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Bruxelles veut combattre la surpêche

24042009

Pêche en mer sur un chalutier au large de Concarneau (Bretagne).
Pêche en mer sur un chalutier au large de Concarneau (Bretagne). 

«Il y a trop de navires de pêche pour trop peu de possons», estime la Commission. Bruxelles propose que les pêcheurs soient autorisés à échanger leurs quotas de pêche sur un marché privé.

Bruxelles veut combattre la surpêche coeur- N’en déplaise aux pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, Calais ou Dunkerque qui réclament en vain une hausse des quotas, la Commission européenne est décidée à lutter vigoureusement contre la «surpêche». Le commissaire Joe Borg a lancé mercredi un processus visant, au nom de la sauvegarde de l’équilibre halieutique, à réduire de manière drastique l’effort de pêche dans les prochaines années. Une vaste consultation du secteur est engagée jusqu’à la fin 2009, devant aboutir à la mise en place d’une nouvelle législation, censée être opérationnelle en 2013. «Il y a trop de navires de pêche pour trop peu de poissons et une bonne partie de la flotte de l’Union n’est pas viable économiquement», a résumé Joe Borg.

**La reproduction mise en péril

Aujourd’hui, 88 % des stocks seraient victimes d’une pêche excessive, mettant ainsi en péril la reproduction de certaines espèces, comme le cabillaud en mer du Nord ou le thon rouge en Méditerranée. Résultat, l’UE en est réduite à importer plus de la moitié des poissons qu’elle consomme. Bruxelles souhaite «briser ce cercle vicieux qui consiste à pêcher toujours plus des ressources qui s’amoindrissent, conduisant l’Europe à subventionner de manière croissante une activité de plus en plus déficitaire». Selon la Commission, le citoyen européen paie «deux fois» son poisson : celui qu’il achète en tant que consommateur et celui qu’il subventionne en tant que contribuable.

Bruxelles suggère de libéraliser le fonctionnement des quotas de pêche, qui figurent au cœur de la politique commune. À l’image des pratiques déjà en vigueur au Danemark ou aux Pays-Bas, l’exécutif européen souhaite que les pêcheurs puissent s’échanger entre eux des quotas de pêche, sur un marché privé. Un tel mécanisme permettrait, à ses yeux, une réduction en douceur de la flotte de pêche en poussant les plus petits – les moins rentables – à vendre leurs droits aux plus gros. Ces transactions, poursuit Bruxelles, pourraient être étendues au niveau communautaire, ce qui inquiète la France. «Les pêcheurs de langoustine français ont peur de voir les flottes espagnoles, néerlandaises ou britanniques opérer une razzia sur leurs quotas», explique un fonctionnaire européen, fragilisant ainsi les pêcheries artisanales. En revanche, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a accueilli favorablement ces propositions.(Le Figaro)

 

 







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