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le festival Burning Man

16082009

C’est une fantaisie qui donne vie une semaine par an à un morceau de terre aride dans le désert du Nevada. Depuis 1986, le festival Burning Man réunit des dizaines de milliers d’artistes et de jeunes en quête d’un idéal autour d’un thème fédérateur. Ça vous rappelle quelque chose ?

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Le Black Rock Desert porte mal son nom. Chaque année, à la fin août, cette bande de terre sèche et inhospitalière située à 150 km au nord de Reno, dans le Nevada, devient le centre du monde. Un monde flamboyant, coloré et festif, sans autres limites que celles de l’imagination. C’est là qu’une semaine durant s’élève une ville éphémère baptisée Black Rock City. Dans une fournaise hallucinatoire le jour, et un froid polaire la nuit, s’y tient le festival Burning Man. La dernière nuit de cette parenthèse déjantée, les participants – ils étaient 49 000 en 2008 – mettent le feu à un gigantesque homme de bois, le Man.
Initialement créé sur une plage de San Francisco par Larry Harvey, un hurluberlu idéaliste, l’événement s’est déplacé dans le désert en 1990. « Tenter d’expliquer Burning Man à quelqu’un qui ne l’a jamais vécu revient à tenter d’expliquer les nuances d’une couleur à un aveugle », peut-on lire, en guise d’introduction, sur le site web du festival. Et c’est vrai qu’il est bien difficile de définir cet événement tant il relève de l’expérience artistique, physique, communautaire et utopique.

Utopique, parce qu’il y a historiquement dans sa création la recherche d’un absolu, avec prière de laisser normes sociales au vestiaire. « Le Burning Man, c’est le règne de la liberté d’expression », explique Nico, un jeune Américain qui s’y rendra cette année pour la troisième fois. « Les gens s’habillent comme ils veulent, voire ne s’habillent pas du tout. Les esprits sont ouverts, compréhensifs, les personnes cherchent à comprendre ce qui rend heureux leurs semblables. » Ce qui n’est pas sans rappeler Woodstock…
Artistique, parce que chaque édition s’articule autour d’un thème, qui doit inciter les Burners (les participants) à créer. Cet été, ils plancheront sur le concept d’évolution. Certains préparent leur matériel pendant des mois, d’autres improvisent sur place. « Moi, je vais probablement décorer mon vélo et voir au fil de la semaine », raconte Nico. Et si vous venez en voiture, mieux vaut qu’elle porte votre patte créatrice : l’équipe d’organisation du Burning Man s’est en effet dotée d’un « Département des véhicules mutants » chargé de valider (ou pas) les voitures stylisées pour l’occasion. Araignées géantes, carburants insolites… Tout est permis, pourvu qu’elles ne remplissent pas uniquement la seule fonction de transport !

**Un guide de survie pour les novices

Assister à l’événement exige une véritable préparation. Sur place, rien ne s’achète, ni ne se vend, pas même les billets qu’il faut se procurer à l’avance. Dans les conditions extrêmes du désert, mieux vaut anticiper et préparer ses vivres. « Vous allez réfléchir avant de boire cet alcool (ou prendre ces substances) que vous avez emmené avec vous. Car l’effet que produit le festival sur votre esprit est une drogue à lui seul », confie Molly Steenson, l’une des participantes, sur le site web. « Quand vous achetez un ticket, vous recevez un guide de survie. Je recommande vivement aux novices de le lire et d’apporter tout ce qu’il conseille », ajoute Nico.

Implication, préparation, précautions : tout est mis en œuvre pour que le public participe au festival et ne se contente pas simplement d’y assister. Et pour vivre pleinement cette expérience communautaire, il est recommandé de ne pas faire que passer, mais de rester la semaine entière pour s’imprégner pleinement de l’esprit ambiant et partager sereinement avec les participants, dans des relations non corrompues par l’argent.
« Mon meilleur souvenir, raconte Nico, c’est ma première nuit là-bas. Je conduisais mon vélo au hasard quand j’ai découvert un DJ qui jouait vraiment de la bonne musique. Je me suis mis à danser, seul devant lui. Bientôt, ce furent des centaines de personnes qui s’agglutinaient autour de nous pour danser. Fier et heureux, le DJ m’a donné son CD, il a continué à mixer et moi, à danser jusqu’au lever du soleil. »

Quelques règles existent tout de même dans ce royaume du no limit, comme l’interdiction des feux de camp et des chiens ou la limitation à 8 km/h pour les « véhicules mutants ». L’essentiel des règles étant relatif à la protection de l’endroit – qui doit être rendu vierge à la fin du festival – et à la sécurité des Burners.
Cependant, pour participer à ce long carnaval, mieux vaut avoir prévu un certain budget, les billets d’entrée tournant autour de 300 dollars la semaine. Et il n’existe pas de pass à la journée. Si vous êtes partant, l’embarquement pour l’édition 2009 débute le 31 août. Atterrissage et retour à la vraie vie le 7 septembre. Vous êtes prévenu, le jet lag risque d’être brutal.(Le Figaro-13.08.09.)

Festival Burning Man, du 31 août au 7 septembre.

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