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Plongées virtuelles époustouflantes..avec Google Street View sous-marin

2 03 2012

**Une équipe australienne s’apprête à réaliser 50.000 panoramas sphériques sous-marins de la grande barrière de corail. Les premières images expérimentales promettent des plongées virtuelles époustouflantes.

Fond marin en Méditerranée, dans le Var.

Après Pompéi, certains grands musées, l’Amazone et même l’Antarctique, Google Street View s’attaque à un nouveau défi cartographique: la grande barrière de corail. À partir de septembre, les plongeurs du projet Catlin Seaview Survey vont arpenter 20 sites stratégiques le long des 2300 kilomètres de cet écosystème australien unique avec une caméra-requin capable, comme les Google Cars, de prendre des photos sphérique géolocalisées toutes les 4 à 6 secondes. La vitesse de déplacement de ce «Google Shark» est de l’ordre de 4 km/h.

Les premières prises de vue, réalisées avec un prototype au design rudimentaire, sont d’ores et déjà en ligne. La qualité des images donne un aperçu vertigineux des possibilités de ce nouvel outil qui rassemblera, à terme, 50.000 panoramas. Les internautes pourront ainsi se livrer à d’interminables plongées sous-marines entièrement virtuelles. Ce «gadget» permettra de sensibiliser le grand public à l’incroyable biodiversité de ces fonds marins, mais ce n’est pas le seul objectif de cette campagne. Les scientifiques de l’Université du Queensland, à l’origine du projet, utiliseront surtout ces clichés pour dresser un inventaire le plus exhaustif possible des espèces de coraux, de poissons et autres espèces que l’on trouve dans ce milieu particulier. Des logiciels de reconnaissance d’images traiteront les données de façon automatique pour dresser la base de données la plus précise jamais réalisée dans cet environnement foisonnant.

Parallèlement, un système de traçage de la «mégafaune» (requins tigres, tortues géantes et raies manta) sera mis en place. Il donnera en temps réel la position et la profondeur de ces animaux ainsi que la température de l’eau. Les chercheurs espèrent ainsi mesurer les éventuelles variations du comportement migratoire de 50 animaux liées à l’actuel réchauffement climatique. Il n’est pas sûr que ces informations théoriquement diffusables en temps réel soient rendues publiques. Le dernier dispositif mis en place est un robot d’exploration des fonds qui permettra de descendre à 100 mètres de profondeur. «Les coraux profonds sont peut-être la clé qui permettra de déterminer si la grande barrière va résister au réchauffement climatique actuel», explique l’équipe. De nouvelles données viennent de montrer que le phénomène actuel d’acidification des océans n’avait jamais été aussi brutal dans le passé, laissant penser qu’un grand danger plane sur la vie marine en général, et les coraux en particulier. (Le Figaro-02.03.2012.)

 

*Les océans n’ont jamais été aussi acides

La Grande barrière de corail, en Australie.

ENVIRONNEMENT – L’acidification des eaux pourrait signer l’arrêt de mort des coraux…

Dernières années à vivre pour les coraux? Jeudi, des scientifiques ont déclaré que les océans du globe s’acidifiaient actuellement à un rythme sans équivalent depuis 300 millions d’années, risquant ainsi de venir à bout des récifs coralliens, qui fournissent un habitat à d’autres formes animales et végétales. Il devient plus difficile également aux huîtres et aux moules de construire leurs coquilles, et le développement des micro-organismes dont se nourrissent les poissons est perturbé.

Mais les activités humaines, et notamment les combustibles fossiles, ont fait passer la densité de carbone de 280 parties par million (ppm) au début de la Révolution industrielle à 392 ppm aujourd’hui. Au XXe siècle, l’acidification des océans a augmenté de 0,1 unité de pH et les auteurs de l’étude pensent que le pH va augmenter de 0,2 à 0,3 d’ici 2100.

L’acidification préhistorique beaucoup moins forte qu’actuellement

Les océans s’acidifient lorsque la présence de carbone augmente dans l’atmosphère. Dans les temps préindustriels, cela se produisait périodiquement quand des poussées naturelles de carbone faisaient augmenter la température moyenne du globe, écrivent les scientifiques. Cela fut notamment le cas lors d’une très forte émission de carbone survenue voici 56 millions d’années, rappellent des chercheurs, dont les conclusions sont publiées par la revue Science. Cette période de réchauffement, vraisemblablement due à un volcanisme intense, fut elle aussi marquée par une forte acidification des océans, au rythme de 0,008 pH par siècle. Un phénomène limité en regard de ce qui se passe sur Terre depuis le début de la Révolution industrielle voici un siècle et demi, déclare l’auteur de l’étude, Bärbel Hönisch, de l’observatoire terrestre Lamont-Doherty à l’université de Columbia.(20Minutes-02.03.2012.)

 

**Dix propositions pour sauver les océans

Les Maldives, archipel de l'Océan Indien dont l'existence est menacée par la hausse du niveau des océans.

Photo: Les Maldives, archipel de l’Océan Indien dont l’existence est menacée par la hausse du niveau des océans.

SOMMET RIO+20 – Dans la perspective du sommet qui se tiendra en juin prochain à Rio, les Nations unies ont présenté ce mardi dix propositions pour améliorer la gestion des océans…

Ils représentent 70% de la surface du globe, ont un rôle de régulateur de climat, fournissent une grande partie des protéines nécessaires à l’alimentation humaine et sont le berceau de l’humanité: les océans méritent d’être mieux protégés, alarment les Nations unies. Seulement 1% des eaux mondiales sont protégées, laissant le reste des océans en proie aux pollutions et à la surpêche. L’Unesco, réunie à Paris, a présenté un projet en dix points pour sauver les océans.

Un marché du «carbone bleu»

A l’image du marché du carbone, l’Unesco propose de créer un marché du «carbone bleu». Les océans captent un quart du CO2 émis dans l’atmosphère: une valeur pourrait être attribuée à ces unités de dioxyde de carbone captées pour engendrer «un gain économique direct via la protection de l’habitat». Toutefois, les océans pâtissent de ce rôle de réserve de carbone: leur acidification fait peser de lourdes menaces sur la biodiversité marine, et notamment sur les coraux. L’Unesco appelle donc à «promouvoir la recherche» sur ce problème. La gouvernance des océans est également un point important pour limiter les dégâts environnementaux. L’Unesco propose ainsi de renforcer la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et de «réformer et renforcer les organisations régionales de gestion des océans». Enfin, les propositions de l’Unesco visent à développer des «économies vertes» dans les petits Etats insulaires et «augmenter la capacité institutionnelle en matière de suivi scientifique des océans et des zones côtières».

60% des écosystèmes marins dégradés ou surexploités

Pour les auteurs du rapport, «rendre l’économie bleue durable doit se faire en s’appuyant sur la science et la technologie. Mais le succès dépendra de processus politiques pertinents et de véritables améliorations institutionnelles. Il demandera aussi davantage d’engagement et de financement de la part de la communauté internationale mais aussi des pays et des industries». Il y a urgence à agir: selon ce rapport, 60% des écosystèmes marins sont dégradés ou surexploités. Les mangroves, ces marais qui jouent un rôle important dans les pays tropicaux notamment pour éviter les inondations, ont perdu 30 à 50% de leur surface. 20% des coraux auraient déjà disparu, rendant encore plus vulnérable l’écosystème marin. Plus de 400 zones marines sont aujourd’hui considérées «biologiquement mortes». (20Minutes-02.11.2011.)

 **60% des écosystèmes marins sont dégradés ou surexploités.

Grands fonds marins: à peine connus, déjà menacés

L’Institut océanographique se penche sur les grands fonds, des milieux méconnus mais menacés par l’exploitation pétrolière et la surpêche…

Comatules, oursins et galathée sur la ride Futuna.

Photo: Comatules, oursins et galathée sur la ride Futuna.

On dit souvent que l’on connaît mieux la surface de la Lune que les grands fonds marins, ces fosses et abysses tellement profondes que la lumière du soleil ne les atteint pas. On a même longtemps pensé qu’aucune forme de vie ne pouvait se développer dans cette obscurité. Pourtant, les dernières explorations, rendues possibles par les nouvelles technologies, ont révélé une biodiversité très riche et très fragile. Alors que l’on commence à peine à connaître les espèces animales et végétales qui peuplent les fonds marins, elles sont déjà menacées par les activités humaines.

Ne pas exploiter les fonds à l’aveugle

«Les grands fonds marins représentent 60% de la surface de notre planète, explique Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique et auteur de Les Grands Fonds, Voyage dans un monde méconnu (Ed.du Rocher). Ils sont naturellement l’objet de convoitises: exploitations de pétrole, de minerais rares… Les industriels se tournent vers les fonds marins depuis que les technologies rendent leur exploitation possible. Mais il ne faut pas agir à l’aveugle dans ces zones encore mal connues.»

Puits de pétrole à 3.000m de profondeur, exploitations minières au large de zones protégées comme le banc d’Arguin, en Mauritanie ou dans le Pacifique, au large de Wallis et Futuna: les océans sont les nouveaux lieux de prospection pour des industriels «qui nous garantissent que ce seront des exploitations propres», explique, sceptique, l’économiste et anthropologue Jacques Weber. «Mais on sait qu’il y aura des pollutions, directes ou liées aux champs électriques des appareils».

Des prix et des titres de propriété pour protéger la mer

En réunissant scientifiques, industriels et politiques au sein de la Monaco Blue Initiative, l’Institut océanographique espère trouver un terrain d’entente entre «ceux qui veulent tout prendre et ceux qui veulent sanctuariser les grands fonds» poursuit Robert Calcagno. «Il faut réaliser des études d’impact avant d’exploiter, réfléchir à des solutions de secours en cas d’accident et envisager les scénarios catastrophe pour qu’ils n’arrivent pas». Jacques Weber propose lui une solution comptable au problème de prise en compte de la richesse de la vie marine et de la nature en général: «Tant que les milieux naturels sont gratuits, on continuera de les exploiter. Nous devrions exiger des entreprises qu’elles provisionnent les sommes voulues pour maintenir et restaurer, le cas échéant, les écosystèmes qu’elles auraient dégradés. Il faut mettre les entreprises dans une situation où elles n’auront pas envie de payer.» Jacques Weber aimerait que la France prenne des mesures exemplaires dans sa zone économique exclusive. Ailleurs, là où la mer n’appartient à personne, Robert Calcagno pense qu’il faut mettre en place des règles qu’une police de la mer internationale serait chargée de faire respecter. (20Minutes-24.10.2011.)

 **Les moules et les crevettes victimes du réchauffement climatique

 Une crevette nage dans les eaux islandaises.

Les Nations unies présentent une étude sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et leurs habitants…

Les océans, première victime du changement climatique? L’acidification des mers, liée à la hausse de la quantité de CO2 absorbée par les océans, pourrait menacer l’industrie de la pêche et provoque déjà les changements les plus rapides dans la composition chimique des océans en 65 millions d’années, comme le montre une étude menée par les Nations unies publiée jeudi.

C’est la production de crustacés comme les moules, les crevettes ou les homards qui sera le plus menacée, car les crustacés auront plus de mal à fabriquer leurs coquilles, conclut ce rapport, publié en marge de la conférence internationale sur le climat en cours jusqu’au 10 décembre à Cancun, au Mexique.

Les océans 30% plus acides qu’il y a 150 ans

L’acidification des mers risque aussi de nuire aux récifs coralliens, qui jouent un rôle capital en tant que pouponnières pour nombre de poissons. «L’acidification des océans est un autre signal d’alarme, qui répercute des avertissements pour la santé de la planète face à une augmentation incontrôlée des émissions de gaz à effet de serre, explique Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Il reste à voir si l’acidification des océans en soi s’avèrera être une grande menace ou un danger mineur pour l’environnement marin et sa chaîne alimentaire», a-t-il dit.
Un quart des émissions mondiales de dioxyde de carbone (C02), le principal gaz à effet de serre, sont absorbées par les mers, où elles se transforment en acide carbonique. La valeur pH des océans – une échelle allant de l’alcalin à l’acide – a chuté de 30% depuis la révolution industrielle, ce qui traduit une nette augmentation de l’acidité. (20Minutes avc Reuters-03.12.2010.)

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**L’acidification des mers menace coraux et coquillages

Les rejets croissants de CO2 ne perturbent pas seulement le climat, ils ont aussi un impact sur les océans.

Les fonds marins qui entourent Ischia, en Italie, relâchent des quantités importantes de CO2: la biodiversité marine en est modifiée.

Ischia, son port, ses plages, ses ruelles et ses chercheurs… Cette petite île italienne offre un terrain d’expérimentation exceptionnel pour les scientifiques. La qualité des eaux de la Méditerranée qui l’entourent préfigure en effet ce que pourrait devenir dans trente ou quarante ans une partie des océans: une biodiversité amputée d’un tiers, sans plus aucun coquillage ni corail.

En cause, l’acidification de l’eau, autrement dit une diminution du pH liée à une augmentation constante du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. «Depuis le début de l’ère industrielle, il y a environ 250 ans, les eaux de surface de l’océan montrent une tendance régulière et croissante à s’acidifier. La hausse est d’environ 30 %», explique Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au laboratoire d’océanographie de Villefranche- sur-Mer (CNRS, université Pierre-et-Marie-Curie) avec une très nette accélération ces trente dernières années.

Et les projections sur les émissions de dioxyde de carbone montrent que la situation devrait considérablement s’aggraver d’ici à la fin du siècle compte tenu de l’exploitation croissante des énergies fossiles, principales causes des émissions de CO2. Le taux de CO2 dans l’atmosphère passerait de 380 ppm (parties pour million) à 500 ppm (scénario optimiste) ou 1 100 ppm (scénario pessimiste).

Prolifération de plantes 

Cela ne fait qu’une dizaine d’années que les chercheurs se penchent sur ce problème des océans. «Si le lien entre acidification et CO2 est incontestable, il y a encore énormément d’incertitudes sur les conséquences biologiques», poursuit Jean-Pierre Gattuso, qui pilote le projet de recherche Epoca (European Project on Ocean Acidification). On sait que plus le taux d’acidification est important, plus les espèces ayant des coquilles auront de difficulté à les fabriquer, dans la mesure où le carbonate de calcium qui les compose est attaqué. Cela concerne aussi bien le plancton microscopique à la base de la chaîne alimentaire que les coquillages et mollusques présents sur nos tables, ou encore les coraux… Mais jusqu’à présent «cela n’a pu être observé qu’en laboratoire», explique Jason M. Hall-Spencer, auteur principal d’une étude publiée en juin 2008 dans Nature. Or, la réaction du vivant est extrêmement complexe.

D’où l’intérêt majeur d’Ischia. En effet, les fonds marins qui entourent cette île volcanique relâchent en continu des quantités importantes de CO2. Les mesures au plus près des failles ne sont pas directement utilisables tant la concentration du gaz est élevée, bien au-delà de ce que l’on peut imaginer pour l’atmosphère. Mais plus on s’éloigne des fentes pour effectuer les relevés, plus on trouve des situations comparables aux prévisions d’émissions de CO2 pour les années à venir. «À 200 mètres, la concentration est d’environ 800 ppm, à mi-chemin entre les deux scénarios de rejets de CO2 dans l’atmosphère d’ici à 2100», poursuit encore Jean-Pierre Gattuso. «On constate alors une diminution de 30 % de la biodiversité», explique-t-il. Les espèces côtières typiques avec de nombreux organismes minéraux disparaissent. «On observe une forte diminution du nombre d’oursins, de coquillages et de coraux», rappelle ainsi l’étude de Nature. En revanche, certaines plantes prolifèrent. C’est le cas de la posidonie. Cette plante est importante en Méditerranée. Elle sert de nourriture pour des animaux marins herbivores et de nursery pour de nombreuses espèces. «Malheureusement, il n’y a pas plus de poissons à Ischia qu’ailleurs», regrette Jean-Pierre Gattuso. En outre, l’acidification «pourrait très largement bénéficier à des espèces d’algues invasives», précise l’étude de Nature.

De nombreuses recherches concernent également l’océan Arctique. «Les eaux froides absorbent beaucoup plus de CO2», rappelle Jean-Pierre Gattuso. «En 2050, cet océan sera corrosif pour le calcaire», et il insiste : «Entre 1850 et 2050, l’acidité des océans a été cent fois plus rapide qu’en 55 millions d’années.» ( Le Figaro-17.09.2010.)

 

 

 

 

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4 réponses à “Plongées virtuelles époustouflantes..avec Google Street View sous-marin”

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