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Les touristes arabes chez les Turcs

18082009

Des touristes arabes visitent Istanbul, le 12 août 2009

Avec leurs héros glamours, leurs héroïnes émancipées et leurs décors de rêve, les séries télévisées turques diffusées dans le monde arabe ont créé un engouement sans précédent pour la Turquie, qui voit affluer les touristes venus marcher sur les pas de leurs acteurs préférés.

Cem Polatoglu a du mal à y croire: en l’espace d’un an, son agence de voyage Baracuda Turizm, spécialisée sur le marché arabe, a doublé le nombre de ses clients.

Et pour lui, il n’y a pas d’erreur possible, ce sont bien les feuilletons, à commencer par le désormais célèbre « Nour » et son héros Mohannad aux yeux bleus et au sourire ravageur qui sont à l’origine de cet afflux.

« Avant, on emmenait les touristes arabes visiter les mosquées d’Istanbul, on allait aux thermes de Bursa (l’ancienne Brousse, nord-ouest). Maintenant, plus personne ne veut y aller, aux cures thermales », raconte-t-il. « Tout le monde veut visiter les maisons où les séries ont été tournées, dîner dans le restaurant vu à la télé ».

La diffusion dans le monde arabe de la série « Nour », qui raconte les péripéties d’un jeune couple turc tiraillé entre tradition et modernité, a débuté en 2008 sur la chaîne satellitaire saoudienne MBC, ouvrant la voie à de nombreuses autres productions turques.

Selon M. Polatoglu, une dizaine d’agences stambouliotes — sur la centaine travaillant avec le marché arabe — ont désormais inclus un passage sur un lieu de tournage dans leurs circuits.

Les touristes les plus fortunés sont prêts à débourser jusqu’à 60 livres turques (28 euros, 40 dollars) pour pénétrer dans la villa ayant accueilli Nour et Mohannad, indique l’entrepreneur.

Les statistiques traduisent cet engouement: alors que, crise oblige, le nombre d’entrées en Turquie a régressé de 1% sur les six premiers mois de 2009, celui des touristes arabes a connu des envolées allant selon les pays de 21% (Emirats arabes unis) à 51% (Maroc).

Ils représentaient ainsi un peu moins de 5% de l’affluence globale, soit environ 500.000 personnes, au premier semestre 2009.

Une brève croisière sur un bateau transportant des touristes arabes le long du Bosphore est également révélatrice.

Devant les palais ottomans de Dolmabahçe ou de Beylerbeyi, les passagers manifestent un intérêt poli. Mais quand le guide annonce un arrêt devant la villa où a été tourné « Nour », c’est la ruée vers les appareils photos et une explosion d’exclamations excitées.

« Tous les Jordaniens regardent Nour et Mohannad, tout le monde. Quand les gens ont su que j’allais à Istanbul, ils m’ont dit: +va voir Mme Nour et M. Mohannad et dit leur de venir en Jordanie », raconte Bacher Al Madjali, un quinquagénaire jordanien.

« La série est une des raisons qui m’ont fait venir en Turquie. Des gens de ma famille m’avaient déjà encouragé à visiter ce pays, mais ce sont les images de la série qui m’ont permis de me faire une idée d’Istanbul », affirme Fadih Ferrah, un Palestinien vivant au Koweït.

Pour Ayman Maslamani, président de l’agence de voyage Heysem, ce sont les images de fond utilisées par les séries et dévoilant les charmes d’Istanbul bien plus que les aléas sentimentaux de leurs héros qui attirent les touristes.

« Auparavant, les Arabes ne connaissaient pas grand chose de la Turquie, ils imaginaient un pays arriéré, plutôt sale, pas très évolué en comparaison de certains pays arabes », explique-t-il. « Quand ils ont vu dans les séries les images du Bosphore, ils ont eu envie de venir. Ca a été une vraie explosion. » (voila-14.08.09.)

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*Nuits blanches à Beyrouth, capitale de tous les excès….

Soirée dans un hotel de Beyrouth le 12 août 2009 

 Beach parties nudistes, grandes soirées délirantes animées par des jet-setteuses comme Paris Hilton, casinos: Beyrouth est en train de gagner une réputation de capitale de la fête et de tous les excès au Moyen-Orient.

Certains habitués n’hésitent pas à débourser 1.000 dollars (700 EUR) pour une bouteille de champagne dans une boîte de nuit branchée, où le minimalisme est de mise pour la tenue vestimentaire des femmes.

Le Liban aura tout vu: une guerre civile (1975-1990), une occupation militaire, des assassinats de personnalités importantes et une instabilité politique sans fin.

Le voisinage de l’hôtel Riviera, théâtre il y a quatre ans d’une tentative d’assassinat d’un ministre anti-syrien, dort désormais au rythme des cris des fêtards qui dansent toute la nuit.

« Nous avons des boîtes au Caire mais rien ne vaut ça », explique Wafiq, un consultant financier égyptien de 26 ans, se déhanchant au rythme de la musique, un verre de whisky à la main et un cigare cubain aux lèvres.

Le Liban a enregistré la venue de plus d’un million de touristes en juillet, un chiffre record – selon le ministère du Tourisme – qui s’attend à une fréquentation touristique exceptionnelle pour l’ensemble de l’année.

Il s’agit en grande partie des membres de l’importante diaspora libanaise, ainsi que des ressortissants de pays arabes.

Sami, 30 ans, est venu d’Allemagne pour de courtes vacances cet été. Il explique comment il a négocié pour pouvoir entrer au très branché Sky Bar, avant de faire un arrêt à 03H00 dans un petit restaurant et terminer la nuit à la plage.

« Je n’ai dormi que trois heures », dit cet architecte. « J’avais presque entamé mon café quand je suis arrivée à la plage. Mes copains ont jeté mon café et l’ont remplacé par de la vodka dans un verre en plastique ».

« Cette ville est très diverse », l’interrompt sa petite amie Yasmine, graphiste de 24 ans. « Chacun y trouve son compte. C’est une grande fête sans fin », dit-elle.

Le prix d’une bouteille de champagne dans certaines boîtes peut atteindre les 15.000 dollars (10.600 EUR), selon sa taille, mais les habitués du Palais Crystal par exemple estiment que l’investissement en vaut la peine.

Beyrouth accueille également le B018, une boîte devenue célèbre surtout pour son architecture, qui rappelle celle d’un bunker sous-terrain, et son emplacement, sur le site d’un massacre commis pendant la guerre en 1976.

La ville regorge de boîtes de nuit, de restaurants ou de pubs, mais l’accès aux lieux branchés n’est pas garanti et il faut quelquefois réserver plusieurs mois à l’avance.

Universitaire vivant à New York, Rania a réservé dans ses boîtes favorites bien avant son arrivée à Beyrouth.

Certains Libanais racontent fièrement comment durant la guerre dévastatrice de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, la fête continuait, mais en dehors de Beyrouth, principalement dans des régions chrétiennes en montagne.

D’autres veulent croire que le pire est passé et que leur pays s’est débarrassé de sa réputation de zone de conflit, mais Ziad, un ingénieur de 25 ans vivant au Qatar, croit que l’été 2009 n’est qu’un répit.

« Je pense qu’ils veulent que nous passions un été agréable avant qu’ils ne reprennent leurs affaires », affirme-t-il, en référence aux factions rivales qui divisent le pays.

 







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