La baignade nocturne, plaisir à haut risque

28 07 2011

*Les plages n’étant plus surveillées à partir de 19h et la visibilité étant absente, les risques de noyade ne font qu’augmenter.

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A partir d’une certaine heure du soir, des centaines de familles trouvent refuge sur les grèves de la majorité des plages algéroises. Elles s’adonnent ainsi à cette nouvelle forme de villégiature, sans se soucier toutefois des risques qu’elles peuvent courir. Selon le chargé de la communication de la Protection civile, «le manque de visibilité la nuit accentue les risques de noyade». Le mois de Ramadhan, qui coïncidera cette année avec la période des grandes chaleurs, impose une plus grande vigilance de la part des estivants. «Durant les soirées du mois de Ramadhan, on s’attend à ce que les plages connaissent une grande affluence. Il convient à ce titre d’informer les baigneurs des dangers qu’ils peuvent encourir en s’adonnant à la baignade nocturne», dira le chargé de la communication.

Dans une démarche visant à sensibiliser les estivants, la direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger vient de lancer une campagne de sensibilisation à travers une caravane qui se rendra dans plusieurs plages du littoral algérois, à savoir la plage El Kadous, dans la commune de Heuraoua, à l’est de la capitale, la plage El Kettani à Bab El Oued, Azur plage à Zéralda et la plage de Sidi Fredj. La caravane est composée d’éléments de la Protection civile, d’officiers, de médecins et d’agents secouristes.
«Il est question, à travers l’organisation de cette caravane, de sensibiliser les estivants sur la nécessité d’éviter la baignade nocturne, d’autant plus qu’à partir de 19h, les plages autorisées à la baignade ne sont plus surveillées par nos éléments», assure le même responsable.

Eu égard à l’expérience des années précédentes, les responsables de la Protection civile s’attendent durant le mois de Ramadhan à enregistrer un pic dans le nombre de noyades. Néanmoins, ils misent sur la prise de conscience des estivants qui devront faire preuve de prudence.
D’après les organisateurs, la caravane exposera à même les plages le matériel propre au sauvetage en mer, des consignes de sécurité seront également affichées sur des panneaux et des dépliants seront distribués aux estivants contenant les premiers gestes de secours.

En cette fin du mois de juillet, le nombre d’estivants enregistrés jusqu’ici au niveau des plages algéroises par les services de la Protection civile, est de 3 millions. Ils ont enregistré, par ailleurs, 8 décès par noyade, ce qui est proportionnellement satisfaisant par rapport au nombre d’estivants. 3375 interventions au niveau des plages ont été menées par les éléments de la Protection civile, au cours desquelles 1503 personnes ont été sauvées de la noyade, 1800 autres ont été prises en charge sur place, 260 ont nécessité une évacuation vers
les structures hospitalières. (El Watan-28.07.2011.)

 

 ***Annaba…Plus de deux millions d’estivants sur les plages

Plus de deux millions d’estivants ont été enregistrés depuis le début de la saison estivale en cours sur les 20 plages autorisées à la baignade au niveau du littoral annabi.

Le gros des baigneurs a été constaté sur les rivages de Aïn Achir, Rizzi Amor, Fellah Rachid, Kharrouba et Oued Begrat, lesquels sont facilement accessibles à cause de leur proximité avec le centre-ville, les gares routières et les stations de taxis.
Concernant les cas de noyade, la Protection civile fait état de trois décès, dont une jeune femme, au niveau des plages non autorisées à la baignade.

Plus de 4 000 interventions ont été effectuées depuis juin jusqu’à ce jour pour sauver plus de 1500 personnes de la noyade. Près de 1 000 baigneurs souffrant de malaise, ont été secourus sur place durant la même période, tandis que plus 265 autres personnes ont été évacués vers les structures sanitaires pour y recevoir des soins. (27.07.2011.)    

 

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** Iferhounène (Tizi Ouzou)

Une marée humaine au rituel d’Azrou N’Thour

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Ce rituel a permis aux visiteurs de passer des moments agréables dans ces lieux féeriques, au paysage fabuleux et à la beauté naturelle sauvage. Le rituel d’Azrou N’Thour est organisé chaque été, durant trois week-ends successifs, et à tour de rôle par les habitants des villages Zoubga, Aït Adella et Takhlidjt-Aït Atsou, de la daïra d’Iferhounène. 

Vendredi dernier, tous les chemins menaient vers Azrou N’Thour, ce «pic sacré» situé à 1883 m d’altitude, sur les hauteurs des majestueux monts du Djurdjura, dans la daïra d’Iferhounène, et à environ 70 km au sud-est de Tizi Ouzou. C’est là où est organisé, cycliquement et à chaque saison estivale, Assensu. Cette activité est assurée, à tour de rôle, par les  villages Zoubga,  Aït Adella  et Takhlidjth-Aït Atsou. L’événement consiste en une fête grandiose qui draine des milliers de personnes venues des quatre coins de la Kabylie et même d’autres régions du pays ainsi que plusieurs émigrés. Les habitants de ces bourgades n’ont pas dérogé à la tradition.

L’événement de vendredi dernier a été célébré d’une manière festive. Les lieux étaient, donc, devenus, la journée tout comme la nuit, un véritable lieu de pèlerinage. L’ambiance était aussi conviviale dans la mesure où cette festivité a permis aux convives de ressusciter l’esprit de fraternité dans ces lieux féeriques, au paysage fabuleux et à la beauté naturelle sauvage. Les organisateurs, quant à eux, ont dû faire preuve de solidarité pour contenir cette masse humaine qui a déferlé vers cet endroit. Depuis jeudi soir, des grappes humaines commençaient à affluer vers Azrou N’Thour qui est devenu, en un laps de temps, un espace grouillant de monde. Des moutons ont été sacrifiés sur l’autel de la solidarité. Tous les habitants du village étaient mobilisés comme un seul homme pour l’aménagement du site.

Aux cimes du Djurdjura

Les femmes étaient chargées de préparer le couscous qui a été servi aux présents le lendemain dans une ambiance conviviale. C’est une sorte de veillée d’armes pour la préparation de la cérémonie de vendredi. Les villageois ont veillé au grain pour assurer la quiétude et le bien-être de leurs hôtes. Les visiteurs font, pour la pluspart, un bivouac nocturne sur cette crête rocheuse du Djurdjura. «Chaque année, Assensu est célébré trois fois et par trois villages», nous a expliqué un citoyen de Takhldjt-Aït Atsou, dont c’était le tour d’organiser les festivités du week-end dernier. «Azrou N’thour n’est pas le nom d’un saint, mais les habitants de la région lui attribuent un caractère de sainteté. Les visiteurs venaient généralement en famille.»

Des femmes, des enfants et des jeunes filles prennent place dans des coins ombragés des cèdres et des chênes-lièges pour faire un petit pique-nique avant de partir vers le sommet du rocher en empruntant un sentier sinueux jusqu’au pic. Là, le visiteur est fasciné beaucoup plus par la pureté de l’air et la vue panoramique qu’offre cet endroit qui surplombe les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira. «Je viens presque chaque année pour visiter ce site paradisiaque afin d’accomplir le rituel qui est devenu pour moi comme une obligation.

Ce genre de rencontres permet de maintenir la cohésion sociale en Kabylie», nous dit un émigré rencontré lors de notre virée sur les lieux. Une vieille, voûtée et ridée, à peine capable de marcher, n’a pas été en reste des visiteurs qui montent vers le sanctuaire, quelque 400 mètres  plus haut. Elle a fait l’effort pour atteindre le sommet. Une fois sur la cime, elle nous raconte : «Avant, les vieilles venaient ici pour implorer Dieu afin de satisfaire leurs vœux, celui de voir leurs époux, fils, exilés à l’étranger, revenir au bercail. C’était la tradition de nos anciens. Des malades ont été aussi guéris par la bénédiction de ce lieu.» Là, tout le monde se rencontre sans aucun clivage idéologique, étant donné que le lieu accueille des personnes de tout âge et de modes de vie différents. Les visiteurs se baladent en toute quiétude. «Ici, le citoyen est libre de circuler comme il veut. Il est en toute sécurité. Il faut savoir qu’Azrou N’Thour accueille des émigrés, des étrangers et des personnes de différentes cultures.  Donc, on doit les mettre à l’aise et les respecter. C’est notre rôle d’ailleurs»,  ajoute un membre du comité d’organisation. Beaucoup d’animations ont eu lieu ce jour-là dans une atmosphère «de grand-messe». Les organisateurs ont même  assuré le transport à bord des bus qui faisaient la navette à partir de la ville d’Iferhounène.

AUBAINE MERCANTILE

Le rush des pèlerins a donné aussi des idées aux riverains qui ont ouvert des échoppes pour vendre toutes sortes de boissons rafraîchissantes et des sandwiches. Des files de véhicules longeaient la route desservant les lieux. Il s’agit d’une piste poussiéreuse et difficilement carrossable. «L’état de la route qui relie le col de Tirourda à Azrou N’Thour est le seul point noir de cet événement. Elle est très poussiéreuse. Sinon, autre chose, c’est vraiment une virée à ne pas rater. Le paysage est splendide», relève un père de famille venu de Béjaïa. Il était vraiment fasciné par la beauté des lieux. Un autre visiteur, un jeune, la trentaine à peine bouclée, une bouteille d’eau à la main, ne cessait d’immortaliser ces moments avec son appareil photo. «On m’a dit qu’avec la bénédiction de ce site, beaucoup de filles qui y viennent à cette occasion réussissent à dénicher un prétendant pour le mariage», murmure-t-il à l’adresse de son ami qui lui a répliqué avec un regard en coin : «Oui, tu as vraiment raison.

L’année dernière, c’est mon ex-copine qui est venue ici pour la première fois, et quelques jours plus tard, il y a quelqu’un qui est venu demander sa main pour cet été», lui a-t-il ajouté. Deux collégiens, Nordine et Cherif, venus d’Akbil, une commune de la daïra de Aïn El Hammam, attirent notre attention. «On est venus avec la famille pour passer une journée agréable ici et savourer, à l’occasion, l’air pur de cette cime», nous ont-ils dit avec un sourire timide. Fatiha, une artiste peintre, rencontrée alors qu’elle était sur le point de quitter le sanctuaire en compagnie de ses deux sœurs et son frère, nous fait remarquer que «le lieu procure beaucoup d’inspiration pour des œuvres artistiques».
Azrou N’Thour fait l’objet d’une activité d’animation florissante trois week-ends durant à chaque saison estivale. Il attire le visiteur, notamment, par son panorama éblouissant du haut de sa splendeur touristique. Sa réputation comme endroit paradisiaque semble atteindre son apogée de nos jours. Azrou N’Tour est à visiter et à revisiter. Le rendez-vous est donc, d’ores et déjà, pris pour l’année prochaine. (El Watan-28.07.2011.)

 

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 *Le parc animalier d’El Aouana à Jijel

Une attraction qui draine des milliers de visiteurs

 S’étendant sur un espace boisé de 24 hectares, le parc animalier de Taza, à Kissir, près de la commune d’El Aouana, à l’ouest de la ville de Jijel, est en train de détrôner la célèbre Corniche.
 

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Il ne cesse d’attirer, année après année, davantage de visiteurs au point de devenir l’attraction estivale majeure de toute la wilaya. Son aura semble déborder de l’ensemble du territoire national, si on se fie à ces plaques d’immatriculation de voitures qui défilent devant son portail d’entrée. Les amoureux de la nature trouveront sur ce site ce qu’il faut pour savourer le plaisir de contempler les animaux dans leur enclos, ou faire des randonnées en couple ou en groupes d’amis ou en famille à l’intérieur d’un espace grouillant de monde. «Depuis le début de l’été, l’affluence augmente chaque jour, elle semble pratiquement doubler en un mois», affirme la directrice du parc, Hassiba
Belhimous.

A l’intérieur, les veillées se prolongent jusqu’à une heure tardive sous les lumières des guirlandes et des projecteurs qui illuminent de mille feux les lieux. A 22h, le portail se ferme, mais ceux qui se trouvent à l’intérieur ont toute la latitude de prolonger leurs veillées en toute quiétude dans la même ambiance. Les grillades de toutes sortes, les pizzas et les rafraîchissements servis en plein air ne font que stimuler davantage l’appétit des visiteurs. Certains dînent à même le gazon dans un espace impeccablement propre. Après chaque veillée, l’ouverture intervient le lendemain à 11h. Normal, puisque la matinée est réservée à l’entretien des animaux et à l’hygiène des lieux.

Engouement du public

Les deux guichets ouverts pour la vente des billets s’avèrent quelquefois loin de répondre aux sollicitations des visiteurs qui se pressent pour entrer dans le parc. «Je suis agréablement surpris par la beauté des lieux ; le parc est une découverte pour moi, car d’habitude je viens visiter les grottes et les belles plages de la région», témoigne un jeune homme en compagnie de sa famille, venue d’une wilaya de l’Est. Evidemment, de nombreux visiteurs affirment qu’ils sont ravis de découvrir l’étendue de cet espace, aménagé en pleine forêt et ouvert en 2006. Ceux qui n’aiment pas trop les escapades en bord de mer trouveront leur compte et peuvent se rafraîchir à l’ombre des arbres soigneusement taillés. Une quarantaine d’espèces animales forment la faune du parc, entre herbivores, primates, oiseaux et carnivores.

Le nouveau pensionnaire des lieux sera sans conteste la surprise de l’été ; elle, c’est la panthère noire. Annoncée depuis un certain temps, elle sera finalement au parc au courant de cette semaine. Elle viendra du Parc zoologique de Ben Aknoun. L’animal carnassier, le plus intelligent des félins sauvages, avec sa sombre fourrure, sera la curiosité des visiteurs et de leurs enfants. Autant dire qu’après les grottes et la célèbre Corniche qui ont fait sa réputation, Jijel a gagné une autre infrastructure de loisirs et de détente. Le parc animalier est, pour les foules qui s’y rendent, une véritable attraction estivale. (El Watan-28.07.2011.) 

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Mila ….Cortèges nuptiaux, décibels infernaux

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   C’est la recrudescence effrénée de la célébration des fêtes de mariage, à mesure que le Ramadhan approche. Aux quatre coins de la cité, une déferlante infernale de cortèges nuptiaux décochant des bruits assourdissants : sono endiablée, klaxons effrénés et salves de baroud tonitruantes empoisonnent la vie des riverains.

Pour faire dans le tape-à-l’œil et, prestige oblige, éviter de faire des gorges chaudes des cancans, les familles, dont la progéniture convole en justes noces, multiplient les ingrédients d’apparat et de bombance pour que le bonheur soit total. A cet effet, elles (les familles) n’hésitent pas à s’endetter jusqu’au cou pour ajouter un zeste d’ambiance et un must d’apparence à la fête. Une procession interminable de voitures rutilantes enguirlandées est mise à contribution pour sillonner les boulevards de la cité ayant pignon sur rue avant de ramener les deux heureux élus, unis par les liens sacrés du mariage, au domicile conjugal. La location de cavaliers paradant devant la luxueuse voiture des conjoints, tout au long de l’itinéraire emprunté et la troupe folklorique distillant des airs débridés de zorna, de bendir et de cornemuse, sont remises au goût du jour.

El Hadj Ali, qui vient de marier son fils cadet, a bien voulu nous mettre dans la confidence. «J’ai dépensé 100 000 DA rien que pour honorer les frais des quatre cavaliers et le groupe folklorique accompagnant le cortège. Et tout cela, pour une prestation d’à peine une à deux heures», a-t-il assuré. Et de poursuivre : «Que voulez-vous qu’on fasse, les prix sont les prix, et puis, on n’a pas le droit de passer à côté de l’événement et surtout on ne peut pas décevoir ses propres fils.» Et le compte est loin d’y être. Car, il faut à l’évidence, comme c’est devenu coutumier, claquer davantage son fric pour s’attacher les services de la salle des fêtes qui vous revient entre 30 000 et 60 000 DA. Ce dernier montant peut aller jusqu’au double (cela dépend de la notoriété et de la cote de l’orchestre) pour s’acquitter des honoraires du groupe devant animer la sérénade. Et c’est là tout le hic !

Joyeux fêtards en goguette

En effet, selon bon nombre de personnes interrogées, le tintamarre engendré par les soirées nocturnes organisées dans la maison nuptiale, tout comme dans une salle de location, a pris des proportions intolérables. L’incivisme et le dérèglement des mœurs ont pris le pas sur les valeurs sociales et le respect d’autrui. «Qui se soucie aujourd’hui des règles de bon voisinage et du respect d’autrui, sachant que des personnes malades et des enfants en bas âge sont indisposés par la profusion de décibels assourdissanrs ?», s’est exclamé un habitant de la cité des 500 Logements CNEP.

Beaucoup de riverains s’accordent à dire que la célébration des fêtes familiales : mariage, fiançailles, circoncision et son lot de manifestations de joie et d’ébats de gaieté collective sont, certes, dans l’ordre des choses, sauf que les extravagances des déferlements festifs ont atteint des pics alarmants. Surtout que les salles des fêtes, où sont organisées les soirées folkloriques, sont, comble du paradoxe, implantées au cœur des grands lotissements et des cités-dortoirs. Sono diffusant à fond chants et musique, klaxons exubérants matin et soir, salves de baroud intempestives jusqu’à une heure tardive de la nuit et de gais lurons chantant et vociférant à pleine gorge. Les grandes agglomérations de la wilaya sont dans tous leurs états. Et les habitants n’arrivent décidément plus à trouver le sommeil. (El Watan-28.07.2011.)
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 * Oran …La saison de tous les mariages

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Saison des vacances et de farniente par excellence, l’été est aussi une période propice à la célébration des mariages. La plupart des unions sont, en effet, scellées généralement pendant les week-ends tout au long de la période estivale, pour des raisons évidentes.

 Cette année, les noces se fêtent durant tous les jours de la semaine. On assiste à une véritable course contre le temps. Les nouveaux mariés sont tenus de rejoindre leurs cages dorées avant le Ramadhan. Un mois durant lequel tout est mis en suspend, ou presque. A Oran, certainement comme dans les différentes régions du pays, on se hâte, on se hâte… Ce qui a provoqué une véritable ruée sur les salles des fêtes, dont les carnets de rendez-vous sont remplis depuis bien longtemps. Comme chacun le sait, rares sont les familles qui organisent les fêtes de mariage dans leur domicile, comme ce fut le cas, dans le temps. Malgré l’incroyable prolifération des salles des fêtes, beaucoup ont du mal à  en trouver une et doivent fixer la date de leur mariage en fonction du calendrier du gérant de la salle choisie, après de nombreuses recherches d’un endroit présentant un bon rapport qualité-prix.

Et il faut croire que souvent ce n’est pas donné. Depuis quelques semaines déjà, chaque soir, les habitants assistent à d’interminables carrousels de cortèges nuptiaux formés de nombreux véhicules, souvent conduits par de jeunes inconscients qui cherchent à prouver on ne sait quoi, en procédant à des dépassements très dangereux, à rouler en troisième et même en quatrième position, ignorant les torts causés aux conducteurs arrivant en sens inverse, sans aucun respect pour les signalisations verticales. Les signalisations horizontales, elles, sont totalement absentes. La circulation automobile, qui est déjà pénible durant la journée à cause des travaux de réalisation du tramway, à l’origine de la fermeture de plusieurs axes routiers importants du réseau urbain, se complique davantage avec l’incessant va-et-vient des cortèges qui semblent s’être mis implicitement d’accord sur un itinéraire. Après «l’enlèvement» de la mariée du domicile de ses parents, le cortège se dirige vers le centre-ville, tous klaxons hurlants et tous feux de détresse clignotant, et gare à celui qui oserait traverser avant le passage de la dernière voiture. Un arrêt obligatoire a été fixé au niveau du rond-point situé à proximité de l’hôtel Sheraton d’Oran, où tout le monde descend. Les femmes, jeunes et moins jeunes, en profitent pour faire admirer leurs toilettes, coiffures et bijoux. On danse aussi au son de la musique diffusée par les baffles embarqués dans des véhicules décorés.

On s’amuse comme des fous. Il arrive parfois que des conducteurs étrangers arrêtent leur véhicule à proximité et participent à la fête, sans doute par «solidarité» aux familles qui s’unissent. Mais la joie n’est pas partagée par tous. Beaucoup d’automobilistes, qui se déplacent pour une urgence, sont excédés par l’embouteillage monstre. C’est comme si tous les cortèges d’Oran s’étaient donné le mot pour démarrer à la même heure pour rejoindre le même endroit. Des cortèges viennent, nous dit-on, de certaines localités environnantes, faire leur incontournable virée au Sheraton, pour «faire plaisir à la maman de la mariée qui l’a exigé à son futur gendre».
Dans le cas où le cortège n’aurait pas fait cette importante escale, avant de rejoindre la salle des fêtes prévue en longeant le pont Zabana jusqu’à l’autre non moins célèbre rond-point de l’hôtel Méridien, les voisins pourraient même se moquer de la nouvelle mariée. Ces mariages à «l’Oranaise» ont fini par attirer beaucoup de familles qui ont pris l’habitude de se masser autour du fameux rond-point, immédiatement après le repas. D’autres, qui n’ont que le temps de s’engouffrer dans leurs voitures, viennent avec marmaille et casse-croûtes pour consommer sur place et ne rien rater des spectacles offerts gratuitement. C’est pratiquement une partie des habitants d’Oran qui est conviée, chaque jour, à des soirées festives en suivant la célébration des mariages de la ville dans une ambiance, faut-il le dire, assez bon enfant. (El Watan-23.07.2011.)                                                              

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*France: Samedi noir pour les départs, rouge pour les retours

 **La journée de samedi, la plus difficile de l’été 2011 sur les routes en France, est classée «noir» dans le sens des départs, «rouge» dans celui des retours.** Des vacanciers français coincés dans les embouteillages patientent près de leurs véhicules, à Royan, le 22 août 2010.

 

Rush des aoûtiens et reflux des juillettistes: des millions de personnes se presseront ce week-end dans les gares, les aéroports et sur les routes, où le grand chassé-croisé des vacances s’annonce délicat samedi, journée classée noire dans le sens des départs.

«Samedi 30 juillet sera la journée la plus difficile de l’été 2011 sur les grands axes de liaison et sans doute la plus difficile de l’année. Mieux vaudra éviter d’entreprendre un long trajet ce jour-là», écrit le ministère du Développement durable dans un communiqué. En 2010, le samedi du chassé-croisé juillet/août avait enregistré un pic de 660 km de bouchons à 12h30, selon le Centre national d’information routière (CNIR), moins que l’année précédente où le samedi de référence avait vu les bouchons culminer à 12h30, avec un total de 866 km.

Samedi noir pour les départs, rouge pour les retours

Dans le sens des retours, samedi est classé rouge. Vendredi est classé en orange en Bourgogne, dans l’Est, ainsi qu’en Rhône-Alpes et dans le Sud-Est. Le dimanche est classé orange pour les départs et les retours. Bison futé recommande d’éviter de circuler le samedi dans les deux sens de circulation: «Il est en effet quasiment certain qu’ils rencontreront de nombreuses difficultés de circulation notamment sur l’axe Poitiers/Bordeaux/frontière espagnole.» Il est vivement conseillé d’anticiper son départ et de prévoir un départ le jeudi 28 ou, au plus tard, le vendredi 29 en matinée.

Si l’on doit absolument se déplacer le samedi, le créneau horaire 09H00-15H00 est à proscrire. Le dimanche et surtout le lundi (classé vert) sont à privilégier pour tous déplacements. Les sociétés d’autoroutes rappellent la nécessité d’une pause toutes les deux heures pour éviter les risques de somnolence, à l’origine d’un accident mortel sur trois sur autoroutes. Bison futé recommande de s’arrêter dès les premiers signes de somnolence et de dormir une vingtaine de minutes. Il faut aussi «éviter de conduire aux heures où le risque de somnolence augmente sensiblement, entre 2h et 5h».

La SNCF met en oeuvre son «service spécial grands départs»

De son côté, la SNCF attend de vendredi à dimanche 1,1 million de voyageurs dans les gares parisiennes. 2.028 trains TGV seront en circulation. La journée la plus chargée est celle de vendredi avec 126 TGV au départ de la gare de Lyon (contre 110 samedi) et 228 TGV au départ de la gare Montparnasse (174 le samedi). Dans plus de 60 gares, la SNCF met en oeuvre son «service spécial grands départs», avec plus de 400 agents en gilets rouge et bleu chargés de renseigner les voyageurs.

Enfin, Aéroports de Paris se prépare à accueillir plus de 1.200.000 passagers à Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle entre le 28 et le 31 juillet. Des agents de sûreté aideront pendant tout le week-end les enfants à passer les contrôles, leur expliquant le fonctionnement. Air France sera touché par l’appel à la grève de syndicats minoritaires de pilotes dès vendredi, dont la portée devrait toutefois être limitée.

«Air France prévoit quelques perturbations dans l’exploitation de ses vols», mais «actuellement, tous les vols sont maintenus», a indiqué la compagnie, confrontée à des remous sociaux à répétition en cette période estivale. (AFP-28.01.2011.)

 

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