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Malouines,boom pétrolier dans l’Atlantique Sud

17022010

*Grâce à la hausse du prix du pétrole, l’exploitation des gisements découverts au large de l’archipel il y a dix ans va devenir rentable. Le pouvoir d’achat des 3 000 îliens devrait donc exploser.

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 *Nouvelles tensions autour des îles Malouines….

Les forages pétroliers lancés par les Britanniques au large des Malouines provoquent de nouvelles tensions entre l’Argentine et le Royaume-Uni. Le gouvernement argentin a ainsi bloqué, le 10 février, un chargement de tubes sans couture à bord du Thor Leader, un navire battant pavillon de l’île de Man – un paradis fiscal –, affirmant que ce matériel était destiné « aux activités de l’industrie pétrolière aux îles Malouines, encouragées illégalement par le Royaume-Uni », rapporte Página 12. L’archipel de l’Atlantique sud dont l’Argentine avait hérité en 1810 est occupé par la Grande-Bretagne depuis 1833. En 1982, une guerre entre les deux pays s’était soldée par la défaite de l’Argentine, mais celle-ci n’a pas renoncé à revendiquer l’archipel.(15.02.2010.)

** Le trafic maritime vers les Malouines placé sous contrôle…En plein regain de tension avec Londres au sujet de cet archipel
qui avait provoqué une guerre entre les deux pays en 1982, la présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, a signé le 16 février 2010 un décret visant à contrôler le transit maritime vers les Malouines. Les autorités argentines ne décolèrent pas, depuis quinze jours, contre la décision de
Londres d’autoriser des forages pétroliers au large de ces îles. Est ainsi prévue l’arrivée d’une plate-forme qui effectuera des forages à 160 km au nord de l’archipel. -17.02.2010.)
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Les habitants des Malouines se préparent à une ruée vers le pétrole dans l’Atlantique Sud. Ils espèrent grâce à cela devenir l’un des peuples les plus riches de la planète.
Il y a dix ans, des gisements de pétrole contenant jusqu’à 60 milliards de barils d’or noir étaient découverts au large de l’archipel. Depuis, les re­tards se sont accumulés, mais des compagnies pétrolières prévoient de commencer les forages avant la fin de l’année 2008.
Les tests menés par les géologues ont traîné en longueur, mais ils se sont avérés concluants. Il a fallu ensuite attendre que deux grandes compagnies pétrolières investissent des sommes importantes : elles prévoient d’acheminer les plates-formes pétrolières vers les îles dès l’automne prochain. Sur place, tout est mis en œuvre pour que les îles puissent faire face à ce soudain afflux de richesse.
En effet, l’extraction pétrolière pourrait apporter des milliards de livres aux 3 000 îliens, une manne comparable à celle qu’ont reçue les Etats du Golfe après la mise en valeur de leurs ressources pétrolières. Mais l’enrichissement de la population devrait être encore plus spectaculaire dans un archipel aussi peu peuplé que les Ma­louines, d’autant que le niveau de vie y est déjà élevé. Les Malouines affichent un PIB de 75 millions de livres [98 millions d’euros], ce qui représente l’un des revenus par habitant les plus élevés de la planète.
La capitale, Port Stanley, prévoit ainsi un réaménagement de la zone des docks et la construction de 350 maisons autour des pipelines. Entre-temps, les autorités des Malouines modifient leur politique d’immigration pour faciliter l’arrivée de nouveaux immigrants.
Des responsables élaborent déjà une liste de projets dans lesquels investir leur pactole. Ainsi, les deux écoles et l’hôpital de Port Stanley doivent être parmi les premiers à en bénéficier. Un projet d’aménagement de routes est à l’étude, ainsi que l’amélioration des liaisons aériennes vers le reste du monde et entre différentes zones de l’archipel. “Je ne pense pas qu’on va voir apparaître des gratte-ciel”, estime Jenny Cockwell, rédactrice en chef du Penguin News, le journal de l’île, “mais les gens aimeraient bien avoir un cinéma ou une salle de bowling à Stanley.”
Le gouvernement des Malouines recevra 26 % des bénéfices des compagnies pétrolières, ainsi qu’une redevance de 9 % sur chaque baril vendu. De nombreux îliens vont aussi s’enrichir individuellement après avoir investi dans les compagnies pétrolières.
Le Trésor [britannique] a des visées sur ces revenus attendus mais le gouvernement des Malouines a insisté sur le fait qu’aucun accord n’était possible. Entre-temps, l’Argentine, qui revendique toujours les “Malvinas” [le nom Ar­gentin] observe la situation d’un œil jaloux. Buenos Aires a accusé Londres et les Malouines de ne pas respecter un accord de 1995 portant sur la coo­pé­ration en matière de prospection des réserves offshore et d’avoir résisté à toutes ses tentatives de pourparlers sur la question. Le même porte-parole dénonce “l’intransigeance du Royaume-Uni” dans cette affaire.
La recherche de pétrole au large des Malouines a commencé en 1998, quand un consortium de six grandes compagnies a foré une série de six puits. Cinq d’entre eux ont révélé la présence de pétrole, dont l’un a même craché de l’or noir à la surface. On estimait alors que cette zone pourrait re­celer des réserves équivalant à 60 milliards de barils de pétrole – soit autant que les réserves estimées à l’origine en mer du Nord –, toutes comprises dans la zone économique des Malouines, qui s’étend sur 320 kilomètres au-delà des côtes.
Malgré de telles possibilités, les compagnies ont alors conclu que cette découverte n’était pas viable sur le plan commercial, dans la mesure où le prix du pétrole – descendu à un moment en dessous de 10 dollars le baril – était trop faible pour couvrir les coûts d’extraction, particulièrement importants. Toutefois, cinq petites compagnies pétrolières ont poursuivi la prospection, sondant les fonds marins pour tenter de réunir davantage d’informations sur l’emplacement et la quantité de pétrole.
Ces compagnies n’ont pas les moyens d’extraire le pétrole elles-mêmes, mais leurs résultats ont été suffisamment prometteurs pour attirer de nouveau l’attention des plus grandes compagnies. Et, à l’heure où les prix pétroliers atteignent un ­nou­veau record à 106 dollars le baril [plus de 111 dollars le 17 mars], forer au­tour des Ma­louines devient bien plus intéressant.
Le mois dernier, Desire Petroleum, l’une des petites compagnies en question, annonçait qu’elle s’était associée avec une major pétrolière dont le nom n’a toujours pas été révélé. Elle prévoit d’acheminer sur place une plate-forme flottante pour commencer à forer dès l’automne. De leur côté, Falkland Oil & Gas et BHP Billiton ont signé un accord analogue afin d’effectuer des forages dans une autre zone.
Phil Richards, du British Geological Survey [BGS, Service géologique britannique], qui a joué un rôle de conseil auprès des autorités des Malouines, incite toutefois à la prudence. “Il est impossible d’évaluer les réserves tant que les forages n’auront pas commencé, assure-t-il. Ce sera peut-être un succès total ou un énorme fiasco, à moins que ce ne soit ni l’un ni l’autre.” (The Sunday Telegraph)

***L’archipel des îles Malouines (Falklands Islands en anglais, Islas Malvinas en espagnol), situé à 480 kilomètres des côtes argentines, a le statut de territoire d’outre-mer britannique. Dans les faits, il est indépendant, sauf en matière de défense et de politique étrangère – ces deux domaines relèvent de la Couronne britannique. Si l’Union européenne (UE) ne les considère pas comme un territoire britannique, les îles sont cependant associées au processus décisionnel. Les habitants des Malouines jouissent de la citoyenneté britannique : ils peuvent donc librement vivre et travailler dans l’UE.
L’archipel est toujours revendiqué par l’Argentine, qui a perdu en 1982 la guerre des Malouines. Un gouverneur assure le pouvoir exécutif ; le pouvoir législatif est constitué d’une Assemblée de 8 conseillers élus pour quatre ans.







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