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La zone touristique de Sidi Fredj-Alger

10082009

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**très prisée par les familles algéroises et les touristes

Sidi Fredj, Staouéli, Draria et d’autres lieux touristiques de la capitale sont toujours aussi prisés par les familles algéroises qui s’y rendent massivement pendant la saison estivale afin de décompresser après une année d’efforts et de travail.
La zone touristique de Sidi Fredj connaît une intense activité, notamment le soir avec les déambulations incessantes des familles au niveau du port de plaisance où d’aucuns préfèrent s’asseoir sur les rochers pour respirer l’air marin.
Certains, quant à eux, préfèrent s’attabler en famille pour déguster des glaces alors que d’autres choisissent de visiter l’exposition de bijoux et de tenues traditionnelles organisée à chaque saison estivale.
Sur la place jouxtant le parking, des jeunes proposent toutes sortes de jouets, de fruits secs et de confiseries dont raffolent les enfants comme la barbe à papa, dont le stand est un passage obligé pour tous les parents venus avec leurs bambins. Les pizzerias et autres restaurants, quant à eux, n’ont pas la cote auprès des estivants qui se rendent à Sidi Fredj surtout pour se détendre et se balader sur le port.
La musique est omniprésente dans cette zone touristique où l’Office national de la culture et de l’information (Onci) a pour coutume d’organiser des soirées artistiques animées par des artistes algériens et étrangers.
A quelques encablures de Sidi Fredj, la rue piétonne de la commune de Staouéli ne désemplit pas jusqu’à une heure tardive. Ses restaurants et ses salons de glace rencontrent un grand succès auprès des familles algéroises. L’attrait de Staouéli demeure toutefois confiné à cet aspect-là en l’absence d’activités culturelles.
En raison de cette grande affluence, trouver une place de parking relève du parcours du combattant. La sécurité est l’un des point positifs de Staouéli. En effet, de nombreux agents veillent sans relâche à la sécurité des estivants et à la protection de leurs biens. La commune de Draria connaît, elle aussi, une forte affluence des citoyens pendant la saison estivale. Elle a réussi en quelques années seulement à devenir le «quartier des grillades à Alger».
Des familles des différentes régions du pays y viennent pour apprécier les mets proposés par les nombreux restaurants et pizzerias qui s’alignent des deux côtés des grandes artères. Il y a, toutefois, un bémol à Draria: les embouteillages. En raison du nombre élevé de visiteurs, des parkings se sont improvisés des deux côtés des artères de Draria.
Afin d’attirer les clients, les propriétaires de restaurants affichent le plat du jour à la devanture ou chargent un employé de faire le rabatteur en se mettant devant l’entrée pour inviter les passants à choisir son restaurant plutôt qu’un autre.
Une méthode qui a d’ailleurs fait ses preuves. La saison estivale est également l’occasion pour les chômeurs de se faire un peu d’argent grâce à un emploi saisonnier.
Certains d’entre eux investissent carrément les lieux improvisés en parkings et demandent pas moins de 50DA par voiture gardée.(L’Expression-10.08.09.)

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*Une ballade en mer

 La mer claque contre la coque du bateau. Un bon vent marin venant du large fait tanguer le bateau lorsque le moteur est en marche. L’arnaque est intéressante : 400 DA une balade en mer à bord d’un bateau confortable. De Sidi Fredj à l’hôtel Hilton, un quart d’heure, c’est largement suffisant pour faire une petite virée en bateau. Le propriétaire propose également des tournées à 1000 DA la demi-heure.Avant de détacher la corde du bateau qui le fixe au port, le propriétaire impose le port du gilet de sauvetage orange. On ne sait jamais ! Le gilet est sale et la fermeture éclair est cassée. L’eau de mer du port de Sidi Fredj est sale et vaseuse. Environ cinq bateaux sont amarrés attendant des clients. Il s’agit de bateaux mesurant dix mètres de long au moins pouvant transporter pas moins de 8 personnes assises. « Mais le ministère des Transports autorise uniquement le transport de cinq à sept personnes », explique le propriétaire. Nous sortons du port en silence. Le bateau affiche pavillon algérien. Une casquette sur la tête et quelques taches de rousseur qui attestent l’agressivité du soleil sur sa peau bronzée, le propriétaire maintient une attitude de chef d’escadron. La promenade est en ce début de journée agréable. Quelques doutes sur la capacité de l’estomac à supporter les remous de la houle et aucun sac en plastique pour rassurer en cas d’accidents gastriques. « Tant pis, s’il faut vomir, c’est les poissons qui écoperont », pense-t-on. Le propriétaire du bateau allume une radio encastrée dans le bateau qui diffuse une musique à la mode. Un peu agressive pour une balade qui se veut avant tout apaisante ! Sorti du port, le moteur vrombissant, le bateau accélère sa course. D’un coup, les vagues deviennent menaçantes et le bateau tangue brutalement. Un rire nerveux s’échappe de la bouche des passagers, mi-effrayés, mi-amusés. Les vagues frappent et éclaboussent. Le propriétaire limite la vitesse aux abords du port de Sidi Fredj, mais à un kilomètre de la côte, il s’en donne à cœur joie. On lui recommande de ralentir le rythme car la balade n’est plus si agréable que ça. Les passagers ont les yeux fermés à cause du vent et des vagues. Les mains sur le gouvernail, le « chauffeur » n’entend rien. C’est que la mer fait du bruit quand on la traverse. Aucun point à l’horizon, le port est derrière nous. Tout droit vers nulle part. De l’eau à perte de vue. La mer fait peur quand il n’y a plus qu’elle comme point de repère. La promenade est carrément déconseillée à ceux qui n’ont pas le pied marin ou pour qui la grandeur de l’océan n’apporte qu’effroi et angoisse. La profondeur est de 22 mètres, indique le propriétaire du bateau qui a ralenti le rythme une fois arrivé pas loin du Sheraton. Il s’apprête à faire demi-tour. Retour sous la direction motrice du vent et des vagues. Calmement, le bateau vogue en direction du port. En fait, l’essentiel et le plus beau de la promenade se situe à ce moment-là : lorsque le propriétaire veut économiser du gas-oil et que seul la naute dirige le gouvernail. Le sel marin laisse une couche granuleuse sur la peau. La fraîcheur marine trahit la férocité des rayons de soleil. Impossible de voir le fond. La mer est par ailleurs trop agitée et le regard n’est pas si curieux que ça. Il a peur de buter sur quelques poissons effrayants. L’eau est bleue au large et la houle ne permet pas de livrer les secrets des fonds marins. La musique émise par la radio rend inaudible le bruit des vagues qui s’incrustent vulgairement dans le paysage. Les passagers peuvent difficilement parler entre eux. Pour peu que l’un d’eux tombe du bateau, personne ne l’entendrait appeler au secours. Involontairement, c’est peut-être pour ça que chacun a les jointures blanchies contre les barres de fixation qui encadrent le bateau. Pour ne pas tomber. Le propriétaire du bateau ne fait pas beaucoup la causette mais se plaint des restrictions imposées par le ministère des Transports pour la saison estivale 2006. « L’année dernière, nous travaillions jusqu’à minuit ou une heure du matin. Le plus gros de notre bénéfice se faisait la nuit. Les gens ne cherchent pas tant à sortir en mer dans la journée. D’ailleurs, l’idée surgit lorsqu’ils voient le bateau après un bon repas en fin de journée au restaurant ou lorsqu’ils viennent pour prendre des glaces. Cette année, on nous a imposé de travailler jusqu’à sept heures du soir. Nous avons demandé des dérogations, leur expliquant que le gros du chiffre d’affaires ne se faisait pas la journée. Nous attendons une réponse », raconte d’un trait le propriétaire du bateau. Pourtant, la saison devrait battre son plein et les concurrents ne sont pas nombreux à Sidi Fredj. Ce type d’activités n’est pas prisé sur la côte algéroise. Idem pour le scooter des mers. Se sont généralement des particuliers qui s’amusent à ce genre d’activités. « La dernière des plages en Tunisie vous offre des balades en scooter des mers ou du parachute ascensionnel. Chez nous, une balade en mer à bord d’un petit bateau, c’est la mer à boire », continue le propriétaire. Nous sommes arrivés au port. Il amarre son outil de travail et nous aide à descendre. La balade est finie. Il empoche ses 400 DA et rejoint les autres jeunes qui attendent de faire, eux aussi, une tournée en mer.(El Watan-18.07.09.)

 

   







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