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la jalousie des abeilles…3- arrét sur l’image

28072007

   CAA92D67 CAEZ8RA1fem.jpg femmzab.jpg costumtlemc.jpg femrobvelours.jpg femoran.jpg   Beaucoup de Nédromis et surtout leurs femmes tiennent encore à leurs habits traditionnels, et les portent avec fierté, malgré la vague occidentale qui a envahi nos cotes et nos régions. Ce n’est pas, par chauvinisme, ni esprit étroit, mais parce que de l’avis des experts, ce sont de beaux costumes, d’un goùt raffiné, et d’une élégance incomparable, issus d’une des plus grandes civilisations, la civilisation musulmane.
La kechaba ou le burnous pour les hommes, avec le pantalon serrouel-loubia, ample et confortable, les balghas (mules) en cuir, légères et aérées ; le haik (ou la djellaba) pour la femme quand elle sort à l’extérieur, et les robes les plus raffinées qu’elle met à l’intérieur, ou à l’occasion des fêtes et des mariages, toutes ces tenues traditionnelles sont l’œuvre d’un génie et d’un savoir-faire transmis de génération en génération.
 
 Robes de mensoudj, caftan en velours brodé, karakou, badyia, blousa, mansouryia, robes en dentelles, toutes cousues, ornées et décorées par des mains habiles, continuent de rivaliser triomphalement avec les meilleurs tenues de mode étrangère.   Et là, il faudrait peut-être ouvrir une parenthèse pour donner quelques éclaircissements sur le phénomène de mode, la manière de se vêtir et le véritable motif qui se cache derrière.
 
                   
Goûts sauvages et gouts raffinés
  
A ce sujet, le professeur et penseur algérien, le Dr. Aaroua, s’est penché sur la question et il a analysé ce phénomène de mode dont il dit, notamment : « si le costume reflète les mœurs d’une société, il n’est plus dans le monde moderne qu’une industrie( bien lucrative), avec son art de séduire et de forcer le consommateur, avec comme objectif apparent, celui de satisfaire ses goûts, et comme objectif commercial, celui de le pousser à acheter et continuer d’acheter,  toujours plus… 
Entre la mini et la maxi, la couleur et le motif, les ciseaux « d’argent » des couturiers découpent des sinuosités qui donnent le vertige aux consommateurs, toujours en retard d’une mode…goûts sauvages et goûts raffinés, satins et dentelles, jeans’s délavé, frou-frou chaleureux et dessous impudiques, la couture se met au service de la mode, et la mode au service du couturier…    Les catalogues de mode s’ingénient à doser  les appâts selon les caprices du jour qui allonge ou rétrécit, colore ou décolore, dénude ou décore… ».
La jeune fille frétille comme un poisson dans l’immense filet de la mode, et comble d’appàtement, elle l’enroule elle-même sur son corps et s’enferme dans ce filet qui risque de lui coûter cher(ou de lui faire perdre la tète).  Elle consacre une bonne partie de son salaire pour se payer des robes qu’elle ne portera peut-être qu’une seule fois, car la mode passe avec la vitesse des saisons.
 Le comportement vestimentaire  occidental  vise à suggérer, ou à mettre en évidence les charmes physiques du corps, en vue d’attirer le regard et d’exciter l’envie. C’est le décolleté savamment découpé pour emprisonner le regard, c’est le maquillage outrancier, et c’est la démarche ostensiblement provocante !
 
                               
s’épanouir, mais dans la dignité
 Le costume dans la tradition musulmane a d’autres paramètres : il est décence, protection, distinction, propreté, respect de soi.   L’islam n’a jamais interdit à la femme d’être belle, de porter de beaux vètements et des bijoux pour plaire, être aimée et pour s’épanouir dans sa dignité de femme honorée et respectée.    D’autre part, le costume  dans l’esprit musulman, n’est pas uniforme, ni  spécifique, mais recouvre l’infinie diversité des cultures, des climats, des goûts et de la convenance personnelle. Il renonce au message érotique, mais il tient à la dimension esthétique, culturelle et morale.
Ce que l’on constate souvent dans nos principales villes, c’est que beaucoup de jeunes filles sont attirées et aspirées par le tourbillon vertigineux de la mode occidentale, et oublient leurs propres valeurs et leur culture. Par contre, il y en d’autres qui  tiennent encore à la tradition ou aux habits modernes conformes, sans complexe aucun.
Dans la tradition musulmane, l’homme ou la femme sont investis d’une responsabilité morale qui s’étend à la parure vestimentaire et à la manière de paraître dans la société.  Elle élève le genre humain à un niveau supérieur de dignité et de liberté qui consiste à dominer sa nudité physique et spirituelle, au lieu de chercher à le rabaisser au statut de l’animalité qui, elle, ne connaît pas de pudeur. Et si le costume tient à la dimension esthétique, il est d’abord un confort physique, une protection contre les nuisances extérieures, comme la chaleur ou le froid, et autres agents agressifs.
A  Nédroma, comme ailleurs dans beaucoup de villes, on continue à pratiquer « el-hachma »-la pudeur- qui confère à la jeune fille ou à la dame, une distinction et une grâce qui force  l’admiration et le respect. Et pour clore cette parenthèse, rappelons ce verset du Coran qui dit : « Le meilleur vêtement, c’est celui de la piété ».
  [*le prochain article : un délire masculin]                 Niar  Med  

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