La piraterie s’intensifie dans le golfe d’Aden

15 04 2009

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Trois nouveaux bâtiments ont été attaqués mardi malgré les patrouilles internationales.

Quelques jours seulement après le tragique dénouement de la prise d’otages du Tanit par les commandos de marine français, trois nouveaux bateaux ont été attaqués mardi, au large de la Corne de l’Afrique. Après s’être emparés d’un cargo grec, des pirates somaliens ont capturé un bâtiment libanais de 5 000 tonnes. Ils ont également ouvert le feu, au lance-roquettes, sur un navire libérien. Grâce à ces nouvelles prises, le butin de guerre des pirates somaliens se monte désormais à 18 navires et près de 300 marins, dont certains sont retenus depuis huit mois et demi.

(… ) Si les pirates s’étaient montrés plus discrets depuis le début de l’hiver, c’est surtout, soufflent des spécialistes, qu’ils attendaient que la mer redevienne plus clémente et que les vagues s’apaisent pour permettre à leurs légères embarcations d’aller plus vite et plus loin. De la même manière qu’en Afghanistan, les talibans attendent le printemps et la fonte des neiges pour reprendre leur offensive, il y a, dans l’océan Indien, une saison pour le piratage. Celle-ci semble bel et bien avoir repris.

Face à ce nouveau fléau qui perturbe une route stratégique par laquelle transitent 30 % du pétrole brut mondial et 12 % du commerce maritime, l’Union européenne pensait, en lançant Atalante en novembre 2008, avoir trouvé, à défaut d’un vaccin ou un remède miracle, une parade au développement exponentiel de cette activité des mers.

piratessomalie

Des raids éclairs

L’effet dissuasif des patrouilles devait rendre la piraterie, devenue un véritable business en Somalie, à la fois moins rentable et plus dangereuse. Atalante avait même été présentée comme l’un des principaux succès de l’Europe de la Défense sous la présidence française de l’Union. Mercredi, la frégate française Nivôse, opérant dans le cadre de l’opération européenne, a d’ailleurs intercepté et arrêté 11 pirates au large du Kenya. Mais la recrudescence des attaques prouve que la réponse européenne, si louable soit-elle, est insuffisante. Pour surveiller une zone immense – 2 millions de km² -, escorter les cargos du Programme alimentaire mondial et les navires vulnérables, surveiller les eaux territoriales, Atalante n’a que des moyens modestes : huit navires et deux avions de reconnaissance.

À ces faibles forces, les pirates font face en adoptant des techniques opératoires toujours plus sophistiquées et en se procurant du matériel toujours plus puissant. Ils agissent de plus en plus loin, jusqu’à 800 kilomètres des côtes, se transforment en véritables paramilitaires et utilisent des «bateaux mères» à partir desquels ils lancent des raids éclairs sur des bateaux à moteur. Au fur et à mesure que les navires de guerre d’Atalante se sont déployés dans l’océan Indien, les pirates somaliens ont élargi leur rayon d’action, notamment vers l’Est et le Sud. «Les pirates ont explosé en nombre et en importance», reconnaissait en février le patron des forces françaises à Djibouti.

Les experts le disent depuis le début : la vraie solution au problème de la piraterie dans le golfe D’Aden se trouve sur terre, en Somalie, ce pays ruiné par des années de guerre civile, au sein duquel les clans imposent leur loi à un État déliquescent. Alors, à moins de régler les problèmes politique et économique de la Somalie, les patrouilles des bâtiments internationaux risquent fort d’être condamnés à une lutte sans fin.(Le Figaro)

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**Escortes armées, filets anti-pirates, lasers aveuglants, les navires empruntant le golfe d’Aden et ses eaux infestées de pirates somaliens disposent de solutions pour minimiser les risques de capture alors que les bâtiments de guerre étrangers peinent à enrayer les attaques. Les états-majors des coalitions navales rappellent à l’envi la difficulté de leur mission compte tenu de l’immensité de la zone à patrouiller. Pourtant, plus de 100 navires de commerce sillonnent le golfe d’Aden quotidiennement avec l’espoir de ne pas être repérés par des pirates aussi déterminés que téméraires. La solution la plus radicale consiste à éviter cette route maritime, et notamment le raccourci du canal du Suez, pour faire le tour du continent par le cap de Bonne Espérance. Peu de compagnies maritimes ont fait ce choix: les surcoûts (carburant, allongement du trajet) inhérents à cet itinéraire demeurent en effet supérieurs à ceux des polices d’assurance qui ont explosé à cause de la piraterie. Le commandant des forces navales américaines, le vice-amiral William Gortney, a plaidé cette semaine en faveur d’une présence armée à bord des navires marchands américains, une mesure contraire aux traditions du secteur. «Je ne suis pas d’accord avec cette solution (…) On ne va pas tuer des pirates, réels ou présumés, parce que quelques coups de feu ont été tirés en l’air», estime Nick Davis, PDG de la société privée Anti-Piracy Maritime Security Solutions. Les armateurs peuvent également avoir recours à des escortes maritimes armées, en faisant appel soit aux bâtiments de guerre étrangers qui organisent régulièrement des convois, soit à des compagnies privées. L’une d’entre elles propose pour 45.000 dollars un bateau avec des hommes en arme à bord pour la partie la plus risquée du trajet. De nombreuses compagnies de sécurité privées proposent également du personnel non armé, à l’image du géant britannique G4S qui assure 40 traversées par mois. La marine américaine a récemment encouragé les équipages à adopter une approche «dynamique», citant l’exemple de marins ayant eu recours à des fusées de détresse ou à des lances à eaux au moment de l’abordage, tout comme l’installation de fils barbelés sur la coque du navire. Certains bateaux sont équipés de systèmes acoustiques produisant des fréquences assourdissantes couplés à des lasers qui aveuglent temporairement l’assaillant. Un autre système, commercialisé il y a peu et baptisé le «filet anti-piraterie», s’apparente à un filet flottant placé sur les flancs et à la poupe du navire et empêchant les embarcations de pirates de s’approcher suffisamment près du bateau pour lancer leurs grappins. Selon Nick Davis, le système s’est déjà révélé efficace pour un navire au mouillage dans le port yéménite d’Al Mukalla. «L’embarcation des pirates s’est trouvée empêtrée. Les trois pirates sont passés par dessus bord», rapporte-t-il.(L’Expression)

 

 


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