La physalie est heureusement beaucoup plus rare que l’Aurélia, la plus commune des méduses de la façade ouest, parfois très envahissante, mais moins urticante. Les nageurs au large rencontrent aussi parfois la velelle, ou méduse-voilette, plus petite que la physalie dont elle est proche, et surmontée d’une sorte de voile triangulaire. En Méditerranée, les baigneurs sont plutôt victimes des Pelagia noctiluca, une méduse urticante poussée d’Italie par le courant ligure. Quoique douloureuse, la piqûre de cette petite méduse mauve large de 20 cm et pourvue de tentacules de 2 m est nettement moins violente que celle de la physalie.

Que faire en cas de rencontre avec l’un de ces animaux? «D’abord sortir de l’eau», rappelle le Dr Jean-Paul Poirier, dermatologue à Saint-Laurent-du-Var, spécialiste des plaies cutanées dues aux animaux marins. «Les piqûres de Pelagia sont douloureuses mais jamais dangereuses. Le seul risque, c’est celui de noyade si un nageur au large panique et perd ses moyens sous l’effet de la douleur.» Ensuite, la conduite à tenir reste la même quelle que soit l’espèce, puisque toutes ces piqûres résultent du même mécanisme: «Les tentacules sont couverts de petites vésicules, les cnidocystes, munis chacun d’un cil sensitif qui projettent la toxine dès qu’il est stimulé. Il faut donc éviter d’activer les cnidocystes qui ne sont pas encore ouverts. D’abord en retirant les tentacules s’il en reste sur la peau, si possible avec un gant ou une pince, puis en rinçant la zone à l’eau de mer», explique le Dr Philippe Quéruel, de l’hôpital Léon Bérard de Hyères, fin connaisseur de ces bestioles. «Il ne faut jamais rincer à l’eau douce ni frotter, car cela stimule la libération du venin. Ensuite, on racle doucement la peau avec le plat d’un couteau ou d’une carte rigide pour enlever les cnidocystes restants, après avoir fait éventuellement un emplâtre de sable humide pour les y piéger.»

L’eau chaude peut aussi, dans un second temps, apaiser la douleur, car le venin est dégradé par la chaleur. À condition de ne pas se brûler car la peau est insensibilisée par la piqûre. Faute de mieux, on conseillait autrefois d’uriner sur la plaie…

Guêpes de mer

Cette douleur d’urticaire, semblable à une brûlure chimique, dure rarement plus de deux ou trois jours. «Elle cède assez aisément avec une pommade antihistaminique, du Doliprane ou de l’Aspirine», explique le Dr Françoise Roudil, dermatologue marseillaise. «Au besoin, on peut aussi utiliser un analgésique local, ou se faire prescrire un dermocorticoïde par le médecin». Les petites lésions pigmentées qui dessinent sur la peau la forme des tentacules s’effacent habituellement en quelques jours. «Il ne faut toutefois pas les négliger, précise le Dr Quéruel, surtout chez les allergiques, car elles risquent, autrement, de s’élargir et de laisser une cicatrice plus importante.» Rarement, la réaction cutanée peut se réactiver à nouveau de façon transitoire, quelques jours plus tard, sous forme d’eczéma.

La piqûre de la physalie se traite de la même façon. «Mais la réaction locale est plus accusée. Elle peut s’accompagner de douleurs articulaires et musculaires, et même parfois d’un malaise général avec des vertiges, voire un ralentissement du rythme du cœur, explique le Dr Poirier. Si la personne se sent mal, il vaut donc mieux, par prudence, appeler le médecin.»

Dans l’ensemble, les piqûres des méduses de France métropolitaine restent assez anodines médicalement parlant et ne justifient pas l’hystérie qu’elles déclenchent parfois. «Rien à voir avec les Chironex, ou guêpes de mer, ces méduses australiennes dont la piqûre peut provoquer un arrêt cardiaque en quelques minutes», conclut en souriant le Dr Poirier. (Le Figaro-26.07.2010.)

***Des vertus méconnues : ne jetez plus les méduses

coeur-Cauchemar des baigneurs, cet été, les méduses affluent en Méditerranée ! La mairie de Cannes a donc décidé d’employer les grands moyens pour faire rempart à l’ennemi marin n° 1 : la Pelagia noctiluca, espèce très urticante. C’est une première ! Sur les plages cannoises du Midi, de Macé et de Gazagnaire, des filets fixés dans les fonds marins par des ancres et tenus en surface par des flotteurs forment une zone protégée sur 50 mètres de long et 25 mètres de large. Mis en place début août, ces filets vont empêcher les méduses de se diriger vers certaines zones de baignade. En effet, les Pelagia noctiluca devraient contourner les filets pour aller s’échouer un peu plus loin, en masse. Le coût de l’opération s’élève, pour trois mois, à 80 000 euros. La Lyonnaise des Eaux chargée de la mise en oeuvre espère, l’an prochain, étendre ce projet aux plages de Mandelieu et de Théoule. Ensuite, les méduses échouées sont ramassées par la mairie de Cannes et… incinérées. 
«Brûler les méduses ! Quelle drôle d’idée, c’est comme brûler de l’eau, proteste Jaqueline Goy, ichtyologue et chercheur à l’Institut océanographique. L’animal est constitué à 98% d’eau ! Les Grecs s’en servaient pour arroser leurs jardins. La mairie de Cannes devrait en faire autant.» Un moyen astucieux pour économiser l’eau, si précieuse dans cette région.
D’ailleurs, toutes les méduses ne sont pas à jeter à la poubelle ! Sur les 1 000 espèces répertoriées, certaines possèdent des propriétés étonnantes. Les rhizostomes, par exemple, présents dans l’Atlantique, sont végétariens et inoffensifs. On les récupère depuis près de trente ans pour en extraire du collagène, utilisé dans la fabrication de produits cosmétiques et pharmaceutiques. Les recherches ont beaucoup progressé depuis que des scientifiques ont croisé, en 2000, les gènes d’un lapin et d’une méduse pour aboutir… à un lapin vert fluorescent ! 
Certaines méduses sont aussi très appréciées en gastronomie. Spécialités des cuisines coréenne et chinoise, elles sont dégustées en soupe ou en salade ! Certaines études australiennes vont même jusqu’à prêter aux méduses des vertus contre l’impuissance… De quoi méduser les plus réticents.(Le Figaro-14.10.2007.)

 

 ***  Piqûres de méduses : Les lésions sont en général bénignes

 Certaines méduses, notamment dans l’océan Indien et le Pacifique, provoquent des lésions graves.

coeur-Même si leur simple vue déclenche facilement des haut-le-cœur, les méduses de nos côtes sont peu dangereuses sur le plan sanitaire. Elles ne provoquent en général que des troubles locaux et superficiels. Néanmoins, les personnes aller­giques peuvent souffrir de symp­tômes plus importants. Surtout, certaines méduses des océans Indien et Pacifique sont beaucoup plus toxiques, pouvant même aller (rarement) jusqu’à provoquer des décès par choc allergique. Il y a peu d’enquêtes en France sur la fréquence des piqûres de méduse. Une étude datant de 1997, réalisée dans le golfe de Trieste, faisait état de 90 lésions pour 20 000 visiteurs dans les bains de Grado.

Les piqûres de méduse se localisent principalement sur les membres supérieurs et inférieurs. En tout cas, rarement sur le visage. Certaines cellules de la méduse, les nématocystes, déchargent leur venin à l’aide d’un aiguillon, lors d’un contact physique, le plus souvent. Cependant, une méduse morte ou échouée sur une plage peut rester veni­meuse pendant quelques jours. La piqûre est suivie d’une douleur vive, du type de la brûlure. Rapidement, une rougeur apparaît qui s’étend en forme de coup de fouet. En général, les choses s’arrêtent là et les lésions disparaissent en trois à dix jours sans laisser de traces. Sauf pour les personnes très allergiques, ou celles qui ont reçu une très grosse charge de venin, ou encore celles qui sont victimes de certains types particuliers de méduses que l’on ne trouve pas sur les côtes françaises. Les douleurs peuvent alors être plus intenses, associées à des maux de tête et à des vomissements. Les envenimations sévères se rencontrent essentiellement près de l’océan Pacifique.

Pommade apaisante

Que faire pour accélérer la cicatrisation des lésions ? «Il ne faut surtout pas rincer à l’eau douce mais à l’eau de mer», explique Valérie Bremond, pédiatre à la Timone, à Marseille. C’est le premier geste lorsqu’on se fait piquer. Une simple pommade apaisante peut suffire ensuite. Dans tous les hôpitaux de la Côte d’Azur, les vagues de méduses augmentent les consultations aux urgences. «Mais cela n’a rien de monstrueux. Ce sont quatre ou cinq enfants de plus par jour», poursuit le médecin. En Australie, un antivenin mis au point contre certaines méduses particulièrement toxiques est disponible dans les trousses des secouristes, sur les plages.(Le Figaro-13.07.2010.)

 

****Les indésirables de la plage

La mer, le sable, la plage dissimulent des ennemis urticants aux piqûres bénignes, mais douloureuses.

coeur-La plage n’est pas seulement un lieu de détente et de farniente. Elle peut être aussi une zone à risque, en dehors de l’abus de soleil. En effet, le sable, la mer, les rochers dissimulent de petites bêtes discrètes, mais redoutables.

A commencer par les méduses – et notamment Pelagia noctiluca -, présentes cette année encore en Méditerranée. N’oubliez pas que même morte et échouée sur la plage, la méduse reste urticante. Sa piqûre – ou plutôt sa brûlure – se manifeste par une irritation cutanée, une abrasion rouge de la peau, qu’il faut immédiatement rincer à l’eau de mer sans frotter après avoir enlevé avec un gant les filaments accrochés sur la peau. Il est aussi conseillé de traiter avec des antiseptiques locaux, antalgiques, antihistaminiques… pour faciliter la disparition des lésions, qui peuvent parfois persister deux à trois semaines, voire plus d’un mois.

Les méduses ne sont pas seules à être redoutables. Mettre le pied sur un oursin ou une vive déclenche immédiatement une réaction de défense de la part de la petite bête, très désagréable pour la victime. Les épines du premier – fréquent à proximité des rochers – ne sont pas venimeuses, mais douloureuses. Les piquants pénètrent dans la peau, se cassent et s’implantent dans la plaie. Premiers réflexes : les ôter à l’aide d’une pince à épiler (l’opération est complexe, les épines étant friables), puis désinfecter à l’alcool à 90° pour éviter les risques de surinfection, et notamment l’infection au bacille Erysipelothrix rhusiopathiae, qui provoque, vingt-quatre heures après la piqûre, l’apparition d’un érythème.

La vive, petit poisson de 10 à 15 centimètres de long, est un autre ennemi à surveiller. Elle vit dans les mers tempérées, enfouie dans le sable ou dans l’eau peu profonde, et ne laisse entrevoir qu’une partie de sa tête. Or, son arme se situe sur ses nageoires dorsales, lesquelles sont dotées d’épines venimeuses. Le contact est très violent, jusqu’à provoquer parfois une syncope. Les premiers soins consistent à appliquer sur la zone atteinte une source de chaleur – eau chaude, compresses chaudes, air chaud d’un sèche-cheveux – pendant une dizaine de minutes, afin de neutraliser le venin, lequel est thermolabile. Des centres antipoison traitent ce type de piqûre en appliquant d’abord une source de chaleur sur la plaie pendant deux minutes, puis de la glace enveloppée dans un linge. Il faut évidemment nettoyer et désinfecter la plaie, et consulter un médecin si les douleurs persistent. (Le Figaro-18.07.2010.)

 

 

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3 réponses à “Piqûre de méduses : les gestes à faire”

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