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yachts Rodriguez, carnet de commandes en chute libre

10042009

Un yacht de 50 mètres (ci-dessus le Mangusta 165) du fabricant Rodriguez coûte entre 25 et 30 millions d'euros. 

Un yacht de 50 mètres (ci-dessus le Mangusta 165) du fabricant Rodriguez coûte entre 25 et 30 millions d’euros.  

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Le groupe, dont le carnet de commandes est en chute libre, est placé en procédure de sauvegarde.

yachts Rodriguez, carnet de commandes en chute libre coeur- Les yachts de luxe n’ont pas le vent en poupe. Après la mise en redressement judiciaire du constructeur Couach la semaine dernière, son concurrent Rodriguez Group a annoncé hier faire l’objet d’une procédure de sauvegarde pour une durée de six mois sur décision du tribunal de commerce de Cannes.Cette procédure ne signifie pas que le groupe est en cessation de paiement. «Les dispositions ont été prises afin d’organiser le bon déroulement des commandes en cours, la livraison des bateaux en construction ainsi que le développement des nouvelles commandes», a précisé hier Rodriguez. La procédure de sauvegarde lui permet de suspendre le remboursement de ses dettes tout en poursuivant son activité. Le groupe n’aura pas à honorer les échéances d’un crédit renouvelable de 150 millions d’euros contracté en 2005 pour financer l’explosion de son carnet de commande. «Cette ­mesure permettra de négocier avec les banques le remboursement du crédit syndiqué, selon un plan fiable et compatible avec l’évolution du marché», explique Rodriguez.

*Chute de 30 %du carnet de commande

Les yachts du groupe français, qui pointe parmi les cinq plus importants de son secteur, sont un peu à la plaisance ce que la décapotable est à l’automo­bile. Rodriguez conçoit des bateaux open : carènes sportives, grande plage avant pour bains de soleil, cabines avec toit ouvrant et vitesse de croisière de 40 nœuds (70 km/h) quand ses concurrents naviguent plutôt à 25 nœuds (45 km/h). Les plus gros – des yachts de 50 mètres -, sont vendus 25 à 30 millions d’euros pièce. Le groupe ne possède pas son propre chantier. Il confie à la construction de ses bateaux à des sous-traitants.

Rodriguez dont le carnet de commande a chuté de 30 % avait déjà fait part de ses difficultés et de discussions avec les banques sur la restructuration de sa dette. «Les performances de Rodriguez Group, comme d’ailleurs de Couach, sont très exposées à une clientèle venue des pays émergents, explique Stephan Dubosq, analyste chez Arkéon Finance. Celle-ci n’a soudainement plus été capable de payer ses bateaux du fait de la chute de ses actifs financiers et de la crise mondiale.» Le placement sous sauvegarde pourrait coûter cher à l’image du groupe auprès de sa clientèle fortunée. Elle pourrait être réticente à pousser de nouveau la porte de ses concessionnaires. (Le Figaro)

Site de construction de bateaux du groupe Bénéteau, à Belleville-sur-Vie, en Vendée. Le groupe familial, créé en 1884, n'attend pas de reprise pour la plaisance avant 2011. Crédits photo François Bouchon Le Figaro

*Site de construction de bateaux du groupe Bénéteau, à Belleville-sur-Vie, en Vendée. Le groupe familial, créé en 1884, n’attend pas de reprise pour la plaisance avant 2011.

* Frappé par la crise, le groupe évalue les sureffectifs à 1 590 postes. Il espère n’en supprimer que 590.

coeur- Coup dur pour Bénéteau. Le leader mondial de la plaisance a réuni hier les instances représentatives du personnel pour leur annoncer la suppression d’au moins 590 postes dans les chantiers Bénéteau et Jeanneau. Cette décision est la conséquence de la chute de ventes depuis un an. La suppression des postes d’intérimaires puis les mesures de chômage partiel début 2009 n’ont pas suffi à redresser la barre. «Au total, la baisse de l’activité plaisance pour Bénéteau est de 50 %», explique Yves Lyon-Caen, président du conseil de surveillance.Tous les pays sont concernés. La baisse des ventes atteint même 70 % en Espagne ou au Royaume-Uni. Toutes les familles de bateaux sont touchées : les bateaux à voile et à moteur, les grandes et les petites unités. Seules résistent la filiale bordelaise de construction de yachts, CNB, et les activités de construction de mobil-homes et de maisons individuelles. Le groupe, qui n’attend pas de reprise pour la plaisance avant 2011, se résout donc à réduire ses effectifs. La direction a expliqué hier aux représentants du personnel que le groupe avait perdu 2,7 millions d’heures de production, soit l’équivalent de 2 200 postes. Elle estime aujourd’hui que les sureffectifs sont de 1 590 salariés sur les 4 000 employés par les chantiers Jeanneau et Bénéteau.

Le groupe familial, créé en 1884, s’est cependant engagé à conserver le plus grand nombre possible de salariés et à limiter le nombre de départs à 590. «Nous allons tout faire pour sauver le maximum d’emplois, explique Yves Lyon-Caen. C’est un pari,et pour le réussir nous devons unir autour de notre projet tous nos partenaires.» Le groupe espère ainsi réduire le coût du chômage partiel grâce à une aide de 1 à 2 millions d’euros qu’il a demandé à l’État. Cette mesure permettrait de conserver 500 salariés, à une condition cependant. «Pour conserver ces 500 personnes, les 3 400 qui restent dans l’activité plaisance devront accepter deux mois de chômage partiel la saison prochaine, explique Yves Lyon-Caen. C’est un sacrifice qui est demandé à chaque salarié.»

Transfert de salariés

La mise en place d’un plan de départs volontaires devrait également sauver une centaine d’emplois, tandis que des mesures d’incitation au congé parental et au mi-temps permettraient d’en conserver 150 de plus. Bénéteau espère enfin sauver 50 postes grâce à « une réduction raisonnée de la sous-traitance » et une centaine par le transfert de salariés vers les activités qui résistent à la crise : les yachts CNB, les mobil-homes et l’habitat résidentiel. Le groupe vendéen compte enfin s’appuyer sur la diversification de ses activités. Bénéteau doit ouvrir en septembre un site de production de maisons en bois. Il espère ensuite élargir sa gamme et fabriquer des logements étudiants. Cette activité permettra de sauver encore 100 emplois, soit un total de 1 000. «Nous devons réinventer une façon de faire vivre notre entreprise dans un contexte de crise grave», explique Yves Lyon-Caen. Ce n’est pas la première tempête que traverse Bénéteau. Entre 1990 et 1995, il avait dû se séparer de près de 1 500 salariés sur 2 880.







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